Presque la fin de saison pour les gosses de riches de New-York et la série ne s'était encore jamais autant ridiculiser. Car cette fois on touche le fond mes amis avec
des intrigues sorties de nulle part et traité n'importe comment. Mais pourtant, le plus grave est que malgré tout la série est assez addictive, elle se laisse regarder facilement même si on
sait bien qu'au fond, elle est mauvaise. C'est peut-être cela le plus inquiétant avec Gossip Girl. On aura au moins eu un point positif, on nous épargne la présence de Chuck et surtout de
Nate, donc on a pas à supporter l'histoire insipide entre Nate et sa nouvelle greluche Vanessa, c'est déja ça de gagner. Même si la greluche en question est un peu présente, puisqu'elle devient
copine avec Georgina. Passons aux intrigues du jour, et comme je le suis gentil je commencerai par le moins pire. Et en tête du meilleur, on retrouve Michelle Trachtenberg qui semble bien s'éclater
à interpréter un personnage comme Georgina Sparks. Elle est clairement devenue l'atout majeur de cette fin de saison tout en faisant avancer les intrigues. Tout ce qui la concerne est plus ou moins
bien géré même si Serena continue d'être un vrai boulet en puissance se faisant manipuler toutes les trentes secondes. Dan n'est pas bien loin non plus, car il est également très enervant, à
toujours être derrière Serena ou sa soeur en jouant le petit saint qui se plaind toute les deux minutes car sa copine lui cache des choses. Mais comme prévu, cet épisode met en lumière le grand
secret de Serena dont on nous parlait déja dans le pilote et dont on a complétement oublié l'existence ensuite. Elle aurait donc tué quelqu'un et Georgina aurait même une vidéo de ce meurtre. Le
cliffangher où elle se confie à Blair est particulièrement alléchant mais je me méfie toujours de ce genre de twist, surtout que ces denriers temps la série est de plus en plus navrante, donc je
vais rester prudent. Mais Georgina est tout de même très garce dans sa manière d'agir, même si cela en fait vraiment la grande méchante et Serena la pauvre petite qui a tous les malheurs du monde.
Il reste deux épisode, on aura sans doute la réponse à nos questions d'ici peu de temps, en espérant échapper au gros pétard mouillé, mais restons prudent.
Après ce qui est convenable, passons à ce qui est navrant, et on a le choix. Pour le retour de la série, les pubs soit disant sulfureuse n'ont pas manquée, et pourtant jusque là la série a toujours
été très bas de gamme concernant les sujets un peu plus relevés. Ainsi, un des personnages fait son coming out dans cet épisode. Et pas n'importe qui, le petit frère de Serena, Eric. Ce
rebondissement est interessant en théorie, mais c'est traité n'importe comment et je pèse mes mots. Il n'y a aucun traitement de fond, aucune profondeur pour ce sujet et encore moins envers les
personnages concernés. Sans compter que tout le cheminement pour arriver à ce résultat est en tout point ridicule. On relie Eric et Jenny. Puisque la petit J se rebelle contre tout le monde en
sortant avec un petit gosse de riche bien sous tout rapport mais il se sert d'elle comme couverture pour ne pas dévoiler son homosexualité au grand jour. Au moins cela lui servira de leçon, et au
bout du compte, je suis content que Jenny jette l'eponge pour revenir en courant chez papa car elle a été particulièrement insupportable à se conduire comme une snob prête à tout pour avoir la
gloire. Blair l'aura une nouvelle fois bien détruite, et ce duo fonctionne assez bien, c'est déja ça de gagner. La scène où Jenny jette les armes est particulièrement bonne, car au final, comme
elle le dit, pourquoi se battre comme entrer dans ce monde très superficiel. Blair est toujours un bon personnage soit dit en passant, peut-être même le seul de la série, mais elle est toujours
embarquée dans des intrigues à deux sous alors que je suis sure qu'il y a moyen de faire beaucoup mieux avec Leighton Meester, c'est assez dommage. Quand à Jenny, elle redevient un peu près
normale à la fin de l'épisode, tant mieux car sa petite crise d'asolescence est très pénible à voir. Pendant qu'on est sur ce qui est pénible, pourquoi ne pas parler des adultes qui viennent
fait coucou à la caméra histoire de jouer quelques scènes navrantes. J'ai toujours beaucoup aimé Kelly Rutheford dans Melrose Place, mais la pauvre n'est vraiment pas gâtée avec ce nouveau
rôle qui ne lui donne pas vraiment l'occasion de briller. On a d'abord les moments qu'elle partage avec Rufus qui sont d'une platitude à pleurer. On a compris qu'ils sont toujours amoureux l'un de
l'autre, pas besoin de nous mettre une petite scène clichée pour le prouver une nouvelle fois. Cette fois, c'est la robe de mariée, et dans deux épisode, ce sera sans doute le grand mariage. On met
sans doute en place la fuite de Lily qui quittera Bart pour revenir vers Rufus. Et dans un sens ce n'est pas plus mal, car en plus d'être transparent, Bart n'a jamais été un personnage très
sympathique. Mais voir Serena et Chuck dans la même famille avait quelque chose d'assez drôle finalement, ce serait presque dommage de perdre cela.
Passons maintenant au coming out forcé d'Eric dont on a beaucoup parlé au moment de la diffusion américaine, et l'on se demande bien pourquoi tellement on nous montre une fois de plus que la
CW est une chaine pour midinettes, aseptisée et qui ne prend pas le moindre risque. Nous sommes tout de même en 2008 et l'on ose même pas nous montrer un baiser entre deux garçons sur ce
network, là où il y a 10 ans Buffy et Dawson n'ont jamais hésité à depeindre l'homosexualité avec beaucoup de justesse. Tout ce qui concerne cette intrigue est grotesque du début
à la fin. On commence par Dan qui surprend Asher, le petit copain de Jenny embrasser un autre homme. Bien sur, on ne voit pas le baiser en question et cet idiot ne voit même pas qu'il s'agit du
petit frère de sa copine. Mais la grande scène du coming out forcé d'Eric à table est tout simplement hilarant tellement c'est mal écrit et surtout joué d'une façon approximative par
l'ensemble des personnages. La réaction outrée de Lily est même extrêment drôle comme quand elle se prend la tête dans les mains bouleversée par la fait que son fils soit gay. Le pire dans tout
cela, c'est qu'il n'y a aucun traitement de fond quand à l'homosexualité d'Eric, on nous lance cette bombe sans aucun signe avant coureur. On aurait pu ammener subtilement cela tout au long de
la saison, mais il n'en est rien, et au final le résultat est très plat. Pour bien finir, Lily accepte la situation car elle aime son fils, pendant que Eric se venge d'Asher et révèle au grand jour
son homosexualité. On n'y croit pas une seconde, mais c'est pas bien grave. C'est bien de s'interesser au frère de l'héroine boulet, mais on aurait pu rêver mieux comme intrigue.
Bilan : Plus rien ne va et la série commence sérieusement à toucher le fond. Seule Michelle Trachtenberg parvient à sauver ce qui peut encore l'être et elle redynamise bien les intrigues,
mais le reste est plus que minable. En tête, on pourrait parler du coming out d'Eric par crédible pour un sou ou encore la transformation de Jenny en petite garce egocentrique qui redevient
heureusement elle-même sur la fin. Seul le cliffangher donne un peu l'eau à la bouche, et cela commence à être le problème de la série. Tout en étant mauvaise, elle est assez addictive quand elle
le veut. Le grand secret de Serena sera sans doute à l'honneur pour le season finale. Il ne reste que deux épisodes, mais ce sera sans doute les derniers pour moi, car je suis certain que la série
n'a pas fini de se ridiculiser.
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