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A en voir le pitch, il est difficile de ne pas penser à "Desperate Housewives". Voyez plutôt, une banlieue bon chic bon genre qui ne mise que sur les apparences, un
ton cynique, une famille qui part en morceau, une héroine qui se retrouve veuve du jour au lendemain.
Pour une fois cette première impression passé, on voit bien que les deux séries sont différentes, car si la série de ABC est devenue au fil des années très
sage et même parfois puritaine à certains moments, Weeds ne fait pas dans la demie mesure, à la fois osé, cynique et culotté, Weeds se démarque très rapidement par des intrigues efficaces, un
thème résolument politiquement incorrect et des personnages tous plus déjantés les uns que les autres. Le générique nous met directement dans l'ambiance, la série évoluera dans la banlieue chic
d'Agrestic, des petites maisons qui se ressemblent, tout semble parfait, mais pourtan tout le monde a ses petits secrets, et spécialement Nancy Botwin, l'héroine de la série.
Après avoir perdu son mari, Judah, mort d'une crise cardiaque, Nancy a décidé de se lancer dans la vente de Marijuana afin de payer ses factures. Seulement, avec ce nouveau business, Nancy n'est
pas au bout de ses surprises. La famille Botwin est au centre de la série, en deuil, elle tentera au fil de la saison de reprendre goût à la vie. Pourtant, cela ne sera pas facile, entre le
nouveau travail de Nancy, l'arrivée du déjanté Andy, le frère de Judah et la descente aux enfers des deux fils de Nancy, Shane et Silas qui ont du mal à supporter tous ces changements. Mais la
série ne s'interesse pas seulement à la famille Botwin, mais également à une famille de blacks délirante fournisseur de drogues de Nancy. On s'interesse également à Celia Hodge, sans doute le
personnage le plus drôle de la série, un vraie garce prêt à tout pour masquer les apparences.
En dehors de ses dialogues crus et de quelques rebondissements hilarants, le gros point fort de la série réside dans le jeu des acteurs, tous particulièrement excellents. Bien sur le talent de
Mary Louise Parker est à souligner, celle-ci étant très à l'aise dans ce rôle de femme au foyer complétement larguée par les evenements de sa vie.
La drogue est le sujet principal, mais la série ne se limite pas seulement à cela. On aborde beaucoup de sujets durant la saison comme le deuil, le sexe, le cancer,
le divorce... La série parvient à méler avec intelligence humour et drame, et la série ne tire pas de jugement sur la drogue par exemple. La série ne nous fait pas la morale sur le style de vie
de Nancy, à chacun de faire sa propre opinion. Mais au départ, ce non-jugement peut être un peu choquant.
Mais justement qu'attendre de cette deuxième saison, car malgré de grandes qualités, la série n'est pas encore vraiment addictive, et parfois elle manque un peu de profondeur, comme par exemple le traitement du cancer de Celia qui n'a pas été très fouillé et exploité selon moi. Mais à part cela, la série est de très bonne qualité, irreverencieuse, cynique et parfois cru, mais sans oublier un ton décalé et des intrigues qui ont un fond sérieux. Le season finale pose les bases de la deuxième sison qui devrait continuer sur la piste de la première. Ainsi, Nancy continue de jouer avec le feu en ayant comme petit ami un agent de la DEA, Celia a toujours des problèmes dans son mariage, Silas a claqué la porte à sa mère et Andy va devoir faire des choix pour ne pas partir en Irak. Des intrigues donc prometteuses.
Bilan : une première saison assez sympathique, rien de vraiment addictif, mais il n'empêche que la série soit très plaisante à suivre. A la vue des derniers épisodes, la série semble plutôt s'orienter vers le drama pour la suite de la série, ce qui ne serait finalement pas plus mal car elle se débrouille bien dans ce domaine. Le casting y est pour beaucoup dans le charme de la série, à l'image de la lumineuse Mary Louise Parker qui mérite toutes ses louanges. Espérons une seconde saison dans la continuité de celle-ci.
Bonus : une promo très belle pour la 2ème saison.




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