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Quelques mois après le final de la saison 1 et alors que Canal + tarde à diffuser la saison 2, voici le bilan de la série anglaise qui a quelque peu choquer les
plus purnitains d'entre nous en Angleterre et un peu partout dans le monde d'ailleurs. Oubliez les séries pour ados un peu fleur bleue et bien sous tout rapport, voici Skins, la série
anglaise légerement trash innove dans un genre où actuellement il n'y a plus grand chose à sauver.
Il faut dire qu'entre Les frères Scott ou Gossip Girl, le monde des séries ados subit une mauvaise passe, alors qu'il se portait encore
très bien il y a quelques années avec quelques petits bijoux devenus à présent des séries cultes. Mais là où Skins sort son épingle du jeu, c'est en sa capacité à rendre le tout
crédible, ce que peu de séries pour ados arrivent à faire. Contrairement à les séries pour ados précités, le réalisme est de mise, et pour cause étant donné que la série a été écrite par des ados
et que ce sont des ados qui jouent les personnages principaux. Pas d'acteurs de 25 ans jouant un ado de 17, les acteurs ont l'âge de leurs personnages, ce qui rend le tout beaucoup plus
crédible. En plus de cela, ils sont très doués pour leur âge, on peut par exemple cité Nicholas Hoult qui est formidable dans le rôle titre du manipulateur de service. D'entrée de jeu, nous
nous attachons aux différents personnages qui sont au départ peu originaux par rapport au genre. Mais peu à peu les clichés s'envolent en éclat. Car au départ nous avons Tony le beau gosse, Sid
le geek, Chris le dragueur, Maxxie l'homo, Michelle la bombe du lycée, Anwar le musulman ou encore Cassie l'anorexique. Cela ne donne pas forcément envie au premier regard, mais
bien vite chacun va trouver sa place, et la série a l'intelligence de bien traiter à égalité, ou presque, les divers personnages.
A l'instar de Lost, chaque épisode est centré sur un personnage en particulier. Au cours de celui-ci, on en apprend plus sur le dit personnage et c'est très souvent réussi. On pourrait
par exemple cité le magnifique épisode centré sur le personnage formidable de Cassie, une jeune adolescente anorexique complétement à côté de la plaque. Un personnage qui nous touche
d'emblée car justement elle est complétement paumée, elle vit un peu dans son monde à elle, complétement déconnectée de la réalité. Les autres personnages ne sont pas non plus en reste, Sid est
par exemple très attachant pour son côté looser, il est le meilleur ami de Tony, mais amoureux de Michelle la petite amie de ce dernier. Chaque personnage apporte quelque chose à la série, Anwar
apporte le mélange des cultures tout en abordant le thème de la religion, Michelle casse vite son image de bimbo du lycée, idem pour Chris qui passé les premiers épisodes se révèle être un
personnage très réaliste et attachant. Maxxie, le gay de la série, est un peu sous-exploité pour le moment, mais la saison 2 devrait réctifier le tir.
Et il y a le cas de Tony, le personnage principal, ou tout du moins celui autour
de qui tourne les intrigues principal. Contrairement à bon nombre de séries pour ados où le héros est un gentil simplet qui fait toujours les meilleurs choix possibles tout en écoutant la
gentille morale de ses parents, Tony est une véritable ordure, et un vrai. Il couche un peu avec tout le monde, mecs y compris, ment à tout le monde, s'amuse à tendre des pièges à ses amis dans
le seul but de se marrer. Un vrai salop, mais qui n'est reste pas moins interessant, au contraire même je dirai. On arrive à le rendre attachant en fin de saison notamment avec un final choc et
brutal pour le personnage. Finissons le tour des personnages avec la jeune soeur de Tony, Effy qui se voit consacré un avant dernier épisode sudérant de maturité et bouleversant dans les thèmes
que la série aborde avec une justesse incroyable.
Si la saison commence dans le joie et la bonne humeur, c'est dans le chaos et la tristesse qu'elle se terminera. Et force est de constater que la série est parfaitement à l'aise dans le drama,
alors que justement on aurait pu croire le contraire au départ. Car parfois, la série abuse un peu trop de son sens du comique un peu décalée comme un voyage en Russie assez irréaliste dans son
genre. Alors que les derniers épisodes se révèlent beaucoup plus sombre et dur, dans la réalisation tout comme dans le traitement des intrigues. La série se distingue déja totalement des autres
séries pour ados américaines qui restent très fleur bleue avec une ambiance bonne enfant.
Alors que dans Skins, on aborde des thèmes assez durs et avec talent. On peut par exemple cité l'homosexualité, le viol, le sexe très jeune, l'anorexie, la folie, les
conflits entre parents et enfants ou encore la religion. Le season finale qui termine la saison en beauté est déja un bel exemple du genre. Aussi poétique que brillant, chaque personnage va au
bout des choses, avec un final sidérant de fatalité et une reprise magnifique du tube "Wild Word" interprétés par les acteurs qui ont décidement beaucoup de cordes à leur arc. Le final est
d'ailleurs le seul épisode qui ne sera pas consacré à un personnage particulier. Dans ce cas là, il y a aussi l'épisode en Russie où on se consacre à deux personnages, Anwar et Maxxie. C'est sans
doute pour cela que les deux personnages sont pour le moment trop peu exploités, car ils n'ont pas totalement eut leur petit moment de gloire.
La série tient aussi à s'interesser de très près aux rapports conflictuelles qui peuvent exister entre les parents et leurs enfants. Chaque personnage ou presque à des problèmes relationnel
avec leur parents, et cela ne parait jamais redondant, ou presque. La réalisation est également à saluer, car elle est très bonne.
A l'image du générique, à la fois dynamique et très coloré. Il donne le ton d'une série
qui n'est décidement pas comme les autres. En ce qui concerne les épisodes, la réalisation est particulièrement mise en avant dans l'avant dernier épisode centré sur Effy, l'un des meilleurs
épisodes de la série qui prend des allures de films noirs et paranoiaque dans le pur style de Trainspotting ou du splendide Requiem For A Dream. Du grand art.
Au final, Skins est une très belle surprise, une série pour ados qui se démarque totalement de ce que l'on peut voir sur nos écrans actuellement. Ce n'est pas un hasard si elle est
arrivée sur Canal + et non sur TF1. Innovante, mélant humour et drame, décomplexée et avec des personnages naturels et sans artifices, elle reste l'une des meilleurs surprises de l'année en ce
qui me concerne. La saison 2 devrait donc arriver sous peu, mais faudrait-il encore que Canal + la diffuse, mais cela ne devrait normalement plus trop tarder. Skins prouve aussi par le
même occasion que les anglais peuvent faire aussi bien, ou même mieux, que leurs collègues américains.
Bilan : Skins est une belle surprise, une série pour ados décomplexée et qui brise les tabous les uns après les autres. Avec une gallerie de personnages forts et attachants, la
série est à la fois attachante et drôle comme dans les premiers épisodes, mais peut aussi se montrer plus sombre et dur comme en fin de saison. Une belle réussite donc, en attendant une deuxième
saison qui devrait confirmer tout ce potentiel déja bien exploité.
Bonus : Un résumé de la saison 1
Un promo de la saison 2.




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