Everwood


Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /2008 12:45


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Un épisode avec deux blocs bien distincts. La première concerne les ados et c'est particulièrement réussi. Par contre tout l'aspect médical avec Andy et Harrold m'a moins plu même si le sujet de la banalisation ou non du cannabis est très interessante, mais comme toujours dans Everwood les intrigues médicales ont tendance à être moins fortes. Prenons par exemple le retour de Colin dans cet épisode qui est particulièrement bien mis en scène. L'intrigue du jeune homme n'a jamais cessé d'exister depuis le début de la série, et donc ce retour ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe, ce n'est pas comme si il avait été zappé du jour au lendemain, même si on ne connait pas grand chose du personnage. Cela va être l'occasion d'y remédier, car il est très touchant, il a tout perdu dans cet accident de voiture, et spécialement sa mémoire. Il doit tout recommencer de zéro, y compris avec Amy dont il ne se souviens pas du tout. C'est très dur pour elle, car elle attendais beaucoup du retour de son petit ami. Mais elle se faisant sans doute beaucoup trop d'illusions, comme en début d'épisode lorsqu'elle est tout enjouée de son retour. J'ai bien aimé l'attitude de Bright, il a enfin l'attitude d'un frère qui ne veut pas voir souffrir se soeur, ça le change du bouffon habituel. La scène entre Colin et Bright est aussi touchante, car pour eux aussi, ils vont devoir recommencer de zéro. Ils étaient les meilleurs amis du monde, et maintenant il n'y a plus rien. Ce serait sans doute une bonne relation à exploiter, surtout que Bright est trop souvent mis sur la touche depuis le début. Amy par contre retombe bien bas quand elle comprend que rien ne va mieux et que Colin ne se souviens pas d'elle. La scène du parc où il doit se servir d'un bout de papier pour se souvenir de toutes les personnages qu'il connaissait est très forte mais aussi dure pour Amy. Depuis le début de cette histoire, Amy est toujours restée forte car elle savait qu'un jour ou l'autre, cela s'arrangerai et qu'elle retrouverai son petit ami, mais là c'est un vrai coup de massue pour elle. J'aime bien l'idée de voir enfin Amy craquer sous la pression, car elle est toujours restée beaucoup trop forte malgré les epreuves, ce serait normale de la voir sombrer devant toute cette pression. Durant la fête, on ressent bien tout le malaise de Colin qui doit se retrouver parmis de parfaits étrangers, et il ne sait plus vraiment où il en est. C'est à la fois réaliste et cruelle comme situation. Malgré les difficultés, Ephram sera toujours là pour Amy, c'est un fait. Pourtant cette dernière n"a pas toujours eut une attitude très gentille avec lui. Surtout dernièrement, puisque rappelons qu'ils se sont embrassés dans l'épisode précédent, mais Amy semble avoir tout oubliée avec le retour de Colin. Et l'attitude de Ephram est vraiment très respectacle puisqu'il la soutient, même si il ne cache plus ses sentiments pour elle. Et il a raison dans ce qu'il lui dit, Amy a passé des mois à attendre Colin et elle ne peut pas renoncer à ce rêve si facilement. Il est particulièrement touchant dans cette séquence et cela fait réfléchir Amy qui va devoir reprendre sa relation avec Colin de zéro. Cela s'annonce tout de même très compliqué entre eux.

 

La petite intrigue de Nina avec son fils désobéissant n'est pas formidable, mais elle dresse un joli parallèle avec la situation familiale de Andy et Ephram. Comme ce dernier, Sam manque vraiment d'une présence masculine dans sa vie et cela lui fait faire des conneries. Finalement, il n'a pas besoin de calmants pour se calmer, mais de voir son père de façon plus récurrente, c'est tout ce dont il a besoin. Le parallèle avec Andy et son fils est très bien trouvé tout comme son anecdote sur le flipper. Si on sent que les choses vont mieux entre les Brown, il reste toujours des choses à réparer, et ça ne se fait pas du jour au lendemain. L'intrigue médicale concerne le cannabis qui est retrouvée chez une vendeuse d'Everwood retrouvée morte dans son lit, et la question est de savoir ce qu'il faut en faire, le banaliser ou non. Et surtout faut-il l'uliliser comme médicament. Intelligemment, la série ne prend pas vraiment position puisque les deux avis, ceux des docteurs Abott et Brown divergent. On ne nous impose pas d'avis, à chacun de se faire sa propre opinion. Le monologue du vieil homme atteind d'un cancer était très touchant et c'est aussi une situation à prendre en compte dans ce débat. Mais comme le dit le docteur Abott, il ne faut pas oublier que le cannabis est une drogue et qu'elle peut être très dangereuse pour ceux qui la consomme. Par contre tout cela manque un peu d'humour et de légereté entre toutes ces intrigues, mis à part avec Harrold au début d'épisode qui nous fait une fois de plus un show à mourir de rire. Mais ce n'est pas un problème dans une série excellant dans le drame.


Bilan : Un épisode un peu en demi-teinte. Tout ce qui concerne le retour de Colin est très bien mis en scène et augure une suite toute aussi réussie. Du côté des intrigues médicales, c'est nettement moins réussi même si le thème du cannabis est interessant à exploiter.

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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /2008 15:13


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Il y a toujours les cas médicaux sans grande envergure, mais à part cela, c'est un bon épisode de fête pour Everwood. La série trouve de plus en plus son ton entre scènes très émotionnels comme pour les Brown ou les scènes de franche rigolade comme c'est le cas avec Harrold Abott qui devient peu à peu l'atout comique de la série. Un plus non négligeable. C'est Thanksgiving et c'est le premier des Brown depuis la mort de Julia. Comme on pouvait le deviner, les souvenirs remontent à la surface, et intelligemment c'est Delia qui craque peu à peu au fil de l'épisode. Elle voudrait que tout soit exactement pareil que quand sa mère étais là, mais malheureusement c'est impossible. Ephram est exemplaire en grand frère dévoué et fait tout pour qu'elle se sente mieux, comme fait le repas ou le recceuil, mais au fond c'était voué à l'echec, car Delia ressent inévitablement la présence de sa mère qui s'échappe surtout avec une autre femme, Nina, assise à la même table. C'est finalement très humain comme réaction, et on la sent très atteinte car malgré le temps qui passe, elle pense toujours tendrement à sa mère. La notion du deuil est particulièrement bien retranscrite dans cette série, même si nous n'en parlons pas à chaque épisode, le souvenir de Julia n'est jamais très loin pour les Brown, que ce soit pour Andy qui a du mal à tenir le cap ou encore Ephram regrettant souvent le temps à New-York où tout allait encore bien pour lui. Ephram et Andy par contre s'entendent mieux, ils commencent à peine à se comprendre et l'on sent vraiment leur relation grandir. Pas de disputes entre eux, leur relation progresse et cela me plait bien. Pour Andy, le cas médical est juste anecdotique et n'a aucune importance dans les autres intrigues. Comme souvent, c'est trop cloisonné, beaucoup trop pour que l'on arrive à s'y interesser plus d'une minute. On a un homme faché avec son frère qui a eu une liaison avec sa femme mais ce dernier pourrait être le donneur idéal pour son frère qui est très malade. Tout cela se fini en un joli happy end, et on en a rien à faire, heureusement que les autres intrigues sont bien plus interessantes.


Prenons Amy par exemple. Là aussi, sa relation avec Ephram progresse bien et sans doute plus vite qu'elle ne l'aurai imaginé. lI y a toujours l'ombre de Colin au-dessus de sa tête, mais elle commence à avoir de véritables sentiments amoureux pour son ami, et contrairement à certaines séries du même genre, on n'a pas du tout l'impression d'avoir à faire à un triangle amoureux. Tout se fait en douceur, et l'on a davantage le temps de se concentrer sur le ressenti des divers personnages. Pour Ephram, c'est comme un rêve eveillé quand Amy l'embrasse. C'est leur premier véritable baiser, car l'on sent cette fois que c'est vraiment partagé par Amy même si elle fait machine arrière peu de temps après. Amy panique finalement car elle ne sait plus vraiment quoi faire en étant prise entre deux feux. Elle explique la situation de façon très simple quand elle en parle à son père à la fin de l'épisode, elle est amoureuse depuis toujours de Colin, mais aujourd'hui, leur relation n'est plus du tout la même. Colin a véritablement changé et il ne redeviendra peut-être jamais le garçon qui l'a faisait vibrer. Et de l'autre côté, il y a Ephram, ce garçon qui était tout d'abord son confident, mais qui peu à peu la fait craquer. Elle doit vraiment prendre une décision pour ne faire souffrir personne, mais dans ce genre de situation, il y a toujours quelqu'un qui est blessé. Alors oui, c'est bien un triangle amoureux mais c'est particulièrement bien traité, et cela fait toute la différence.


Et au mileu de toutes ces intrigues assez sérieuses et dramatiques, il y a Harrold Abott qui devient petit à petit l'atout comique de la série, et ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire. On part d'une intrigue qui aurait pu être très dramatique, car il pense qu'il a une maladie et qu'il va mourir tout seul, sans personne à son enterrement, son rêve est d'ailleurs à mourir de rire. Et puis, cela devient vraiment très drôle au fur et à mesure de l'épisode. Il invite pratiquement tout Everwood à son repas de Thanksgiving pour se prouver qu'il est quelqu'un de très apprécié par la commune et qu'il y aura bien des gens lors de ses funérailles. La réaction d'Edna et Irv quand ils les invitent est très amusante également, car ils le connaissent bien et savent très bien qu'il joue un jeu et comptent les minutes pour savoir quand est-ce qu'il va craquer. Le repas est également tordant, mais le must est sans aucun doute lorsqu'il apprend par téléphone que tout va bien pour lui, qu'il n'a rien. A peine raccroché, il revoit tout le monde chez eux. Bref, c'est très drôle, on s'amuse avant tout et c'est le principal.


Bilan : Un bon épisode de Thanksgiving qui fait avancer les différentes intrigues notamment avec Ephram et Amy pendant que Harrold occupe l'intrigue comique du jour. Il y a seulement les intrigues médicales qui commencent à être bien lourdes, et cela devient un peu embêtant, mais sinon toujours un plaisir de se retrouver à Everwood.

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Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /2008 12:17

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De mieux en mieux ces derniers temps Everwood, on connait davantage les personnages tous attachants à leur manière et les intrigues sont de plus en plus solides. On peut par exemple commencer par parler de tout ce qui tourne autour des Brown, qui est vraiment très réussi. Bien entendu, l'intrigue du faux départ d'Ephram qui était couru d'avance, car dès l'épisode précédent, on savait qu'il ne partirai pas, qu'il resterai à Everwood. Mais le tout était de savoir ce qui le ferai rester. Même si l'issue est connue, on développe de façon exemplaire la relation toujours très difficile entre Andy et Ephram, et c'est clairement le gros point fort de la série. On a rarement vu une relation père / fils aussi intense et réaliste, on sent que malgré tout ce qui les sépare, ils s'aiment vraiment, mais c'est aussi très difficile d'évoluer et de vivre ensemble. Andy est tiraillé par ce qu'il voudrait lui et ce qu'il pense serait mieux pour Ephram, c'est à dire retourner à New-York vers ses amis et être vraiment heureux dans sa vie.  Le personnage de Nina est également parfaitement utilisé dans ce contexte en tant que voisine confidente d'Andy, même si j'aimerai en savoir plus sur elle, elle reste sans doute un peu trop en retrait pour le moment. Le conflit entre Andy et le grand père d'Ephram est toujours très fort, mais pour autant on ne diabolise ni l'un ni l'autre, car finalement aucun des deux n'a voulu de cette situation, mais Andy souffre toujours enormément de cette situation. On le sent toujours détruit par la mort de Julia et la scène où il "dépose" les armes avec son beau père est très belle. Pour Ephram, même s'il a quelques doutes, il veut vraiment partir d'Everwood, retrouver sa vie d'avant, là où il était vraiment heureux. On le sent vraiment révolter et en colère contre son père pour l'avoir emmener ici sans lui demander de son avis, il l'a déraciné et il lui veut beaucoup pour cela, enfin parmis tant d'autres choses. La scène de la grosse engueulade lors de la soirée est une fois de plus très intense et délivré par une interpretation formidable de la part des deux acteurs. Gregory Smith m'a une fois de plus impresionné dans cette scène. Mais finalement la plus belle scène de l'épisode est la déclaration d'Andy, on sent que pour la première fois il se livre vraiment à son fils car c'est un peu sa dernière chance de le faire rester. Andy est magnifique dans les choses qu'il dit à son fils, ils ont beau de disputer tout le temps, il s'aiment et au fond, Andy a vraiment besoin de son fils, et s'il ne dit rien Ephram n'en pense certainement pas moins. On les sent enfin en accord avec eux même, c'est l"une des plus belles scène de la série jusqu'à présent. Pour autant, rien n'est vraiment régler entre eux, ils font un grand pas en avant, mais il y a encore beaucoup de choses à voir pour qu'ils vivent une vraie relation père fils.


La relation entre Ephram et Amy est également très compliquée, même si elle est beaucoup moins ambigue à présent. Amy sait à quoi s'en tenir vis à vis des sentiments d'Ephram, mais elle n'est visiblement pas prête pour cela, sans doute encore accroché à Colin. Au départ, on sent qu'elle est encore en colère contre Ephram mais qu'elle veut surpasser cela, encore plus lorsqu'elle apprend qu'Ephram envisage de quitter la ville. Je suis malgré tout content que Ephram ne reste pas juste pour Amy, mais surtout pour son père, même si elle est forcément impliqué dans son choix. Sa déclaration sous la neige à Amy est également splendide, sans sous entendu, juste la vérité, on le sent vraiment sincère et il laisse tomber le masque. Je ne sais pas si cela fera aussi evoluer sa relation avec Amy qui reste malgré tout assez compliquée, mais là aussi on sent qu'Amy a énormément de tendresse pour Ephram vu la façon dont elle tente de le faire rester ou alors lors de leur scène de fin au café.


Pour une fois, on connait le cas médical puisqu'il s'agit de Bright. On y passe également moins de temps, ce qui est très profitable à la série, et cela permet également de voir autrement le fils des Abott que comme le gros lourd du lycée. C'est tout de même un peu dommage de voir que pour le moment c'est le personnage le moins exploité, alors que j'aime beaucoup la famille Abott qui arrive souvent à nous faire sourire. C'est particulièrement le cas d'Harrol absolument hilarant quand il parle de la fête d'anniversaire de sa mère. Pour Bright, le tout est relativement peu surprenant, il se sent mal depuis quelques jours et à la fête il tombe dans les vappes. Il souffre d'une crise d'appendicite, et cela permet surtout de voir le grand Andy Brown à l'oeuvre en pleine opération improvisée, et de montrer que malgré tout, son beau père a énormément de respect envers lui. Même s'ils ne sont jamais du même avis. Par contre la complicité entre Bright et Delia est très amusante et j'espère que l'on continuera sur cette voie, mais c'est assez amusant de voir Delia craquer pour le meilleur ennemi de son frère. Dans un autre style, le moment avec Amy et Delia dans la cuisine dans la cuisine est très sympathique, cela offre plus d'intéractions entre les différents personnages, et cet épisode n'en manque pas. Il y a aussi Edna qui est bien présente pour nous faire rire avec son air dur. Sa réaction quand on lui annonce sa fête d'anniversaire est très drôle et la suite l'est tout autant. On la sent proche d'Amy, mais beaucoup moins de Bright.  Malgré on sent leur rapprochement à la fin, et Edna arrête de voir son petit fils comme un geignard.


Bilan : Un très bel épisode qui permet beaucoup d'intéractions entre les personnages mais aussi un bon mélange d'humour et de drame. On ri avec Harrold tandis qu'on est émus par les Brown. Bref, du très bon boulot.

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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 19:18

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Everwood ne se disperse pas et nous offre peu d'intrigues dans cet épisode, mais c'est bien la meilleure façon d'approfondir les personnages, et en cela la série continue de nous démontrer sa grande qualité en matière de série dramatique. Cependant, tout n'est pas parfait, et j'ai toujours un souci avec la série sur deux points. Tout d'abord la voix off de Irv qui reste tout aussi inutile et enervante que celle de Meredith Grey, ce n'était vraiment pas utile d'avoir une énième voix off comme mode de narration, car celle-ci n'apporte vraiment rien au récit. Et le deuxième point concerne le cas médical qui une fois de plus est sans grande envergure et qui souvent plombe un peu les épisodes. C'est le cas ici avec une intrigue pour Andy qui n'est pas très interessante, loin s'en faut. Certes, ce petit garçon qui fait tout pour son père est émouvante, mais tout cela n'est pas suffisamment creusé pour que l'on puisse s'y interesser. La situation entre Ben et son père est aussi un parfait miroir à la relation d'Andy et Ephram. Dans le cas de Ben, il est très attentionné à l'égard de son père et fait tout pour qu'il aille mieux. Alors qu'Ephram n'éprouve que du mépris envers son père, et plus encore dans cet épisode. L'on ressent bien que Andy souffre de cette pénible situation, mais en réalité, il ne sait pas comment arranger les choses. Maintenant que nous avons parlé de ce qui est moyen, parlons de ce qui est bon dans cet épisode, et même très bon dans certaines parties.


Les parents de Julia, donc les grands parents de Ephram et Delia sont de passage à Everwood pour leur rendre visite. Forcément, cette soudaine arrivée ne plait pas à Andy qui va devoir les supporter pour un temps indeterminé. La série intelligemment ne fait pas des grands parents les méchants de l'affaire, car même s'ils critiquent le mari de leur défunte fille, ils l'appuient et remarquent que malgré tout, il a changé son mode de vie et fait tout pour se rapprocher de son fils, même si les résultats ne sont pas vraiment là pour le montrer. Là encore, je dirai que personne n'est vraiment responsable de cette pénible relation entre père et fils, certes Andy fait beaucoup d'efforts, mais cela ne semble jamais être assez et Ephram en a marre de se sentir seul, surtout qu'il ne vit pas que des choses faciles, notamment avec Amy, en ce moment. Peut-être que le problème d'Andy est qu'il s'accroche trop à son métier, il est un très bon médecin, c'est certain. Mais il a trop tendance à laisser sa famille sur le côté pour s'occuper des autres. La preuve il renonce à une partie de pêche avec son fils pour s'occuper de Ben et son père. La partie de pêche entre Ephram et son grand-père nous éclaire pas mal à ce sujet. Ephram se confie à son grand-père sur des sujets anodins, mais aussi sur ses sentiments pour Amy Abott. Cela peut paraitre anodins, mais il n'aborde pas de tels sujets avec son père, et c'est bien le signe qu'il y a une malaise, il n'arrivent pas à communiquer et cela ne s'arrange pas avec le temps. Andy ne sait plus vraiment comment réagir, préférant interdir son fils de sortie plutôt que d'affronter le véritable problème. Voir Ephram s'enfuir par la fenêtre de sa chambre pour une fête était très amusant, tout comme le voir saoul et arrêter par les flics. Mais la scène qui suit entre le père et le fils est par contre très sérieuse et émotionnellement impeccable. C'est finalement îvre que Ephram peut balancer tout son mal être à la figure de son paternel, il va très loin si bien qu'on ne peut qu'être désolé pour Andy, car malgré ses efforts, il n'est pas récompensé. Ils semblent tous les deux dans une véritable impasse, si bien que Ephram décide repartir à New-York avec ses grands parents. Là encore, le grand-père n'a pas le rôle de méchant, car comme nous il remarque qu'il y a un vrai malaise et que la situation ne peut rester ainsi, tous les deux sont malheureux. Et puis New-York ou Everwood, la situation reste la même. Bien sur, on peut se dire qu'Ephram restera à Everwood, mais je me demande par quel moyen, car il semble plus que jamais décidé, il n'est plus heureux et semble plus mal dans sa peau que jamais. Une relation père / fils magnifiquement retranscrite, et c'est sans aucun doute le point fort de ce début de saison.


Amy continue de prendre des coups sur la tête en ce qui concerne Colin. Celui-ci est bien réveillé mais semble bien avoir perdu la mémoire. Mais elle ne sera malheureusement pas là pour le suivre, puisque la mère de ce dernier veut qu'elle passe à autre chose, qu'elle recommence à vivre jusqu'à ce que son petit ami aille mieux et surtout qu'elle arrête de mettre autant de pression sur son rétablissement. Evidemment, c'est très dur pour elle d'affronter cette réalité, mais c'est aussi sans doute la meilleure solution. Ce n'est pas une vie pour elle de veiller pendant des mois et des mois un garçon à l'hopital quand on a seize ans. Mais malgré tout, Amy reste incroyablement forte et digne, et je dirai même trop, car ce serait logique de la voir craquer sous la pression, mais non. Assez étrange, mais cela rend le personnage beaucoup plus fort qu'on ne l'aurai imaginé au départ. Avec Ephram, les choses sont toujours très compliqués, ils se sont embrassés mais il y a un froid entre eux, même si Amy veut rétablir une relation d'amitié avec lui. Mais je trouve cependant qu'Amy joue un double jeu avec lui, et je peux comprendre l'enervement de ce dernier, elle ne sait finalement pas vraiment ce qu'elle veut. Et elle s'enerve aussi très vite à la moindre réflexion. Pourtant Ephram a raison dans tout ce qu'il lui dit pendant la fête, elle doit recommencer à vivre en attendant Colin. Ephram a donc raison à la fin et le regard noir qu'il lui lance est du plus bel effet. Au moins, le message est passé, il n'a pas envie d'être trinballé comme un yoyo avec elle, c'est soit ami soit plus, mais il faut savoir.


Une autre belle intrigue concernant Delia qui passe beaucoup de temps avec sa grand-mère un peu BCBG et les scènes avec Edna sont très amusantes, vu les différences de personnalité entre les deux jeunes femmes. L'intrigue est tout d'abord amusante pour devenir plus sérieuse et dramatique vers la fin, et j'ai beaucoup aimé cela. Nonni est finalement inquiète, car maintenant qu'elle se trouve à New-York, elle va finir par ne plus connaitre sa petite fille qui grandit si vite, et on aborde aussi un sujet plus important avec la mort de Julia. A son âge, Delia pourra t-elle avoir de véritables souvenirs avec sa mère, des choses qu'elle n'oubliera jamais ? Une belle réflexion sur la position d'une jeune enfant qui perd sa mère trop tôt, et on oublie jamais Julia dont la mort hante toujours les mémoires de chacun. C'est beaucoup plus authentique et touchant comme cela.


Bilan : La série continue de progresser, et malgré quelques défauts qui persiste, le tout est particulièrement plaisant, simple mais particulièrement touchant. Et c'est l'une des caractéristiques de la série ne pas en faire trop. Dommage cependant que les cas médicaux plombent toujours un peu les épisodes, car sinon c'est du tout bon.

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Vendredi 29 août 2008 5 29 /08 /2008 18:37

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Retour d'Everwood après une petite pause. Les derniers épisodes étaient vraiment très bon, logique que celui-ci décoivent un petit peu. Le point faible de cette première saison, et plus globalement de la série reste pour l'instant les intrigues médicales d'Andy, ce n'est pas souvent très interessant, mais j'ai entendu dire que cela allait s'arranger dans les saisons suivantes, donc on verra. Après je dis cela, mais j'ai passé un bon moment devant le cas médical avec un guest de choix en la personne de Melinda Clarke, future Julie Cooper Nichol dans Newport Beach, un vrai plaisir de la revoir dans un autre rôle, même si tout reste relativement convenu et sans réelle surprise. On suit un couple en pleine crise, le mari, pasteur d'Everwood a des crises et des boutons sur le visage lorsqu'il est intime avec sa femme. On se glisse dans la quotidien de ce couple où l'amour et l'amusement a totalement disparu, on comprend le désarroi des deux parties, notamment du côté de Sally qui a beau tout faire pour plaire à son mari, cela ne change rien réellement. Là où la série est plus inspiré, c'est quand on approfondi le personnage d'Andy en faisant renaitre dans son esprit Julia. Ce qui est bien, c'est que l'on oublie jamais le personnage, c'est très réaliste, car on ne se remet pas d'un drame comme celui-ci du jour au lendemain. Et pour Andy, c'est quelque chose qui vit tous les jours, il y a toujours quelque chose pour rappeler que sa femme est mort, tel que les billets de vacances que celle-ci avait acheté quelques semaines avant de décéder. Au fond, Andy est quelqu'un de très sensible, et il est plus humain et touchant que jamais dans cet épisode. Malgré j'ai trouvé que tout ce qui tournait autour de la religion dans cet épisode sonnait un peu faux. Tout d'abord lorsque Andy se confie à Dieu, même si la scène est très belle et toujours remarquablement joué par Treat Williams, j'ai trouvé ce nouveau développement un peu trop rapide pour un homme qui n'est à priori pas très croyant vu la scène d'intro. Et la scène finale avec le long discours du curé est aussi un peu de trop, car un peu trop exagéré. Ce n'est pas de mauvaises scènes, elles sont même touchantes dans ce qui est dit sur tout le désarroi que peut ressentir actuellement Andy, mais tout cela n'est pas particulièrement bien ammené.


On s'amuse une fois de plus beaucoup avec les Abott, ou tout du moins avec Harrold qui devient de plus en plus l'atout comique de la série, même s'il y a un vrai fond à cette intrigue sympathique et amusante des cours de danse. Si Rose veut tellement s'impliquer dans cette activité, c'est pour éviter la routine de s'installer dans leur couple, pour la nouveauté, pour le changement. Alors que Harrold, est lui très routinier, il a beaucoup de mal à se décoincer et à s'ouvrir aux autres. Et je dois qu'il devient vraiment un personnage attachant, alors qu'il aurait pu facilement être detestable au départ. Il peut être très amusant quand il danse tout seul dans son bureau, émouvant quand il se confie à sa femme, un ami quand il aide Andy ou touchant et très paternel quand il est là pour sa fille. A ce propos, j'ai vraiment beaucoup aimé la scène entre les deux médecins, sans être les meilleurs amis, ils parviennent à se comprendre, et Andy est là pour rammener Harrold sur terre, celui-ci croit avoir toute la vie devant lui pour faire des projets, vivre pleins d'aventures avec sa femme, alors que tout peut arriver. Il faut profiter de la vie, car celle-ci est tellement courte. Andy en sait quelque chose, car comme il le dit, il n'y aura peut-être pas d'été prochain.


La grande intrigue de l'épisode concerne bien évidemment Amy et Colin, et cela est très logique. Si ce dernier a été opérer, ce n'est pas pour autant que tout va s'arranger d'un coup d'un seul. Bien sur, Amy espère, elle fait même un rêve bien idyllique et eutopique, mais la réalité est toute autre. Pour l'instant, Colin reste plongé dans le coma, et Amy continue d'espérer, de se ronger les sang. Ce qui lui vaut des plaisanteries vraiment ignobles de la part de ses caramades, mais aussi cruellement réalistes. Pour Ephram, c'est aussi l'épisode des grandes questions, il tient beaucoup à Amy et justement il a vraiment peur de la perdre, ce qui est légitime même si son geste à la fin était irréfléchi et aura sans doute des répercussions interessantes pour la suite. Il embrasse Amy suite à une simple déclaration d'amitié, même si celle-ci aurait pu être un peu ambigue. Cependant, on ne peut pas vraiment en vouloir à Ephram, certes il n'aurai pas du, mais il a tenté sa chance, car finalement Amy est la seule chose à présent qui le rattache vraiment à Everwood. La fin est également splendide et pleine de réalisme, avec le réveil de Colin après des mois et des moins de coma. Amy a rêvé pendant des mois, et aussi dans cet épisode, de ce réveil et de leurs vies après cela, mais c'est une immense déception pour elle. Car Colin reste figé, il peut pour l'instant plus parler, et il ne semble même plus pouvoir la reconnaitre. Beaucoup de choc à encaisser d'un seul pour une adolescente aussi jeune, pour une fois, on voit vraiment Amy craquer, même si elle veut rester forte. L'etreinte entre Amy et son père est très belle et touchante, et comme toujours Emily VanCamp nous offre une superbe prestation.


Bilan : Finalement, c'est loin d'être un mauvais épisode. Seul le cas médical d'Andy est faible, malgré la présence de Melinda Clarke, pour le reste, on fait évoluer la situation, notamment avec le réveil de Colin. Pas un mauvais épisode donc, mais il ne restera pas forcément dans les mémoires.

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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 10:08

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Suite directe du précédent épisode, Everwood montre tout l'étendue de son talent avec un épisode remplie d'émotions et de moments forts, mais qui répond aussi aux questions laissés en suspens concernant Colin. Car, si on sait comment il a atteri dans le coma, son accident de voiture est toujours resté un peu flou. Cela ne dure pas, car cette fois on sait tout, notamment grâce aux excellents flash backs qui nous éclairent sur ce personnage, mais aussi sur sa relation avec Amy. Finalement, tout s'emboite à merveille, et dans le même temps, l'opération de Colin a bel et bien lieu. Tout le monde se met d'accord pour la pratiquer, et tout le monde compte finalement sur Andy qui a tout d'un coup beaucoup de pression, celle de réussir à sauver ce jeune garçon, mais aussi une pression vis à vis de son propre fils qui compte énormément sur son père. Et vu le nombre de fois où Ephram a été déçu par son père, on comprend que l'enjeu est de taille. Finalement, Andy avait raison dans le précédent épisode, c'est beaucoup plus simple lorsque l'on ne sait rien des patients qui risquent leur vie. Car dès qu'on en sait plus, tout se complique forcément, et c'est le cas ici. Andy connait les Abott, Amy et forcément s'il échoue, il verra les retombés. Mais l'épisode est aussi très bon dans sa construction, en effet plus on avance dans l'épisode, plus les flash backs nous indiquent comment s'est déroulé l'accident, et on comprend que depuis le début de la série, on ne savais pas toute la vérité.


Si les flash backs sont présents, ce n'est pas seulement pour montrer qui était Colin avant son accident, mais aussi pour expliquer comment celui-ci est arrivé, sa relation compliquée avec Amy mais aussi pour mettre en lumière Bright. Depuis le pilote, j'avais un peu de mal avec ce personnage qui n'apportait pour l'instant pas grand chose à la série, pourtant Chris Pratt prouve qu'il peut être un très bon acteur quand on le lui donne l'occasion, c'est chose faite dans cet épisode. Le début de l'épisode est très beau, le paysage d'Everwood est absolument magnifique, et on y découvre Amy, Bright et Colin, et on comprend que tous les trois vivait dans l'inscouciance et qu'ils étaient tous très proches. S'il était dans le coma jusqu'à maintenant, on ne connaissait rien de Colin, à part qu'il se dressait automatiquement comme le grand rival d'Ephram ce qui n'est pas le cas, puisqu'il est un personnage à part entière, et il a l'air d'être un gars bien, malgré son erreur et son attitude avec Amy. En effet, celle-ci lui dit qu'elle l'aime, et Colin ne lui répond rien. C'est légerement classique, mais finalement on peut comprendre que Colin ne dise rien, et je ne pense pas que Amy aurait du être tellement en colère, après tout il aurait peut-être mieux fallu lui laisser un peu plus de temps. Finalement, Colin et Amy se sont quittés fachés, et d'ailleurs je ne sais pas trop comment on peut considérer leur dernière dispute assez glaciale où Amy est sans doute aller un peu trop loin cette fois. En ce qui concerne Bright, dans la réalité, il ne veut pas aller voir son meilleur ami à l'hopital, il n'est d'ailleurs jamais allé le voir durant les 4 derniers mois. Comme nous, Amy ne comprend pas l'attitude de son frère, soit il n'a pas de coeur soit un cache quelque chose. C'est heureusement la deuxième solution, car Bright n'a jamais été amnésique et il est directement responsable de l'accident de voiture qui a mis Colin dans le coma. En effet, Bright et Colin avaient tous les deux beaucoup bus durant une fête avant de prendre la voiture pour faire des fous, et personne n'a jamais su que c'est bien Bright qui conduisait lors de l'accident. Forcément, Bright fini par exploser et avouer qu'il est responsable, bien sur la scène où il avoue tout aux parents de Colin est très belle et réaliste, mais c'est sans doute celle où il avoue la vérité à son père qui est la plus émouvante. Chris Pratt fait une très belle prestation, sincère. On n'a pas l'habitude de voir le personnage ainsi, et j'espère qu'on ouvre une porte pour la suite.


L'opération est donc venue, et pour cela, Andy compte sur un ancien ami de New-York, lui aussi médecin qui fait alors son apparition à Everwood. Mais plus que jamais, il est anxieux, car tout d'un coup, tout le monde compte sur lui, sur sa réussite. Il est le meilleur, et s'il échoue, personne ne lui pardonnera. Au contraire, même s'il réussi l'opération, rien ne nous dit que Colin va se réveiller ou même guérir. Et s'il y en a un qui compte sur lui plus que n'importe qui d'autre, c'est Ephram. Andy a pour la première fois la possibilité de regagner la confiance de son fils, et c'est une opportunité à ne pas rater pour lui, c'est certain. Ephram, lui est en plein dilemne, vu ses sentiments pour Amy, et il ne sait tout simplement pas quoi faire. Doit-il être là pour elle, même si elle ne lui demande rien ? Mais après l'opération, et si Colin s'en sort, devra t-il s'effacer ? C'est forcément compliqué, mais le plus important c'est Amy, et il va la retrouver à l'hopital pour la soutenir, il trouve les mots qu'il faut pour la tranquiliser même si elle est morte de trouille. A ce titre, Nina apparait toujours de temps en temps, elle est d'ailleurs de bons conseils avec Andy et Ephram. Ce qui est assez ironique, c'est que depuis le début de la série, Ephram a toujours reproché à son père de trop travaillé au profit de sa vie de famille, alors que cette fois, Andy gagne le respect de son fils grâce à son travail de médecin. La preuve que Ephram compte sur lui, il lui fait un cd de compil à écouter pendant l'opération.


Heureusement, l'opération est une réussite et tout le monde en sort grandi dans cette histoire. Les Art et les Abott sont heureux pendant que Andy gagne enfin le respect de tout le monde. Mais maintenant, il reste à savoir si Colin va sortir du coma et si il aura des séquelles de l'accident. A mon avis, rien n'est gagné et cette excellente intrigue n'est probablement pas terminée. Autre scène très forte et symbolique, celle où Brian propose à Andy de repartir à New-York pour retravailler en équipe. S'il promet d'y réfléchir, Andy a changé et bien choisi de faire sa vie à Everwood, à présent c'est ici sa maison et il a fixé de nouvelles priorités pour sa famille. Maintenant, pour que Ephram pense également la même chose, il faudra sans doute un peu plus de temps.


Bilan : un sublime épisode très dramatique qui nous met sous haute tension quand au sort de Colin. L'utilisation des flash backs est elle aussi une réussite, car on découvre tout un panc de la vie d'avant d'Amy et Bright, à l'époque où ils étaient encore heureux. Everwood continue de briller par son réalisme, son émotion et sa pudeur dans les thèmes qu'elle aborde. Une bien belle série.

Par ryan - Publié dans : Everwood - Voir les 4 commentaires

Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /2008 23:18

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Everwood continue sur sa bonne lancée avec cet épisode presque entièrement consacré à l'intrigue de l'opération de Colin, celle-ci laisse exploser tout le potentiel que l'on pouvait déceler depuis le début de la série. Ainsi, chaque personnage évolue à sa façon, et c'est spécialement le cas d'Amy Abott qui laisse exploser ses faiblesses et ses failles. Une fois de plus, les intrigues sont très dramatiques, mais Everwood est un drama, mais un bon drama et il n'y a donc aucune honte à faire dans le registre un peu triste lorsque cela est bien fait. La seule intrigue un peu plus légère, on la doit à l'apparition très remarquée de la géniale Jane Krakowsky (une des nombreuses dingues d'Ally McBeal), même si là, on aurait pu pousser le personnage un peu plus loin, mais peut-être cette actrice restera un petit bout de temps à Everwood, ce sera avec plaisir. Comme Amy, Delia est très bien exploité avec cette intrigue avec Magilla tout aussi poignante que sérieuse, on a pas vraiment l'habitude de voir ce genre d'intrigue avec des acteurs aussi jeunes, notamment sur une chaine comme la feu WB avant la fameuse fusion qui noue la gorge rien que d'en parler.


Ainsi, Ephram a enfin demandé à son père de s'occuper de Colin dans l'épisode précédent, sans doute par amour pour Amy. D'ailleurs, si les sentiments d'Ephram sont très clairs la concernant, on se pose un peu des questions en ce qui concerne Amy, qui a l'air plus que jamais au bout du rouleau. En effet, Andy examine Colin et une opération est belle et bien possible, même si elle est très risquée, Colin risque gros mais peut aussi grâce à elle sortir de son coma dans lequel il est plongé depuis maintenant 4 mois. La conversation entre Andy et les Art est très crédible, et Andy tente de se comporter comme un médecin, mais il est forcément impliqué personnellement puisqu'il connait tout le monde dans cette histoire, ce n'est pas facile pour lui de prendre les décisions, et par cela, on comprend pourquoi il a indirectement fait changer d'avis les Art à propos de l'opération. Finalement il est simplement effrayé à l'idée de pratiquer cette opération, car cela pourrait mal finir, et une fois de plus, Ephram serait déçu par son père. Cette remise en question est très interessante, à laquelle se joint un nouveau personnage donc, le docteur Trott.


Elle arrive donc à Everwood, ou plutôt elle est de retour, car elle semble bien connaitre l'endroit. D'ailleurs, ses piques envers Harrold sont très amusantes, comme je le disais, j'adore la relation qui se tisse entre Harrold et Andy, car même s'ils sont concurrents professionnellement parlant, ils se ressemblent un peu, car il veulent tous les deux faire l'impossible pour leurs enfants respectifs. Le docteur Trott sert avant tout à exorciser les peurs des habitants d'Everwood et spécialement celles d'Andy ce qui lui permet d'aller de l'avant, ou du moins il essaie. Mais ira t-il jusqu'à opérer Colin, je dirais oui, car sinon l'intrigue de cet épisode n'aurai pas servi à grand chose. Surtout que la scène où Harrold le supplie d'opérer ne laisse aucune place au doute en ce qui me concerne. On a des réponses quand au comportement d'Harrold et sa jalousie par rapport à Andy s'explique d'une façon des plus logique. Malgré leurs diffférences, ils se repectent et comptent l'un sur l'autre. Tout ce que fait Harrold dans cet épisode, il le fait pour sa fille, tout comme Andy le fait pour Ephram. Par contre il y en a un qui est toujours difficile à cerner, c'est bien Bright, mais tout doucement, on commence à deviner que le personnage est plus complexe qu'il n'y parait, ce n'est pas possible autrement. C'est bien simple, il reste en dehors de cette intrigue, refusant même d'aller voir Colin, qui est pourtant son meilleur ami. Il doit surement cacher quelque chose à propos de l'accident, il a été dis qu'il a perdu la mémoire, peut-être l'a t-il finalement retrouvé ?


Depuis le début de la série, je me suis toujours demandé comment Amy faisait pour rester aussi forte, tout de même avoir son petit ami dans le coma quand on a 16 ans à peine, cela doit vraiment remuer et pourtant on ne la voyait jamais craquer. Tout du moins jusqu'à aujourd'hui, et je suis bien content qu'on explore les failles et le desespoir d'Amy, surtout que c'est totalement crédible. A l'image de la scène où Amy tombe presque dans les pommes sous la pression de tout ce qui se passe dans sa vie en ce moment. Ephram ne sait pas comment la réconforter, ce qui est plutôt normal, surtout que celle-ci ne laisse rien paraitre, mais malgré ce qu'elle dit, elle ne ne va pas bien, elle sombre peu à peu, elle fini tout simplement par craquer sous la pression, et je dirai que cela devait forcément finir par arriver à un moment ou un autre. Il n'y avait finalement pas de mots pour expliquer cela ou pour tenter d'arranger les choses, ce qui est pour l'instant impossible à faire pour Amy. Ephram a la bonne attitude en jouant l'un de ses morceaux au piano, une scène très émouvante qui semble redonner quelque peu le sourire à Amy. Mais jusqu'à quand ?


Dans le même style, l'intrigue qui lie Delia et Magilla est tout simplement magnifique, car elle est pleine d'intimité et de simplicité, d'ailleurs au départ, on n'imagine pas du tout que l'intrigue va découcher sur un sujet aussi sérieux que les hermaphrodites. Au départ, les parents de Magilla prennent peur lorsqu'il surprennent leur fils se maquiller en compagnie de Delia. L'intrigue parait au départ quelque peu superficielle, mais tout s'emboite très vite et à nouveau Everwood étonne par la maturité de ses thèmes. Magilla est né hermaphrodite, et s'il a subit une opération pour être définitivement un garçon, ses parents ont toujours du mal à vivre avec cela. Avec leur jeune âge, les deux enfants ont bien du mal à comprendre pourquoi Magilla va devoir quitter la ville et aller dans une école de garçon, c'était assez triste, et la scène d'adieu de Delia et Magilla est très émouvante, les deux acteurs étant doués pour leur jeune âge, c'est à souligner. Finalement, par la force des choses, Delia perd son seul ami d'Everwood, même si Andy reste toujours là pour sa fille. J'ai aussi bien aimé que l'on ne fasse pas la morale quand à ces parents qui préfèrent la fuite, après tout c'est humain et réaliste, et Everwood ne juge pas ses personnages.


Bilan : un très bel épisode qui exploite de très bonnes intrigues à la fois sérieuses et réalistes tout en restant très pudique. Everwood poursuit sur sa très bonne lancée et prouve qu'elle a le potentiel pour être une grande.
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /2008 22:17

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Le début de l'épisode n'augurait rien de vraiment bon, en effet lorsque Ephram découvre le daim juste devant chez eux, mais pourtant l'épisode est très réussi car il permet d'explorer plus en profondeur les personnages, leur peurs, leurs envies mais aussi leur reconstruction suite à divers chocs. C'est particulièrement le cas pour Ephram qui a toujours du mal à se construire une vie nouvelle à Everwood, spécialement car son deuil n'est pas complétement terminé, et à ce titre la métaphore du daim est très touchante, et cela permet quelques très bonnes scène entre Ephram et son père. Leur relation est toujours très bien retranscrite, ils ont beau faire des efforts l'un comme l'autre, cela ne les empêche pas d'être dans une impasse l'un comme l'autre. S'il ne se passe pas forcément grand chose de capital dans cet épisode, tout est dans le ressenti, et finalement c'est un épisode de transition qui fait évoluer plusieurs relations, comme celle d'Amy et Ephram qui prend à la fin de l'épisode un nouveau tournant qui pourrait donner une intrigue très interessante dans les prochains épisodes si la série continue sur cette voie. Ainsi, on rouvre la storyline de l'opération de Colin alors qu'on la croyait presque définitivement enterrée.


L'arrivée du daim chez les Brown laisse tout d'abord penser à une intrigue comique, et au départ elle l'est, spécialement dans le teaser. Mais au contraire, celle-ci est plutôt une métaphore de la nouvelle vie d'Ephram. Celui-ci est là depuis quelques semaines à Everwood mais n'arrive pas à s'intégrer selon la directrice du lycée, il vit dans son monde presque determiné à ne pas s'intégrer car il regrète la vie de New-York, là où il a vécu son enfance avec sa mère, puisque Andy n'a jamais été un père très présent. Le deuil n'est pas encore fait, comme c'est le cas aussi pour Andy ou Delia, laisser partir sa mère, ce n'est pas une chose que l'on fait en 3 jours, et c'est très bien retranscrit dans la série. Très loin d'autres séries du même jour où on passe à autre chose en 3 minutes. Là, on sent que les blessures sont loin d'être refermés, et qu'elles sont loin de l'être, chacun y pense et n'arrive pas vraiment à tourner la page. La ballade entre père et fils dans la forêt pour raccompagner le daim chez lui est très bien trouvé, car une fois de plus, la série parle de la difficulté à avoir une vraie relation père/fils, et c'est finalement cela le sujet principal de la série. Nous avons la chance d'avoir de très bons acteurs, et Gregory Smith fait un travail remarquable sur Ephram qui est très touchant et émouvant, tout en n'oubliant pas d'être un ado réaliste avec son temps. Les blessures ne sont pas refermés, et il ne veut pas faire confiance à son père et encore moins tisser quelque chose avec lui qui n'a jamais été présent pour lui. Par contre, par certains côtés, j'aurais presque tendance à être du côté d'Andy, car Ephram se referme sans doute un peu trop sur lui-même, alors qu'Andy tente tout de même de changer et de faire des efforts. Bien sur, il n'est pas le père parfait, mais il tente tout pour avoir la confiance de son fils. Finalement, Ephram retrouve la "maison" du daim qui a été détruite, comme pour signifier que sa maison à lui aussi à été détruite suite à la mort de sa mère, et à présent comme le daim, il doit survivre comme il le peut. Cette petite escapade en forêt aura en tout cas été une petite prise de conscience pour Ephram qui réalise qu'il doit être honnête avec Amy mais aussi avec lui-même. Il demande à son père si il veut bien faire quelque chose pour Colin. La scène de la confession d'Ephram est magnifique, et on dirait même que Amy ne va finalement pas trop lui en vouloir, car même s'il a menti, l'important est d'avoir demandé à son père pour l'opération. On relance cette intrigue interessante d'une belle manière, les prochains épisodes seront très certainement centrés sur celle-ci.


Delia a elle aussi des problèmes pour faire face à la mort de sa mère, et son questionnement par rapport à l'existence de Dieu est complétement reliée à son travail de deuil. Même si je deteste ce genre d'intrigues religieuse, celle-ci passe finalement assez bien, car on en fait pas trop et cela permet de faire évoluer et grandir Delia qui prend conscience de certaines choses grâce à Edna qui comme peut l'être son fils est un personnage très comique qui se permet beaucoup de choses ce qui rend le personnage très imprévisible et amusant. Mais à part cela, il n'y a pas vraiment de scènes fortes, si ce n'est celle où Delia parle de sa mère. Celle-ci a l'air très déboussolée par cette disparition et cela se comprend parfaitement, c'est bien d'explorer ce deuil sur les trois personnages concernés, car tous réagissent à leur manière. Si Andy tente de continuer sa vie, Ephram est perpetuellement en colère, et Delia, elle se pose des questions sur ce qu'il se passe après la mort. C'est finalement une question que l'on s'est tous plus ou moins posé après la disparition de quelqu'un de proche.


Cette fois, les Abott ammènent un peu de comédie au milieu de toutes ces intrigues assez tristes, et pas des moindres, car si on ne ri pas aux éclats, j'aime de plus en plus le personnage de Harrold, qui devient un véritable élement comique dans la série, et sa compétition perpetuelle avec Andy est des plus amusantes. En effet, Harrold gagne un prix plus ou moins prestigieux pour les médecins, mais vu que Andy est parti le week end avec Ephram, il n'aura pas l'occasion de voir la nouvelle dans le journal, tous les moyens sont donc bons pour retarder un maxium la parution du journal, et ce même avec la complicité d'Amy. Par ailleurs, même si Amy est plutôt proche de ses parents, on ne peut pas en dire autant de Bright qui reste toujours aussi enigmatique. Si au départ, il est un vrai cliché du grand frère protecteur, j'espère que l'on ira plus loin que cette image, là encore ce personnage devra évoluer durant les prochains épisodes.


Bilan : un bon épisode de transition où les diverses intrigues avancent petit à petit. La série continue d'installer ses personnages en douceur, même s'il est peu difficile de savoir vers quoi on se dirige réellement.
Par ryan - Publié dans : Everwood - Voir les 0 commentaires

Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /2008 22:35
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Un épisode plutôt étrange, car même si on aborde des sujets sérieux et sensibles, nous ne sommes pas réellement pris par l'émotion, d'ailleurs pour la première fois, la série joue également avec l'humour, ce qui est tout à son honneur. On aborde le sujet des MST, mais cela aurait je pense pu être encore mieux traité de la part d'une série comme Everwood, on aborde aussi le sujet du deuil avec Edna, et j'ai trouvé la métaphore du pont du baiser pas mal du tout, même si on aurait pu aller plus loin dans l'émotion. En bref, l'épisode souffre de quelques faiblesses, et j'ai globalement moins aimé que les précédents. Mais après 4 épisodes, la série me plait beaucoup, nous sommes loin des blockbusters américains, Everwood est une série très simple et authentique qui se veut sensible et réaliste, sans jamais vraiment tomber dans le mélodramatique. Malgré une diffusion catastrophe en France, c'est une série à voir, à l'époque où WB était encore là et qu'elle était capable de nous offrir des programmes ados de qualité, c'est donc bien loin à présent.


J'ai beaucoup aimé l'intrigue d'Amy et Ephram, même si là encore, j'aurai espéré plus. Amy reste incroyablement forte, on ne la voit jamais craqué sous la pression, ce qui est assez étonnant. Cela change radicalement de ses héroines pleurant pour un oui ou pour un non. C'est le bal de promo, et Amy est de plus en plus sous pression, en effet tout lui rappele Colin et c'est même Ephram qui la persuade d'aller voir son petit ami à l'hopital, toujours dans le coma. J'aime toujours beaucoup leur relation, même s'il faut arrêter avec les petits jeux de Bright, car cela pourrait vite devenir lassant. Mais sinon, ils fonctionnement fantastiquement ensemble, l'alchimie est parfaite. Par contre, la scène à l'hopital manque un peu d'émotion, même si ce que dit Amy à Colin est touchant. Vivre une telle expérience à ce jeune âge doit être traumatisant, et si Amy ne montre rien, elle doit surement avoir l'impression d'exploser intérieurement, mais pour le coup ce n'est pas du tout montré à l'écran. En passant j'adore de plus en plus les Abott, on les montre sous un jour nouveau dans cet épisode, plus d'humour ce qui permet de les rendre plus attachant, Bright commence lui aussi à évoluer même s'il reste dans l'optique du farceur de la série, et donc du personnage le moins attachant de la série.


Le sujet des MST est un sujet sensible, mais celui-ci est traité de façon presque banale. Il s'agit en fait en réalité d'une presque réconciliation entre Andy et Harrold, les deux médecins décident d'aller informer les élèves du lycée des façon de se protéger dans leur vie sexuelle. Dit comme cela, c'est assez basique, et on a vu cela bien des fois. Il est d'ailleurs dommage que l'on ne voit pas vraiment les réunions, cela aurait pu être amusant de voir les réactions des élèves, par exemple celle de Bright. Ce dernier casse un peu son image de playboy avec son père et sa scène avec ce dernier est très réussie, comme quoi l'image compte beaucoup. Il est surtout question de relation parents-enfants dans cette intrigue, et on revient toujours vers Andy et Ephram. J'ai rarement vu une relation père-fils aussi bien retranscrite, la scène finale entre eux deux est réellement magnifique. Tous les deux cherchent à se rapprocher, mais ce n'est pas évident et ils semblent y aller pas à pas. A chaque épisodes, ils se rapprochent davantage, la reconstruction est progressive, et c'est très réaliste. L'anecdote sur le sida est également touchante, il aurait été difficile de ne pas en parler vu le thème central. 


Intrigue plus anecdotique en ce qui concerne Edna et Irv. J'ai toujours du mal avec la voix off de ce dernier, mais c'est une constante dans la plupart des séries, la voix vf abominable du personnage y est sans doute aussi pour beaucoup. Au début, l'histoire de ce pont qui risque d'être détruit n'a pas beaucoup d'importance, mais on réalise pourquoi Edna tient à cet endroit symbolique, c'est ici qu'elle a des souvenirs avec son ex mari, et on peut dire qu'elle fait véritablement son deuil dans cet épisode avec la destruction du pont. Par contre, c'est amusant de la voir se confier à propos de son ex mari à son mari actuel. La scène de l'explosion avec Harrold est bonne, mais semble néanmoins un peu trop surréaliste. 


Bilan : l'épisode est loin d'être inoubliable, mais les personnages fonctionnent néanmoins très bien ensemble, et je prend beaucoup de plaisir avec cette série, preuve de sa qualité. Contrairement à beaucoup de séries qui annoncent dès le départ des intrigues speedés ou compliqués, Everwood prend tout son temps et se cherche, et c'est sans doute loin d'être une mauvaise idée pour lancé le show.
Par ryan - Publié dans : Everwood - Voir les 2 commentaires

Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /2008 18:41
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Everwood continue son petit bonhomme de chemin en continuant de mettre en place ce que seront les quatres saisons de la série. Après avoir présenté les personnages durant les deux premiers épisodes, dans celui-ci, on rentre plus en profondeur dans les premières intrigues de la série. Un épisode où les intrigues entre ados et adultes se croisent et se décroisent. Que cela soit dit, c'est une des grandes forces, ce mélange des personnages, Ephram n'est pas cloisonné dans ses propres intrigues. C'est avant tout une série familiale, et les personnages adultes tiennent une vraie belle place dans la série, cela change des autres séries dites pour ados où ils ne font que de la figuration. On pourrait rapprocher la série de "Newport Beach" finalement, car elle aussi excelle dans le mélange des genres.


La relation entre Ephram et Amy promet d'être très interessante, finalement il y a toujours beaucoup d'ambiguité du côté d'Amy. Celle-ci veut être l'amie d'Ephram, mais a vraisemblablement peur d'être maladroite. Celui-ci craque visiblement sur elle, mais n'est pas prêt pour autant à tout pour la séduire, d'autant plus qu'elle a un petit ami, Colin a beau être toujours dans le coma, il est toujours présent pour elle, et je ne pense pas qu'elle va se jeter dans les bras d'Ephram si vite. Je pense que Amy voit vraiment Ephram comme un ami avant tout, elle tente de construire quelque chose de vrai, de solide avec lui. On voit pour la première fois les amies de Amy, et on remarque directement qu'elles n'ont rien en commun. Là où Amy est une personne gentille, discrète et sensible, celles-ci sont très superficielles et bien BCBG sur les bords. D'ailleurs, elles ne veulent pas de Ephram car il ne correspond pas à leur critère social, finalement on se demande vraiment pourquoi Amy est amie avec ces filles là. Ephram a la bonne réaction en ne se laissant pas faire et en montrant qu'il n'apprécie pas la façon dont on le traite. Lui aussi est un personnage très sensible, et si on ne reparle pas explicitement de la potentielle opération de Colin, l'intrigue n'est certainement pas terminée.


Il est aussi question d'amitié et de confiance avec Delia, et c'est une petite intrigue finalement très réaliste, car c'est un peu ce que l'on a tous vécu au moins une fois dans sa vie. Les deux premiers épisodes avait montré la nouvelle vie de Ephram et Andy, mais celui ci montre vraiment le changement apporté par le déménagement pour la petite Delia. Cela implique forcément un changement d'école, et changer d'école en cours d'année n'est jamais très évident. Si Ephram n'est pas très populaire, il en est de même pour sa petite soeur qui peine à se trouver un ami. Le seul qui lui adresse la parole le fait pour lui racketer ses diverses affaires. Finalement, lui aussi se sent seul et cherche desespérement une amie, même si il s'y prend de la mauvaise façon. On aborde aussi la condition sociale des Brown, et force est de reconnaitre que les gens ont une mauvaise image d'eux. Le petit garçon qui vole Delia croit que sa famille est riche car Andy peut se permettre de soigner ses patients gratuitements. Pourtant, ce n'est pas la vérité. 


Cet épisode est aussi l'occasion de mieux connaitre Nina, la voisine enceinte des Brown. On découvre vite qu'elle porte l'enfant pour une autre femme, Sarah, une femme célibataire incapable d'avoir un enfant. C'est un geste merveilleux qui émeut tout le monde, jusqu'à ce que l'on découvre l'âge de Sarah. En effet à plus de 50 ans, est-ce vraiment un beau geste d'avoir un bébé. Si le tout Everwood juge plus ou moins le geste de Nina, la série elle ne juge pas les personnages, mais pose justement ce problème sociale. Andy lui reste présent pour sa nouvelle amie, il se conduit comme le médecin et est là pour elle quoi qu'il arrive. Comme Ephram, on se pose des questions quand à l'avenir de ce bébé, quel avenir aura t-il avec une mère aussi âgé, il pourrait se retrouver orphelin avant d'aller à la fac, mais finalement, c'est avant tout l'amour que l'on porte à un enfant qui compte plus que tout, que l'on est 20 ou 50 ans. L'accouchement est certes très compliqué et innatendu, comme c'est très souvent le cas dans les séries, mais cela permet également de rapprocher un petit peu plus Ephram et Andy. Pour la première fois, on sent Ephram vraiment impressionné par ce que fait son père, il est fier de lui et il n'y a pas de reproches ni d'amertume. Il reconstruise peu à peu une vraie relation, même s'ils doivent l'un comme l'autre toujours faire face à le drame de la mort de Julia. 


Bilan : un bon épisode où se mélange à merveille les intrigues des jeunes et des moins jeunes. On approfondi les divers personnages, tous attachants et assez réaliste. Sans être pour l'instant formidable, la série reste néanmoins très sympathique à suivre. Encore une série qui a été massacré par les chaines française, c'est pire qu'un fléau.
Par ryan - Publié dans : Everwood - Voir les 1 commentaires

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