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Les Panthers sont dans une passe un peu mitigée, après un début de saison plus qu'impeccable, la série semble se chercher un peu. Ce n'est pas un mauvais épisode, mais il manque un petit quelque chose pour que ce soit vraiment très bon. Cela manque un peu de scène fortes tout ça, même si les intrigues intimistes et les personnages attachants qui ne ressemblent en rien à des stars d'Hollywood fait toute la différence. Mais n'empêche que certaines intrigues sont assez convenues, certes le traitement est bien différent comparé à certaines séries pour ados insipides, mais tout de même. Prenons l'exemple de Tim qui part à la recherche de son père qui a toujours été absent. L'intrigue est un peu convenu, mais étrangement cela se passe assez bien. Si Billy refuse de pardonner à son père ses erreurs, Tim lui est par contre beaucoup plus sensible et est prêt à laisser une chance à son père malgré toutes les erreurs qu'il a pu faire. On peut comprendre sa position, surtout qu'il semble vraiment lui manquer une presence paternelle. Mals le cheminement pour retrouvé son père est un peu bateau, tout cela pour une amende, Tim aurait pu tout aussi bien partir rechercher son père sans ça. Mais comme on s'en doute, ca tourne mal, et c'est finalement quasiment le même shéma qu'avec Sarecen il y a seulement quelques épisodes. Tim en attend sans trop de son père et celui-ci fini par le décevoir. C'est inévitable à ce stade. Mais cette intrigue pourrait durer quelques épisodes, puisque pour la première fois il assiste à un match de son fils. C'est un beau geste pour se faire pardonner, et l'on remarque par le même coup que Billy est également prêt à lui laisser le bénéfice du doute. Même si c'est très classique, cela pourrait peut-être apporter de bonnes choses, et en plus ça permet à Riggins d'être autre chose que les sexy boy des Panthers.
Jason et Lyla sont sur une mauvaise pente eux aussi. J'avais un peu peur à la suite du dernier épisode avec toute cette histoire de mariage précipité, mais on garde bien les pieds sur terre. Lyla reste d'ailleurs bien plus réaliste face à cette nouvelle situation, elle est encore toute jeune, a toute la vie devant elle, alors pourquoi vouloir brusquer les choses. D'un certain côté, je me dis que Jason l'a demandé en mariage pour la garder, car il n'a pas vraiment d'autres alternatives. Certes, il l'aime vraiment je n'en doute pas, mais sa démarche est peut-être un peu égoiste. Pour le coup, je me range du côté de Buddy. Dans ce genre de situation, le parent pourrait être le méchant de service voulant séparer le joli petit couple, mais ce n'est pas du tout le cas ici, au contraire. Il a raison sur toute la ligne. Sa première scène quand il apprend que sa fille veut se marier est terriblement réaliste et sa réaction choqué est complétement naturelle. Il est bien sur choqué car ils sont beaucoup trop jeunes pour vouloir se marier, ils sont encore au lycée rappelons-le. Et puis Jason est en fauteuil roulant. C'est terrible de dire cela, mais quel père voudrait que sa fille de 17 ans se marie avec un garçon handicapé sans véritable avenir devant lui. C'est incroyablement réaliste comme réaction, même si c'est dur. Il veut avant tout le bien de sa fille, et ça se comprend parfaitement. Cela a le mérite de faire bien réfléchir Lyla qui du coup ne sait plus vraiment ce qu'elle veut; Elle aime Jason mais ne veut pas se lancer tout de suite dans un mariage, surtout vu leur passif. Bonne idée que Eric fasse le lien entre cette intrigue et celle du procès. Cela permet de bonnes intéractions entre les personnages. Il n'est plus le coach de Street mais on le sent toujours très proche de Jason. Dans ce procès il n'y a pas de véritable coupable, et chacun le sait, notamment Eric qui n'en veut pas à Jason et le considère toujours comme son petit protégé. C'est également une belle relation.
Smash est dans une pente savonneuse et le coach ne cesse de lui faire des remontrances, de le mettre à l'épreuve assez durement il faut le reconnaitre. Certes il a fait une bétise, et il doit en payer les conséquences, mais Brian m'a fait de la peine, car on sent vraiment qu'il est au bout du rouleau. C'est particulièrement flagrant dans sa grande scène avec sa mère où il lui dit qu'il ne peut pas se reposer une seule minute, car il y a trop de choses qu'il pourrait perdre si il s'arrêtait. Une fois de plus, les acteurs brillent par leur authenticité, et cela fait toute la différence. Autre scène touchante lorsque Eric sous les bons conseils de Tami accepte de donner une seconde chance à Smash et le rejoint chez lui en regardant les petits jouer au football. Un moment très amusant lorsque ce petit s'approche du coach pour qu'il mémorise son nom car dans quelques années, il sera dans l'équipe. C'était à la fois drôle et attendrissant comme passage. L'intrigue du dopage n'était peut-être pas extrêment originale, il faut l'avouer, mais celle-ci est pourtant très bien mené et cela rend le personnage de Smash plus humain et attachant. Un point non négligeable.
Se sentant délaissée par Matt, Julie passe tout son temps avec Tyra. Passé l'effet de surprise de cette nouvelle relation presque contre nature, tout ce qui les concerne est franchement assez moyen. Tyra n'est pas quelqu'un de très fréquentable, on les sait bien, et tôt ou tard, elle finira pas emmener Julie dans les emmerdes avec elle. Je me demande quelle serait la réaction de ses parents si ils savaient avec qui elle traine. J'ai eu très peur avec le vol de rouge à lèvres de Tyra dans le magasin tellement c'est un gros, un enorme cliché des teens soap sans personnalité. J'espère qu'on ne poursuivra pas dans cette voie. Nous sommes dans Friday Night Lights, pas dans les frères Scott, un peu de sérieux tout de même. D'ailleurs Julie exagère un peu dans cet épisode, et spécialement avec Saracen. Celui-ci prend de plus en plus d'ampleur dans l'équipe, et il est donc normal qu'il participe à cette emission car c'est tout simplement son rôle en tant que quaterback. Pas de quoi en faire toute une histoire. L'enlèvement pour aller à la fête dénudée où l'on prend des photos pour le calendrier des mâles footballeur était très amusant, et c'est bien de voir Matt se prendre moins au sérieux, même si cela provoque une dispute avec Julie. C'est simple, elle a découvert les photos dénudés et Matt lui ment disant n'avoir rien fait de la soirée. C'est très facile pour les faire rompre et Julie devrait sans y réfléchir à deux fois, car après tout ce n'est pas la fin du monde. Certes il a menti, mais c'est peut-être parce qu'il ne voulait pas qu'elle se fasse des films. Et au fond, il reste Matt Saracen, c'est un mec bien qui garde les pieds sur terre vu son succès, ce n'est pas comme si Julie sortait avec Smash ou Riggins. Là aussi, il faudrait voir comment les choses peuvent évoluer.
Bilan : S'il y a de bonnes scènes, de bons moments, ce n'est clairement pas un épisode dont on se souviendra. Les intrigues sont un peu plus fragiles cette fois, seule Smash ainsi que Jason et Lyla tirent vraiment leur épingle du jeu. Friday Night Lights nous a habitué à mieux, mais pas de quoi s'inquiéter pour autant.




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