The Shield


Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 21:24

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Après deux épisode en tout point remarquables et qui en mettait plein la vue, on entre dans la routine de The Shield. Mais une bonne routine qui permet de mieux cerner la série et ses personnages, ce qui n'était pas forcément évident jusque là. La série, en plus de fonctionner avec plusieurs enquêtes par épisodes continue d'approfondir les divers personnages avec talent. On peut prendre l'exemple de Julian où l'on va plus loin que l'image du sympathique mais hésitant nouveau flic, on parle de son homosexualité dans cet épisode. Pour autant, on n'étale pas cela avec des grands sabots, tout est fait dans la subtilité. Il ne semble pas bien accepter sa sexualité, persuadé que malgré ses diverses rencontres dans les boites, il reste avant tout un hétéro qui aime d'amuser avec des garçons de temps en temps, enfin c'est ce qu'il tente de se convaincre. La série nous prend finalement à contre pieds, puisque l'on aurait jamais imaginé ce style d'évolution pour ce personnage qui se faisait tailler une pipe par une prostituée dans l'épisode précédent. Au poste de police, c'est la journée "coup de balai", c'est à dire qu'on relance tous les mandats d'arrêt, et ce n'est une partie de plaisir pour personne, donc forcément c'est le gros bordel. Julian et Danny continuent de faire équipe, mais cette dernière continue de rester une enigme, on ne sait pratiquement rien d'elle jusqu'à présent, à part le fait qu'elle soit célibataire et qu'elle a eut une relation plus ou moins longue avec Vic. Pour le reste, tout reste à découvrir. Pour l'enquête du jour, on aborde le sujet épineux des meurtres de prostitués. Et pour l'occasion, la prostituée et amie de Vic fait son retour, à mon avis ce n'était pas que pour cet épisode. Elle a été attaqué par l'un de ses clients qui a tenté de la violer avant de la blessé avec un couteau. Le déroulement de l'enquête est une fois de plus très prenant à suivre, on suit Claudette et Dutch et ce sera sans doute un rituel pour la suite. Le duo fonctionne vraiment très bien, et cette fois, il n'y a pas de faux suspects ni de grands mystères. On attrappe dès le départ le coupable, un homme atteind d'une tumeur au cerveau qui collectionne les échantillons de sperme dans son frigo pour répendre sa semence pour les call girl qu'il embarque. Mais le tout est de le faire craquer et avouer ses crimes. La meilleure placé pour cela est sans aucun doute Claudette qui est la plus expérimentée de tous, alors que Dutch est beaucoup plus sensible malgré ses talents d'enquêteur. Malgré son ton assez cru, la série ne dérive jamais dans le trash gratuit, elle aborde certes des sujets très controversés et dérangeants comme ici les meurtres de prostitués, mais pour autant elle ne verse pas dans la violence gratuite.


La deuxième intrigue n'est pas spécialement prenante à suivre, mais elle permet néanmoins d'approfondir les personnages. Cela part d'un joli délire puisque lors d'une arrestation, la Strike Team trouve un très célèbre basketteur, et décide de l'enfermer quelque part le temps d'une journée pour qu'il ne fasse pas un match crucial et ainsi se faire beaucoup de fric en pariant sur l'équipe adverse. Après le côté glauque et sombre des précédents épisodes, on se retrouve avec un peu plus de légereté ce qui est le bienvenu pour détendre l'atmosphère. Les scènes sont d'ailleurs assez amusantes, notamment avec Shane qui est nettement approfondi. Il est le seul à savoir comment est mort Terry, et cela le pèse. Pas sur d'ailleurs qu'il pourra tenir sa langue encore bien longtemps. Quand à Vic, il montre qu'il a un petit semblant d'ethique puisqu'il refuse de se faire du fric facile sur le dos du basketteur. Car au fond, même s'il n'est pas toujours très moral, Vic n'est pas non plus le cliché du flic violent qui tabasse à outrance pour son plaisir, il n'entre jamais dans cette caricature. Et c'est l'une des grandes forces de la série. Le conflit avec Aceveda s'est un peu calmé dans cet épisode, c'est amusant, celui-ci le félicite même pour son aide, c'est une grande première. Autre nouveauté, on s'interesse un peu plus à la famille de Vic, même si pour l'instant sa femme n'a pas trop l'air de se douter de quoi est capable son mari. Même si ça fait tilt quand elle le voit en train d'aider une prostituée. On s'interesse également à leur fils qui semble avoir quelques problèmes qui pourrait se révéler assez graves. Un développement à approfondir par la suite.


Bilan : Loin d'être un mauvais épisode, c'est certain, il est pourtant moins impressionnant que les deux premiers. Sans doute plus classique, moins hors norme. On approfondi en priorité les personnages même si l'intrigue policière est loin d'être ininteressante en abordant des sujets sans cesse epineux.


Bonus : Une promo de la saison 1.

Par ryan - Publié dans : The Shield - Voir les 0 commentaires

Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /2008 23:16

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Après un épisode pilote magistral et prenant, The Shield prouve avec de deuxième round qu'elle est loin d'être une simple série policière comme on en trouve à la pelle. En premier lieu, même si une intrigue policière indépendante est toujours présente, on n'y accorde pas trop de place, préférant s'attarder sur le fil rouge de la saison et la psychologie des personnages. Spécialement concernant la mort de Terry et tout ce que cela peut entrainer par rapport à l'équipe, mais surtout par rapport à Vic responsable de sa mort. Même s'il n'avait pas vraiment le choix vu comment les choses ont fini par tourner, il a tiré sur l'un de ses collègues, il devait normalement veiller sur lui, et au final, il l'a abattu froidement. J'avais un peu peur de comment cette intrigue allait être traité, mais au final je me demande bien pourquoi, car tout cela est mené d'une main de maitre, et ce de bout en bout. La première scène est très angoissante avec l'ambulance qui arrive, les regard inquiets, la méfiance d'Aceveda à l'egard de Vic, la mort de Terry est finalement annoncé et presque immédiatement, tout le monde soupçonne la Strike Team d'être directement impliqué dans ce meurtre. Mais malgré ses remords, Vic ne se laisse pas abattre, et j'ai beaucoup aimé le travail fait sur ce personnage. Il a des remords, et donc on casse cette image sans peurs ni reproches du pilote. D'une certaine façon, on le condamne pour ce qu'il a fait, il a tué un homme pour se sauver lui-même, il n'avais pas vraiment le choix. Terry était de toute manière ici pour le piéger, pour le livrer à Aceveda et dénoncer ses activités pas très légales. Les flahs backs sont très bien placés et utiles, car ils réprésentent un peu la mauvaise conscience de Vic, il a tué un homme de sang froid et il se rappelle de tout concernant Terry. Ce ne sont pas des conversations extraordinaires, juste des petits moments anecdotiques avec la bande parlant de cul comme tous les jours. Les flash ne prennent pas trop de places, mais ils ont leur importance. Aceveda est par contre plus determiné que jamais à faire tomber la Strike Team et plus particulièrement Vic qu'il deteste au plus haut point. Ce n'est sans doute pas qu'une question de morale ou d'ethique, il s'est aussi peut-être passé quelque chose entre eux avant, cela reste à exploiter. Les interrogatoires sont comme dans le pilote très intense, Vic reste impassible, il n'a de toute façon pas le choix, s'il faiblit, tout le monde y passe, et lui le premier. Par contre, Aceveda choisi la bonne carte en interrogant Shane, de loin le plus sensible de tous. Ou tout du moins, celui qui sait le moins mentir et cacher ses émotions. Ce n'est pas un hasard, puisqu'il a bien vu qu'à l'enterrement de Terry, celui-ci se sentait très mal.


La scène de l'interrogatoire de Shane est sans doute la meilleure scène de l'épisode car très intense, Aceveda et Dutch ne recule devant rien pour faire avouer leurs suspect qui craque peu à peu sous la pression. Les répliques sur sa façon de loucher quand il ment sont assez savoureuses, mais si cela n'est finalement pas très amusant vu le contexte. Aceveda comprend finalement tout au bout du compte, Vic a emmené Terry en sachant que celui-ci avait prévu de tous les trahir, et donc pour sauver leur peau, ils l'ont assassinés profitant qu'un dangereux dealer était sur les lieux. Comme cela, celui-ci peut porter le chapeau, sans pouvoir se défendre puisqu'il est mort. Vic arrive à stopper cette longue et pénible conversation pour son protégé mais rien n'est fini pour autant. L'enquête du meurtre de Terry n'est pas forcément résolus pour Aceveda, car il n'a aucune preuve vraiment concrète, il ne peut pour l'instant pas faire accuser Vic du meurtre, et cela prendra sans doute du temps. A l'image de la splendide scène finale, il semblerait que ce soit le fil rouge de la saison, une sorte de jeu du chat et de la souris entre Vic et Aceveda, dans le but de se faire tomber l'un l'autre. Ca s'annonce passionnant comme arc narratif.


Julian continue de prendre ses marques et il est assez difficile pour lui de se faire à ce nouvel environnement, comme en témoigne sa petite maladresse qui détruit toutes les preuves sur la scène d'un crime. Danny est toujours son mentor et n'hésite pas à lui dire les choses clairement, notamment en ce qui concerne sa non-présence la nuit où Terry est mort. C'est un collègue, et donc tous se serrer les coudes ici. Julian s'intègre donc à la bande, et participe à une soirée entre mecs où on lui organise même un petite séance pipe avec une prostituée. Par contre, si Julian déja un personnage assez sympathique, on a bien plus de mal à cerner Danny, elle semble avoir subit beaucoup de coups durs dans sa vie, et cache sans doute ses blessures. Elle boit toute seule dans son coin pendant que tout le monde s'amuse, on ne la voit jamais calme ou souriante, toujours anxieuse ou sur les nerfs. On se rappelle aussi du pilote où elle sortait avec homme, avec un revolver dans le sac. Il y a donc quoi faire de grandes choses avec ce personnage, il est plein de potentiel. L'intrigue indépendante est par contre trop classique, et donc moins surprenante. Claudette et Dutch enquête sur une agresssion grave et il ne tarde pas à soupçonner un jeune garçon, issue du gang Los Magnificos. Là encore, la série frappe juste et montre bien la noirceur de ce quartier de Los Angeles, un quartier malsain et dangereux où tout peut arriver, et où même les jeunes garçons peuvent intégrer des gans dès leur plus jeune âge et tuer de sang froid. La réplique du jeune garçon montre bien tout cela, le seul alibit qu'il trouve est de dire que si il avait tiré, le gars serait mort. A part cela, la petite intrigue de l'anniversaire de Claudette était amusante, j'aime aussi beaucoup ce personnage qui semble avoir beaucoup d'expérience derrière elle. Un mot également sur la réalisation de la série qui n'est pas sans rappeler celle de Friday Night Lights, donc caméra à l'épaule. Même si l'image est moins mouvante que cette dernière, mais la mise en scène nous fait ressentir tout le trouble, la nervosité et la violence de cette série décidement très prometteuse.


Bilan : Avec ce très bon épisode, The Shield prouve bien qu'elle est bien différente des séries policières classiques. Plus profonde, plus noire, plus complexe aussi, on plonge non seulement dans l'atmosphère obscur de Los Angeles, mais aussi dans la vie de ces enquêteurs tous légerement corrompus. Et tout cela porté magnifiquement par un Michael Chiklis impressionnant et charismatique.

Par ryan - Publié dans : The Shield - Voir les 0 commentaires

Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /2008 21:30


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The Shield m'a été très chaudement recommandé. Mais en commencant ce pilote, je ne savais rien ou presque de cette série. C'est le meilleur moyen d'être surpris, car souvent lorsque l'on attend beaucoup d'une série, on fini par être déçu. Ce qui frappe en premier dans cette série est que l'on se rend tout de suite compte que nous sommes sur une chaine du cable, et donc que tout est permis. La série est diffusé sur la chaine américaine FX (qui diffuse Nip/Tuck, Damages ou encore la misérable Dirt) depuis bientôt sept ans. Mais The Shield, qu'est-ce que c'est exactement ? Une série policière à première vu. Soyons clair, j'ai toujours detesté les cops show comme les Experts et compagnie, mais The Shield se détache tout de suite de ce style, et ce dès la scène d'introduction qui nous met tout de suite dans l'ambiance de la série. Une ambiance glauque, violente et sans répis. D'habitude, les séries policière nous montrent des policiers tous bien droit qui résolvent des crimes, mais dans The Shield, si l'on suit le même système, la différence est que les flics sont des personnes complexes et la frontière de l'illégalité n'est pas très loin. La première scène va déja très loin avec l'unité "Team Strike" qui passe un tabac à un dealer afin de l'arrêter. Car cette unité a pour mission de débarasser les truants dans la quartier de Los Angeles, cela ammenera plus de sécurité, c'est certain. Mais les flics ne sont-ils pas aussi dangereux que ceux qu'ils arrêtent ? C'est une bonne question. Le héros de la série est Vic McKey, il a peu de scrupules et il est d'ailleurs réputé pour être violent et cela pourrait très vite lui barrer la route dans son travail. Il est interprété par un Michael Chiklis excellent et très charismatique. Dès le départ, il porte la série sur les épaules. Même s'il n'est pas tout de suite spécialement attachant, car on le condamne pour ses actes, et on comprend qu'il peut aller très loin, tant que cela lui profite. Ce premier épisode, en temps que bon pilote présente les nouveaux personnages. On a pour l'instant un peu de mal à vraiment les connaitre dans ce premier jet, il faudra sans doute attendre quelques épisodes pour epaissir leurs personnalités. Mais dans l'ensemble, tous les personnages semblent très interessants, psychologiquement parlant. Un comme dans Oz, on sent que la série a le potentiel pour devenir très forte au niveau psychologie, et comme son ainée, elle peut aller vraiment très loin.


Lorsque débute la série, les tensions est déja à son comble, il n'y a qu'à voir les différentes scènes entre Vic et Aceveda, le nouveau capitaine de police de ce district de Los Angeles. Il y a un lourd passif entre lui et Vic, et il semble bien determiné à le faire couler. Il sait qu'il a recours à la violence pour prendre les dealeurs ou autres meurtriers. D'ailleurs, de plus en plus de prisonniers se sont plaints du comportement ultra violent de Vic, mais rien ne l'a jamais incriminé pour autant. Vic ne s'écrase pas devant son patron pour autant, au contraire, il le prend même de haut, comme s'il ne craignait rien ni personne. Pour se débarasser une bonne fois pour toute de Vic, Aceveda prend des décisions radicales en demandant au jeune Terry de l'aider à le coincer. En contrepartie, il pourra rejoindre l'unité une bonne fois pour toute. Apatter le client, ça marche toujours. Mais Terry est tout de même un peu réticent au départ, car il va briser un homme qui est tout de même un bon père de famille et aimant. C'est vrai qu'il serait presque sympathique en le voyant avec sa petite famille, ou en aidant un pauvre prostituée au bout du rouleau. Mais Terry accepte tout de même de s'infiltrer dans le quotidien professionnel de Vic pour mieux le piéger. Et à mon avis, il aurait mieux fait de s'abstenir. Car en faisant un descente chez un dealeur, l'équipe tue le dealeur, et Vic en profite aussi pour abattre Terry dans le cliffangher. Savait-il qu'il allait le faire plonger ? En avait-il le pressentiment ? Ou alors est-ce encore plus que ça ? On est tout de suite pris dans l'intrigue, c'est le moins que l'on puisse dire. Et ce sera sans doute le fil rouge de la saison 1. Jusqu'où Vic est-il capable d'aller pour se sauver ? Expliquer la mort de Terry ne sera pas non quelque chose de facile, même si on pourrait facilement faire porter le chapeau au dealer, qui étant mort ne peut pas vraiment se défendre.


Pourtant, le meilleur de l'épisode ne se trouve pas vraiment là, mais dans une intrigue indépendante. Etant donné que l'on se trouve dans une série policière, il faudra s'attendre à avoir des affaires policières à résoudre. Et se trouvant dans une série très noire et sombre, c'est une belle occasion pour évoquer des sujets qu'on ne pourrait pas exploiter dans tous les cops show. La série va déja très loin dans ce premier épisode en parlant de meurtre, de pédophilie et de disparition d'enfants. Ce sera la première enquête de la série, et vu le niveau de celle-ci, on peut se douter que le reste sera d'un très haut niveau. Cela commence basiquement par la découverte du corps d'une femme assassiné. Dutch et Claudette Wyms sont chargés d'enquêter. Les deux personnages sont tout de suite très interessants, Claudette Wyms a du métier, et c'est sans doute la plus expérimentée de tous, elle sait ce qu'elle fait et sait comment s'y prendre dans ce genre d'enquête. Quand à Dutch, c'est sans doute le personnage le plus attachant pour le moment, car c'est le plus humain de tous. Ils sont totalement en dehors de la Team de Vic, et cela se ressent. Car ils sont beaucoup plus professionnels, Dutch se spécialise d'ailleurs dans les interrogatoires pour faire céder les suspects, là aussi il sait ce qu'il fait, même si vu son manque d'expérience, il ne réussi pas à tous les coups. C'est donc le cas pour cette enquête. Et par dessus le marché, il a du mal à s'intégrer avec ses collègues, y compris avec toute l'équipe de Vic qui prend un malin plaisir à le rabaisser et à lui rappeler constamment qu'il n'est pas grand chose. Ainsi, au moment où il est sur le point d'avoir un rendez-vous galant avec la charmante Danny, il lui casse son coup. Et on apprend même qu'ils ont couchés ensemble par le passé. Toujours est-il que Danny semble très (trop) méfiante envers tout le monde, au point qu'elle prend un revolver dans son sac dès qu'elle sort avec un homme. En un mot, il ne vaut mieux pas l'enerver la petite. Concernant la rivalité entre Vic et Dutch, elle part de petites choses insignifiantes, mais qui touche cependant ce dernier. Comme le vol du gateau, ou encore la crotte de chien sur son bureau pour lui annoncer qu'on le surveille.


La partie policière prend donc une grande place dans ce pilote, et si je n'ai jamais été très friand de ce genre là, il faut bien reconnaitre que l'intrigue est particulièrement bien mené. Dutch et Wyms repère tout de suite un suspect au meurtre, le mari de la femme abattu. Seulement, il faut lui faire avouer ce crime, et en plus de cela, leur petite fille a disparue. Ce qui est sur, c'est que la série n'y va pas de main morte avec des scènes très glauques, très sombres mais psychologiquement très fortes et rusées. Le type ne tarde pas à avouer qu'il a tué sa fille pour acheter du crack. On repère donc cette fois le type qui a acheté la fille, c'est un pauvre looser qui doit s'occuper de sa pauvre mère à moitié cinglée. Mais attention, il a un petit faible pour les petites filles, mais à partir de 12 ans pas avant. Pour celle-ci qui a 8 ans, il l'a refilé à un autre gars spécialisé dans le viol de jeune gamine. La série va donc d'emblée très très loin dans le glauque en exploitant un thème tabou comme la pédophilie de façon réaliste et poignante. Les scènes d'interrogatoires sont par exemple très oppréssantes et la tension est à son comble. Tout d'abord celle de Dutch arrive à tirer les vers du nez des différents suspects, mais la scène la plus choquante est sans doute l'interrogatoire très musclé qui s'ensuit dirigé par Vic. Le plus ironique est le fait que cela soit une idée d'Acevedo, est-ce une tactique pour le pousser à bout ? C'est fort possible. Mais quoi qu'il en soit, Wyms n'est pas du tout pour cette idée. Si elle connait ce dont est capable Vic, elle ne veut pas non plus s'opposer à lui. Elle a raison, car Vic va jusqu'à tabasser son suspect pour lui faire cracher le morceau. La scène est d'ailleurs teinté d'un humoir noir avec Acevedo qui préfère couper la caméra de surveillance quand cela commence à devenir trop violent. Si Vic peut se montrer très violent, on irait presque jusqu'à le comprendre lorsqu'il tabasse ce taré pédophile. La comparaison avec Dexter est possible, car comme avec le serial killer de la série de Showtime, au fond Vic pratique son métier de flic en arrêtant des assassins, mais les moyens qu'il utilise sont tout sauf légaux. Par exemple, si Vic reste sarcastique tout en tapant sa victime, Dutch perd vite son sang froid face au violeur, et au cours de son entretien, il craque nerveusement. On voit là qu'il a encore beaucoup de choses à apprendre, et qu'il est sans doute encore trop sensible pour être affecté à ce genre d'affaires. Si Vic prend tellement à faire cette affaire, c'est parce qu'il est père, et forcément cela le touche personnellement. On fini par retrouver la pauvre fillette, apeuré et nue dans un entrepot.


Bilan : Un pilote opressant, prenant et intelligent. The Shield en met tout de suite plein la vue, tel un coup de poing en plein visage, on est pris dans cette ambiance de violence urbaine, de flics corrompus et de manipulations. La série peut aussi se vanter de se détacher du style des séries policières habituelles en se montrant beaucoup plus dures et glauques que les autres. En bref, une série très prometteuse.

Par ryan - Publié dans : The Shield - Voir les 0 commentaires

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