Cinéma


Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /2008 20:13

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Batman aborde une guerre décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police, Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démenteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...


Des Batman, il y en a eut, certains comptent et il y en a d'autres que l'on souhaiterait oublié. Les deux premiers volets signés Tim Burton sont purement et simplement des chefs d'oeuvre d'un style baroque, fantaisiste et poétique. Le deuxième volet Batman, le Défi reste pour moi un monument notamment grâce à une remarquable Michelle Pfeiffer sexy en diable en Catwoman. Les deux volets suivants, signés tout deux par Joel Shumacher ont finis par envoyer la saga dans la médiocrité, surtout le dernier de 1997 navrant de nullité et de pauvreté scénaristiques. Personne n'aurai du toucher au mythe après cette débacle. Pourtant, Christopher Nolan a osé, en 2005 revisité complétement le mythe en proposant une prequel avec Batman Begins qui revient aux sources même de la transformation de Bruce Wayne en justicier masqué. Un fim qui n'était pas parfait, notamment grâce à un méchant pas très charismatique. Mais avant tout, il faisait renaitre le mythe de ses cendres, notamment grâce à une prestations sensible et profonde de la part de Christian Bale. On ne peut pas vraiment comparer le film aux deux volets de Burton. L'univers y est complétement différent finalement, ceux de Burton était beaucoup plus fantaisiste, irréaliste tout en étant brillants. Celui de Nolan était beaucoup plus noir, sobre et ancré dans la réalité. Normal vu le nombre d'année s'espassant entre les deux productions. La suite logique de Batman Begins, The Dark Knight n'est pas passé inaperçu, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, avec des critiques toutes élogieuses, on ne peut pas vraiment passer à côté de cela, le public ne s'y est pas trompé puisque cette super production fait un carton un peu partout dans le monde. Et il y a bien sur la mort tragique en janvier dernier d'Heath Ledger, révéle par Le Secret de Brokeback Mountain qui a ému beaucoup du monde, mais bluffé tout autant par sa prestation du Joker. Un rôle extrêment difficile puisqu'il passe après Jack Nicholson, fabuleux dans la version de 1989. Ce film est t-il finalement à la hauteur de sa réputation ?


The Dark Knight reprend donc les festivités en toute logique juste après les evenements du dernier film, Gotham est plus en danger que jamais, Bruce Wayne a accepté sa destinée et le plus redoutable criminel, le Joker a fait son entrée dans ce monde de crime. La première scène du braquage annonce d'emblée la couleur, le film sera emprunt d'une noirceur sidérante,mais il sera aussi plus réel, moins basé sur le fantastique. On plonge dans le milieu urbain impitoyable, et l'immense gallerie de personnages tous plus troubles les uns que les autres rend tout ce film beaucoup plus réaliste et sensible, loin de l'univers imaginaire de Burton. Bruce / Batman est forcément un peu moins exploité psychologiquement dans ce volet, on a assisté à son ascension, sa naissance, ses doutes dans le précédent volet, pas besoin de revenir là dessus. Il est à présent tirailler en sa soif de justice et son amour pour Rachel Dawes qui pourrait lui faire décrocher le masque pour de bon. Rachel Dawes change également de visage, puisque Katie Holmes n'étant plus vraiment la bienvenue, Maggie Gyllenhaal la remplace au pieds levé, mais c'est sans doute la petite déception du film car cette dernière n'est pas très charismatique et a du mal à s'emparer du rôle. Elle n'est pas mauvaise c'est clair, mais Katie Holmes était plus adapté au rôle, et puis jouer face à d'aussi grands acteurs est toujours difficile. Christian Bale est toujours ultra charismatique et campe comme dans le précédent un Batman sombre et tourmenté qui va devoir affronter l'un des plus dangereux criminels de Gotham. Heureusement, il a deux alliés pour lui prêter main forte. Jim Gordon est toujours là, prêt à tout pour croire et aider Batman, pensant que cette lutte contre le crime pourra aboutir à quelque chose de positif pour une ville qui va subir une sublime gradation pour la devastation tout au long du long métrage. Même cas pour le personnage d'Harvey Dent, procureur de Gotham et qui pourrait bien en être le nouveau héros. On installe dès le départ un triangle amoureux interessant, et loin d'être mièvre avec Batman puisqu'il est fiancé à Rachel.


La grande différence entre l'ancienne génération de Batman et l'actuelle est que cette dernière est beaucoup plus fidèle aux comics, on suit à la lettre la psychologie des personnages pour permettre une vision beaucoup plus fidèle, ce qui tranche même avec quelques détails de la version de Burton. Par exemple, dans l'original de Burton, les parents de Bruce étaient assassinés par le Joker, ce n'est pas le cas ici. Dès le départ, tout du moins pour les inititiés à la mythologie de l'homme chauve souris, on reconnait en Harvey Dent un autre redoutable ennemi de Batman, Double Face. Pendant la première partie du film, on le voit souvent jouer avec sa pièce ce qui confirme encore plus cette impression. Il met du temps à devenir celui qu'on lui connait, mais l'attente est loin d'être vaine. Cela permet d'approfondir pleinement le personnage et de montrer comment il a fini par basculer dans la folie pure. Une évolution sidérante de beauté et de fatalité avec le meurtre déchirant de Rachel Dawes morte dans une explosion, et qui remettera en cause non seulement Harvey déchiré au plus profond de lui même mais aussi à Bruce qui s'apprétait à quitter le masque. Finalement, Harvey n'était peut-être pas le héros qu'il fallait à Gotham puisqu'après l'explosion qui a causé la mort de sa fiancée, il se retrouvé bruler sur toute la moitié du visage. Ce sera le Joker qui aura comme initiative de la manipuler pour le faire entrer définitivement dans une phase de folie meurtrière pour ammener un peu plus de devastation à la ville de Gotham. Dans The Dark Knight, il est beaucoup question de justice et de trouver un véritable héros de faire bouger les choses. Il cherche un raison pour décrocher son costume, il a foi en la justice, mais jusqu'à quand ? Batman croit en Harvey Dent jusqu'au bout, mais en fin de compte, il est plus seul que jamais face à tout ce chaos.


Si les films de Burton nous plongeait dans un Gotham City aux allures futuristes mais aussi surréalistes, nous sommes en plein réalisme ici avec un Gotham plus vrai et sombre que nature. Plus violent, plus chaotique également. Chaque personnage a sa part d'ombre, même Alfred semble plus trouble et charismatique que ceux des précédentes versions. Jim Gordon sera lui prêt à tout pour protéger sa famille, quitte à orchestrer sa propre mort. Mais le film ne serait rien sans son grand méchant qui est sans doute le plus dangereux et redouable de l'univers de Batman : le Joker. Le risque était grand très grand pour tomber dans le néant après la prestation éblouissante de Jack Nicholson dans l'original. Je ne sais pas si Heath Ledger est meilleur ou non, on ne peut pas vraiment comparer leurs deux interprétations, chacun ayant son propre style d'interpréter ce génie du crime. Là où Nicholson interprétait un vrai clown hilare psychopathe, le Joker de The Dark Knight est vraiment terrifiant, schyzophrène et particulièrement dangereux pour Gotham. Heath Ledger est forcément encore plus regretté après cette interprétion, car disons le, il est bluffant, remarquable, il habite pleinement son personnage durant tout le film. Ses mimiques, sa façon de parler, sa façon de bouger sa langue quand il parle font de sa prestation une réussite à tous les niveaux. Heath Ledger est méconnaissable, ultra charismatique interprétant un Joker plus dangereux et fou que jamais. Plus le film avance, et plus le personnage va loin, et au final, on en redemande. On peut seulement regretter qu'on n'en sache pas bien sur le passé du Joker, quel est l'homme derrière le maquillage. Cela aurait été très interessant à exploiter, à l'instar de ce qui a été fait avec Harvey Dent. On sait juste que le Joker a été pronfondément marqué par son père lui ayant marqué un sourire sur son visage pour le forcé à sourire à présent. Le Joker n'est pas un méchant comme les autres, on exploite ses blessures, ses failles, mais il semble indestructible de l'intérieur, rien ne l'atteind vraiment, ni les coups, ni la souffrance des autres. A l'image de la formidable scène de la prison où il laisse le gardien le tabasser presque avec plaisir, puisqu'il sait qu'au final, il reste le maitre du jeu. Et c'est sans doute cela le plus effrayant.


Il est là pour les grandes menaces du film, et comme Batman, on assiste terrifié à son ascension. Notamment quand il enferme Harvey et Rachel dans un immeuble prêt à exploser. Il manipule Batman pour l'obliger à faire un choix, même si après l'avoir minutieusement étudié, il sait parfaitement ce qu'il fera. Encore plus intense, la menace envers les deux bateaux pouvant se faire exploser l'un l'autre nous rammène à la destruction humaine où chaque homme pourrait tuer l'autre pour s'en sortir. Le film dresse un message finalement assez optimiste, montrant que tout n'est pas perdu pour l'être humain. Toute la partie avec l'explosion de l'hopital est également mené d'une main de maitre. Il arrive à faire basculer Harvey Dent du côté obscur tout en réduisant à néant tout un hopital, superbe plan avec le Joker travesti en infirmière derrière l'explosion spectaculaire de l'hopital principal de Gotham. Car l'autre grande qualité de The Dark Knight, sont ses scènes d'actions exemplaires, son suspens remarquable et le tout est parfaitement dosé et donne l'impression que le film s'amuse à jouer à tous les étages. Fantastique, science fiction, drame, thriller.. The Dark Knight est tout ces genres à la fois.


Il n'est pas peu dire que The Dark Knight est une des grandes réussites de ces dernières années en matière de film de super-héros, dépassant largement le déja très bon Batman Begins, il est ammené à devenir aussi culte que ne pouvait l'être les premiers volets de Burton. Ce nouvel opus est saisissant, étoudissant, tortueux et intelligent. Un véritable tour de force, étant donné que le film dure 2 h 27, et qu'au final, on en redemande tellement on aurait voulu en voir plus. Pas une seule minute d'ennui et un gradation spéctaculaire. On pose d'ore et déja les bases d'un troisième film encore plus noir avec le plan final, où Batman décide de porter le chapeau pour les crimes de Double Face. Une façon de preserver les habitants de Gotham croyant en Harvey Dent, mais on détruit l'image d'un héros pour en démenteler un autre. Une chasse à l'homme devrait être engagé. Ce nouveau volet qui remet definitivement le mythe de l'homme chauve souris au goût du jour est une réussite sur tous les plans. On exploite de fond en comble les personnages de la saga, la noirceur est plus que jamais au rendez-vous, les scènes d'actions sont spéctaculaires, tout autant que les scène plus introspectives qui peuvent aussi se montrer d'une intensité remarquable, notamment quand elle concerne le Joker formidablement campé par le regretté Heath Ledger. Sans compter une évolution de haut vol, emprunte d'une profonde folie mélancolique. 


Bilan : The Dark Knight est une totale réussite, et plus encore que dans Batman Begins, Nolan maitrise à merveille son sujet autant que la gallerie de ses personnages assez impressionnante. The Dark Knight est intelligent, novateur, spéctaculaire, terrifiant mais aussi émouvant. Le grand film de l'été assurément, et peut-être même celui de l'année. Au générique du fin, nous avons déja la hâte d'avoir un troisième film encore plus abouti. La saga renait de ses cendres grâce à Nolan, et on ne peut que l'en remercier.


Bonus : La bande annonce du film.


Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 2 commentaires

Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 20:38

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Bruno, Isabelle et Nicolas ont 20 ans en 1981. C'est le temps de leurs premières histoires d'amour. Mais c'est aussi le temps du SIDA. Bruno aime Isabelle, la soeur de Nicolas. Nicolas, lui, aime Bruno. Sa raison d'être est l'histoire de leur relation aux frontières de l'amour et de l'amitié. Autour d'eux il y a leurs familles, leurs amis et entre eux, Jeremy, l'enfant d'Isabelle qu'ils décident d'élever ensemble après la mort tragique de celle-ci. A travers leurs rêves et leurs combats, c'est le portrait sur vingt ans d'une génération bousculée qui doit réinventer l'amour pour triompher de la mort...


Je n'ai pas vraiment dans l'habitude de regarder les téléfilms français, et le mot est faible, mais celui-ci vaut véritablement le détour, surtout en cette période de Sidaction dont il prend d'ailleurs le nom de la chanson qui sert d'hymne à cette association.
Diffusé en deux parties mercredi dernier et hier soir, Sa raison d'être nous replonge dans la découverte du virus du Sida en remontant jusqu'à 2008. Mais si le telefilm relate en grande partie l'arrivée du virus et ses conséquences, cela ne s'arrête pas là pour autant. Le réalisateur a l'intelligence d'évoquer et d'exploiter beaucoup de sujets liés à ces années là comme l'homosexualité, le scandale du sang contaminé, la vie sexuelle des séropositifs, le regard des autres... On suit ce chemin avec la voix off de Nicholas qui est lui même plongé dans le drame de ce qu'on appelle à l'époque, 1980, le cancer gay, et voit tous ses amis homosexuels mourir frappés par la terrible maladie. Sa famille ignore jusqu'ici son homosexualité, et lorsqu'il le leur avoue, ils le prennent assez bien, ils n'ont pas idée qu'ils vont bientôt tomber dans le drame. Leur fille enceinte Isabelle vient tout juste de recontrer un jeune ouvrier, Bruno qui veut vite devenir le père adoptif du fils d'Isabelle, Jeremy. Malheureusement, avant qu'ils ait eut le temps de signer les papier, un terrible attentat se déclare en plein centre de Paris, laissant le couple très gravement blessé. Alors qu'Isabelle est morte sur le coup, Bruno reste dans le coma de nombreux mois.


Bruno met plusieurs mois à se reveiller, mais il est décidé à s'en sortir et la rééducation suit son cours, alors que Jeremy est sous la garde de Nicholas, les papiers n'ayant pas été signés à temps. Nicholas se lie d'amitié avec Bruno et tous les deux décident d'élever Jeremy ensemble, et si Nichoas est sans doute amoureux, Buno est hétéro et ne semble pas vouloir franchir la limite avec son meilleur ami, son frère même. Il retrouve une vie, pour oublier ce drame. Jusqu'au jour où Nadia, une infirmière amie de Bruno découvre que de nombreux patients transfusés en même temps que lui ont été atteinds par le virus du Sida. Terrifié, Bruno passe le test et découvre qu'il est séropositif... Cela va tout changer dans la vie mais aussi dans celle de ses proches. La grande force de ce telefilm est sans aucun doute ses interprètes, comme Michael Cohen ou encore le formidable Nicholas Gob qui ont d'ailleurs reçu le bien mérité prix d'interprétation. Il ne faudrait pas non plus oublier la géniale Clémentaine Célarié qui incarne une mère brisée et inconsolable par la mort de sa fille nous touche jusqu'à son suicide du matin du Noël qui sonne plus que jamais comme une délivrance après des années de souffrance.
Mais si le telefilm exploite surtout les personnages de Bruno et Nicholas, les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste, étant donné la durée de plus 3 h de l'oeuvre. On peut par exemple penser au personnage poignant de Nadia, la jeune médecin et amie de Bruno totalement boulversée par le Sida qui fait d'un seul coup partie intégrante de sa vie. Elle fini d'ailleurs par perdre tout contact avec sa famille et son mari. Quand on y réfléchi de plus près, les paroles de la chanson "sa raison d'être" corresponde tout à fait à ce personnage qui vit directement le drame. On peut par exemple noté la scène boulversante où l'un de ses patients atteind lui offre son collier juste avant de mourir. Par contre, il est dommage qu'on ne s'interesse pas plus au personnage de Nabil, son mari, car du coup, leurs problèmes conjugaux ont une raisonnance beaucoup plus faible. On a finalement tendance à être plus du côté de Nadia qui agit par pure vocation, ayant véritablement besoin d'aider les gens. C'est d'ailleurs grâce à elle que l'on découvre le scandale du sang contaminé, qui aura été fatale à Bruno, même si le scandale en lui-même éclatera des années plus tard. Un thème exploité d'une façon très poignante et sobre.


Le gros plus de cette sage est de ne jamais tombé dans le mélodrame complétement larmoyant, c'était en effet un gros risque vu l'intrigue est surtout l'évolution de l'intrigue. Mais au contraire, cela reste toujours très juste, bien sur c'est très dramatique et l'émotion est son comble à de nombreux moments, mais à aucun moments, nous n'avons l'impression que le scénariste en fait trop pour faire pleurer le telespectateur.
C'est pourtant souvent ce qu'on peut reprocher à ce genre de film. Et pourtant, dans ce cas présent, les occasion ne pleuvent pas, puisqu'au cours des deux parties du téléfilm, les drames ne manquent pas, c'est le moins que l'on puisse dire. A commencer par la mort d'Isabelle, le coma de Bruno, sa maladie, la depression puis son suicide d'Hélène, les différents décès liés au Sida...  Nicholas est également un personnage touchant, car il est un peu le narrateur de l'histoire, et il voit peu à peu son monde s'écrouler, tout d'abord par la mort de sa soeur, mais aussi par la maladie de Bruno, qu'il considère vite comme son meilleur ami, son frère même l'appelle t-il. Avec leur cohabitation dans l'appartement, il craigne le regard des autres mais finalement s'en fiche. Il faudra l'accepter, car le regard ne fera que s'accentuer, spécialement pour Bruno qui perd son travail dès qu'on apprend qu'il est séropositif. D'ailleurs la scène où il apprend qu'il est atteind est très froide, à l'époque, même les médecins avait très peur de la maladie, personne ne savait réellement comment on était contaminé. Il y a par exemple cette scène troublantes où une femme fait une crise par peur de passer après une personne atteinte par le Sida chez le médecin.


Nicholas restera toujours présent pour son meilleur ami, et même si sa liaison avec le politicien qui fera exploiser le scandale du sang contaminé n'est pas exceptionnelle, étant donné qu'il est marié, cela se laisse voir sans déplaisir, surtout que cela ne prend pas beaucoup de place. Mais revenons plus tôt sur Bruno, puisqu'il est beaucoup question de ce personnage au destin tragique qui va vivre dans la peur et l'incertitude en ayant tout à fait conscience de ce qui l'attend.
S'il apparait au départ comme un mec très macho, il est finalement très tolérant, car il accepte l'homosexualité de son ami, sans jamais le juger. Etant séropositif, il ne sait jamais combien de temps il a avant que la maladie ne se développe, mais peut-on vraiment avoir une vie et être heureux en se sachant en sursis ? Malgré sa maladie, il retrouvera le bonheur, tout d'abord grâce à son fils Jeremy, mais ensuite grâce à Fabienne avec qui il redécouvre l'amour mais aussi à faire des projets. Le téléfilm glisse là aussi sur un thème interessant, à savoir la vie amoureuse et sexuelle des séropositifs. On développe aussi le fait que le maladie séropositif passe par divers complications comme des problèmes au poumon. Finalement, alors qu'il retrouvait le bonheur et semblait sur le point de fonder une famille, même la perspective d'avoir un enfant était egoiste, la maladie se déclare. Le telefilm se dévoile avec beaucoup de pudeur et une grande justesse dans une longue poignée de scènes fortes. Bruno est condamné, il est en fin de vie, n'a plus de force, et il ne veut pas que Fabienne garde une image d'un légume de lui, il veut mourir. Là encore, on évoque le thème de l'euthanasie, même si cela aurait pu être encore plus creusé, mais c'est pourtant très émouvant. Beaucoup d'émotions durant la mort de Bruno qui meut de sa volonté, par une piqure mortelle de Nadia. On pourrait dire un mot sur la musique qui intelligemment passe les générations, on commence par du Daniel Balavoine pour finir sur l'immense Jeff Buckley et son magnifique "Hallelujah". Alors bien sur, on pourra dire qu'il est très facile d'ammener l'émotion sur une si magnifique chanson, mais n'empêche que cela fonctionne, et on est ému, très ému.


On pourrait dire un mot sur la fin du téléfilm qui est surprenante, et même brillante car le téléspectateur se prend finalement une claque monumental qui agit comme une piqure de rappel, nous disant qu'il ne faut jamais baisser la garde, car une seule fois peut suffire. Peu de temps après la mort de Bruno, Nicholas se décide à quitter Pierre, et un soir, il boit beaucoup pour oublier son chagrin et couche avec un inconnu, le lendemain il ne se souvient pas si il a utilisé une capote. Il avait bu, il avait oublié, et à présent il est séropositif. Il paye le prix de son erreur, et après avoir vu tout ce qu'à endure son meilleur ami, après avoir vu mourir Bruno de la même maladie, il sait qu'il va subir le même sort. En 2008, la maladie ne s'est toujours pas déclaré en ce qui le concerne, il est en sursis, seuls ses proches sont au courant, car 20 ans après, la maladie est toujours un sujet tabou. Une fin très intelligente, car elle est en accord avec le reste du téléfilm et témoigne de l'injustice de cette maladie qui peut frapper de tout moment, on n'est jamais vraiment protégée contre elle, et c'est pour cela qu'il faut se protéger. Ce téléfilm avait pour objectif d'émouvoir et de sensibiliser les gens sur la maladie. Dans ces deux cas, c'est totalement réussi.


Bilan : un téléfilm boulversant et poignant qui relate l'histoire de toute une génération qui se reconnaitra très certainement dans ces personnages formidablement interprétés. Un beau téléfilm qui émeut et nous met souvent la larme à l'oeil, comme quoi France 2 a encore de bonnes choses dans ses tiroirs, tout n'est donc pas perdu. Bien au contraire.


Bonus : la bande annonce.

Le clip de l'hymne du Sidaction : Sa raison d'être.
Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 0 commentaires

Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /2008 22:50
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Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infame juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, Lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Lovett. Celle-ci l'informe que Lucy s'est donné la mort après avoir été violée par Turpin. Sweeney est bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu'en soit le coût...


Le duo Tim Burton / Johnny Depp est de retour dans les salles, et pour ne pas changer c'est une grande réussite. undefined Dès les premières images, on reconnait tout de suite le style si particulier de Burton. Seulement, l'originalité et la particularité de ce nouveau film est la musique. En effet, tout le film est fait sous la forme d'une comédie musicale, bien sur il y a des passages parlés, mais ils sont entrecoupés de ponts musicales brillants, même si certains apparaissent parfois trop répétitifs. On dirait que Burton a fait un mix de tous ses meilleures films, il y a un peu de "Sleepy Hollow" et un peu de "Edward aux mains d'argents". Le spectateur met un peu de temps pour s'immerger à l'ambiance assez particulière mais surtout à l'aspect comédie musicale. Dans un premier temps, on est quelque peu rebuté, étant donné que le film peine un peu à s'envoler au départ. Mais dès que nous sommes entrés dans le film, alors le plaisir est total, et ce à absolument tous les niveaux.


Il n'y a pas un réalisateur qui puisse rivaliser avec Tim Burton dans ce genre qui nous éblouit à chaque fois avec des films inimitables, et on peut dire que la réalisation est une nouvelle fois menée d'une véritable main de maitre. D'un certain côté, ce film se rapproche de "Sleeppy Hollow", un autre formidable conte noir avec Christina Ricci et ... Johnny Depp ! L'ambiance noir et glauque nous le rappelle énormément, et ici on plonge dans un Londres glauque et crade qui nous emmènent dans une noirceur où la vengeance est le mot d'ordre. undefined Si le film commence de façon assez lente, il y a une véritable gradation dans l'horreur au fur et à mesure que Todd mène à bien sa vengeance. Il finit par se déshumaniser de tout, totalement hanté par sa vengeance et sa haine intérieur jusqu'à un point de non retour. Le jeu des acteurs est fantastique, bien sur Todd est campé par un Johnny Depp remarquable, mais est-ce encore utile de le dire ? Helena Bonham Carter est également fantastique en Mme Lovett, un autre personnage complexe qui finira comme tous les personnages par subir les conséquences de ses ignobles actes. 


Tim Burton n'est pas habituée à faire dans la mièvrerie, mais ce nouveau film est cruel, sanglant, barbare. On pourra également parlé des personnages et de leur moralité discutable. Comme Mme Lovett qui pour faire des économies construit un véritable abattoir dans son sous-sol, ce qui passe également par de nombreux traits d'humour délicieusement noir. undefined Dans Londres, des jeunes enfants sont battus et pendus par l'infame juge, ou encore Todd lui même qui tranche des gorges seulement pour se sentir mieux jusqu'au jour où il aura enfin sa vengeance. Il y a quelques chose d'assez admirable dans la photographie, qui rejoint totalement toute la violence et le côté glaque de Londres. La photographie est très sombre, en dehors des flash backs stylisés, il est rare de voir des couleurs vives, on vit dans la pénombre, on se glisse avec ces personnages dans une noirceur indescriptible. C'est aussi le cas des chansons du film, qui sont par ailleurs très bien interprétés. Les paroles ne sont pas quelconques, au contraire elles font le lien entre les différentes scènes, et on suit l'enchainement, parfois drôle, tristes ou cruel, elles sont indispensables au film.


La cerise sur le gateau est sans aucun doute le dernier quart d'heure du film qui plonge les personnages dans un gouffre dont ils ne pourront jamais remonté. Ils sont allés bien trop loin dans la démence et le mensonge, personne ne peut remonté. undefined Eperdument amoureuse de Todd, Lovett a menti à propos de sa femme et elle en payera les terribles conséquences. Elles finira brulé vive par Sweeney Todd qui perd alors toute humanité, sa rage est immense. Johnny Depp est impeccable dans ce final, il a une véritable rage intérieure, mais aussi une tristesse, celle d'avoir perdu la femme qu'il aime. Il meurt de la main du petit garçon, la photo est alors magnifique, le voir étendu en sang dans les bras de sa femme. Un final sidérant de violence, mais de beauté également.


En bref, Tim Burton est de retour pour un très bon film, qui prend la forme d'un opéra gothique, sidérant de maturité et de violence. On en oublie pas non plus la psychologie des personnages, et celle du rôle titre est tout simplement remarquable. Les passages chantés peuvent déranger au départ, mais ils passent très bien car ils apportent une vraie touche originale au film en nous faisant suivre un fil rouge. Ajoutez cela à des décors fantastiques, un Londres furieusement noir et incontrolable. Des contes noirs comme on aimerait en voir bien plus souvent.


Bilan : un excellent film que nous signe ici Tim Burton. On plonge dans un univers noir, obscur et furieusement attirant. Les acteurs sont impeccables, que ce soit dans les morceaux chantés ou parlés, mais également dans leurs gestuelles et leur charisme. Tout simplement le meilleur film de Burton depuis "Sleepy Hollow".


Note : 9 / 10


Bonus : la bande annonce du film.
Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 3 commentaires

Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /2008 22:59
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Anne-Marie vient de perdre son mari dans un accident de voiture. Elle est enfin libre d'aimer celui qu'elle voit en cachette depuis deux ans. Mais elle n'a pas prévue que sa famille, pétrie de bonnes intentions, a décidé de rester à ses côtés pour la soutenir dans son chagrin. Anne-Marie se retrouve alors encore plus prisonnière que lorsqu'elle était mariée...


undefined Après "Je vous trouve très beau", Isabelle Mergault remet le couvert avec un second film tantôt drôle et tantôt émouvant. Le film commence d'une façon ultra classique avec une femme prisonnière dans un mariage sans aucun amour et qui envisage de tout plaquer pour partir en Chine avec son amant. Mais après une demie heure de scène de vaudeville très amusantes, le film prend un virage avec la mort pas si tragique du mari de Anne-Marie (Michelle Laroque). Le film montre alors le portrait d'une veuve joyeuse, mais toujours aussi prisonnière dans sa vie, avec l'arrivée de toute la famille.


Mergault semble hésiter entre franche comédie ou drame familiale, et du coup elle fait un peu les deux, sans que cela ne paraisse fade ou de trop. On ne rit jamais réellement à gorge déployé, mais ce n'était sans doute pas dans l'optique de la réalisatrice. Elle nous montre au contraire une femme prisonnière même après la mort de son mari et qui n'arrive jamais à retrouver l'homme qu'elle aime, de par les circonstances mais également par sa peur d'avancer, de faire des choix, et ce thème là reste constant durant tout le film. Michelle Laroque trouve ici l'un de ses plus beaux rôles, celui d'une femme très touchante qui se rendra vite compte que la liberté a un prix. undefined La famille est également très amusante dans la façon dont ils arrivent à retenir Anne-Marie malgré elle. Même si finalement à y regarder de plus près, ils apparaissent comme très caricatural, que ce soit le grand-père amnésique, la soeur bigote ou le fils un peu débile sur les bords. 


La relation d'Anne-Marie et son amant est très finement tourné, ils sont fous l'un de l'autre et sont prêt à tout abandonner pour partir tous les deux. Mais après la mort de son mari, comment avouer à ses enfants que l'on a trompé son père pendant des années ? Au bout du compte, jusqu'au bout, leur réunion aura été compliqué, de par la peur viscérale de Anne-Marie de s'afficher au grand jour mais surtout d'être franche et honnête avec ceux qui la croivent fragile et blessée. undefined La fin est très triste, et le film donne l'impression de se finir sur une note pessimiste quand Anne-Marie laisse partir l'homme qu'elle aime, et en avouant tout à sa famille. Mais comédie romantique oblige, ou presque, la réunion a bien lieu quelques années plus tard, les blessures du passé semblent définitivement cicatrisés. En tout cas, Michelle Laroque et Jacques Gamblin sont parfaits de justesse l'un comme l'autre. 


Si le film gagne en profondeur et en psychologie du personnage principal dans la dernière partie du film très particulièrement, l'humour n'est pas pour autant laissé au placard. undefined On retiendra de très bons moments, comme la scène de l'enterrement avec le rire trompeur d'Anne-Marie, la scène des photos, le film que Anne-Marie dit avoir vu alors qu'elle était avec son amant ou encore les différentes tentatives de "fugue" du personnage principal. Au final, on retient de ce final une profonde sincérité de la part de la réalisatrice, un sujet originale et une interprétation quatre étoiles de la part de Michelle Laroque. Sans doute pas un chef d'oeuvre dans le genre de la comédie française, Enfin Veuve n'en reste pas moins très efficace.


Bilan : un très bon film, bien écrit et bien interprété. Le thème central est plus innovant, limite loufoque mais Isabelle Mergault prend le risque de mixer le comique à l'émotion. Pari réussi pour un deuxième film de qualité. Très sympa et efficace en tout cas.


Note : 8 / 10


Bonus : la bande annonce du film.
Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 1 commentaires

Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /2007 19:30

Harry Goldfarb est un junkie. Il passe ses journées en compagnie de sa petite amie Marion et son copain Tyrone. Ensemble, ils s'inventent un paradis artificiel. En quête d'une vie meilleure, le trio est entraîné dans une spirale infernale qui les enfonce toujours un peu plus dans l'angoisse et le désespoir. La mère d'Harry, Sara, souffre d'une autre forme d'addiction, la télévision. Juive, fantasque et veuve depuis des années, elle vit seule à Coney Island et nourrit dans le secret l'espoir de participer un jour à son émission préférée. Afin de satisfaire aux canons esthétiques de la télévision, elle s'astreint à un régime draconien. Un jour, elle le sait, elle passera de l'autre côté de l'écran...


Bouleversant. C'est le mot qui me vient à l'esprit après la vision de ce film absolument hallucinant. Le film suit le parcours de quatres personnages liés d'une façon ou d'une autre et qui finiront par sombrer peu à peu dans l'angoisse et la dégradation. Un film dont le thème central est la dépendance, toute les formes de dépendances.


Une femme, Sara Goldfarb rêve un jour de passer de l'autre côté du petit écran, elle ne vit que pour ce but précis. Vivant dans un appartement minable, veuve et agé, elle n'a que la télévision comme divertissement. Son fils faisant sa vie à lui, elle n'a que peu de visites au cours de ces journées, elle est seule au monde. Elle trouve dans la télévision un monde paisible, un reconfort et quand le téléphone sonne pour lui annoncer qu'elle va participer à son émission préféré, l'espoir se réhausse pour Sara. Elle se sent revivre, mais veut à tout prix être parfaite pour ce grand jour.


Sa relation avec son fils Harry est très touchante, elle a tout sacrifié pour lui et croit qu'il se construit une vie de rêve, elle le croit heureux alors que lui est en pleine descente aux enfers. Pour son grand soir de gloire, elle est plus décidé que jamais à être parfaite, à entrer dans sa robe rouge, la robe préféré de son defunt mari. Elle décide de suivre un régime draconien, pour perdre ses kilos. Elle commence par ne manger qu'un pamplemousse et un oeuf pour ensuite céder à la facilité : les petites pillules de régime. C'est une véritable descente aux enfers qui s'ensuit pour ce personnage accro aux pillules qui va totalement perdre toute lucidité et sombrer dans la dégradation. Elle finira le film sous electrochoc mais toujours obsédé par son jeu télé dont sa participation n'arrivera finalement jamais. C'est sans doute le personnage le plus fort du film, une femme touchante qui nous prend en pitité. Ellen Burstyn est absolument magistrale dans ce rôle. 


Mais si seulement c'était la seule, tous les acteurs sans exception sont magistraux chacun dans un rôle extrêment difficile à jouer. A commencer par Harry, le fils de Sara. J'aime beaucoup l'acteur Jared Leto que j'avais déja aperçue dans plusieurs autres films. Mais il est tout bonnement bluffant dans le rôle d'Harry. Un junkie qui rêve d'une vie meilleure, qui veut reprendre sa vie en main, fonder une famille, mais toujours hanté par les démons de la drogue. Il rêve tellement de commencer une nouvelle vie qu'il finit par devenir dealer avec son pote pour amasser un peu d'argent. Mais tout s'enchaine très mal, et son nouveau job se transforme en enfer. Il y a chez Harry un côté paumé, il a encore cet âme d'enfant qui le rend si attachant et qui constraste finalement avec la personnalité torturé de Sara. Il est encore innocent, il veut faire le bien autour de lui, ce qui rend le personnage extrêment humain et sa destruction progressive fait vraiment peine à voir tout au long du film.


Il en est de même pour sa copine, Marianne, une jeune fille déja blasé par la vie et torturé qui noie son chagrin dans l'heroine. Son parcours est émouvant, elle cherche à s'en sortir pour vivre une vie tranquille avec Harry, mais cela finira mal pour tous. Elle finit par sombrer encore plus bas que terre, en se prostituant. Une conclusion émouvante et dure pour un personnage dure à jouer, mais l'actrice est époustouflante, il n'y a rien à dire. C'est un rôle très difficile à jouer et encore plus à rendre touchant, mais c'est brillament réussi.


69197537-ph3-w434-h289-q80.jpg Ce trio vit dans un monde virutelle, il ne vivent pas la vie, ils y échappent. Ils s'abandonnent dans un paradis artificiels avec des injections de plus en plus fréquentes tout au long du film. Jusqu'à un point de non retour, cette croisade est destructrice et detruira tous les personnages. Comme le spectateur, ils ne ressortiront pas indemne de Requiem For A Dream...


Comment ne pas parler de la réalisation du film. Une mise en scène très originale, assez dérangeante au début. Des effets visuels chocs aux séances de shoot démentiel, la réalisation est parfaitement maitrisé de bout en bout. Tout particulirement dans un dernier quart d'heure dont on aura du mal à se remettre, vu l'angoisse physique et psychologique dans lequel nous plonge ce film amer, noir, acide et insoutenable tellement il est puissant et poignant. La musique est parfaite, des morceaux de musiques classiques qui appuyent de sentiment de tragédie, parfois c'est aggressif, tout comme l'image, on sursaute, cela renforce ce sentiment d'auto destruction. Alors oui, le film est étrange, l'ambiance est étrange, mais cela renforce ce sentiment de dégradation du monde dans lequel se trouve le personnage. Et sans cet ambiance, le film ne serait sans doute pas ce qu'il est.


Si l'addiction a déja été traité, jamais elle n'a été traité de façon si subtile et choc que dans ce film. Commencant comme un drame, il se change vite en un film terrifiant qui nous fait réfléchir sur la condition humaine. On a l'impression d'être à l'intérieur de partager l'existence de ces personnages, ce qui renforce ce climat horrifique presque insupportable. Le spectateur sentira le malaise des pratagonistes, des personnages qui sont comme endormis, entre vie et mort, entre paradis et enfer. D'ailleurs la réalisation insiste sur ce malaise, les plans successifs des shoots d'Harry ou alors le frigo de Sara qui l'"appelle" à plusieurs reprises.


Si le film n'est qu'interdit aux moins de 12 ans, il n'en reste pas moins plus insupportable que bons nombres de films d'une interdiction plus élevée. Beaucoup de scènes restent dans les esprits, notamment la dernière demie-heure du film dont personne ne sortira indemne. On plonge à ce moment dans la destruction physique et psychologique des personnages réduit à un état de néant. Marianne se prostitue mais n'a plus aucune réaction, plus aucune émotions, elle est vide de l'intérieur. Ty finit en prison après avoir fait les mauvais choix. Sara est contrainte aux electrochocs, elle est méconnaissable dans le dernier plan, totalement défiguré et ravagé. 69197537-ph1.jpg Quand à Harry, à force d'injections d'héroine, il a un bras ravagé et il doit subir une amputation dans une série de scènes insoutenables. Deux scènes sont principalement fortes en ce qui le concerne. La scène finale où il se rend compte qu'il est definitivement seul, qu'il a tout perdu. Mais aussi et surtout le moment où il appelle Marianne lui disant qu'il reviendra, qu'ils seront heureux tous les deux. C'est d'autant plus bouleversant qu'ils savent tous les deux que cela n'arrivera jamais, ils sont perdus l'un comme l'autre. Jared Leto est tout bonnement boulerversant.


Requiem for a dream est un film extrêment pessimiste, sans espoir. Le film d'une génération desenchantée, blasé et sans aucune perspective possible. Il narre les dépendances puissantes dans lesquelles nous pouvons tous tombés à un moment ou un autre, un récit auto-destructeur, cauchermardesque mais pourtant tellement réaliste qu'il nous met forcément mal à l'aise.


Bilan : Requiem for a dream est un véritable electrochoc. Un récit unique, pessimiste, noir, violent et auto-destructeur qui nous plonge dans les abysses d'un monde dur et réaliste à la fois. On vit un cauchermar vivant avec ces personnages dont on a l'impression de vivre ce chemin de croix avec eux. Il est impossible de ressortir indemne de Requiem for a dream. Un très grand film.


Note : 9,5 /10


Bonus : la bande annonce du film.

 


Un montage éprouvant du film, avec en la bande son magistrale.
Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 3 commentaires

Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /2007 18:20
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La nuit d'Halloween 1963, le jeune Michael Myers se précipite dans la chambre de sa soeur aînée et la poignarde sauvagement. Après son crime, Michael sombre dans le mutisme et est interné dans un asile psychiatrique. Qinze ans plus tard, il s'échappe de l'hopital et sur le lieux de son crime. Il s'en prend alors aux adolescentes de la ville.


Pour fêter Halloween avec un peu de retard, certes, j'ai décidé de me replonger dans cette sage d'épouvante culte dont le premier opus reste encore aujourd'hui une réfèrence dans l'horreur. Arrivé juste après le cultissime "Massacre à la tronçonneuse", Halloween est le premier vrai slashers, terme repris quelques années plus tard avec la vague des "Scream". Ce film a trente ans, et malgré un image dépassé, des acteurs pas toujours au top, ou presque, le film n'a en rien perdu sa force. Une mise en scène agoissante, une tension omniprésente, une lenteur parfois et une musique aujourd'hui culte qui met le frisson à chaque note.


Mais Halloween n'est pas un film d'horreur comme les autres, car il lance l'un des serial killer les plus célèbres du cinéma américain. Avant Freddy, Jason et après Leatherface, voici Michael Myers. On découvre le personnage dans l'introduction terrifiante. Un soir d'Halloween, Michael, ce jeune garçon de 6 ans tue dans un instant de folie sa jeune soeur à coup de couteau. Un point de départ autant banal que terrifiant. La mise en scène est efficace, on ne voit jamais le visage de Michael, on ne l'entend que respirer derrière son masque de clown, jusqu'à la fin de la première scène où il enlève son masque laissant dévoiler un visage enfantin mais terriblement froid. Loomis.jpg


15 ans après ce meurtre, Michael s'échappe de l'asile où il a finit par sombrer dans le mutisme pour retourner sur les lieux de son crime. Un scénario très basique, mais qui reste pourtant efficace et qui nous tient en haleine, pourtant le film met du temps à vraiment démarrer, mais l'angoisse de Michael et la musique intantanément terrifiante nous tient en haleine. 15 ans après, Michael Myers a grandit et se cache sous un masque blanc, le regard toujours aussi vide et froid que lorsqu'on la vu pour la première fois. Et comme dans tout bon slashers, il y a le quota d'adolescentes qui ont une espérance de vie plutôt très courte. Parmi elle, l'héroine, Jamie Lee Curtis.


halloween-michael.jpg Elle interprète Laurie Strode, une baby sitter qui sera la seule survivante de cette nuit d'Halloween. Jeune fille timide, coincé et vierge, John Carpenter tire ici une morale, être vierge veut dire survivre dans un film d'horreur, référence repris en 1996 dans "Scream" d'ailleurs. Ses deux amies n'ont pas la même chance, fêtardes, féminines et couchant avec leurs petits amis respectifs, elles auront une fin tragique et abominable dans le film. Autre morale du film, les enfants ont toujours raison, car ce sont les enfants sous la garde de Laurie, notamment le petit Tommy qui voient Michael qu'il surnomme le croquemitaine, encore une référence culte.


Autre personnage très interessant, le Dr. Sam Loomis, le médecin de Michael Myers. Celui-ci après l'évasion de son patient se lance à sa poursuite. Ce personnage a passé 15 ans avec Michael, et connait donc toute la psychologie de son patient qu'il considère comme le mal absolu, une chose sans consience et qui n'a aucune notion du bien et du mal. C'est d'ailleurs le personnage qui sauvera Laurie dans une scène finale aussi culte que terrifiante. La plan final voyant Michael se relever après avoir reçu une dizaine de balles renforce ce sentiment de "mal absolu", et même si au fur et à mesure des suites, cela est vite devenu ridicule, la scène finale terrifie. Cela entrainera d'ailleurs une suite toute aussi réussie qui reprendra extactement où d'arrête le premier opus. Malin.


williamsndin.jpg Pourtant, si le film reste un chef d'oeuvre de l'épouvante, il n'en ait pas pour autant parfait. Si le début est formidablement réalisé et prenant, le film devient vite ennuyeux au bout d'un moment, lorsque Michael se fait qu'observer ses victimes potentielles sans agir. Bien sur, le film a trente ans, alors il a vieilli, comme ses acteurs, donc forcément, la film n'aurait pas le même impact de nos jours, mais à l'époque, c'était un coup d'éclat. Pourtant s'il garde l'étiquette du film d'horreur, à l'instar de "Massacre à la tronçonneuse", on ne voit pas une seule goutte de sang en 1H30. 


Bilan : film culte, il reste au panthéon de l'horreur, même si depuis dans le genre, on a fait beaucoup mieux. Le film n'en reste pas moins d'une intensité troublante, et d'une angoissante gradation horrifique. Le film a trente ans, mais la force que John Carpenter a insufflé au film est toujours bel et bien présente.


Note : 8,5 / 10


Bonus : la bande annonce du film.

 

Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 0 commentaires

Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 22:04

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Après avoir vu Evie et ses copines se "servir" froidement dans une boutique de mode, Tracy vole un sac à main richement garni. L'argent dérobé lui sert de viatique : il n'en faut pas plus que cela pour intégrer la bande, et après quelques plans fringues, Tracy devient la nouvelle protégée d'Evie. Avec les encouragements de son inséparable "mentor", relookée, tatouée, la langue et le nombril percés, Tracy découvre très vite les clés de la popularité et l'art de plaire aux garçons. Constatant chez Tracy les signes de plus en plus nombreux d'une dérive accélérée, Melanie finit pourtant par s'inquiéter et décide vaille que vaille de reprendre sa fille en main. Trop tard peut-être...

G1766729277772.jpeg Tous les films pour ados américain ne sont pas tous des copies d'"American Pie" avec un humour lourdingues, des acteurs tout droit sorti d'un magazine. Non car Thirteen est un film pour adolescents, certes, mais un film intelligent extraordinairement écrit, avec plein de réalisme et avec une justesse incroyable.



Le film dénonce le monde d'aujourd'hui et deux adolescentes à la dérive qui vont effectuer une véritable descente aux enfer. thir.jpg Mais le film évite de nous en jeter trop à la figure, l'héroine n'est pas battu par son père, pas de viol, pas de grands problèmes familiales. Evidement sa famille n'est pas parfaite, et elle vit plutôt dans la pauvreté, mais tout cela reste réaliste et ce n'est pas forcément ce qui déclenche tout. Non juste une fille de 13 ans qui va se laisser influencer par Evie, la fille la plus populaire du lycée et plonger littéralement. Drogue, alcool, sexe et mutilation sont au programme.



Le film se veut très réaliste, forcément quand on sait qu'il est inspiré de la propre adolescence de Nikki Reed, l'excellente interprète d'Evie.La bonne idée du film est également de montrer des enfants de 13 ans qui sont à la dérive, car c'est plus que courant des filles qui ne sont encore que des enfants qui vivent ce que traversent les deux héroines. G1766497470366.jpeg Les parents ici ne sont pas totalement inutiles ou bien moralisateurs, au contraire la mère est formidable, elle veut à tout prix aider sa fille, elle est intelligente et tente avant tout de comprendre sa fille.


Car oui l'héroine n'a pas de raison précise de faire tout ce qu'elle fait, là aussi c'est très simple et naturel, elle souffre et fait tout pour évacuer cette douleur persistante. Les deux héroines sont très attachantes, l'interdiction aux moins de 16 ans est un peu exagéré, même si l'ensemble du film peut parfois choqué, comme par exemple les scène d'auto mutilation.


L'évolution de Tracy est formidablement bien fait, entre le début où elle veut devenir une femme et sortir de ce monde enfantin avec les habits de gamin, les poupée et tout ce qui accompagne, elle passe de ce monde de sex, drugs & rock'n'roll. Et le retour du beau père brillamment interprété par le toujours parfait Jeremy Sisto (qui joue le déjanté Billy dans Six feet under) n'arrange pas les choses dans la tête de Tracy.


La réalisation est très soigné, à la fois rythmé et sombre comme pour montrer la déchéance qui va crescendo tout au long du film. 


Bilan : un très très bon film. L'histoire de la déchéance de deux adolescentes est très touchante, ni trop trash ni pas assez, c'est très réaliste. Et le film délivre tout de même un message d'espoir avec la fin du film. En bref, un très bon film.


Note : 9 / 10


Bonus : la bande annonce du film.

Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 1 commentaires

Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /2007 19:09

Une famille part en vacances sur les routes de Californie. Aux abords d'une ancienne zone militaire perdue en plein désert, une route isolée les conduits vers le pire des cauchemars...

A en voir le scénario, certains ne manqueront pas de dire "voilà un autre film d'horreur pour ados". Il n'en est rien, déja par le fait que le film est un remake et l'orginal date de 1977 et était réalisé par Wes Craven. Sauf qu'ici, le remake est bien meilleur que l'original, un film gore par excellence, une peur animal, un suspens insoutenable et un ambiance glauque.

 

Le film a été réalisé par Alexande Aja, nouveau réal en vogue à Hollywood. Sauf que l'homme en question est en fait français et s'est déja fait remarqué en France dans le génial "Haute Tension" qui porte d'ailleurs bien son nom. Le réalisation connait bien son sujet, étant fan du premier opus et n'a pas peur de faire quelques copiés collés necessaires pour ne pas trahir l'effet du premier film.

 

Sauf que ces copiés collés ont bien plus d'impact dans ce film et plus viscéral qu'en 1977. Comme par exemple l'évicération du chien ou la mort abominable du père. Mais c'est la scène insoutenable de la caravane qui fait de la "colline a des yeux" un grand film d'horreur.

 

Si la première partie est sympathique et expose en même temps l'arrivée en scène de la famille pour un voyage qui va les mener au bout d'un cauchemar, elle met aussi en place avec un suspens et une agoisse efficace l'arrivé iminente des mutants. Ces mutants pendant les 40 premières minutes rôdent, sans jamais se montrer ce qui rend le film plus angoissant, ils sont là, on sait qu'ils vont attaquer mais on ne sait pas vraiment qui ils sont. Enfin sauf si on a vu l'original.

 

Ce n'est qu'à partir de la scène de la caravane que le film décolle, et pas qu'un peu. Cette scène est affreuse dans tous les sens du terme, barbare, malsaine et affreusement angoissante. C'est clair que ces dernières années, les films d'horreur ont pris une toute autre dimension, loin des slashers des années 90. Avec cette séquence, on assiste à un viol ignoble dont est victime Emilie DeRavin (héroine de Lost) ainsi qu'au père de famille brulé vif sous les yeux de sa femme ainsi que la mort brutale de deux femmes de la famille. Une scène insoutenable car assez longue où la tension ne s'arrête jamais de grimper. Un grand modèle du genre qui nous apprend clairement ce qu'est la peur viscérale. On a la trouille c'est clair.

 

On s'attache aussi à cette famille, et notamment aux 3 survivants qu'on a envie de voir se battre, de survivre à ce cauchemar. Les meilleurs scènes sont d'ailleurs dans le dernier acte quand Bobby découvre le village malsain des mutants. Le film atteind atteint là une violence inouie, à coups de hache ou la situation se retourne en faveur du héros qui à l'occasion de se venger et le suspens va crescendo jusqu'au plan final qui voit une fin heureuse (ou presque).

 

Le film en dehors de son côté trash fait aussi réfléchir sur un sujet de société importants, à savoir les dérives des mutations génétiques liés au attaques nucléaires.

 

Bilan : un film trash et explicite qui nous plonge dans une horreur totale pendant près de 2 heures. Le film parvient non seulement à nous tétaniser d'effroi mais également à nous faire ressentir la peur à l'état pur. Un bijou d'horreur et de suspens.

 

Note : 9 / 10

 

Bonus : la bande annonce du film.

Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 0 commentaires

Lundi 25 juin 2007 1 25 /06 /2007 18:30

SAW

Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d'une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l'un doit absolument tuer l'autre, sinon dans moins de huit heures, ils seront exécutés tous les deux...
Voici l'une des situations imaginées par un machiavélique maître criminel qui impose à ses victimes des choix auxquels personne ne souhaite jamais être confronté un jour. Un détective est chargé de l'enquête...

 

Certains films ne s'oublient pas , tellement ils marquent notre esprit. Saw fait partie de ces films qui nous laissent scotché sur place après le générique de fin. Pourtant rien ne laissait présager un tel succès. Des créateurs inconnus, un budget minime et un scénario assez convenu. Pourtant, la réalité est là. L'air de rien, Saw s'impose comme le renouveau du thriller et surpasse même le culte "Seven" avec ce huit clos passionnant dont la tension de fait qu'augmenter de minutes en minutes.

 

En comparaison, tous les films d'horreur de ces dernières années font office de dessin animé à côté de cette ambiance glauque et de ce suspens quasi insoutenable. Comme le titre l'indique, Saw est un vrai puzzle dont on ne peut remettre dans l'ordre toutes les pièces qu'après la pirouette finale. La scène d'intro nous présente deux personnages que tout sépare (à priori) enchainés dans une sombre salle de bains. Ils sont en réalité les victimes d'un jeu machiavélique et pervers d'un serial killer. Mais le film ne se déroule pas seulement dans ce huit clos, puisque grace à plusieurs flash backs inventifs, on nous éclaire sur le pourquoi du comment. On explique d'une part les premiers meurtres du tueur et l'enquête policière qui en découle. Mais aussi d'une autre part, et c'est sans doute les flash backs les plus interessants, la psychologie des deux personnages principaux qui montre clairement qu'ils sont liés et que le tueur ne les a pas choisi par hasard.

 

En dehors de ce ton policier et cet aspect psychologique se mêle une grande violence qu'on peut même appeler du gore pur et dur. Car oui, c'est malsain, sombre, fou, dérangeant, mais cela reste impressionnant.

 

Et surtout, le film ne subit jamais de baisse de régime ce qui n'est pas donné à tous les films d'horreur. Une ambiance de folie nous submerge pendant plus d'1 h30. La violence fait ici réfléchir, loin d'être gratuite malgré ce qu'on pourrait penser, le message du tueur fait réfléchir sur notre vie. Et la vrai question du film est "pourrai t-on tout faire pour survivre ? ".

 

A ce titre, le dernier acte du film est insoutenable et fait preuve d'une ambiance folle et aborde bon nombre de scènes qui seront marqués dans les mémoires. Comme Lawrence qui se coupe le pieds, la course poursuite ou bien sur le formidable twist final qui laisse Adam en très mauvaise posture.

 

D'ailleurs, j'ai bien aimé l'évolution des deux personnages qu'on ne montre pas comme les deux victimes innocentes de ce jeu malsain. Non, les deux personnages ont leur lots de secrets et ne sont pas parfait, Adam est un informateur et un ado pas très net, tandis que Lawrence est un père de famille infidèle. Mais pourtant, il reste attachant tout au long du film à tel point qu'on s'identifie à eux, on a envie de les voir survivre, c'est pour cela que le twist est encore plus dur.

 

Celui qui arrivera à savoir la fin du film mérite d'ailleurs une médaille tant celui ci arrive alors qu'on pensait tout conclure. Le film s'achève dans un cauchemar vivant, pas de fin heureuse comme on en voit souvent dans les films d'horreur. On termine dans le pessimisme le plus total et une ambiance déjanté et insoutenable. Une incroyable efficacité pour un petit bijou du genre.

 

Bilan : Le meilleur thriller que j'ai à ce jour. Bonne chance à celui qui sortira indemne à cet horrible cauchemar. Pièges malsain, twist final inventif, suspens à couper le souffle, morts abominables... Saw est un chef d'oeuvre du genre. Mais quel claque quand même. Vivre ou mourir, à vous de choisir !!

 

Note : 9,5 / 10

 

Bonus : Pas moins de 2 vidéos pour ce film culte. La bande annonce du film et la fin hallucinante (à ne pas voir si vous n'avez pas vu le film).

Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 1 commentaires

Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /2007 23:10

Antonio Bay est vraiment un coin tranquille. Avec ses sept habitants et ses trois chiens, la commémoration des pères fondateurs aurait donné lieu à une chouette beuverie. Seulement le brouillard ne l'entend pas de cette oreille. Plus méchant que les météorologues l'ont toujours prétendu, le nuage de brume semble bien décidé à réduire en cendre la population contre laquelle il conserve de sérieux griefs.

Il faut croire que les remakes d'horreur sont à la mode en ce moment à Hollywood. C'est parfois une excellente chose quand on voit les résultats de "Massacre à la tronçonneuse" ou "la colline a des yeux", mais quand on voit ce film, on croit rêver.

 

Car oui le film est mauvais, ne fait pas peur, l'intrigue ne tient pas debout et le casting est navrant. Pourtant, l'idée de départ était plutôt bonne et l'introduction assez efficace. Mais très vite, le film fait du sur-place et on se retrouve dans une pluie d'effets spéciaux, mais ce n'est pas forcément positif.

 

L'original était un hymne à la peur pur et dure, l'ambiance était sombre. Là, on sent d'emblée que le film a été fait pour un public ados, tellement tout est surfait, l'ambiance, les personnages, la musique. The Fog était logiquement un film d'horreur, mais pas une seule scène ne fait trembler, les scènes violentes sont dignes d'un Walt Disney, bref et parlons un peu de ce casting affligeant.

 

Déja voir Tom Welling, le Clark Kent de "Smallville" n'était pas un gage de qualité. En effet, ce n'est pas en nous montrant à plusieurs reprise Tom torse nu que le film prend de l'épasseur, le personnage est vide et le jeu d'acteur affligeant, ce qui est tout de même grave pour un personnage principal. Quand à Maggie Grace ("Lost"), ce n'est pas plus glorieux, seul Selma Blair donne un peu d'intérêt au film, et encore. Son rôle de pétasse de service qu'on a envie de voir mourir au plus vite n'est certainement pas le meilleur de l'actrice.

 

Bref, au bout de 20 minutes, le film traine en longueur, et j'ai rarement vu un film d'horreur aussi ennuyeut. L'idée du brouillard meurtrier était pourtant bonne, mais tout est mal gérée et la fin est vraiment le summum du ridicule. Navrant !

 

Bilan : c'est un ratage total pour The Fog. Il n'y a finalement absolument rien à sauvé, surement l'un des pires films d'horreur que je connaisse, c'est inexpliquable qu'il soit même sorti au cinéma alors que des téléfilms sont parfois mieux, c'est dire. Peut-être plaira t-il aux midinettes fans de Tom Welling qui reste un des plus mauvais acteurs de la nouvelle génération. Et ce film avec.

 

Note : 2 / 10

 

Bonus : la bande annonce du film.


Par ryan - Publié dans : Cinéma - Voir les 1 commentaires

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