Oz


Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /2008 20:59


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Après deux premières saisons chocs et brillantes sur absolument tous les points, l'exercice était risqué pour maintenir la série à flots, surtout que passé le cap de la saison 3 est souvent une difficulté auquel ne survive pas certaines séries, c'est ce qu'on appelle la saison de tous les dangers. Mais la série ne se laisse pas abattre, exploite de fond en comble la noirceur humaine comme à son habitude et comme toujours nous bouleverse un peu plus avec un univers noir, opressant mais malgré tout aussi humain et émouvant. Pourtant, pour la première fois du show, on sent quelques faiblesses. Certes, celle-ci ne sont que mineurs, on ne l'en tiendra pas rigueur, mais tout de même à certains moments, la série hésite et ne sait pas vraiment vers quoi se diriger. Pour les déceptions, on peut par exemple cité l'intrigue des matchs de boxe, pourtant très prometteuse au départ. Au début de cette troisième saison, l'ordre doit être rétabli et McManus a vite l'idée de mettre en place un championnat de boxe pour occuper les prisonniers, mais aussi pour canalyser leurs crises de violences. Dès le départ, tout parait clair, cette nouvelle idée n'était pas la plus brillante de Tim et l'on sait que tout finira mal. Cette intrigue, qui sert quasiment de fil rouge à cette saison n'est pas mauvaise en soi, loin de là même, mais elle est sans réelle surprise, et s'avère donc assez répétitive. Pendant plusieurs épisodes, on assiste au même shéma, c'est à dire à voir Ryan toujours s'arranger pour que son frère gagne les matchs. Rien de très étonnant, puisqu'après avoir considérablement humanisé le personnage du fantastique et charismatique Dean Winters, on rappelle qu'au fond, c'est un homme particulièrement manipulateur qui se sert de tout et de tous pour avoir ce qu'il veut. La relation entre les frères O'Reily continue de se construire au fur et à mesure, une relation touchante et vraie car seul Cyril arrive à faire ressortir le bon côté de Ryan, qui apparait toujours quand son petit frère est en danger. On met aussi de côté son amour obsessionnel pour Gloria qui elle, continue d'essayer de vivre sans son mari qui lui a été enlevé de force. Pour autant, on ne tire pas non plus un trait sur leur relation, chaque scène qu'ils partagent est pleine de tension, il n'osent s'affronter, mais la puissance de leurs regards en dit longs. Finalement, Oz n'oublie jamais ses anciennes intrigues, et cela ne m'étonnerai pas que celle-ci continue la saison prochaine. L'intrigue des matchs de boxe, même si elle a été un peu décevante, trouve malgré tout une conclusion magistrale, intense et profondément bouleversante pour Cyril O'Reily qui à cause de son frère dépasse une nouvelle fois toutes les limites de tout ce qui est permis et il y a fort à parier que cela le hantera pour le restant de ses jours, comme tous les crimes qu'il a déja pu commettre.


Autre petite déception de la saison, cela concerne Hill dont les interventions en début et fin d'épisodes sont plus que dispensables. Dans le temps, celles-ci étaient cyniques, ironiques et réalistes, alors que là malgré de rares fois, elles se révèlent très vides et sans grand intérêt. Comme le personnage qui est malgré tout assez absent cette saison, mis à part dans les derniers épisodes. C'est peu il faut le dire, mais voici les seuls défauts de cette troisième saison, car mis à part ces petits couacs, Oz va là où on ne l'attend pas et prouve si quelques personnes pouvait encore en douter qu'elle est l'une des plus grandes séries de ces dix dernières années, et je pèse mes mots très fort en disant cela. En quête du meilleur, nous retrouvons sans grande surprise Miguel Alvarez, un personnage puissant et à la fois très sensible. Personne ne risque d'oublier cette scène apocalyptique et choc où il était emporté en isolement pour le restant de ses jours à la fin de la saison 2, ses pleurs résonnent encore dans cette scène o'combien bouleversante. On retrouve le personnage perdu et abandonné à son sort au départ de cette saison, il vit dans une toute petite cage dans les pires conditions humaines qui soit, son salut il le devra à soeur Peter Marie qui aura une très bonne idée pour faire évoluer la vie à Oz. C'est à dire organiser des réunions victimes-agresseur, donc en confrontant les victimes et les assassins pour mettre les choses au clair, faire pénitence et pourquoi pas pardonner. Cela tombe bien, puisque Miguel ne se remet pas de ce qu'il a été contraint de faire et participe à des réunions face à Riverra, gardien qu'il a rendu aveugle en fin de saison 2. Une épreuve finalement très difficile pour les deux parties et chaque scène les concernant est d'une intensité impressionnante. On exploite toujours de fond en comble le personnage d'Alvarez, l'un des plus attachants et réalistes de la série. Il est finalement toujours sur la brêche, toujours coincé entre le bien et le mal. Il joue de malchance, et c'est sans doute pour cela qu'il nous touche. A la fin de la saison, il retourne en isolement, manipuler et piéger par des rivaux, il revient à la case départ comme si sa rédemption était impossible, que l'être humain ne pouvait jamais changer, et dans ce cas le système de Tim McManus serait purement et simplement un echec. Car finalement, dans cette troisième saison, il est surtout question de rédemption, de se racheter, et ce, pour quasiment tous les personnages.


Cela est particulièrement présent dans la relation ambigue, passionnante et destructrice liant Keller et Beecher. Les limites ayant été franchi à la fin de la saison 2, Beecher voyait ses dernières illusions s'envoler quand l'homme qu'il aime le poignarde dans le dos en faisant des affaires avec son pire ennemi, Shillinger. Pour Keller, il est surtout question de se racheter, de payer sa dette et de prouver qu'il peut être finalement digne de la confiance de Tobias. C'est d'ailleurs un Beecher brisé au propre comme au figuré que nous retrouvons à l'ouverture de la saison, il a tout perdu, et tout ce qu'il lui reste aujourd'hui, c'est la vengeance. Tout du moins dans un premier temps. Il commettra une nouvelle fois des actes abominables, tandis que d'autres seront plus justifiés. On pense par exemple à la mort très violente du gardien nazi qui a aidé Shillinger et Keller dans l'attaque portée contre Beecher. Plus grave encore, il prendra sous son aile le fils de son pire ennemi, Andrew Shillinger mais pour mieux le détruire ensuite. Une intrigue menée d'une main de maitre, qui trouve une conclusion o'combien tragique quand Andrew se fait piéger par son père, préférant le tuer que de voir Beecher le faire à sa place. Une conclusion d'une beaute sauvage rage, comme seul Oz arrive à le faire. Pour Beecher, cette saison est un vrai chemin de croix, on verra ses plus mauvais côtés mais aussi ses meilleurs. Après avoir touché le fond, il remontera peu à peu à la surface avec la grande aide de Kareem l'aidant à travers la religion musulmane qu'il intégrera. Cette nouvelle spiritualité le fera changer au plus profond, au point qu'il finira dans un dernier épisode aux accents de tragédie grecque par pardonner à Keller, après que celui-ci lui est sauvé la vie. Une saison pour pardonner, mais cela n'aura pas été inutile, loin de là. On amorce donc un nouveau cycle pour les deux personnages qui n'auront jamais cessé de nous surprendre dans le bon sens du terme. Difficile de concevoir que Chris Meloni n'est entré en scène qu'en saison 2, car il est devenu vraiment indispensable au show, à un niveau que je n'aurai jamais imaginé. L'interprétation de l'acteur est bluffante, magistrale et fascinante, mais le personnage en lui-même l'est tout autant. Chris est un personnage tellement ambigue qu'il n'est pas rare de se demander à quoi il joue. Telle les petites scènes qu'il partage avec soeur Peter Marie, des scènes où il la teste dans le seul but d'atteindre ce qu'il veut, c'est à dire Beecher. Au final, il se fera pardonner, mais rien n'est moins sur pour le futur.


Kareem Said continue à lutter pour ce qu'il pense être juste, même si la tâche est parfois plus compliqué qu'il ne le pense. Surtout quand il s'amourache d'une femme blanche, en l'occurrence la soeur d'un meurtrier mort à Oz lors de l'émeute de la saison 1. Pour la première fois du show, le statut de leader du personnage tombe peu à peu en lambeau, il perd ses racines et tous ses frères ne tardent pas à se retourner contre lui. On évoque donc avec lui aussi la rédemption, avec par exemple une scène très émouvante et vraie où il évoque pour la première fois ce qui pourrait être sa vie après Oz, c'est à dire une vie de tous les jours, sans coups bas ni violence, une vie de famille normale avec femme et enfants. Durant toute la première partie de la saison, on constate que Adebisi, l'un des plus dangereux prisonniers s'est assagi, comme Alvarez, il a été éloigné après le drame de la saison 2 et la mort de Jara, et se retrouve en quartier psychiatrique. Quand il revient à Oz, il apparait calme, plus appaisé. Mais en apparence seulement, car au fond, il reste le même, à la seule différence qu'il est avide de vengeance envers ceux qui l'ont trahis. Wangler en tête. Et cette fois,  Simon n'est plus sous l'effet de drogues en continu, il a compris qu'il devait garder la tête froide dans cet endroit où tous les coups sont permis. L'une des plus grandes scènes de la saison est son retour en grace quand Kenny le retrouve dans sa cellule, comme au bon vieux temps. Le "Welcome back Kenny" sonne comme un adieu, comme un promesse de mort, qu'il est bien décidé à lui faire payer pour tout ce qu'il a fait, et ce dans les règles de l'art. Si Adebisi c'est assagi pendant une petite partie de la saison, il revient en force dans des derniers épisode sidérants d'obscurité. La guerre est sur le point d'être déclaré entre les blancs et les noirs au sein de la prison, une lutte racial sans précédents qui risque d'être explosive à l'aube de la quatrième saison. Le plan final voyant Adebisi s'emparer d'un revolver donne le ton sur ce que sera la prochaine saison. Le personnage de Wangler gagne aussi ses lettres de noblesses en faisant assassiner sa femme qui a eut la mauvaise idée de le tromper. Une scène magestueuse et glaciale dans laquelle McManus annonce le décès à Kenny qui passe des fausses larmes à un rire ignoble, du grand art.


Au tout début de cette saison, la série installe une nouvelle gardienne, rare femme à travailler à Oz, puisque le personnage sympathique et touchant de Diane disparait peu à peu. Mais soyons honnête, Claire n'a rien à voir avec Diane, leur seul point commun est d'avoir un faible pour Tim. Ce dernier, à défaut d'autre chose, vivra quelques temps une relation purement sexuel avec Claire, jusqu'au moment où il se lassera, et la demoiselle très possessive n'appréciera pas vraiment cela. Un personnage très antipathique, mais qui n'en est pas moins interessant, et qui peut même se révêler carrément ignoble au fur et à mesure de la saison. Cette année, on accorde plus de place à la vie des gardiens, et c'est une bien riche idée. Clayton est le fils d'un ancien ami de Glynn, lui même gardien et tué à Oz il y a des années. En acceptant ce nouveau poste, Clayton pense prendre la bonne décision tout en espérant découvrir qui a tué son père. Tout au long de la saison, on montre une longue et douleureuse descente aux enfers pour ce personnage faible qui ne supportera pas la pression et les excès continus de violence. On le sent craquer un peu plus à chaque instant, et l'intrigue est l'une des plus réussis de la saison. Surtout qu'au final, tout est lié, et Clayton se venge du directeur en signant un pacte avec le diable alias Adebisi. Shirley continue d'être explorer et sa mise à mort n'a finalement jamais lieu. Puisque ironie du sort, elle découvre qu'elle est enceinte, et Soeur Peter Marie découvre par la même occasion qu'elle souffre d'une maladie mentale qui l'aurait poussé à assassiner sa propre fille. La scène où elle avoue les circonstantes de ce meutre est particulièrement froide et intense. Au final, on ne se débarasse pas encore de ce personnage limite fascinant, et je dirai tant mieux, car il apporte beaucoup à la série actuellement.


Au bout du compte, la série a l'intelligence d'y aller de retenue dans le dernier épisode de la saison. Là où elle explosait littéralement généralement, à l'image des deux premiers seasons finales apocalyptiques, Oz y va plus dans la retenue cette année. On ne suggère bien plus que l'on ne montre. Encore plus fort, la saison s'interrompt à un moment capital, là où Adebisi est sur le point de déclarer la guerre aux blancs en lancant les premiers coups de feu. La dernière scène, réconciliation de Keller et Beecher dans un noir intense porté par le minuteur de la nouvelle année est tout aussi froide et bien placé. Et au final, la série aura eut quelques faiblesse cette saison, mais tellement peu. On préfère se souvenir des sentiments éprouvés, de ce sens du tragique, du pessimisme et de ce sentiment furieux et desespéré que la rédemption est impossible pour l'être humain. Car que les plus depressifs d'entre nous ne commencent pas la série dans une période de déprime, car on ne voit jamais le bout du tunnel, vous êtes prévenus. On vit continuellement dans cet univers noir, obscur et sans possibilité de paix et d'espoir. Une très grande série.


Bilan : Une excellente saison où la violence et la tension montent d'un cran supplémentaire. Une fois de plus, le scénario est maitrisé de bout en bout, un casting extraordinaire, des personnages profonds et torturés et une écriture encore plus furieuse et desespéré dénoncant à chaque fois un peu plus les failles de ce système. Oz prouve qu'elle est une série extraordinaire qui a subi si peu de coups de mou. Certes, il y aura eut quelques faiblesses cette année, mais la série est tellement un must par rapport à la plupart des autres série qu'on lui pardonne. Seulement, la saison 4 sera décisive pour le show. En effet celle-ci sera celle de tous les dangers, en comportant seize épisodes, c'est à dire bien plus qu'à l'accoutumée. Une grosse prise risque qui peut enfoncer la série totalement ou au contraire développer de grosses intrigues et prouver encore et toujours que la série est l'une des meilleures du genre.


Bonus : La promo de la saison 4 aggrémenté d'interviews des acteurs du show.


Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 2 commentaires

Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 22:48


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Un peu étrange ce dernier épisode, presque décevant. Tout du moins, au départ, car un second visionnage a été bénéfique. Je me suis vraiment posé la question de savoir si c'était un final décevant ou au contraire un grand épisode. Finalement, ce n'est ni l'un ni l'autre, c'est entre les deux, mais ce season finale n'est pas aussi fort que les deux premiers, c'est plus que certain. Les fins des saisons 1 et 2 étaient particulièrement fortes et intenses, et personnellement ils font parti des meilleurs finals que j'ai pu voir. Celui-ci est moins fort, il y a moins de scène inoubliables à se repasser encore et encore, mais cela ne veut absolument pas dire que c'est un mauvais épisode. Au contraire, plus j'y pense, et plus je le trouve intelligent, car la série a l'intelligence de nous prendre à contre pieds, car contrairement aux deux années précédentes, on a un vrai cliffangher et l'épisode s'arrête là où allait commencer l'action. A l'image de cette scène finale d'une noirceur assez incroyable qui nous plonge dans le doute quand au début de la quatrième saison. Aurait-on à nouveau droit à une émeute abyssale ? C'est ce que laisse entendre le cliffangher , et cette fois ce serait plutôt une lutte raciale entre les noirs et les blancs plutôt que contre le système carcéral même. L'enjeu est donc de taille, mais ce n'est pas le seul. Si l'émeute potentielle reste toujours en suspens à la fin de ce final, toutes les intrigues principales de la saison trouve une conclusion, on lance de nouvelles pistes et quelques surprises nous attendent. Si on est frustré devant ce plan final et de voir Hill raconter une fois de plus un peu n'importe quoi sur sa chaise roulante, ce final est bon, voire très bon. Seulement, comme je le disais, il n'y a pas autant de scènes exceptionnels que les fins de saisons précédentes. C'est peut-être le seul défaut.


L'intrigue des matchs de boxe a été la petite déception de la saison, elle a sans doute duré trop longtemps, car les evenements de ce final aurait pu arriver plus tôt, cela n'aurait pas changer grand chose. Mais cela n'empêche en rien l'intrigue de se finir sur un coup de maitre, et je pèse mes mots en disant cela.
Il était certain que tôt ou tard, Ryan finirait pas se faire prendre, et cela arrive à point nommé, lors de la grande finale de boxe. Il n'a finalement pas pu droguer le rival de Cyril, alors pour le faire gagner, il va s'aider d'une manipulation qu'il a toujours bien maitrisé. Pour le mener à la victoire, il fallait seulement lui donner la rage de gagner, et pour cela, il faut trouver son point faible, ce qui le fait devenir violent et terriblement en colère. Et ce point faible, c'est leur père, Mr. O'Reily. On avait déja un peu parlé de celui-ci et de l'enfance difficile des deux frères, mais il n'était jamais encore apparu à l'écran. Ryan a trouvé la bonne solution pour plonger Cyril dans une rage folle, car leur père est tout simplement une ordure qui considère ses enfants comme de vrais ratés, et même son pauvre fils qui est devenu attardé mental, il le considère comme le dernier des crétins. Seulement, ce que Ryan n'avait pas vraiment prévu, c'était le risque que le combat tourne mal, vu que Cyril n'a pas vraiment conscience de sa force. Le pire arrive, vu qu'il blesse très violemment Khan au cours de la bataille. Celui-ci n'est pas mort, mais sa chute est d'autant plus choquante. Car si il est toujours en vie, on sait qu'il ne se rélèvera jamais vraiment, il sera sans doute un vrai légume tout au long de sa vie, probablement dans le coma d'ailleurs. La scène où Cyril comprend ce qu'il a fait est vraiment terrible lorsque l'on y pense, Ryan dit bien que Cyril a rendu Khan encore pire que lui, et il est normal que Cyril finisse par péter les plombs. Une scène magistrale avec deux acteurs au top de leur indéniable talent. En plus de cloturer cette intrigue en beauté, cela relance une partie de la saison, puisque cela intensifie encore plus le conflit déja existant depuis le début entre les blancs et les noirs. Ce conflit racial est déja présent depuis un petit bout de temps au sein de la prison, mais il est sur le point d'exploser dans ce dernier épisode. Et même si on attend que ça, la série a l'intelligence de se faire attendre et d'arrêter la saison au moment où tout allait exploser. Mais tout d'abord, revenons sur les autres personnages.


Il y a tout d'abord Chris et Tobias qui se rapprochent dangereusement au cours de ce season finale. Je dis bien dangereusement, car Chris est comme la drogue pour Beecher, même si sur le moment, il est heureux, cela finira mal pour lui, c'est écrit et il ne peut pas y échapper. Keller a beau être un magnifique personnage, il n'en reste pas moins quelqu'un de profondément complexe, dont les réactions sont toujours extrêment imprévisibles. Néanmoins, depuis qu'il lui a sauvé la vie lors de l'attaque de Vern, Beecher baisse peu à peu sa garde, Keller a cherché toute la saison à lui prouver qu'il avait changé et qu'on pouvait lui faire confiance à présent. Il a probablement raison, car Tobias lui cède et l'embrasse à la fin de l'épisode pour fêter la bonne année. Pour autant, ce baiser, ce n'est pas seulement une tradition pour le nouvel an, cela représente quelque chose, un nouveau départ, une nouvelle chance que se donne les deux hommes à présent. Le fait que cela soit à la fin de l'épisode n'est pas non plus un hasard, il y a fort à parier que leur réconciliation sera au coeur de la quatrième saison. Ce n'est certainement pas moi qui irait m'en plaindre.


La saison dernière, Kirk Acevedo nous en mettait plein la vue dans la scène où il était emmené en isolement après avoir creuvé les yeux d'un gardien.
 
Une saison plus tard, il en revient au même point puisqu'il se retrouve une nouvelle fois en isolement. Peut-on parler d'un manque d'inspiration chez les scénaristes, ou pire, d'une facilité ? Certainement pas, car cette évolution est complétement logique et justifiée. Miguel n'a jamais fait les bons choix, et ce depuis le pilote de la série. Il s'est toujours retrouvé dans les ennuis, même si il a souvent tenté de devenir un mec bien, il échoue sans cesse, et cela en fait un personnage assez tragique finalement. Pour se protéger, il tue Carlo Ricardo, et même si c'était de la légitime défense, il se retrouve une nouvelle fois en isolement. C'est un retour à la case départ pour lui, mais maintenant il n'a rien à craindre et peut dévoiler tout ce qu'il sait, notamment à Glynn. Je me suis toujours demandé ce qui reliait Alvarez au viol de la fille de Glynn, et bien nous avons la réponse, puisque c'est Carlo Ricardo qui a violé la fille du directeur. C'est assez ironique, puisque l'ayant tué, il n'a plus rien à craindre. Et cerise sur le gateau, Glynn est terriblement fustré, maintenant qu'il sait que le violeur de sa fille a été sous ses yeux durant des mois. Un rebondissement innatendu, mais ingénieux, d'ailleurs le rire de Miguel rend toute cette situation vraiment terrible. Son retour en isolement va pouvoir apporter encore beaucoup de choses au personnage, je ne pense pas que l'on va avoir droit aux même choses qu'en début de saison, car cette fois aucun gardien n'est impliqué. Mais pour autant, il serait très interessant de voir miguel chuter encore plus bas qu'il ne l'a jamais été. Ce serait probablement très interessant, et l'extraordinaire Kirk Acevedo a le talent pour cela, c'est certain.


Il était naif de penser qu'on allait se débarasser de Shirley aussi rapidement, même si au fond je n'ai jamais vraiment cru à son exécution. Mais là encore, le rebondissement de dernière minute est assez innatendu, mais logique quand on a suivi l'évolution du personnage. Tout d'abord elle est enceinte, et ce serait plutôt ignoble de tuer une femme portant un enfant, malgré son terrible crime. Mais surtout, c'est sa conversation avec Soeur Peter Marie qui nous fait comprendre que Shirley est tout simplement folle. Bizarrement, on ne l'avait jamais remarqué, même si elle ne nous a jamais semblé très nette. Forcément, elle a tué son enfant de façon monstrueuse, mais si elle l'a fait, ce n'est pas pour rien. Elle pensait sa fille envahit par l'esprit de Satan, et pour la protéger, elle a préféré la noyer, pensant que cela tuerai le démon. En bref, Shirley est folle, et comme le dit Soeur Peter Marie, elle n'a absolument rien à faire dans une prison, et encore moins dans le couloir de la mort. C'est logique qu'elle soit transféré à l'hopital psychiatrique, mais pourtant quelque chose me dit que nous n'en avons pas terminé avec ce sombre personnage. Surtout que cette fois, elle était vraiment décidé à mourir. Le gouverneur la gracie même dans son jour de bonté, elle ne sera condamné qu'à la prison à vie, mais sans doute est-ce pire que la mort pour elle. McManus n'a pour une fois pas vraiment le temps de penser à ses prisonniers, vu qu'il est pris de toute part entre Diane qui pète doucement les plombs face à une Claire toujours aussi vulgaire et pétasse. Mais dans un sens, c'est un bon personnage, car elle n'a aucune limite, et elle pourrait aller très loin. La petite baguarre entre les deux femmes était assez amusante finalement, mais cela pourrait se conclure par la démission définitive de Claire à Oz. En effet, une deuxième emeute se prépare, et celle-ci n'a pas la force de traverser cette épreuve une nouvelle fois.


Cette émeute potentielle, on la doit aux conflits racial qui ne cesse de s'intensifier depuis le début de cette troisième émeute. Sauf que contrairement à l'émeute de la saison 1, les noirs sont désormais en majorité, et chaucn se sert les coudes quoi qu'il lui en coute, et en remplacement de Said, c'est Adebisi qui mène la danse. Et cela fait assez peur, il faut le dire. Si Said n'est pas forcément un saint, il est tout de même assez rationnel, là où Adebisi peut agir comme un véritable fou. D'ailleurs, il prend un malin plaisir à pousser tout le monde à se rebeller, à déclencher la guerre. Même Hill se laisse influencer pour un vulgaire magazine porno. Le voilà qui se retrouver au mitard, et c'est la bonne excuse pour démarrer l'émeute. Glynn prend les mesures nécessaires en laissant les prisonniers dans leurs cellules et en gardant la sécurité à la bonne portée afin de maitriser la situation. Si tant est qu'elle puisse être maitrisé à ce moment présent, surtout que les traitres sont de sortie. Comme je le disais, chaque camp se sert les coudes, et dans ces cas là, même les gardiens aident les prisonniers. C'est ainsi qu'entre en piste Clayton, celui-ci découvre grâce à Adebisi qui a vraiment tué son père, il fini enfin par ouvrir les yeux, juste à temps pour être viré par Glynn. D'un côté, je me dis qu'il l'a fait pour son bien, Clayton n'a pas sa place dans un enfer comme Oz, et au fond, il veut sans doute le protéger. Mais cela n'empêchera pas ce dernier de se venger, et de laisser un revolver chargé dans la cellule d'Adebisi dans le plan final de la saison. A présent, il peut ouvrir les festivités et faire la guerre. La dernière scène est très troublante, car chacun reste dans sa cellule, méfiant et attendant ce qui arrivera ensuite. Un final très malin, puisque le spectateur est frustré de ne pas en voir plus, mais l'attente sera je pense récompensé et j'imagine bien la saison 4 s'ouvrir sur une émeute sanglante.


Globalement, ça aurait été une très bonne saison. Certes, pas aussi brillante que les deux première, mais tout de même excellente. Oz reste fidèle à elle-même, c'est à dire la série carcéral ultime, un show de référence. Une série intelligente, violente, émouvante parfois sans oublier d'être un miroir sur la société actuelle grâce aux divers sujets qu'elle traite. En plus bref, on en peut plus comparer cette série culte avec Prison Break qui ressemble maintenant à une grosse farce tellement elle est devenue médiocre au fur et à mesure des saisons. Si je devais citer une série qui frôle la perfection à chaque épisode, ce serait Oz sans l'ombre d'une hésitation. Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que les trois saisons restantes seront aussi brillantes que les trois premières. Et ma seule inquiétude, c'est que la série finisse par aller trop loin dans la surrenchère et dans la violence gratuite. Mais jusqu'ici, c'est loin d'être le cas.


Bilan : Au final, c'est un très bon final, un deuxième visionnage a été bénéfique pour se rendre compte des qualités de ce dernier. Certes, il n'est pas aussi intense et passionnant que les deux précédents, mais il cloture les intrigues de la saison tout en donnant envie au spectateur de revenir la saison prochaine grâce à un cliffangher particulièrement prenant. Pas de quoi être déçu au final.

Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 0 commentaires

Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /2008 22:07

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Avant dernier épisode de la saison 3, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la pression monte assez vite en vue d'un final que j'espère exceptionnel, à l'image des deux premières saisons. Pour une fois, le discours de Hill est assez cohérent pour la narration, car nous n'avons pas été très gaté à ce niveau là cette saison, malgré tout, les différentes hallucinations au sujets des identités secètes des prisonniers sont très amusantes. La plus drôle est sans doute celle d'Adebisi et Wangler qui prennent ni plus ni moins que le déguisement de Batman et Robin, finalement cela leur va bien. Passé ces petits moments d'humour, le reste de l'épisode ne prête pas vraiment à rire, et comme souvent dans Oz, on se retrouve dans un climat de suspission et de trahison tout simplement passionnant, et c'est ainsi que j'aime la série. Chaque personnage se trouve à un tournant et est très présent, sauf sans doute Beecher dont les apparitions sont rares, mais il se rattrappera dans le season finale sans le moindre doute.


Keller passe maitre dans l'art de la manipulation, et il est toujours quasiment impossible de savoir dans quel camp il se trouve. Dans Oz aucun personnage n'est figé, mais malgré tout, il arrive à être attachant tout en étant detestable et manipulateur, c'est assez impressionnant. Mais l'interprétation magistrale de Chris Meloni n'y est pas pour rien, car c'est clairement l'un des meilleurs acteurs de la série. Son intrigue de séduction et manipulation avec Soeur Peter Marie trouve son issue, et jusqu'au bout, on se demande si cette dernière va franchir les limites, ce jeu de séduction entre deux personnages que tout oppose était rudement bien osé, mais très interessant dans le sens où Soeur Peter remet ses convictions religieuses en question. Il faut dire que Keller se sert d'elle pour atteindre Beecher et il sait très bien quel est son point faible, malgré tout, elle montre son intelligence et la scène où elle l'affronte est tout simplement formidable. On peut même se demander si Chris a réellement changé comme il le dit, car il a toujours les mêmes techniques pour arriver à ses fins, la manipulation et la trahison. Beecher lui prend gout à sa nouvelle religion et trouve la paix et parvient même à pardonner à Chris son immense trahison. Il arrive à tourner la page, à aspirer à une vie meilleure, c'est très touchant. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il est prêt à foncer tête baissé dans une relation quelconque avec Keller, cela prendra sans doute encore du temps pour arriver à une vraie relation de confiance entre eux. Néanmoins, un pas est franchis en fin d'épisode vu que Keller sauve la vie de Tobias dans l'affrontement entre les Musulmans et les Aryens. La scène du combat à proprement dite est également formidable, car l'on passe de l'émotion à la violence pour ensuite retrouver les personnages dans le desespoir le plus complet. Comme avec Chris, Tobias confie ses péchés à Shellinger et regrette d'être plus ou moins responsable du suicide d'Andrew, l'affrontement est très violent où chacun défend son camp bien défini, mais tout le monde se retrouve dans un bain de sang presque poétique. On remarque qu'il n'y a guère que O'Reily qui est toujours un electron libre, toujours à défendre ses propres intérêts, sans jamais vraiment s'intégrer dans un camp particulier. Said est également dans le même cas, mais ce n'est pas voulu, car tout le monde l'a abandonné, mis à part Beecher qui le seul à être rester. Il se retrouve démuni, sans personne et sa prière en plein milieu de la prison est également touchante, car elle vient du coeur plus que jamais.


Comme Beecher, Alvarez cherche la rédemption, et cela aura finalement été sa grande intrigue de la saison. L'agression de Riverra aura été une grosse étape pour le personnage, et cela l'aura transformé. Et encore une fois, les scènes de réunion avec Riverra et sa femme sont vraiment très fortes d'un point de vue émotionnel. Peu à peu, Miguel comprend ce qu'il a fait, et le pire dans tout cela, c'est que s'il a des regrets, il ne peut même pas trouver des raisons à son crime, de la même façon qu'il ne peut pas trouver de raison à son nouveau crime en fin d'épisode. La présence de soeur Peter Marie l'a je pense beaucoup aidé, mais je ne comprend pas trop pourquoi tout d'un coup, on reparle du viol de la fille de Glynn, c'est un peu sorti de nul part, mais si Miguel tient tant à garder le secret, c'est sans doute car c'est quelqu'un de la prison, une personne qui pourrait se venger si jamais il passait aux aveux. Le retour des Latinos n'est également pas des plus agréables, car Miguel sait d'avance qu'il va devoir payer les pots cassés pour les avoir abandonné, il prend même les devants en demandant à McManus de retourner en isolement. Finalement, il n'y a pas de rédemption possible, car si le personnage aura tout fait pour changer, il retombe dans ses vieux travers, en tuant un prisonnier qui l'attaque. Alors certes, c'est de la légitime défense, mais Glynn ne l'entendra certainement pas de cette oreille. Mais la scène la plus émouvante est sans aucun doute celle où Miguel supplie McManus de retourner en isolement, car il a finalement toujours été seul, et n'y a visiblement pas de place dans ce monde pour lui. Une scène simple, mais cela n'empêche pas Kirk Acevedo de nous impression par une interprétation quatres étoiles.


Carlo Ricardo commencait nettement à devenir un personnage attachant, notamment dans ses relations avec sa famille. La série a parfaitement su retranscrire ce sentiment d'abandon et de déception vis à vis des siens que peuvent ressentir les prisonniers. Sa soeur était la dernière personne à être vraiment présente pour lui, et fini aussi par l'abandonner, partant dans un autre état. Alors certes, ce n'était pas voulu, mais les conséquences sont les mêmes pour Ricardo qui ignore tout de la vérité. Par contre, les coup du maton qui balance le mot de la soeur de Ricardo à la poubelle était un peu too much. Par contre, la mort de Carlo est très forte, car on commencait à s'attacher à ce personnage, et là la série retombe dans la tragédie pure et dure. Les questions trouvent des réponses aussi du côté de Clayton, et on laisse pendant tout l'épisode planer le doute quand à l'implication de Glynn dans la mort du père de Clayton, car comme Ray, j'ai eut des doutes. Mais je suis quand même assez convaincu par l'aveu de Glynn, mais cela stoppera t-il Clayton qui est tout simplement en train de toucher le fond ? J'ai des doutes.


McManus est dans une mauvaise passe, puisque une nouvelle fois, on l'accuse de harcélement sexuel. Ce n'est pas Claire cette fois, mais Wangler qui prétend s'être fait tripoté par ce dernier quand il était au plus mal. Bien entendu, ce n'est autre que Adebisi qui tire les ficelles comme toujours, et on peut même se dire qu'il exerce un chantage vicieu sur Wangler, car il ne serait sans doute pas allé dans cette direction de son plein gré. De toute façon, McManus est clairement en danger lui aussi, car tout le monde est determiné à le faire tomber pour définitivement faire tomber l'autorité qu'il exerce que Elm City. Lors de sa scène avec Shirley, j'ai d'ailleurs pensé qu'elle aussi allait tenté quelque chose, mais on part dans une toute autre direction avec ce personnage à multi facettes. Son exécution est pour très bientôt et elle doit choisir comment elle veut mourir. Elle choisi la pendaison, car elle veut partir dans la grâce, mais celle-ci est sans doute remise en question puisque l'on découvre qu'elle est enceinte. Encore un message pour nous faire comprendre que les personnages refont dans cesse les mêmes erreurs, beaucoup d'ironie pour elle qui a tué son premier enfant. Suite et fin de l'intrigue de Nappa qui se fait trahir par Nat, le transexuel qui partage sa celulle. Sous son apparence léger, il était de mêche avec les Latinos et n'hésite pas à tuer froidement Nappa en l'étoufant avec son oreiller. Quand au combat de boxe, ce n'est toujours pas passionnant, encore plus là vu que les matchs ne sont pas truqués pour une fois. Néanmoins, faire s'affronter les camps gay et musulmans était une bonne idée, car on sent à quel point tout peut vite exploser entre les différents groupes raciales dans la prison.


Bilan :  Si l'épisode met un peu de temps à démarrer, le reste est excellent, spécialement le dernier quart d'heure formidable qui semble préparer un final apocalyptique. On a tous les élements en main, avec l'explosion des clans et quelques morts au passage. Le final promet d'être captivant.

Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 0 commentaires

Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /2008 11:57

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Beaucoup de choses se passent dans ce très bon épisode qui pose avant tout les bases pour la fin de la saison. L'épisode est toujours structuré de la même façon par rapport à d'habitude, mais on va de révélations en révélations, et je crois pas trop de tromper en me disant que la saison 3 va se terminer dans le chaos le plus total, à l'image des deux saisons précédentes. Comme le précise de titre de l'épisode, si certains commencent à regagner un peu d'humanité, comme c'est le cas surprenant de Keller ou Shillinger, d'autres la perdent totalement, comme O'Reily, qui semble prêt à tout pour son frère, mais encore plus vicieux et diabolique que d'habitude, il s'y prend de manières assez particulières. Les matchs de boxe continuent d'être au centre de l'intrigue, et j'ai toujours un de mal à vraiment entrer dedans, le shéma est un peu trop répétitif. Mais dans cet épisode, pourtant les choses bougent car Ryan va bien plus loin cette fois que de "simplement" droguer les adversaires de Cyril. Je prévois que tout ce championnat va finir dans un bain de sang, cela finira inévitablement mal pour tout le monde, on y voit venir depuis le season premiere, sans pour autant que cela soit prévisible. Reste à savoir comment Ryan arrivera à s'en sortir cette fois ci. 


Donc comme toujours, Ryan truque le match pour que Cyril gagne le match en droguant son adversaire. Jusqu'ici, rien de bien formidable, car ce shéma est pratiqué à tous les épisodes de cette troisième saison. Pourtant, l'intrigue surprend très vite, les choses se compliquent vite lorsque Cudney se retire de toutes ses maniguances, et même pire, il envisage d'aller livrer Ryan au directeur. Il n'en faut pas plus pour que celui-ci prenne les choses en main en le faisant assassiner par un nouveau détenu, tueur à gages particulièrment froid et vicieux. Toute cette intrigue de meurtres et de manipulation est tout a fait excellente, car cela nous permet de voir à quel point les maniguances de O'Reily peuvent avoir des conséquences dramatiques. Beaucoup de morts dans cet épisodes donc, et en plus des scènes particulièrement violentes, chacun tente de sauver sa peau en assassinant un autre. C'est très complexe, mais une fois de plus, on frôle la perfection avec cette série qui a fait ses preuves plus d'une fois.

Pour les Latinos, ce n'est pas non plus bien mieux, car Ryan arrive aussi à manipuler Ricardo pour que celui-ci se fasse prend pour possession de drogues. Un numéro de machiavélisme absolument parfait de la part de Dean Winters. En ce qui concerne Alvarez, on continue d'approfondir son sentiment de culpabilité vis à vis de Riverra, le rencontre entre les deux personnages sera très certainement forte en émotions, on peut voir tout ce sentiment qu'il refoule lorsqu'il voit les yeux mutilé de sa victime sur la photo, une scène très forte mais très dure également. La femme de Riverra tente aussi de refouler toute la colère qu'elle épouve, mais c'est beaucoup moins évident, comment continuer à vivre après un choc comme celui-ci, notamment quand son mari envisage le suicide comme seul moyen de retrouver la paix. 


Un autre qui a veut recouvrer la paix avant de mourir c'est Nappa. Se sachant condamner, il est décidé à écrire ses mémoires où il va sans doute faire quelques révélations qui vont en embêter plus d'un, sachant tous les coups tordus qu'il a pu faire. Il trouve un (une) secrétaire, donc à voir ce que nous réserve la suite pour ce personnage. Quand certains vont vers la lumière, d'autres touchent le fond, c'est le cas de Wangler, même si après ce qu'il a fait, on peut se dire qu'il le mérite un peu. Je ne m'étais pas trompé, le changement soudain d'Adebisi n'était qu'une facade, car celui a des besoins de vengeance et la torture psychologique qu'il exerce sur Kenny est tout à fait malsaine, un vrai psychopathe. D'ailleurs, Kenny retrouve son petit garçon, bien décidé à reprendre des contacts avec son fils après la mort de sa femme. Mais son fils n'a pas l'air de se souvenir de son père, et Wangler a du mal à contrôler ses sentiments lui aussi. C'est aussi terriblement réaliste comme scène, loin des images idéalistes, les enfants oublient et il a du voir son père 2-3 fois dans sa vie, normal qu'il ne se rappelle pas de lui. Mais pour le coup, on peut comprend Kenny qui pète progressivement les plombs depuis le début de la saison.


C'est un peu la même chose pour Hughes qui se tourne de plus en plus vers une noirceur des plus dangereuses. Il est complétement obsédé à l'idée de trouver qui a tué son père des années auparavant. Je ne pensais pas qu'on aurait des réponses à cette question, tout du moins pas aussi vite. Mais la série nous prend à contre pieds, et c'est une bonne choses surtout que la révélation est fracassante à tout point de vue. Ainsi, Giles est interrogé et selon lui, puisque il était présent à l'époque de ce meurtre, c'est ni plus ni moins Glynn le meurtrier. Voilà qui remet tout en question, et qui nous promet une fin de saison absolument remarquable. J'ai hate d'en savoir plus. Claire est elle aussi de plus démente, et je me demande jusqu'où elle va aller, c'est également toujours un plaisir de retrouver Diane, bien trop peu présente depuis la saison 2.


Andrew Shellinger est mort. Et tout le monde est un peu sous le choc, Vern en premier. Pour la première, on voit une lueur d'humanité en lui, même si quand on y réfléchi, c'est un vrai salop d'avoir fait ce qu'il a fait. Il a tué son fils, bien sur pas directement, il voulait savoir s'il était assez fort pour renoncer à la drogue, mais à proprement parler, c'est un meurtre. Cela ne l'empêche pas d'être desespéré. Beecher vit un peu la même crise, il se sent un peu coupable de sa mort, de n'avoir rien pu faire pour l'aider et il envisage même de se convertir à la religion Islamique. Très bonne intrigue avec Said qui remet beaucoup de choses en question. En effet, il y a comme un retournement de situation dans la hierarchie de la prison, tout le monde (sauf Beecher) se retourne contre Said, et il se fait trahir par tous ses prétendus amis, même et surtout Khan. La dernière scène est même pratiquement boulversante avec Kareen pleurant dans sa cellule, épaulé par Beecher.


L'autre personnage qui m'impressionne de plus en plus, c'est bien Chris Keller, il faut dire que Chris Meloni est absolument parfait dans son rôle, à la fois froid, ambigue et manipulateur, il joue sur tous les tableaux et difficile de comprendre ce qu'il a vraiment en tête. Ses scènes avec Soeur Peter Marie sont toujours très interessantes, car bien qu'il se livre à elle, on ne peut s'empêcher de comprendre qu'il la manipule, il la fait douter d'elle même, mais d'un certain côté il la séduit à sa manière, c'est assez particulier et osé pour la série, et je me demande jusqu'où cela va aller entre eux. La confession de Keller à propos de son amour inconditionnel envers Beecher est également formidable et très intense, on cerne un peu plus ce personnage qui se deteste finalement et qui veut détruire la personne qu'il aime pour voir jusqu'à quel point on peut l'aimer et si on peut tout pardonner. C'est très interessant comme développement, et c'est finalement dommage de voir à présent Chris Meloni sous exploité dans une série comme "New-York : Section Criminel" quand on voit à quel point c'est un acteur grandiose.


Bilan : pas vraiment de grandes scènes, mais de grandes révélations et des débuts d'intrigues au fort potentiel nous préparant à la fin de saison. On peut déja prévoir des complications pour les derniers épisodes, à l'image des saison 1 et 2 ayant fini dans le chaos total.

Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 1 commentaires

Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /2008 22:24
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55 minutes cela peut être très long mais aussi très court. Pour certaines séries, on sent les minutes passés, mais cela n'est définitivement pas le cas de Oz tellement la série est remarquable. Les scènes s'enchainent à merveille et le rythme est toujours aussi soutenu au fur et à mesure des saisons. Je ne cache pas que après quelques épisodes en demi-teinte, j'avais un peu peur que la série commence à baisser en niveau, mais me voilà rassuré, car finalement la série devient de plus en plus poignante et intelligente avec le temps. Mis à part toute l'intrigue sur la boxe qui n'est pas très interessante, étant donné que l'on aborde toujours le même schéma avec les machinations d'O'Reily, le reste est mené d'une véritable main de maître. Par contre, bizarrement, au début j'ai eu un peu peur que l'on fasse l'impasse sur le cliffangher de l'épisode précédent, mais heureusement que non et nous retrouvons un Adebisi encore plus machiavélique que d'habitude, à qui l'on doit dans cet épisode une des scènes les plus terrifiantes de la série. 


Les combats de boxe était une bonne idée en théorie, mais je ne vois pas trop où Tom Fontana essaye de nous emmener. Car là, la série aborde toujours le même shéma avec les maniguances de Ryan, et cela commence à devenir lassant. On peut se douter qu'à la fin de la saison, tout cela va lui retomber dessus, mais pourquoi faire trainer les choses ? On a l'impression que chaque prisonnier va se faire avoir par O'Reily et qu'un sera plus malin. Car après Alvarez, c'est Wangler qui y passe. Mais pour une fois, Ryan ne glisse pas de la drogue dans sa boisson, ce qui prouve qu'il peut tout aussi bien se casser la gueule en étant sobre. C'est presque jubilatoire de voir Wangler se prendre cette méga raclée tellement il est écoeurant dans cet épisode, déja dans le précédent, mais là on atteind le summum du personnage à mon avis. Il faut croire que Oz détruit les hommes, il n'y a pas d'autres explication sinon, quand on voit comment a tourner Beecher depuis le pilote, cela se tient.


Ayant découvert l'infidélité de sa femme qui le trompe avec son plus grand ennemi, Wangler prend vite les choses en main et s'assure de sa vengeance en engageant quelqu'un pour les tuer tous les deux. Un acte odieux, mais finalement assez basique à Oz, et il n'est pas difficile de se faire passer pour la victime dans ces cas là. Le moment où McManus va annoncer la nouvelle à Kenny est tout bonnement formidable, on passe de l'émotions à la terreur rien qu'à son changement d'attitude dès que Tim repart. Il a finalement eut sa victoire, il va même pouvoir assister à l'enterrement de celle qu'il a fait assassiné. C'est ignoble et cruel. Mais s'il y a bien une chose à savoir à Oz, c'est que rien ne reste figé et que tout peut très vite bouger. Profitant de l'absence de Kenny, Adebisi met en place sa vengeance en attaquant brutalement le poète et junior, une vengeance particulièrement saignante, même s'ils ne meurent pas. Et à mon avis, c'était le but, les faire souffrir un maximum. Quand il revient à Oz, il trouve Adebisi dans sa cellule pour un "Welcome back Kenny" qui restera dans les mémoires tellement la réalisation est terrifiante. Un grand moment, mais également un tournant dans la saison puisque Adebisi et Wangler vont devoir de nouveau cohabiter de nouveau et quelque chose me dit que cela va être fantastique.


Les choses avancent un peu pour Miguel qui s'apprête à rencontrer Riverra, pour une rencontre qui s'annonce vraiment forte en émotions. On arrive à comprendre les deux parties, ce qui est finalement assez remarquables. On peut comprendre pourquoi Alvarez a fait ce terrible geste, mais pour cela Riverra le paye pour le restant de sa vie alors que finalement rien n'est sa faute. Il est juste le résultat d'un pari des latinos, et c'est particulièrement cruel. Il est aussi question de remise en question pour McManus qui cette fois se remet en question par rapport à ses liaison amoureuses. Il faut dire qu'il a couché avec tout le staff féminin de la prison, il est donc plutôt normal que cela lui retombe dessus un jour ou l'autre. Par contre l'attitude de Gloria est étonnante, bien sur McManus n'a pas été toujours très correct avec elle, mais remettre sa parole en doute était un peu exagéré vu les folies à répétition de Claire. Par contre c'est un plaisir que l'on n'oublie pas la relation de Gloria et Ryan, car c'était l'une des intrigues les plus fortes de la seconde saison, et je suis certain qu'elle ne s'arrêtera pas là. En ce qui concerne Tim, c'est toujours un grand plaisir de revoir Diane, même si l'actrice est malheureusement de moins en moins présente étant donné qu'elle tournait également sur "Les Sopranos", elle aussi série de HBO.


Un peu d'avancement en ce qui concerne Said. C'est une très bonne idée de le mettre dans ce genre de position à ce stade de la série, car on l'a toujours vu comme un homme extrêment fort et indestructible. On le montre vraiment impuissant, envouté par le charme de cette femme blanche, et cela cause véritablement des dégats dans sa tête comme dans son clan. Ce clan est désormais prêt à tout pour arrêter cette liaison contre nature qui les pèse malgré tout, ils vont même jusqu'à menacer Tricia par téléphone. Mais est-ce que Said pourra arrêter cette relation pour rester le leader des musulmans. Car si un changement s'impose, il risque d'avoir beaucoup de surprises dans la prison. On note également un nouvel arrivant à Oz en la personne de Cudney, un tueur ayant hérité de la perpétuité et qui semble particulièrement étrange.


Hughes continue de s'enfoncer au fur et à mesure. Cette intrigue est vraiment excellente, car la série nous montre comment un gardien atteind par son passé commence à péter les plombs dans ce sombre univers. C'est bien de montrer aussi cette partie de la prison, surtout que la psychologie du personnage est très enrichie, notamment quand il cherche par tous les moyens à trouver le meurtrier de son père à Oz des années auparavant. La passage avec Ribadow est particulièrement intense, et à mon avis cette intrigue remarquable ne fait que commencer, tout comme la lente descente aux enfers de Hughes.


Intrigue absolument remarquable pour Beecher et Andrew, même si tout va très vite cette fois. Sans doute car cela va entrainer beaucoup de choses et surement un retour du plus que diablolique duo que forme à présent Beecher et Shellinger. On dirait que Keller est un peu plus mis sur la touche cette fois ci, ce n'est pas plus mal, d'autant plus que son intrigue avec soeur Peter Marie est elle aussi excellente. On dirait que celle-ci se laisse envouter par son charme, tandis qu'il continue de la faire douter de ses choix et de son style de vie. C'est rudement bien ficellé, et il faut dire que Chris est un personnage réellement fascinant dans sa guestuelle comme dans le psychologie remarquable du personnage. Un personnage vraiment fantastique. 


Beecher continue de prendre sous son aile le jeune Andrew Shellinger, mais l'on ne sait pas vraiment quels sont ses intentions. Va t-il trahir Keller et O'Reily, s'est t-il vraiment pris d'affection pour ce jeune garçon qui lui ressemble, ou alors est-ce la plus belle des vengeances envers Shellinger. Même après cet épisodes, on ne sait pas vraiment quels étaient les intentions de Beecher, qu'allait-il faire ? Avait-il prévu les réactions du chef des aryens ? On pourrait aussi se demander pourquoi Shellinger a t-il tué son propre fils ? L'a t-il purement et simplment renié comme il le dit, ou alors ne supportait-il pas de laisser Beecher prendre le contrôle sur lui. Voilà un revirement très sombre mais intelligent. On pourrait croire que cette lutte entre eux deux ne s'arrêtera pas avant la fin de la série, mais quand c'est aussi passionnant, pourquoi se plaindre ?


Bilan : un épisode tout bonnement formidable de bout en bout. La série ne cesse de s'enrichir et d'être captivante saisons après saisons. J'ai eut bien raison d'acheter le DVD de la première saison les yeux fermés, car elle fait maintenant parti des meilleures séries que je connaisse. 
Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 0 commentaires

Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /2008 18:51
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Comment une série aussi peu connue peut être d'une telle qualité ? Lorsque c'est parfait à ce point, on ne qu'être soufflé par ce que l'on vient de voir. Après deux épisodes un peu moins bon, on retrouve vraiment du très haut niveau pour Oz où toutes les intrigues évoluent de façon surprenantes, mais surtout convaincantes. Les changements arrivent principalement avec l'arrivée d'Andrew Shillinger à Oz. L'on pensait avoir fait le tour de la relation tumultueuse entre Beecher et Shillinger, mais nous en sommes finalement bien loin. S'il y a une chose que l'on remarque une fois de plus, c'est à quel point la série peut être imprévisible. On ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre avec la série, ce qui renforce encore plus l'addiction. En trois saisons, elle n'a fait que s'amplifier, et cela est assez rare pour le signaler.


L'épisode précédent s'achevait par l'arrivée d'Andrew Shillinger, le fils junkie du chef des nazies de la prison, et cela a des répercussions puisque McManus décide de le place à Elm City. C'est intelligemment que les rôles sont inversés : en premier lieu entre Shillinger et Glynn, vu que Shillinger le supplie d'enlever son fils de Elm City où il va sans doute se faire dévorer tout cru. On ne peux pas l'en blamer, mais c'est assez drôle l'ironie de la situation. Et dans un deuxième temps, Beecher qu'on a beaucoup de mal à cerner dans cette troisième saison, ces intentions envers Andrew sont-elle sincères ? J'en doute, et c'est là tout l'intelligence de l'épisode, on ne sait pas trop quoi en penser. S'il apparait clair que O'Reily et Keller ont des mauvaises intentions envers Andrew et veulent le pousser au fond du trou, on ne peux pas en dire autant de Tobias, ou presque. L'aide t-il parce qu'il se reconnait en lui, ou alors pour mieux s'en rapprocher et lui apporter le coup de grâce dans l'intention de se venger en beauté de son père. C'est très interessant, et je pense que cette intrigue va nous tenir en haleine quelques épisodes, entre faux semblants, mensonges et trahisons. 


En parlant du génial Chris Keller, celui-ci montre tout l'étendue de son machiavélisme dans son entretien avec Soeur Peter Marie. On entre dans un jeu très ambigue entre eux, on connait les techniques de séduction presque hypnotique de Keller, mais cette fois il va loin, en la séduisant mais également en la faisant douter de son métier de psychologue. Encore une fois, les scènes sont parfaites, et l'on ne peut que applaudir la maitrise de Chris Meloni qui est vraiment un acteur qui m'impressionne. Autre intrigue qui suit son cours, celle-ci concerne McManus et Claire, et celle-ci fait écho à l'épisode précédent où cette dernière se faisait virer à cause de son incompétence. Mais pourtant elle rapplique vite en se faisant passer pour une victime et en se disant harceler sexuellement par Tim. S'il y a une chose à savoir, c'est de ne jamais coucher avec une employée et la virer ensuite. Là est l'erreur, et du coup, Claire réintègre son poste pour le meilleur, mais sans doute aussi pour le pire.


La série nous a toujours montré la fragilité de la nature humaine, et cela pour tous, mais l'on avait jamais réellement vu cela du côté des gardiens. C'est finalement chose faite avec Hughes, je dois dire qu'au départ je ne voyais pas réellement l'intérêt de ce nouveau personnage. Mais dans Oz, aucun personnage n'est inutile, chacun à sa place et est complexe à sa manière. Devenir gardien d'une prison comme Oz n'est pas facile, et celui-ci ne tarde pas à péter les plombs, cela se fait de manière progressive. Il va jusqu'à enfreindre les régles en faisant entrer dans Oz une matraque electronique, histoire de se faire respecter par les prisonniers. Il finit par être licencié et est transféré à la bibliothèque, mais quelque chose me dit que ce n'est pas la fin du personnage, il y a encore des choses à exploiter. Un autre à enfreindre les règles de sa religion, c'est Said qui se rapproche dangereusement de Tricia Ross, ce qui n'échappe pas aux autres qui forcément le juge pour ce qu'il fait, avec une blanche surtout. La scène avec leur poignée de main est très touchante, et pleine de symboles.


Je ne pensais pas que les choses irait si vite en ce qui concerne Alvarez, mais dans un sens tant mieux, puisque c'est l'un de mes personnages préférés. Il peut sortir de l'isolement, à la condition de participer à des réunions "agresseurs/victimes" avec Riverra qu'il a rendu aveugle dans le final de la saison 2, rappelons-le. Je ne sais pas ce que cela va pouvoir donné, mais je pense que Alvarez va avoir du mal à accepter tout cela. Autre bonne intrigue en ce qui concerne le tournoi de boxe qui tourne comme toujours à la compétition entre les clans. O'Reily est là pour s'assurer que Cyril puisse gagner son prochain masque et drogue la boisson de Miguel pour faire gagner son adversaire, qui sera plus à la portée de son petit frère. C'est très malin, mais ignoble à la fois. Alvarez insuffle vraiment de la compassion, malgré tout ce qu'il a pu faire, il doit encore faire ses preuves à El Sid. Ce pauvre mec a tout mon soutien. L'intrigue de Wangler tombe comme un cheveu sur la soupe en fin d'épisode, mais elle est pourtant formidable. Il fête ses 18 ans et apprend que sa femme est repartie avec son pire ennemi, et que ce dernier bat son enfant. Il n'en fallait pas plus pour le faire péter les plombs à son tour, il engage quelqu'un pour tuer sa femme et son amant. Encore une fois, la série nous montre la dégradation de l'humain qui se déshumanise de plus en plus à Oz. La scène finale est elle tout à fait impressionnante, j'attendais depuis le début de saison que Adebisi montre son vrai visage, c'est chose faire et son acte de vengeance est presque compréhensible. Le cliffangher est insoutenable, a t-il tuer Wangler ? Je penche pour oui.


Autre très grande intrigue avec Richie qui finalement n'a vraiment pas de chances. Je pensais le voir exécuter, mais par miracle, ou presque, il est innocenté et peut revenir à Elm City. Quittant donc le couloir de la mort mais aussi Shirley, sa seule alliée à Oz. Quiconque partant du couloir de la mort se sentirait soulagé et libéré, pourtant la réalité est toute autre. Richie se sent revivre et ne reste pas assez sur ses gardes, lorsque le nouveau prisonnier, le russe, le drague sous les douches. Ce n'est qu'un tactique puisqu'il finit par l'égorger avec une lame de rasoir, une mort des plus violentes et des plus ignobles qui soit. Une scène très maitrisé et qui nous prend vraiment par surprise, en ce qui me concerne, je ne l'ai vraiment pas vu venir. C'était comme toujours magistralement mené.


Bilan : un épisode excellentissime de bout en bout. La série ne nous a pas encore prouvé tout ce qu'elle avait dans le ventre, car elle arrive toujours à nous surprendre. Je l'ai déja dit, mais j'insiste lourdement, Oz n'est pas pour tout le monde, mais pour tout ceux ayant plus de 16 ans et le coeur bien accroché, alors ce petit bijou est à voir absolument. 
Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 0 commentaires

Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /2008 14:44
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Après un season premiere parfait, on sent depuis 2 épisodes une toute petit baisse de régime dans cette série culte, pourtant on sent bien qu'il manque un tout petit quelque chose pour que ce soit extraordinaire, une toute petit étincelle pour que la magie opère. Je suis également un peu agacé par la voix off de Hill qui parle un peu pour ne rien dire dans cette saison, un peu à l'image de Desperate Housewives ou Grey's Anatomy, et c'est très dommage, car dans cet épisode si Hill parle de sport, on ne retrouve pas vraiment ce thème dans les autres intrigues, à part dans celle du combat de boxe. Il faudra changer cela dans les prochains épisodes pour revenir à un thème plus global, comme au bon vieux temps. Mis à part ça, j'ai passé un bon moment devant Oz, mais globalement moins jouissif que d'habitude, mais ne nous affolons pas non plus, c'est très très loin d'être un mauvais épisode.


Le seul lien avec le sport évoqué par la voix off de Hill est le combat de boxe. Evoqué dans le précédent épisode, le premier combat a lieu et il faut dire que l'on pouvait s'attendre à un drame ou à des machinations de la part des prisonniers, mais mettre Ryan au centre de tout et faire de lui Satan en personne est une très bonne idée. Il tient à faire participer Cyril à ce championnat et bien sur à le faire gagner par tout les moyens, comme d'habitude, il agit comme un rapace en manipulant le nouveau gardien, un Irlandais pour qu'il l'aide, mais aussi en droguant l'adversaire de Cyril pour qu'il perde le match. L'on pouvait s'y attendre, mais on peut aussi dire que Ryan agit par inconscience, comme le lui rappelle sa tante, Cyril a un problème mental et la boxe n'est sans doute pas le sport rêvé pour lui. 


L'épisode précédent s'achevait sur la découverte du corps d'Alvarez pendu dans sa cellule. Fort heureusement, sa tentative de suicide n'a pas aboutie et il se retrouve à l'hopital en compagnie du docteur Nathan elle aussi toujours là malgré son licenciement. Licenciement qui n'aura pas lieu, puisque le médecin qui la virer démissionne de lui-même, pour une fois Oz a le dessus sur le sénateur, c'est une grande première. Mais finalement nous n'avons jamais cru au départ de Gloria, tout comme à la mort d'Alvarez, même si Oz reste une série imprévisible où tout peut arriver. Le réveil de Miguel a l'infirmerie est d'ailleurs excellent et plein d'ironie, il croit être au paradis et il se rend vite compte qu'il a survécu et qu'il est toujours à Oz, ce qui correspond plutôt à l'enfer.


L'ironie est au rendez-vous en ce qui concerne le trio machiavélique de la série puisque je restais persuadé que les Aryens avait poignardés Keller, mais il semblerait que cela ne soit pas aussi évident. Keller reste toujours le personnage le plus mystérieux de la série, on ne sait jamais dans quel camp il est, mais il semble que ses sentiments pour Beecher soit vraiment réel et profond, il ne serait pas allé voir soeur Peter Marie sinon, c'est clair. C'est tout l'ironie de l'épisode, au moment où Keller s'apprête à vouloir se faire pardonner, Beecher lui met le doute dans sa tête, et si c'était lui qui l'avait attaqué et si c'était lui qui avait tué Metzger. Pour cette dernière chose, on sait que c'est la vérité, mais le doute persiste sur l'attaque de Keller, c'est une bonne idée de jouer sur ce mystère.


Si certains personnages ne posent des questions ou se manipulent les uns les autres, pour d'autre une vraie descente aux enfers est opérés. Par exemple avec Ricardo qui chute de plus en plus dans la haine et le dégout de soi-même. Il s'éloigne de plus en plus de sa famille qui elle aussi s'éloigne de lui et les visites se font avec beaucoup de froideur. Sa mère refuse de voir son fils en prison, et donc refuse de venir le voir à Oz, et pour cela les autres membres de la famille inventent des excuses bidons comme la grippe et une fois de plus la série frappe fort avec une justesse parfaite les problèmes familiaux dans la société. Un autre personnage s'enfonce dans la noirceur, c'est Claire Howell qui pète de plus en plus les plombs à l'instar de l'épisode précédent. Elle apparait de plus en plus comme une femme dérangée qui change d'humeur d'une minute à l'autre. Comme dans l'épisode précédent, sa scène avec McManus est très forte, le personnage continue de s'enfoncer toujours plus bas quand elle violente des prisonniers dans le quartier d'isolement. Le personnage est pourtant très bon, car si on peut la detester, elle n'en est pas moins interessante, au contraire.


Adebisi a finalement eut ce qu'il voulait en ce qui concerne Nappa, et là aussi on peut remarquer une certaine forme d'ironie. Nappa qui dit detester la drogue et surtout l'homosexualité se retrouve atteind du sida. Bien sur, nous savons que Adebisi l'a affecté avec une piqure, mais lui est persuadé que c'est une erreur et quitte Oz persuadé qu'il reviendra quand l'erreur sera tiré au clair. Quand à Hill, il se retrouve en quartier protégé après avoir balancé Coyle qui se retrouve bien mal en point et dans une très mauvaise situation. Après la vérité sur son meurtre, il sait qu'il ne pourra jamais sortir de Oz et qu'il sera sans doute condamné à mort, c'en est trop et il se suicide. On voit également le reflet de la télévision qui montre en direct la vidéo où Coyle montre comment il a tué toute sa famille, vidéo qui montre tout le voyeurisme de la télévison et spécialement des informations. Rien n'est plus vrai encore une fois, et voir Ryan révolté par ces images à la télé est une nouvelle fois une preuve d'ironie. Hill est très clairement attendu au tournant, et dès qu'il sortira du quartier protégé, il sera très probablement en très mauvaise posture avec Wangler et toute sa bande. Une fois de plus, Said prend son partie malgré la grêve de la faim qu'il effectue pour faire bouger les choses. Reste à savoir si une réconciliation est possible entre tous ces clans.


Dans le couloir de la mort, Richie et Shirley continuent de sympatiser et on peut se demander quand ils vont être exécutés, car finalement c'est une bonne chose de développer ces deux personnages quand on sait qu'ils vont forcément mourir, leurs morts sera alors encore plus dure. Richie n'a pas digéré et on le comprend ce qui lui est arrivé et c'est assez cruel d'imaginé qu'il va mourir pour un crime qu'il n'a pas commis, mais on ne peut pas dire qu'il est eut le choix. Shirley a la bonne idée de pousser Richie à faire accuser avec lui Shellinger, comme ça il payera lui aussi même si Richie ne sera pas épargné pour autant, mais il se sera venger c'est déja ça. Et en parlant de vengeance, il se peut que Beecher l'obtienne enfin en ce qui concerne Shellinger (encore lui) puisque son fils arrive à Oz. 


Bilan : un épisode un peu moins bon que d'habitude. Les intrigues suivent cependant leur court mais néanmoins il faut reconnaitre un petit coup de mou en ce début de saison 3. Mais les intrigues sont très prometteuses et devrait nous entrainer vers des épisodes extraordinaires avec notamment le championnat de boxe ou l'arrivée du fils de Shellinger.
Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 0 commentaires

Mercredi 26 décembre 2007 3 26 /12 /2007 18:36
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L'espace d'un instant, je me suis demandé si la série n'allait pas nous offrir un mauvais épisode. A peine cette pensée m'avait-elle traversé l'esprit que la suite de l'épisode me prouve amplement que j'avais tord. Ce n'est sans doute pas un aussi bon épisode que le season premiere, mais il est très loin d'être mauvais et impose les pistes de la saison 3. Qu'on se le dise, la série ne s'essoufle jamais et continue encore et toujours de surprendre dans le bon sens. La série demeure plus sombre que jamais et toujours ultra-réaliste, et c'est surement ce qui dérange le plus dans la série. Ce ton réaliste qui nous fait penser que même si cela reste un fiction, des choses semblables arrrivent vraiment et cela fait peur parfois. 


La violence atteind encore un stade et McManus se rend compte qu'il faut faire quelque chose contre cette violence de plus en plus dangereuse. Son idée : organiser des combats de boxe qui permettrait alors de diriger la violence des prisonniers vers autre chose. Dans un sens, c'est plutôt une bonne idée pour soeur Peter Marie. Mais voilà, si ce procédé a bien marché dans certaines prisons, ici nous sommes à Oz, donc on se doute bien que ça va vite finit par se terminer de façon tragique. Si c'est juste une idée, on sent que ce sera le fil rouge de cette saison et cela semble interessant à traiter. Mais McManus est pour l'instant occupé puisqu'il sort avec la nouvelle gardienne, Claire Howell. Ou devrais-je dire couche avec elle, puisqu'il semble prendre cette relation à la légère. Alors qu'elle, est limite obsessionnel et dérangée, une intrigue psycho à Oz me dirais vraiment bien et c'est sans doute vers cela que l'on se dirige. J'avais dit dans ma précédente review que je regrettais les courtes apparitions de Diane, et bien l'épisode me donne tord puisqu'elle revient sur le devant de la scène. Tout d'abord, la mort de Scott plane toujours sur sa conscience et elle craint de finir en prison pour le restant de ses jours. Et pour achever le tout, sa mère très malade meurt. Bien sur, ce n'est pas une surprise, elle s'y attendait, mais c'est tout un gros coup sur la tête mais son ex petit ami est toujours là pour elle et Tim la réconforte comme il peut. Il n'en fallait pas plus pour que Claire parte au quart de tour, et s'ensuit une scène des plus intenses avec la gardienne qui pète complétement les plombs face à McManus. Je me demande ce que cela va donner cette histoire.


Malgé ses commentaires en voix off assez saoulant durant cet épisode, l'intrigue de Hill a du potentiel et cela s'avère très interessant. En discutant avec un nouveau prisonnier, Coyle, il se rend compte que celui-ci a été condamné pour vol à main armée mais qu'il n'a pas payé pour tous ses crimes. En effet, celui-ci clame haut et fort qu'il a égorgé une famille entière, dont un bébé de 18 mois. Mais comment savoir sans trop se mouiller si ce n'est que du bluff, ou alors si c'est vraiment vrai, et dans ce cas ci, alors Coyle serait un véritable monstre. Hill est écoeuré et tente même de faire avouer au prisonnier son crime, mais forcément celui-ci est malin et n'a aucune envie de finir dans le couloir de la mort, mais il laisse cependant entendre qu'il y a une vidéo de ce crime. Hill a intérêt a rester prudent, car à force de vouloir découvrir la vérité, il va finir par se brûler. Il ne faut pas trop jouer avec le feu...


C'est aussi le cas d'Adebisi, qui joue avec le feu, même si on peut comprendre ce sentiment de vengeance mais là son acte est cruel et pervers. J'ai toujours eut le sentiment que la nouvelle personnalité de Simon ne sonnait pas bien, ce n'est pas en quelques mois en asile que l'on change une personne du tout au tout et Adebisi n'a pas changé. Il est seulement plus malin et s'applique à faire ses coups en douce. Sa première cible est Nappa, et on peut dire qu'il la bien cherché, mais il n'aura aucun moyen ou presque de faire le rapprochement avec Simon. Celui-ci veut aider ses proches et travaille désormais à l'hopital à l'étage des personnes atteinte du sida, ce qui lui donne une idée. Il fait une piqure à un prisonnier très malade pour ensuite piquer avec la même aiguille le bras de Nappa sans que celui-ci ne s'aperçoive véritablement de ce que son meilleur vient de faire.


La relation de Beecher et Keller reste des plus ambigue et très complexe. Keller prend le risque de sa vie en acceptant de revenir à Elm City, il faut dire qu'il s'ennuie ferme en quartier protégé. Il faut dire qu'entre magazines cochons et branlettes, il n'y a pas beaucoup d'occupation, il revient donc dans sa celulle pour se rendre compte que Beecher n'est pas encore prêt à lui pardonner. Et s'il y en a un autre qui n'est pas prêt de pardonner, c'est Shellinger qui rêve de vengeance et envoie un de ses sbires pour le poignarder dans le dos. De toute évidence, il ne mourra pas, je l'espère en tout cas car il s'est vraiment imposé comme l'un des personnages les plus important de la série. Impossible de regarder la série sans le charismatique Christopher Meloni.


Je me demande vraiment si Alvarez va rester en isolement toute la saison, j'en doute mais c'est pourtant très mal partie. Ray est une vraiment un homme bien, il aide toujours Miguel comme il peut, sachant ce que les gardiens lui font subir, il lui apporte de la nourriture en douce, mais force est de reconnaitre que Alvarez pète complétement les plombs dans cet endroit et ça se comprend, d'autant plus qu'il a été forcé d'arrêter les anti-depresseurs. Gloria le défend comme elle peut, c'est impossible et tout le monde, à part Ray et Gloria a l'air de se ficher de son sort. Après tout pourquoi payer pour le soigner contre ses envies suicidaires alors que la prison serait bien plus tranquille avec un malade en moins. C'est clairement un problème de société et c'est très bien retranscrit à l'écran. Gloria joue quand à elle le tout pour le tout et se retrouve même viré. Mais personnellement, je n'y crois pas trop, elle a pris de l'importance dans la deuxième saison, alors pourquoi la faire partir maintenant, d'autant plus que sa storyline avec Ryan n'est de toute évidence pas complétement terminée. Quand à Alvarez, l'inévitable se produit et alors que tout le monde se retourne contre lui, y compris le directeur toujours en colère contre lui pour lui avoir caché l'identité de celui qui violé sa fille, il se décide à en finir et se pend dans sa cellule. J'espère que ce n'est pas une porte de sortie pour ce très bon personnage, car si la série nous laisse sur ce cliffangher, j'ai du mal à croire à la mort d'Alvarez.


Bilan : un épisode un peu inférieur au season première mais qui installe les différents arc de la saison 3 avec intelligence et efficacité. Notamment plusieurs cliffangher qui tiennent vraiment en haleine.
Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 0 commentaires

Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /2007 20:04
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Et oui, Oz est déja de retour pour une troisième saison. Quand c'est aussi bon, il ne faudrait tout de même pas se priver. La série reprend donc après l'écatombe de la saison 2, et contrairement au season premiere de la deuxième saison qui se contentait de résoudre les mystères laissés en suspens, la série va plus loin et part dans plusieurs directions pour cette nouvelle saison. D'ailleurs, pour ma part j'ai préféré cette introduction que celle de la saison précédente, il faut dire que les nouvelles intrigues sont particulièrement interessantes et cette saison 3 promet de nous en mettre plein la vue encore une fois. Mais on commence à être habitué avec Oz.


Quelques semaines ont donc passés depuis les évenements du season finale et l'on retrouve notamment Adebisi, Beecher et Alvarez qu'on avait laissés en très mauvaise posture à la fin de la saison précédente. Respectivement en asile, à l'hopital et en isolement. La série a l'intelligence de ne pas tout résoudre, ou même dans le cas d'Alvarez d'approfondir la psychologie des personnages. Adebisi sort donc de l'asile après plusieurs semaines à se faire soigné. Mais d'après soeur Peter Marie, Simon a changé et est prêt à revenir à Elm City. Mais l'on efface pas forcément tout, car je suis loin d'être convaincu par ce changement. Forcément un homme peut changer, mais comment en quelques semaines, Adebisi a pu passer d'un psychopathe junkie à un doux agneaux qui s'excuse à tout le monde. D'après moi, il prépare un mauvais coup et la vengeance de Simon s'annonce des plus terribles. Ce sera certainement l'un des fil rouge de cette nouvelle saison, la rédemption d'Adebisi.


Nouvelle arrivée d'une bande de gardiens dans ce season premiere avec l'apparition de Claire Howell, la nouvelle gardienne qui n'a pas l'air farouche du tout. Elle sympathise déja avec McManus, et elle n'a pas se langue dans sa poche. La scène avec Diane était assez amusante, à mon avis, ce nouveau personnages sera au centre de la saison. D'autre part, je regrette que le personnage de Diane soit de moins en moins présent, très dommage puisque le personnage est pourtant très bon. Mais ce n'est qu'un avant gout de la suite, puisque l'actrice joue à partir de cette saison dans les "Sopranos", donc forcément elle sera beaucoup moins présente dans Oz. Espérons toutefois des apparitions plus ou moins régulières. Il y a également un nouveau gardien avec Clayton Hugues, le fils d'un ami de Glynn, celui-ci est d'ailleurs très réticent à l'engager dans la prison et lui offre le poste le moins risqué : l'acceuil. C'est sur qu'à ce poste là, il risque un peu moins sa vie. Quoique.


Il n'y avait pas vraiment de cliffangher en ce qui concerne les frères O'Reily. Dans ce premier épisode, Cyril fait toujours beaucoup de cauchemars en ce qui concerne son viol, et Ryan lui ne rêve que de se venger de son grand ennemi : Shellinger. Il utilise diverses stratégies car comme toujours Ryan préfère passer par des intermédiaires pour éviter de se mouiller, mais pas de chance son plan foire sur toute la ligne et le nazi est finalement plus malin qu'il ne le pense. Intrigue pas mal également pour Said qui tente de persuader la soeur de Scott Ross de témoigner au procès qu'il intente à la prison. En effet les gardiens ont abbatu Ross sans raison valable. Néanmoins, la réponse de sa soeur surprend Kareem puisqu'elle refuse, consciente que son frère n'était pas un ange, que c'était un homme méchant et qu'il l'avait bien cherché. On ouvre là aussi une idée interessante quand Said semble touché par la soeur de Scott, une blance, et cela entraine vite un problème raciale à l'intérieur de la prison. Shellinger ne se gêne d'ailleurs pas pour raconter à tout le monde ce qu'il a vu.


Depuis plusieurs semaines, Alvarez est en cellule d'isolement à vie. Et on peut dire que les scènes sont assez dures. Comme le dit le narrateur, que peut-on bien faire dans une cellule minuscule pendant toute la journée, penser à soi ? Mais qui aimerait penser à ces actes ignobles pour le restant de sa vie. Cela détruit de l'intérieur Alvarez qui commence à perdre la tête petit à petit, mais les circonstances n'arragent pas non plus les choses. En effet, une compagnie privée de soins médicaux prend le contrôle de l'hopital et Alvarez est donc privé de ses précieux cachets qui luttent contre sa dépression. Finalement le message est assez dure quand la compagnie dit à Gloria qu'il est en cellule d'isolement, il n'est donc un danger pour personne. Oui, sauf pour lui-même. Je ne vois pas comment il va supporter le choc, surtout que sa situation s'aggrave. On pouvait se douter que les gardiens ne portent plus Miguel dans son coeur après ce qu'il a fait à Riverra, et donc ils "oublient" de lui donner à manger, il a droit de manger une fois ou deux par semaines. C'est une situation atroce mais pourtant réaliste du monde carcéral. Miguel n'a donc pas d'autre choix que de boire sa propre pisse, écoeurant. Heureusement, Miguel a toujours Ray de son côté qui continue de veiller sur lui. Ils forment toujours un duo très touchant ensemble.


Quand à Beecher, il est lui aussi de retour à Elm City après un grand séjour à l'hopital. On pressent depuis le season finale que comme avec Adebisi, la vengeance anime encore Tobias mais l'on ne sait pas vraiment ce qu'il prépare jusqu'à la scène finale d'une sauvagerie inouie. En attendant, Keller se sent très mal et contrairement à Shellinger, il culpabilise vraiment pour ce qu'il a fait et tient à se faire pardonner. Malgré tout, Chris n'est pas si mauvais que ça, et je pense que son sacrifice est assez honorable, même si il en vaut sans doute plus pour que Beecher oublie tout, mais c'est un bon début. L'épisode règle le cas de Metzger, le gardien néo-nazi qui est à l'origine de bien des conflits à la prison, et principalement l'agression de Beecher à la fin de la seconde saison. Dans celui-ci, il violente Busmalis, et là j'ai cru qu'on allait le voir mourir, mais heureusement non, car j'adore ce personnage compétement décalé même s'il finit bien mal en point. McManus a beau avoir l'air à côté de ses pompes parfois, il se rend bien compte de ce qu'il se passe. Mais faut-il attendre que quelqu'un meurt pour s'occuper de son cas ? Visiblement non, car Beecher prend le taureau par les cornes en se vengeant de la pire façon qui soit. Pendant son séjour à l'hopital, il s'est laissé poussé les ongles pour ensuite lacérer le visage sans pitié de Metzger. Une scène gore et sans pitié comme seule cette série peut nous en offrir.


Bilan : très bon démarrage pour la troisième saison pour la série carcérale ultime. On met en place les nouvelles intrigues de la saison et tout cela m'a l'air très prometteur. Un pari, arriverai-je à dire du mal de la série cette saison ? 


Bonus : la scène très gore de la mort de Metzger.
 
Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 0 commentaires

Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 22:34
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Après le cataclysme final de la saison 1, la situation s'annoncait des plus difficiles pour la série qui forcément était attendue au tournant. Mais après cette deuxième saison, le bilan est sans appel. Oz est une série extraordinaire, très fluide, un vrai miroir sur le monde carcéral et un véritable chef d'oeuvre qui n'a pas fini de nous surprendre. La série a l'intelligence de ne pas trop en faire. Comme pour la première, cette deuxième saison ne comporte que 8 épisodes, c'est peu certes, mais c'est suffisant pour aller à l'essentiel et pour ne pas lasser son public avec des épisodes qui ferait office de bouche-trou. Et c'est réussi, car ces 8 épisodes sont tous brillamment réussis.


ozdesk800-08.jpg L'ultra-violence et le réalisme de la série était déja à l'honneur dans le saison 1, et c'est encore le cas cette saison, et ce n'est rien de le dire. La puissance et la tension de la série monte encore d'un cran à plusieurs reprises et se concluera dans un final magestueux laissant les héros de la série dans le chaos le plus total. Dans cette deuxième fournée d'épisode, Tom Fontana développe les personnages pour que le public s'attache un peu plus à eux, et qu'ils les voient sous un autre jour, un côté plus touchant. Même la pire ordure arrivera à nous émouvoir, et ce n'était pas gagné d'avance. Oz n'est pas une série destiné à nous montrer de la violence pendant 50 minutes, c'est encore moins une série d'action genre Prison Break. C'est un véritable drame, très bien construit et remarquablement intelligent.


Pourtant derrière une noirceur palpable, la série se laisse parfois aller à quelques trais d'humour. Notamment dans le duo jouissif que forme les deux vieillards de la prison : Ribadow et Busmalis. Deux vieux désirant tenter le tout pour le tout : s'évader de Oz. Une intrigue traité avec légereté, et même avec un certain humour noir dans le final. Puisque de toute façon, on sait très bien qu'ils n'y parviendront pas. S'il y a une chose qui est sure, c'est que personne ne sort d'Oz vivant. Toute la saison nous le prouve, dès qu'un prisonnier parvient à être libéré, il revient pourtant quelques épisodes plus tard. Comme si la rédemption était impossible et que l'être humain est condamné à faire et refaire les mêmes erreurs tout au long de sa vie. C'est un discours ultra pessimiste, mais au fond c'est ça Oz.


La série ne fait pas dans la surrenchère gratuite comme le font certaines séries dite "trash", car elle développe ses personnages au destin tragique dont cette saison sera un vrai parcours du combattant. La série s'enfonce un peu plus dans une noirceur terrifiante, où rien n'est sur, où tout est calculé, jusqu'à dans les sourires trompeurs ou dans les attitudes qui cachent une trahison imminente. oz-s2-25.jpeg Cette saison prend la direction d'une lente montée en puissance dans laquelle les personnages ne ressortiront pas indemne. Ces mêmes personnages que l'on connait à présent, et qui sont très bien développer dans ce deuxième opus. On pense notamment à Beecher, O'Reily, Alvarez ou Shellinger qui connaissent une évolution formidable au cours de la saison et qui trouveront tous une conclusion aussi dramatique que violente dans les derniers épisodes.


Alvarez est l'un des personnages les plus touchants de la série. Il est l'incarnation du mec qui n'a pas eut de chance, et qui n'a jamais eut l'occasion de montrer qu'il pouvait s'en sortir. Pourtant, il fait tout pour rester dans le droit chemin et ne pas faire de vague dans la prison. Mais cette saison qui prend la forme d'un chemin de croix pour Miguel se terminera pourtant dans l'horreur la plus totale pour le personnage. De ses attitudes de rebellion contre le directeur au conflit qui l'oppose au clan des Latinos, Alvarez finira par commettre un acte odieux qui le changera à jamais, autant physiquement que psychologiquement. Il finira la saison en plein desespoir, enfermé en cellule d'isolement pour le restant de ses jours. Une fin apocalyptique et ultra réaliste dans la mise en scène tout comme dans le formidable jeu de l'acteur.


Ryan O'Reily a montré qu'il pouvait être une crapule sans consience dans la première saison. Cette saison, les scénaristes se sont donnés comme pari d'humaniser le personnage, pour le rendre plus touchant, moins intouchable. oz92qk1.jpeg C'est gagné, le personnage devient en effet plus attachant, moins manipulateur, même si il garde son punch qui fait la qualité de ce personnage presque fascinant. La première partie est consacré à son cancer, sa peur de mourir seul, sans rien ni personne, mais également de son rapprochement avec le docteur Nathan. Une histoire d'amour tragique qui finira mal, c'était écrit d'avance. Une relation quasi malsaine, qui se concluera par la mort du mari de la jolie doctoresse. La nature rattrappe Ryan qui aveuglé par ses sentiments eliminera son rival croyant que cela le rapprochera de sa bien aimée. Quitte à ce que cela détruise la vie de Cyril, son jeune frère handicapé qui finira par le rejoindre à Oz en fin de saison. La relation des deux frères renforce ce côté humain de la série. Une relation simple, et très belle renforcé par l'innocence et la naiveté du personnage de Cyril.


L'autre grande force de la saison, c'est le duo machiavélique que forme à présent Beecher et Shellinger dont les rôles avaient finis par s'inversé à la fin de la saison 1. Shellinger devenant la victime et Beecher le bourreau. Mais la mi-saison change la donne avec l'arrivée du formidable Chris Meloni dans le rôle de Chris Keller, un personnage determinant. Ce personnage noue très vite une relation tendre avec Beecher, la série évoque l'homosexualité avec simplicité et sans détour. Ici, il n'est pas question de sexe, mais de véritable amour entre les deux hommes. Seulement, cette relation n'est finalement pas sincère, puisque la trahison se cache derrière Keller, celui-ci obéissant aux ordres d'un Shellinger plus manipulateur que jamais. La relation amoureuse ambigue et complexe entre les deux hommes se finira de façon tragique également, laissant Beecher mal en point seul avec ses remords. Remords de s'être fait piéger, et les remords d'être tombé amoureux d'un traitre. 


Les autres personnages ne sont pas non plus en reste. Adebisi finit par reprendre sa vie en main avant de disjoncté suite à la mort de son mentor et sera emmené à l'asile de la prison, destruction mentale est au programme pour lui également. Wangler va devoir faire face à ses échecs à répétition, en décevant tous les gens pour qui il compte encore, y compris sa propre mère. oz-s2-5.jpeg Said tente de prouver que l'espoir est encore possible ainsi que la rédemption. Il tentera d'aider le poête à sortir de prison, mais c'est peine perdu, celui-ci commettra de nouveau un meurtre le rammenant inévitablement au point de départ. La réhabilitation est t-elle donc impossible ? C'est bien le constat extrêment noir qu'énonce la série. Pourtant la saison 2 fini avec un légère note d'espoir quand Said refuse la liberté offerte par le gouverneur. Préférant se battre pour ses valeurs et ainsi combattre ce système plus que défaillant.


Une note optimiste alors que l'ensemble de la saison (et de la série) dresse une note desespéré sur le monde entrainé par la destruction de toute humanité. A l'instar de la première saison, Tom Fontana évoque à nouveau des thèmes réelles de la société et particulièrement du milieu carcéral. Ainsi un épisode très interessant dans lequel on s'aperçoit des nombreuses lacunes des jeunes prisonniers. Ceux-ci ayant été dans la rue dès le plus jeune âge n'ont reçu aucune éducation, ils ne savent pas lire ni écrire. Et pourtant le système ne fait pas grand pour eux, pire le gouverneur finira par annuler les cours au sein de la prison. Les privant de s'enrichir ou d'apprendre, ce qui est une technique de réhabilitation. La série se montre comme un appel à l'aide d'une société en plein déclin. Les clans au sein de la prison sont toujours aussi bien représentés, et les tensions raciales sont toujours de mise. Devlyn, le gouverneur est également un personnage important même si on le voit pas dans tous les épisodes. Il est celui par qui toutes les décisions doivent être validés. Mais il a un réel mépris pour Oz et ses prisonniers et il ne prend les décisions qu'en voyant son intérêt. Un personnage difficile à cerner et qui pourrait se montrer bien plus dangereux que le pire des criminels de Oz.


La saison 2 s'achève en apothéose dans un final etourdissant et ultra violent, mais sans jamais tomber dans la surrenchère. La série a réussi son pari, la deuxième saison est tout à fait à la hauteur ajoutant de la folie et de la puissance à son oeuvre, Tom Fontana a fait de sa série une série culte. 


Bilan : encore plus violente et viscérale, la deuxième saison de Oz installe continuellement un climat ettoufant et pessimiste, nous plongeant dans un desespoir presque poétique. Une mise en scène angoissante et démentiel, et des acteurs plus que jamais à leur place font de cette saison 2 une brillante réussite. Addictive, démentiel, intelligente et novatrice, Oz a acquit son statut de série culte.
Par ryan - Publié dans : Oz - Voir les 0 commentaires

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