Buffy contre les vampires


Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 22:57

 

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Un épisode important pour Buffy, on lance le fil rouge de la saison tout en faisant évoluer les différents personnages. Et c'est cela la grande force de la série, pouvoir compter sur un casting d'exception tout en ayant des intrigues très solides. Et pour le moment, la saison 2 est clairement supérieur à la première, qui était beaucoup plus basique et même kitsch, alors qu'on insuffle une bonne dose de mythologie et de profondeur à la série en ce début de saison et cela donne un excellent résultat comme avec cet épisode où toutes les scènes ou presque se déroule dans le lycée pour une soirée parents-professeurs dont tout le monde se souviendra. Mais le grand évenement de cet épisode, c'est bien sur l'arrivée du couple le plus diabolique de la série, à savoir Spike et Drusilla. Dès leur arrivée, on sent qu'ils vont ammener vraiment quelque chose à la série. Ce sera bien évidemment le cas, mais déja dans cet épisode, ils forment un duo absolument remarquable, pour la première fois on voit un couple de vampires qui semblent aussi dingues qu'amoureux. Jusqu'ici, on pensait que seul un vampire avec une âme pouvait ressentir des émotions humaines et donc tomber amoureux, comme c'est le cas d'Angel, mais avec Spike, notre vision change radicalement. Car si il est un vampire très dangereux et particulièrement cruel, il est aussi fou d'amour pour sa chère et tendre Drusilla. D'ailleurs, dès qu'elle s'approche de lui, il change son visage pour reprendre son visage humain. James Marsters fait une entrée très remarqué car il impeccable dans ce rôle de vampire punkie dangereux mais rempli de charme et d'humour. Drusilla est par contre un personnage très enigmatique, mais bourré de potentiel, elle semble très affaiblie, malade, mais on ne sait pas vraiment à quoi s'en tenir pour le moment. Disons le carrément, après la mort du Maître, le groupe des vampires guidé par le successeur n'était pas très dangereux pour la ville, mais l'arrivée de ce couple change la donne. Spike se plie tout d'abord aux exigeances du juste des justes avant de se rebeller et de le tuer d'une façon très cruel. Car oui, Spike est un vampire particlièrement cruel, il est surnommé William le sanguinaire car il torture ses victimes pour le simple plaisir de les voir agoniser, et anecdote non négligeable, il a déja affronté et éliminer deux tueuses par le passé. Une menace donc très importante pour Buffy. Autre fait important, Angel et lui sont de très vieilles connaissances. Pour l'instant, nous n'en savons pas trop à ce sujet, juste qu'il faisait partie de la même troupe de tueurs avec Drusilla et sans doute Darla. Spike parle d'Angelus comme de son ancêtre, mais les temps ont bien changés, car si Angel est devenu plus humain grâce à son âme, William est toujours aussi redoutable.

 

 

Pour Buffy, la vie d'une adolescente normale n'est jamais de tout repos. Elle doit affronter la réunion parents professeur que tous les ados redoutent. En plus Snyder est continuellement sur son dos, et cela n'est pas pour la rassurer. Malgré tout, Buffy se tient bien en ce moment, ne fait pas trop d'histoire contrairement à Sheila qui a tout de même poignarder un prof en plein cours. Mais avec son boulot de tueuse, elle est forcément toujours sur la brêche. Et les remontrances de sa mère ne sont pas là pour l'aider. Joyce est d'ailleurs particulièrement naive dans cet épisode, ça a toujours été plus ou moins le cas, mais ici c'est carrément flagrant. Pendant l'attaque, elle laisse partir sa fille sans se retourner et croit dur comme fer qu'il s'agit bien de braqueurs masqués. Certes, on peut comprendre qu'elle a du mal à croire à l'existence des vampires, mais en ayant vu Spike de près, ça aurait pu faire tilt. Ce qui est sur, c'est que Snyder en sait par contre bien plus qu'il ne le dit. Dès qu'il y a un problème ou un meurtre à Sunnydale, il invente sans arrêt de nouvelles excuses bidons, comme un gang des rues, alors qu'il sait très bien les raisons de toutes ces bizzarreries. Il n'est d'ailleurs pas le seul, puisque la police en a également conscience, la fin le montre très bien. La grande attaque de Spike pendant la réunion parents professeurs est excellente mais ce n'est sans doute qu'un simple avant goût de la suite de la saison. On peut retenir deux scènes fortes. La première est le face à face entre Spike et Angel, ils ont tous les deux un passif très bien rempli, et même en jouant la comédie, Angel n'arrive pas à tromper son ancien partenaire. C'est d'ailleurs une bonne idée de mêler Alex qui devient l'appat dans cette histoire. On comprend surtout que même s'il tente d'obtenir sa rédemption, Angelus était un vampire très cruel et dangereux, peut-être même encore plus que Spike à l'époque.

 

 

L'autre scène forte, c'est bient entendu le premier face à face entre Buffy et Spike qui ne sera pas le dernier, loin de là. C'est un premier combat très prometteur, et j'ai adoré le fait que cela soit Joyce qui sauve sa fille, et non l'inverse pour une fois. Et le coup de la hâche est excellent, Spike se rend d'ailleurs compte qu'il sera plus difficile d'eliminer cette tueuse car elle n'est pas toute seule, elle peut compter sur son observateur, ses amis et dans une moindre mesure sa mère pour l'aider. Et c'est sans doute cela la plus grande arme de Buffy. Cela rapproche également Buffy et Joyce qui oublie un peu les remontrances de Snyder pour s'occuper de l'essentiel, que Buffy pense aux autres avant elle, et c'est cela l'essentiel. Les autres ne font que passer, mais ils sont loin de faire tapisserie pour autant. A commencer par Jenny Calendar qui s'intègre de plus en plus au groupe grâce à sa relation avec Giles. C'est pour le moment un personnage dont on ignore beaucoup de choses, mais qui demeure très sympathique et classe. Giles n'aurait pas pu rêver mieux. Willow ne fait que passer également, mais elle a tout de même des scènes très drôles. Tout d'abord le cours de français très "sérieux" qu'elle donne à Buffy au Bronze trop occupé à penser à Angel pour arriver à faire un phrase correcte. Tout le passage où elle est enfermée dans le placard avec Cordélia est également très drôle, notamment au moment de la prière pour arriver à sortir. Cordy continue de nous faire son show et chacune de ses répliques est un véritable délice. Le plus drôle est sans doute quand elle critique Buffy sur son tein très pâle et ses cheveux mal coiffés. Pas le temps de s'ennuyer une seule seconde au final.

 

 

Bilan : Un très bon épisode qui voit l'arrivée de deux nouveaux personnages très charismatiques et importants pour la suite. La série ne perd pas de temps et installe vite son fil rouge qui pourrait s'epaissir au fur et à mesure de la saison. Le reste est toujours aussi efficace, entre action, évolution des personnages, révélations et répliques croustillantes. Rien à jeter.

 

 

Par ryan - Publié dans : Buffy contre les vampires - Voir les 1 commentaires

Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /2008 13:04

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Un bon épisode, ni plus ni moins. Pourtant, pas de fil rouge à l'horizon, juste un simple épisode indépendant, mais avec de bonnes intrigues, de bonnes intéractions et surtout de très bons acteurs. De quoi avoir un très bon début de saison, ce n'est pas pour rien que la série a vraiment décollé dans les audiences avec cette deuxième saison. Comme monstre de la semaine, nous avons deux adolescents qui jouent au docteur Frankenstein. Très risqué de revisité ce cultissime mythe, mais cela passe comme une lettre à la poste. Ca aurait pu être kitsh, mais ça ne l'est pas vraiment, au contraire l'histoire d'Eric et de son frère décédé Daryll est touchante et si ce qu'il fait est monstrueux, on comprend vite qu'il agit sous la peine qui elle ne s'arrête jamais. En effet, Daryll était l'un des garçons les plus populaire du lycée, star de football et accessoirement le petit ami de Cordélia. Ils formaient le couple phare du lycée à une certain époque, jusqu'à ce que Daryll se tue dans un accident de varappe. Depuis la peine de Chris n'a jamais diminé, et il a réussi avec son ami clairement cinglé Eric a lui redonné la vie. Et comme l'on revisite le mythe de Frankenstein, Chris doit lui "faire" une femme pour qu'il se sente moins seul. Ils décident de lui créer la femme parfaite, en prenant des morceaux de cadavres récents, et la seule partie manquant est la tête. Mais faut-il encore savoir quelle fille morte peut être parfaite pour Darryl. Lui se tourne forcément vers Cordélia vu ce qu'il a vécu avec elle quand il était humain, mais là c'est bien plus que mutiler des cadavres, il s'agit d'un meurtre purement et simplement. Et si Eric est assez dingue pour aller jusqu'au bout, Chris montre qu'il est humain et qu'il est allé beaucoup trop loin dans cette histoire dans le seul but de rendre heureux son frère. Car au fond, il a une profonde admiration pour lui et pour ce qu'il était. Plus rien n'est vraiment pareil depuis qu'il mort, comme avec sa mère qui n'est plus qu'un zombie depuis la mort tragique de son fils, se repassant ses matchs les plus glorieux en boucle comme pour revivre sa gloire de façon mécanique. Face à cela, Chris se sent forcément diminué, certes il est intelligent, voir même brillant dans ses études, mais il voudrait ressembler à son frère dont tout le monde garde en mémoire le formidable athlète qu'il était.


Cordélia est vite choisie pour être la tête qui permettra de créer la femme parfaite, seulement il va falloir la tuer. Et là, la série s'amuse vraiment à nous faire une véritable parodie des films d'horreur avec Cordy. Elle passe son temps à hurler comme une dingue, à ne pas faire attention, à se promener toute seule dans les coins sombres comme si de rien n'était. Une véritable drama queen qui se met dans les pires situations, mais c'est vraiment très amusant. Et Cordy est un peu plus mise en avant en ce début de saison, ce qui est loin d'être une mauvaise chose car le personnage est toujours aussi savoureux. D'ailleurs, elle continue d'allumer de façon pas du tout subtile Angel. C'est aussi très amusant à voir, même si on se doute que cela n'ira pas plus loin, car au fond Angel n'a que faire de Cordelia, mais on peut dire que les difficultés entre Buffy et Angel sont toujours là, bien présentes. C'est logique vu leur passif, et c'est très mis en scène, notamment les diffférentes piques d'Angel vis à vis de la façon dont Buffy a allumé Alex dans le season premiere. Finalement, l'un comme l'autre ont du mal à se faire confiance et s'engager dans un sens ou dans un autre. Car d'un côté, ils savent que cela ne pourra jamais marcher entre eux, que c'est mal, mais d'un autre ils sont attirés l'un vers l'autre. Je ne suis pas du genre shipper, mais dans les scènes entre Sarah Michelle Gellar et David Boreanaz, il y a vraiment quelque chose qui se passe, une étincelle, quelque chose de beau. De la pure magie. On peut retenir leur première scène au cimetière et leur éternelle jalousie mutuelle. Mais aussi la dernière scène au cimetière beaucoup plus simple et sincère. On fait considérablement avancer leur relation, si Angel est jaloux d'Alex, c'est aussi car il est tout ce qu'il ne sera jamais, un garçon normal qui peut voir Buffy au lycée, à la lumière du jour et vivre avec elle une vie normale. Une scène magnifique, comme il y en aura tant avec ces deux personnages. Mais on avance clairement dans leur relation, il y a comme un déclic, là où Buffy ne faisait que le repousser depuis quelque temps, là elle s'ouvre enfin à lui.


Alex et Willow eux sont toujours un peu laissés pour compte et ils s'en plaignent pas mal. Amusant de voir Alex sauvé Cordélia dans l'incendie alors qu'ils se detestent tous les deux. Pour la première fois, on nous montre une Cordélia gentille avec son meilleur ennemi, lui remerciant de lui avoir sauver la vie. Mais il ne fait toujours pas plus attention à elle de toute façon. Alex et Willow se rendent compte que alors que tout le monde commence à avoir des relation amoureuses serieuses, eux en sont toujours au même point. Willow est toujours amoureuse de son meilleur ami et Alex lui a toujours le béguin pour Buffy. En clair, ils doivent avancer l'un comme l'autre. Ils pourraient prendre exemple sur Giles qui avance dans sa vie en invitant Jenny à sortir. La scène il s'entraine avec la chaise est excellente, notamment avec les remarques et conseils d'Alex et Buffy. Tout comme Cordélia, Jenny prend un peu plus de place au sein de la série, et le personnage gagne clairement en sympathie, son couple avec Rupert, atypique à souhait ne peut qu'apporter de bonnes choses. On les sait, Mlle Calendar n'est pas une femme comme les autres et elle est clairement plus ouverte d'esprit que Giles, ce qui peut ammener de bons moments, comme c'est déja le cas avec les remarques de ce dernier pendant le match de football.


Bilan : Sans être exceptionnel, ce deuxième épisode est très plaisant et offre une nouvelle dynamique pour cette seconde saison. Les relations entre les personnages sont davantage mises en avant. Derrière l'intrigue du jour, assez plaisante, on lance quelques petites pistes comme le rapprochement entre Buffy et Angel, qui se fait tout doucement, sans rien brusquer. Il n'y a pas vraiment de fil rouge, mais Buffy a toujours agit ainsi, donnant deux ou trois épisodes d'introduction avant de passer au choses sérieuses. Donc pas de soucis, la saison 2 commence bien.

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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 17:28


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Quel bonheur de retrouver Buffy, c'est un peu comme revenir à la maison après une longue absence, on se sent en terrain familier et c'est un plaisir total de retrouver ses marques. Ce season premiere est très bon, il n'est pourtant pas si exceptionnel, mais il est juste très bon, on reprend le cours de la série après un final apocalyptique et très émouvant et ça fait du bien, tout simplement. C'est difficile de faire comme si je ne connaissais pas la suite, mais ce premier épisode pose parfaitement les bases de cette deuxième saison. Si la saison 1 était déja sympathique, on sent tout de suite que les choses vont être un peu différente, le ton change, à l'image du season finale, c'est plus sombre, moins coloré. Et la série est déja plus maitrisé, la preuve ce premier épisode n'est en aucun cas un simple looner, mais un épisode assez mythologique qui résoud une partie de la saison 1 tout en faisant évoluer les personnages, et Buffy en tête. Le Maître est mort, mais on ne fait pas une croix sur lui et son intrigue, ou tout du moins pas tout de suite, on prend le temps de faire avancer Buffy très traumatisé par l'expérience qu'elle a vécue. L'épisode commence quelques mois après le final et Buffy revient de vacances, mais comme l'indique le titre, elle est revenue radicalement différente. On laisse dans un premier temps planer le mystère sur son changement d'attitude, est-elle possédée ou est-ce plus que cela. Heureusement, il ne s'agit pas de possession, mais de Buffy elle-même. Elle est morte quelques minutes durant sa confrontation avec le Maître et elle est encore hantée par cette nuit là, rien que d'en parler, on la sent à bout. C'est très bien mis en scène, et il n'en faut pas plus pour démontrer l'enorme talent de Sarah Michelle Gellar brillante dans chaque scène de ce season premiere. Si sous les apparences, elle est à fleur de peau, elle est par contre très forte physiquement et prête à extérminer tout ceux qui se mettront sur sa route, la scène d'entrainement à la bibliothèque en est l'exemple parfait. Elle est revolté et semble morte de peur à l'idée de revivre cela une nouvelle fois. Elle réagit de la même façon avec Angel en refusant qu'il s'approche d'elle. Elle se protège, mais l'on sent que c'est plus une carapace, et qu'elle se protège pour ne pas souffrir. Sa relation avec le vampire repenti est toujours aussi interessante et tiendra sans aucun doute une grande place dans cette saison. Curieux hasard, David Boreanaz intègre enfin la distribution régulière, ce n'est que justice. La scène dans la chambre est l'une des plus belle de l'épisode car l'on sent qu'ils s'aiment sincérement, mais qu'ils se refusent d'être ensemble, c'est très bien interprétés, sans pour autant être guimauve, loin de là. Pour se convaincre qu'elle n'éprouve rien pour Angel, Buffy va même jusqu'à draguer Alex avec une danse très sexuelle au Bronze. On n'a jamais vu Buffy ainsi, mais pour autant son comportement est particulièrement cruel envers Willow et Angel. Mais aussi pour Alex, même si il n'a pas vraiment le temps de se faire des films puisque Willow le rammène vite sur terre.


On insiste encore beaucoup sur les sentiments de Willow pour Alex, mais c'est très ficellé dans cet épisode. Pour la première fois, on a le sentiment que cela pourrait marcher entre eux, d'ailleurs ils manquent de s'embrasser dans le teaser et finalement, j'aurai vraiment aimé les voir allé plus loin. On a toujours du mal à cerner Alex de ce côté là, certes il est fou amoureux de Buffy mais quand elle n'est pas là pour le distraire, il n'est pas forcément indifférent à sa meilleure amie. Un triangle relationnel finalement très compliqué, mais on n'en jamais des tonnes au risque que cela devienne lourd. Mais Buffy va un peu trop loin dans cette scène au Bronze c'est certain, le meilleur est Cordélia qui la remet en place en la traitant de pouffe. Le personnage est toujours aussi amusant, grâce à l'interprétation toujours aussi fantasque de Charisma Carpenter et l'on sent qu'elle s'amuse vraiment avec un tel personnage. Que ce soit quand elle raconte ses vacances à toute sa cour, qu'elle parle des vampires dans le couloir ou sa discussion à mourir de rire à la fin avec Jenny, bref je l'adore Cordy, c'est l'atout charme de Buffy. Quand aux vampires, ils n'ont pas dit leur dernier mot et sont prêts à tout pour rammener le Maître parmis eux. L'excellente scène de rêve premonitoire de Buffy nous met sur la voie, ils veulent le rammener à la vie, mais pour cela ils ont besoin du sang des personnes proches de lui. Comme Buffy, j'ai pense qu'il parlait d'elle, mais proche signifie ceux qui étaient là pour la mise en terre. C'est à dire Mlle Calendar, Cordélia, Willow et Giles. On le droit à notre quota de scènes d'actions, et quand je parlait de série plus maitrisé, je faisais aussi allusion aux scènes d'actions bien mieux réalisés. Ce n'est pas un hasard, car la série commencant à avoir beaucoup de succès, le budget a forcément évolué, et c'est tout à fait naturel. Toute cette intrigue concernant la résurrection du Maître qui n'aura pas lieu est très réussi, et permet d'avoir à nouveau le trio explosif formé par Buffy, Angel et Alex qui font équipe. Buffy prend finalement son destin en main en détruisant les os du Maître, à présent tout est terminé et elle peut recommencer à vivre. Pour la première fois, on voit Buffy vraiment craquer sous la pression, comme quoi sous son apparence forte, c'est une fille très fragile qui n'a pas choisi tout cet univers de sang et de bagarre. Voir les otages pendus par les pieds avait aussi un côté très fun, et j'ai adoré le moment où Alex s'enerve contre Buffy la menacant de la tuer si il arrivait malheur à Willow. Il est fabuleux sur ce coup là Alex.


On en oublie pas pour autant les personnages secondaires. On revoit le père de Buffy, et dans la réalité pas dans un rêve de sa fille. Et tout comme Joyce, il a l'air d'être bien dépassé par les evenements, les vacances à Los Angeles n'ont pas été parfaites et il a beaucoup de mal à communiquer avec sa fille, tellement qu'il fait dévalisé les magasins pour lui faire plaisir. On le sent tout de même sympathique même s'il n'est pas un père très présent dans la vie de sa fille. Joyce fait de son mieux, mais elle ne comprend toujours pas mieux sa fille. Dans le même temps, Jenny Calendar s'intègre de plus en plus à la série, et c'est un plaisir car c'est un personnage discret mais que j'aime beaucoup, on sent de plus en plus que quelque chose pourrait arriver entre elle et Giles et cela ne me déplairai pas, bien au contraire. En plus si cela peut décoincer un peu Rupert, ce n'est pas plus mal. Sinon, rien n'est vraiment fini puisque le successeur est bien determiné à se venger de la tueuse, et comme le dit Angel, il ne faut pas le sous-estimer, car même s'il est un enfant, il peut être très dangereux. Il n'y a pas encore de fil rouge à cette saison, mais comme chaque année, on prend le temps de s'installer.


Bilan : Un retour très réussi. Si quelques mois ont passés, on retrouve la série là où on l'avait laissé, et elle aborde un ton plus sombre et adulte qui lui va très bien. On ne fait pas l'impasse sur les evenements de la saison dernière, car on a une véritable conclusion à l'intrigue du Maître. La saison 2 commence donc on ne peut mieux.


Bonus : La bande annonce de cette saison 2.

Par ryan - Publié dans : Buffy contre les vampires - Voir les 2 commentaires

Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /2008 19:09

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 Il était une fois en 1997 sur une chaine pour ados : feu WB une série fantastique sur les vampires voyait le jour, mais personne ne croyait en elle, même pas son propre créateur Joss Whedon. Cette série s'appelle Buffy contre les vampires. Et 11 ans après, elle est définitivement entrée dans la légende, comme l'une des meilleures séries de ses 20 dernières années, une série culte, un bijou, un chef d'oeuvre du genre. Pourtant c'était loin d'être gagné d'avance. Tout d'abord, le titre en lui-même, appelé sa série "Buffy the vampire slayer" sonnait comme une mauvaise blague, surtout qu'en plus de cela, la série est basé sur un film qui date de 1992, et qui avait comme vedette Luke Perry. Un véritable navet soit dit en passant. Le budjet était bien entendu minime et la chaine qui avait acheté la série l'a programmé dans des conditions déplorables, en bouche trou entre deux programmes. Personne ne croyait que la série dépasserai les 12 épisodes initialement prévus, pourtant à la surprise générale, la série a plu, a eut du succès et s'est reconduire pour une seconde saison. Et ce fut le début du phénomène de Buffy. En même temps, lorsque l'on y pense, il y a avait beaucoup trop de talent pour que la série ne marche pas. C'était inventif, original, décalée, émouvant et terrifiant. Pourtant cette première saison souffre à présent de la comparaison avec les suivantes et forcément elle est moins réussie. La faute à des looners sans véritable lien entre eux. L'addiction n'a pas vraiment lieu, si on revient c'est surtout car on est attaché aux personnages, plus que pour les histoires sans doute en dessous dans la saison 1.

 

La série commence alors après la fin du fameux film, lorsque Buffy met le feu à son gymnase et se retrouve contrainte de quitter Los Angeles après la mort de son observateur. Bien heureusement, Joss Whedon a changé beaucoup de choses par rapport au film, à commencer par les acteurs. Le casting est alors très solide porté par une Sarah Michelle Gellar formidable, une bande son rock'n'roll, un ton décalé, une ambiance très rythmé et surtout des personnages très attachants et complexes. Au départ, la série peut rebuter par son sujet et ses monstres au départ en carton ou presque. Pour être honnête, juste avant de me lancer dans cette série il y a de ça des années, j'étais assez réticent tout en ayant de nombreux préjugés. J'ai vu sur M6 un épisode de la saison 2 et j'ai tout de suite été conquis. Car avant tout, c'est ça la grande force de Buffy, le fait de plaire à tout le monde. Si la série s'oriente avant tout vers un public jeune, elle peut également plaire aux plus vieux, car derrière ses métaphores elle parle de sujets sérieux et grave avec toujours beaucoup d'intelligence et de pudeur. Dans la première saison on évoque la sexualité, la mort, la relation difficile parents/enfants, le divorce, la popularité, le rejet ou encore l'amour adolescent... Des thèmes variés toujours très bien traité. Mais ce qui fait aussi la force de la série, ce sont ses personnages, car une série n'est rien sans des personnages profonds et interessants qui parviendront à attirer l'oeil du public. Dans Buffy, c'est une réussite.

 

Bien entendu, au départ la plupart des personnages peuvent paraitre caricatural, mais on s'attache finalement très vite à eux et ils sont bien plus complexes qu'ils le laissait paraitre au départ, même si ce n'est très évident dans cette première saison. Il n'y a d'ailleurs pas vraiment de fil rouge dans cette saison (mis à part l'arc du Maitre) et on se concentre donc sur les personnages et la mise en place des relations. Au fil des épisodes, on découvre les différents caractères avec plusieurs centrics notamment sur Alex, Angel ou Cordélia. Le personnage de Buffy apparait tout d'abord comme une héroine forte et drôle, mais petit à petit on découvre ses faiblesses, ses peurs notamment dans le très émouvant season finale où elle se retrouve à devoir affronté sa propre mort. Les autres personnages ne sont pas en reste, même si certains n'évoluent pas vraiment au fil de ces 12 épisodes. Par exemple Willow qui reste la meilleure amie intello et secrétement amoureuse d'Alex tout au long de la saison. Mais pas de panique, puisque ce sera le personnage qui évoluera le plus par la suite, et il est d'ailleurs amusant de revoir le personnage au départ. Cordélia reste également un peu figé dans son rôle de peste égocentrique, mais elle est aussi le personnage comique de la série, tellement superficielle et imbue d'elle même qu'elle parvient à nous faire rire à chaque scène. Charisma Carpenter s'en donne à coeur joie et cela se voit. Giles présente la figure parentale de Buffy, son père étant parti après le divorce, sa relation avec Buffy est déja interessante et touchante et cela ne fera que s'amplifier au fil des saisons, Giles est aussi un élement comique par son sens british et sa manière "coincé" de se comporter avec les jeunes. Alex est un personnage très attachant, parce qu'il nous ressemble avant tout. Il est l'un des rares à n'avoir aucun pouvoir, il est peu le geek du lycée, le ringard dont tout le monde se fou, il est amoureux de Buffy et se fera d'ailleurs brisé le coeur dans le final. Pour finir, Angel est un personnage très marquant puisqu'il aura le droit à une très bonne série dérivée rien que pour lui. Il le méritait je pense. Il est très énigmatique dans cette saison, et il se fait d'ailleurs rare, on met 7 épisodes avant d'apprendre qu'il est un vampire. Cela changera véritablement la donne de la série, puisque Buffy est amoureuse de lui. Ce sera le début d'une relation des plus compliquée qui evoluera dans la seconde saison.

 

Pas vraiment d'arc pour cette saison, mais beaucoup d'épisodes indépendants, de looners, certains très réussis et d'autre assez ratés. WallBuffyAngel1-copie-1.jpg Mais il faut bien reconnaitre que Buffy est de toute manière une série de grande qualité, elle a enjendré de véritables catastrophes ambulantes comme "Smallville" ou "Charmed" qui ont tenté de surfer lamentablement de surfer sur le succès de la tueuse de vampires. Mais contrairement aux séries cités, Buffy parvient très souvent à faire de bons looners, voire même des très bons, comme c'est le cas avec "Billy" ou "Sortilèges". Bien sur on peut reprocher à cette saison cette tendance aux looners qui empêchent un peu l'addiction qui fait qu'on sera accro au show, mais cela finira par arriver. Rien que le season finale donne furieusement envie de voir la suite, et pas qu'un peu. L'arc du Maitre est finalement assez peu présent, ce sera le big bad de la saison 1 et les épisodes centrés plus sur la mythologie sont les meilleurs. Ainsi "Alias Angelus", excellent épisode où l'on découvre la véritable identité d'Angel ou "Le manuscrit", le magnifique season finale où l'on doit par exemple une scène réaliste et sobre où Buffy apprend qu'elle va mourir, sont les meilleurs épisodes de cette première saison. Seulement, à cause de ces looners, on s'implique forcément moins dans la série, on ne se pose pas vraiment de questions et nous ne sommes pas réellement accro à la série. Mais si on reste et on suit la série, c'est pour son intelligence, ses métaphores, ses thèmes, ses personnages attachants et des acteurs brillants. Tout cela forme un tout. Mais des défauts, il y en a aussi dans cette première saison.

 

Tout d'abord, et ce n'est pas de la faute de Joss Whedon, les effets spéciaux ou autres scènes de combats. Vu que le budjet est très limité, les effets spéciaux sont très raté, ainsi on se souvient de certains démons comme par exemple Moloch qui sont très raté visuellement parlant et ils prêtent plutôt à rire tellement ils semblent en carton. C'est un peu la même chose pour les scènes de combats, par moment la doublure de Sarah Michelle Gellar est bien trop voyante et cela est souvent gênant, et les combats manquent de punch et de rythme, c'est une évidence. La photographie n'est également pas au mieux, elle est même assez mauvaise, poussiereuse et très vieillotte. Le look des personnages est également très laid, on voit alors que le budjet de la série était ridicule et cela se ressent sur l'ensemble visuelle. Bien sur, tout ceci ne sont que des détails techniques, mais cela compte énormément pour avoir une série de qualité.

 

La mythologie est par contre déja assez enrichie en seulement 12 épisodes, et on en sait déja pas mal sur les tueuses et leur entrainement, leurs observateurs, leur mission... Bien sur, tout ceci n'est qu'un début mais la série aura tout de même 7 saisons pour nous en apprendre davantage, ce n'est pas rien. Que cela soit dit, Buffy reste une référence de ces dernières années, une série culte et il est difficile de passer à côté d'elle tellement elle supplante la plupart des autres séries au passage, rare seront les séries à savoir si habilement mélangé les genres. D'ailleurs dans une interview, Alyson Hannigan disait que ce qu'elle aimait le plus dans la série, c'était la diversité des genres, qu'on pouvait passé de la comédie au drame, en passant par le fantastique ou l'horreur. Elle a bien raison, car c'est l'une des grandes qualités de la série. Et même si cette première saison reste assez faible dans son ensemble, elle augure un grand potentiel et amorce une série qui deviendra culte. Et puis c'est les débuts de Buffy, donc on ne peut pas passer à côté.

 

Bilan : un 1ère saison très sympathique et agréable à regarder. Ce n'est pas ce qui fera la popularité de la série, mais elle a le mérite de présenter la série et les personnages dans la bonne humeur, avec beaucoup d'humour, du kitch et beaucoup d'intelligence et de métaphores sur la vie adolescence. Le season finale augure une seconde saison plus mature, plus maitrisé et plus sombre. Mais ça, c'est un autre chapitre.

 

Bonus : un résumé de la 1ère saison.

 

Par ryan - Publié dans : Buffy contre les vampires - Voir les 1 commentaires

Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /2008 19:08
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Joss Whedon a toujours su faire plaisir à ses fans, et c'est surtout vrai pour les seasons finale qu'il a réussi pratiquement à chaque fois. C'est le cas dès ce final qui conclut avec brio une première saison très sympathique, même si elle ne possède pas encore tous les atouts qui feront de Buffy la série culte par excellence, j'oserai même dire la série culte indetronables dans le genre du fantastique. Il faut aussi savoir que notre créateur bien aimé a toujours pris soin de faire de ses finales de vraies fin, dans le sens où chaque dernier épisode aurait pu conclure le show, ce qui est très intelligent car de nos jours, les annulations peuvent arrivés du jour au lendemain. Et avec cette fin de saison, on a l'impression d'assister à un series finale, car la série n'était vraiment pas sure de revenir pour une seconde saison, ce qui parait aujourd'hui difficilement concevable. Et si cela avait été le cas, beaucoup serait toujours en train de pleurer misère tellement ce dernier épisode est formidable à tout point de vue. Mais la série étant dans une case "bouche trou", personne n'imaginait que la série puisse connaitre le succès, mais la série était beaucoup trop novatrice, intelligente et drôle pour passer inaperçue. Maintenant que dire de ce season finale, si ce n'est qu'il est une parfaite conclusion aux différentes intrigues de la saison 1.


On a tout d'abord une conclusion des plus logiques au béguin d'Alex pour Buffy. C'est une bonne idée de résoudre cette intrigue avant qu'elle ne devienne lourde. Alex se décide enfin à avouer ses sentiments et l'inviter au bal après avoir répété à de nombreuses reprises son discours. Forcément, on se doute que Buffy va repousser ses avances et on ne peut qu'avoir de la peine pour ce pauvre Alex, mais aussi pour Buffy pour qui briser le coeur de son meilleur ami ne doit pas être une mince décision. Willow a également prise la bonne décision en envoyant balader Alex quand ce dernier décide de l'inviter au bal comme "lot de consolation". L'ensemble des personnages se retrouvent dès le départ dans la mélancolie, et cela ne s'arrange vraiment pas dans ce final profondément triste dont le thème principal est la mort. 


Le codex demandé par Giles avait donc son importance car ce livre inscrit toutes les prophéties sur la tueuse, et cela sera au coeur de cet épisode. En effet, un tremblement de terre menace la ville et cela n'augure rien de bon, étant donné que Le Maître est plus que décidé à se libérer de sa prison sous la terre. Giles et Angel découvre alors une prophétie qui remet tout en question :  Buffy va devoir affronter le Maitre et cela la conduira à sa propre mort. On sait tous que le destin de la tueuse est de mourir, mais finalement, cela n'a jamais vraiment été évoqué depuis le début de la série. Buffy va même jusqu'à plaisanter sur ça au début de l'épisode. Pourtant, quand Buffy apprendra la prophétie, on ne ri pas. La scène est très puissante d'un point de vue émotionnel, car à 16 ans on se préoccupe des cours, des garçons, du shooping mais pas de sauver le monde ou de se sacrifier pour celui-ci. Sarah Michelle Gellar est vraiment magnifique dans cette scène, forte et vulnérable à la fois, à l'image de la dernière phrase qu'elle prononce "je n'ai que 16, je tiens à vivre encore...".  Cette scène m'a toujours boulversé, et c'est encore le cas aujourd'hui. Buffy a beau être une tueuse, elle n'en reste pas moins une jeune adolescente, avec ses rêves et ses espoirs. Autre grande scène, celle entre Joyce et sa fille, cette dernière tentant de persuader sa mère de partir pour le week end afin d'empêcher la prophétie de se réaliser. Comme dans la scène précédente, on sent la jeune fille très vulnérable, très fragile, loin de l'image de la machine à tuer qu'elle véhicule. On sent à ce moment les deux femmes sur la même longueur d'onde, et pour la première fois de la saison, Joyce a la sensation de comprendre sa fille. 


Autre scène boulversante que l'on doit à Willow. La mort la frappe cette fois de façon cruelle et personnelle quand des amis du lycée qu'elle voit tous les jours sont atrocement tués dans une mise en scène digne des meilleurs films d'horreur. La scène est magistrale quand on réalise comme Willow et Cordélia que tout le monde est mort, encore une réalisation parfaite. Pour Willow, c'est un grand coup, elle réalise ce qu'il se passe et que tout le monde peut mourir à chaque instant, que les démons prennent peu à peu possession de ce monde, Alyson Hannigan nous touche beaucoup dans cette scène avec Buffy où elle parait elle aussi si vulnérable, si appeurée. Elle est traumatisé par ce qui est arrivé et comprend de l'injustice et de la cruauté de ce monde dans lequel elle vit. C'est sans doute ces paroles qui auront concaincus Buffy d'affronter son destin en allant combattre le Maître. Dans un registre moins dramatique, nous retrouvons Jenny Calendar qui aide une nouvelle fois Giles dans ses recherches. On les sens finalement très complices tous les deux, ils ont beaucoup d'alchimie, et comme le dit Willow, Jenny fait maintenant parti du club. Comme pour nous dire qu'elle deviendra un personnage régulier de la seconde saison. Tant mieux, car c'est un personnage que j'aime beaucoup. Dans le même registre, Cordélia rejoint aussi plus ou moins le groupe, même si elle s'en défendait dans l'épisode précédent. Elle les aide à combattre les démons, et cela permettra sans doute à ce personnage d'être plus exploité.


Pour la première fois de la série, il faut sauver le monde. Et après sa conversation determinante avec Willow, Buffy est bien prête à affronter le Maître même si elle doit en mourir. Rien ne semble l'arrêter, mais comme elle le dit à Jenny, oui elle risque de mourir, mais après tout c'est son destin et elle se doit de l'accepter. Le combat entre Le Maître et Buffy est vraiment impressionnant, car on voit Buffy dans l'incapacité de se défendre, paralysée par la peur de mourir, et la morsure du Maitre alors que l'on voit une larme coulé sur le visage de notre héroine constitue un des moments les plus émouvants de la saison. Buffy est morte, on peine à y croire mais c'est la vérité, et son décès est très symbolique, son plongeon dans l'eau donne une classe folle au personnage, à la fois tragique et fort. La réanimation de Buffy par Alex constitue également un grand moment, même si Buffy l'a rejeté pour Angel, c'est bien Alex qui lui sauvera la vie, et cela ne sera sans doute pas la seule fois. Revenue à la vie, Buffy semble avoir changé, elle n'est plus paralysé par la peur comme nous le montre son second combat avec le Maître, un combat qui sera cette fois ci à l'avantage de la tueuse. Elle retrouve son energie, sa fougue et son humour, elle est finalement délivrée, elle a connu la mort alors maintenant pourquoi être terrifiée ?


La mort du Maître est formidable, car étant un très vieux et puissant vampire, il ne se désintègre pas comme les autres et son vol plané est assez impressionnant, il faut bien le dire. Buffy aura réussi à vaincre sa plus grande peur, mais aussi à sauver le monde pour la première fois de la série. Tout ce qui concerne Willow, Giles, Cordélia et Jenny qui combattent les démons sorti tout droit de la bouche de l'enfer est également magistrale, on plonge dans l'horreur et l'action avec beaucoup de tension et de suspens. Par contre, comme dans toute la saison, le gros démon qui sort de sous la terre n'est pas très bien représenté. Mais on pardonnera tout cela vu le peu de budget de la série à l'époque. Le tir sera bien rectifié par la suite. Finalement, malgré une saison assez fun et décalée, la série termine sa première saison avec un épisode très émouvant, triste et rempli d'action. Cela prépare déja une deuxième saison qui sera du même tonneau que ce final, on ne peut qu'en saliver d'avance. Une série qui deviendra plus sombre et plus émouvante.


Bilan : un season finale tout simplement superbe, à la fois émouvant et rempli d'actions. Les acteurs se surpassent, notamment Sarah Michelle Gellar qui donne ici quelques unes de ses meilleures scène. Dès sa première saison, la série aborde un sujet comme la mort avec beaucoup de justesse et de maturité, voilà pourquoi elle reste aujourd'hui la référénce des séries fantastiques. 


Bonus : un résumé de ce final.
Par ryan - Publié dans : Buffy contre les vampires - Voir les 1 commentaires

Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /2008 15:48
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Un peu comme le 1x06, il est beaucoup question de popularité dans cet épisode qui fait d'ailleurs office de looner, mais cela ne l'empêche certainement pas d'être très bon. D'ailleurs, cet épisode est un centric Cordélia, à mon grand plaisir puisque j'aime beaucoup ce personnage, même si elle n'est pas encore très bien exploité à ce stade de la série. Le show s'attaque au mythe de la femme invisible, mais c'est beaucoup mieux traité que certaines autres séries, tout est fait en subtilité et les métaphores ne manquent pas, mais c'est une constante dans cette série. La fabuleuse Clea DuVall joue les guest et elle est ici épatante en adolescente rejeté qui va finir par être gommé littéralement. C'est une métaphore très intelligente et subtile, on plonge avec réalisme dans la vie des adolescents, à l'image de Marcy Ross qui est est rejeté par tout le monde au lycée, même par les profs, finalement elle est totalement invisible, au propre comme au figuré. Les flash backs nous montrant le parcours de la jeune fille sont très interessants, mais aussi très touchants. Car comparé à d'habitude, on prend en pitié l'ennemie de Buffy, ce qui lui arrive n'est pas sa faute, elle a avant tout été très malheureuse, et sa vengeance est alors plutôt compréhensible.


On approfondi un peu plus le personnage de Cordélia, qui apparait un peu moins detestable après cet épisode. Marcy s'attaque à elle par l'intermédiaire de Mitch et Harmony, et on voit une leur d'humanité en elle quand elle parle de sa vie avec Buffy. Une scène très interessante, car on montre une fois de plus que Buffy n'est pas totalement différente de Cordélia, surtout dans sa vie antérieure à Los Angeles. Avant de devenir la Tueuse, elle était finalement une fille assez superficielle ne pensant qu'au shooping et aux mecs, c'est loin de l'image qu'elle renvoit à présent. Cordélia a toujours été montré comme une fille ne pensant qu'à elle et entouré de toute une cour, mais il faut sans doute voir un peu plus loin que les apparences. Cordy a avant tout peur d'être seule, et elle s'entoure de prétendus amis car elle préfère être accompagné que d'être seule, c'est un regard assez réaliste sur le monde des lycéens, et la série a d'ailleurs l'intelligence de ne pas faire durer le mystère pendant longtemps à propos de cette femme invisible. Et même si ce qu'elle fait est mal, on s'attache forcément à Marcy et on comprend tout ce qu'elle a enduré.


Tout le monde l'a ignoré pendant des années, comme le montre son livre scolaire montrant tous les mots des différents élèves. On remarque à quel point cette pauvre fille n'avait pas de connaissance, tout le monde lui laissant le même message passe-partout. Même Alex et Willow. Marcy a souffert, et veut absolument se venger de Cordélia qui l'a ignoré et maltraité plus que quinconque, il faut dire que Cordy n'est la fille la plus tendre du lycée. La fin avec la petite séance de chirurgie est excellente, et Marcy a finalement raison, le pire cauchemar de Cordélia serait d'avoir un autre visage, car c'est sans doute ce qui fait son avantage au lycée, et ce pourquoi elle est si entouré et qu'elle est chaque année élue reine de mai.  Le piège que Marcy tend à Giles, Willow et Alex est également excellent, et l'on a d'ailleurs l'occasion de retrouver Angel, même si on doutait qu'on allait bientôt le retrouver.


Il sauve un peu tout le monde, mais ne semble pas être prêt à retrouver Buffy, un vampire amoureux c'est émouvant, comme le souligne Giles. C'est assez amusant également de voir Angel ne pas se refléter dans les miroirs, la série respecte tout à fait les mythes vampiriques. Giles souligne également l'importante du codex, un livre relatant toutes les prophécies pour la Tueuse, et Angel promet de le trouver. C'est interessant, car ce codex sera au centre du season finale, tout comme le retour d'Angel probablement. Par contre, c'est assez amusant de voir que David Boreanaz n'était pas encore crédité au générique dans cette saison, c'est vrai qu'il n'apparait pas dans tous les épisodes. Etait-il certain d'être là pour la suite ? Peut-être pas.


La fin de l'intrigue de Marcy est très interessante, et on plonge en plein dans la théorie du complot, cela ferait presque une jolie référence à X-Files. Car dans cet établissement où Marcy est conduite, elle n'apprend pas vraiment à être réhabilité, mais justement à mieux cacher son identité et être une bonne psychopathe. Vraiment excellente comme fin d'épisode, mais comme souvent avec les looner, on ne verra probablement plus Marcy, mais cela n'empêche rien.


Bilan : un très bon épisode à l'approche du final. Maintenant fini les stand alone pour cette saison 1, le prochain sera le dernier et croyez-moi, on aura du très très lourd avec la conclusion de l'arc du Maitre. Finalement, un épisode très agréable, sans grand bouleversements mais qui nous prépare au season finale.
Par ryan - Publié dans : Buffy contre les vampires - Voir les 0 commentaires

Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /2008 16:25
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Imaginez donc que votre pire cauchemar devienne réalité ? D'un certain côté, on pourrait faire la rapprochement avec cet épisode et la saga de films de "Freddy", cela n'est pas un hasard si cet épisode est aussi terrifiant. Nous avons tous la peur de voir nos peurs les plus profondes devenir réelles. Dans cet épisode, tous les personnages sombrent dans leurs différents cauchemars, Alex se retrouve nu devant tout le lycée quand il ne se fait pas poursuivre par un clown masqué, Willow se retrouve chanteuse d'opéra, Cordélia se retrouve au club d'échecs contre son gré, Giles ne sait plus lire et Buffy fait face à son père. Grâce à ces cauchemars, on étudie la psychologie des personnages, mais il est simplement un peu dommage que les rêves de Buffy soit tellement supérieur à ceux des autres personnages. D'autant plus que même si il a plus l'air d'un looner, l'arc est toujours présent et le Maître est même présent. Pour l'occasion, nous avons même droit à deux scène de confrontation entre Buffy et le Maître, même si ces duels ne sont pas vraiment réels, il faudra attendre le season finale pour le voir en chair et en os.


Le vrai responsable de cette pagaille à Sunnydale, c'est Billy, un jeune garçon dans le coma. Celui-ci ayant été attaqué par son coatch de baseball qui le considère comme son porte bonheur, jusqu'à ce qu'il rate une malheureuse balle lors d'un match très important. Le coatch l'a battu à mort et il se retrouve donc dans un profond coma à l'hopital. C'est après cela que tous ces évenements étranges commencent, et cela est assez difficilement expliquables, mais ce n'est peut-être pas utile d'expliquer ce qui ne peut pas l'être. Les cauchemars de tous les personnages deviennent réells, et si certains semblent assez amusants, cela devient vite hors de contrôle et cela revèle pas mal de choses sur la personnalité des personnages.


Tout d'abord, Wendel, un étudiant ami d'Alex se retrouve en pleine classe en train de lire un livre quand il est soudain envahi par des dizaines d'araignés. Ensuite Buffy se retrouve en plein contrôle d'histoire alors qu'elle a séché toute l'année, Alex se retrouve nu devant toute la classe et Giles ne sait plus lire. En bref, c'est un bordel monstrueux à Sunnydale et cela ne s'arrête pas là, étant donné qu'un orgre pourchasse tout le monde, y compris une jeune étudiante, Laura qui se retrouve battue à mort dans la cave du lycée. Le rêve de Cordélia est également très drôle, celle-ci rêve qu'elle est mal coiffé et habillée comme une grand mère, cela cadre tout à fait avec le personnage. C'est un peu parail pour Willow qui se retrouve à chanter de l'opéra, cette scène est très amusante.


Il est cependant dommage que tous ces rêves ne soit pas aussi réussis que ceux de Buffy elle-même. La grande scène de l'épisode est sans doute la scène très intense entre Buffy et son père. La plupart des enfants de divorces ont l'impression au moins une fois d'être la cause de cette séparation, et avec ce rêve particulièrement fort, Hank Summers révèle à sa fille qu'elle est une déception, qu'elle est la raison de sa séparation avec Joyce et qu'il a mieux à faire que s'ennuyer des week end entiers avec elle. Une scène formidablement jouée par Sarah Michelle Gellar qui pour la première fois a une scène vraiment dramatique, et ce ne sera pas la dernière, loin de là. Il y aussi cette fameuse confrontation avec le Maître qui est très poignante. Celle-ci a lieu à deux moments bien distincts de l'épisode. Tout d'abord au tout début, dans un cauchemar de Buffy où elle se retrouve dans la tanière du big bad. D'ailleurs, si vous avez vu la suite, vous remarquerez sans doute que toute cette scène ressemble étrangement au déroulement des évenements du season finale. Ce qui renforce un peu l'idée que les rêves de Buffy ont toujours été prémonitoires. 


La deuxième confrontation est cette fois bien plus réelle et terrifiante. Le cauchemar devient vraiment réel pour Buffy quand elle se retrouve enterré vivante, pou ensuite ressortir de la tombe en étant un vampire. C'est aussi le rêve de Giles, puisque sa plus grande peur est d'avoir échoué, donc que Buffy soit morte. D'ailleurs, la scène où Buffy est enterré vivante est l'une des plus terrifiantes de la série, on sait aussi que cette scène a été très pénible à tourner pour Sarah Michelle Gellar, et on peut aisément la comprendre. Finalement, on étoffe la psychologie de Buffy qui a toujours du mal à concilier ses deux vies, étudiante le jour et tueuse la nuit. On sait que la mort est sa destinée, mais peut-on accepter cela ? Ce sera une des principales question des futurs épisodes. Mais pour affronter cela, il faut combattre ses propres peurs, et c'est un peu la morale de cet épisode. Pour grandir et survivre, il faut dompter ses doutes et ses peurs les plus profondes. Ironiquement, le premier à le faire est Alex qui n'est finalement pas si faible qu'on ne le pense. 


Bilan : un très bon épisode  sur le thème des peurs les plus profondes. Un épisode assez terrifiant dans sa structure, et l'on retiendra quelques grandes scènes comme le duel entre Buffy et le Maître ou l'entrée de Hank Summers.
Par ryan - Publié dans : Buffy contre les vampires - Voir les 0 commentaires

Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /2008 12:18
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Quand un radio crochet est organisé dans l'enceinte du lycée de Sunnydale, les choses ne tardent pas à tourner à l'horreur dans le plus drôle des épisodes de cette première saison. Quasiment parodique de la série, cet épisode montre à quel point la série ne se prend pas la tête et n'hésite pas à faire rire son public. On peut par exemple évoquer les scènes de Cordélia qui sont de plus en plus hilarantes ou bien la pièce finale du trio ados qui est tout simplement à hurler de rire. On délaisse de plus en plus l'arc du Maître, mais finalement ce n'est pas un inconvénient, car quitte à faire des looners, autant les faire bien. Et c'est sans doute la force de cette série, réussir autant ses épisodes looners que ses épisodes mythologiques. 


Dans cet épisode, nous faisons la connaissance du proviseur Snyder, lui aussi personnage culte de la série qui y restera d'ailleurs pendant 3 saisons. Successeur de Flutie, mangé par les hyènes il y a deux épisodes, celui-ce montre beaucoup moins ouvert d'esprit, la discipline est le principal mot d'ordre. Et sa haine envers Buffy commence de suite. Il tient en premier lieu à ce que Buffy, Willow et Alex s'entraine pour un grand numéro lors de la représentation. Jusqu'à ce que une danseuse soit retrouvé morte, le coeur arraché... On évoque un petit moment la possibilité que ce soit un humain, un serial killer qui est pu la tuer et c'est dommage que la série ne soit pas allé dans ce sens, ça aurait renforcé ce sentiment s'horreur, alors que l'histoire de la marionnette n'est pas forcément des plus convainquantes.


Après la mort d'Emilie, la danseuse, tout le monde enquête et c'est du côté d'Alex que c'est spécialement savoureux. Ses scènes avec Cordélia sont toujours très jubilatoires, le personnage est de plus en plus un ressor comique à la série et c'est tout à son honneur. La palme revient à Giles qui lui fait croire qu'elle est mal coiffé pour qu'elle lui fiche la paix, à se rouler par terre. Pendant tout l'épisode, le mystère concernant le véritable assassin est très bien mené, la série nous fait croire avec intelligence qu'il s'agit de Sid, la marionnette de Morgan, alors qu'en réalité, celui-ci est dans le même camp que Buffy. Sid a en fait été enfermé dans le corps d'une marionnette et il doit tuer le démon pour pouvoir retrouver la paix, donc dans ce cas mourir.


La révélation du démon est très efficace, car on ne l'aurait pas suspecter et le fait qu'il s'en prenne à Giles en le mettant en position de décapitation est excellente. Toute la bagarre est pour une fois extrêment bien fait et quand le rideau s'ouvre devant le carnage sur la scène, l'effet est une fois de plus excellent. Pour la seule et unique fois de la série, l'épisode se poursuit durant le générique de fin et c'est sans doute la scène la plus drole de l'épisode. Buffy, Alex et Willow sont forcés d'improviser une trajédie grecque devant un public abasourdie, dont Giles et Snyder. A se tordre de rire.


Bilan : un bon épisode parodique qui ne fait pas de mal, bien au contraire. On s'amuse avec la rire, et non de la série et c'est ce qui fait toute la différence. En plus d'être une série surnaturelle ou un drama, Buffy assure très bien dans le registre comique. Toutes les séries fantastiques actuelles ne peuvent pas en dire autant, loin de là.
Par ryan - Publié dans : Buffy contre les vampires - Voir les 2 commentaires

Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /2007 11:49
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Bof, pas vraiment terrible comme épisode. Pourtant le thème général des tchat sur Internet est plutôt intelligent, mais ce n'est pas totalement bien exploité et le démon coincé dans un ordinateur donne un effet assez ridicule. Après des centrics sur Angel et Alex, c'est au tour de Willow d'avoir un épisode centré sur elle, et on ne peut pas dire que cela soit un totale réussite, même Cordélia est absente une fois de plus, même pas une petite scène pour rire en sa compagnie, dommage. Cependant, on fait la connaissance d'un nouveau personnage, Mlle Calendar qui deviendra important au fil des épisodes, celle-ci apparait tout de suite comme une femme intelligente, sexy et mystérieuse. Elle constraste à merveille avec la personnalité coincé et torturé de Giles, leur relation est déja interessante à ce stade.


Mlle Calendar, on découvrira plus tard qu'elle s'appelle Jenny, est la prof d'informatique du lycée, sujet d'ailleurs de cet épisode. Alors que Giles ne vit qu'avec ses livres et a du mal à se faire à toutes ces technologies, et spécialement l'informatique qui envahit le monde. Mlle Calendar n'était destiné qu'à apparaitre dans cet épisode, mais l'alchimie entre elle et Giles ont décidés les scénaristes à la garder plus longtemps, et ils ont bien faits car c'est également un bon personnage. Un lien se crée immédiatement avec Giles, malgré leurs différences, ils sont attirés l'un vers l'autre, c'est finalement le démon coincé dans l'ordinateur qui les rapproche. Assez ironique. 


Le sujet principal avait un énorme potentiel, mais celui-ci n'est pas totalement exploité. Le sujet des dangers de l'internet est tout à fait de l'actualité et la série avait de l'avance sur son temps, car ce phénomène est encore plus important aujourd'hui. L'épisode s'interesse plus particulièrement aux dangers des tchat, on ne sait jamais vraiment à qui on parle lors de ces tchat, on a affaire à un inconnu qui pourrait être n'importe qui, un jeune homme attentionné et gentil mais aussi un serial killer ou un violeur, tout est possible. On peut aussi raconté ce qu'on veut, qu'on va au lycée alors qu'on a cinquante ans. Le discours d'Alex à ce propos est très amusant, mais aussi très réaliste. 


S'il on oublie deux minutes l'invention ridicule de Moloch, démon piégé dans l'ordinateur, tout ce qui concerne Willow et son "petit ami" Malcolm est assez flippant. Willow se laisse embobiné par les belles paroles de cet inconnu et laisse même peu à peu tombé ses amis pour lui. Plus abracadabran, le démon Moloch est le démon du sacrifice humain, il se nourrit de l'amour des ses alliés pour ensuite les tuer en échange d'une déclaration d'amour, c'est un peu ridicule. Mais j'ai bien aimé la petite bande d'informaticien complétement névrosé comme Fritz qui agissent presque machinalement sous les ordres du démon. Il donnent tour à tour leurs vies pour l'amour de Moloch. On peut presque y voire une métaphore des sectes, pas faciles d'en sortir vivant. Lorsque l'un des sbires du démon tentera de tout arrêter après avoir failli tuer Buffy, on maquillera son meurtre en suicide. C'est interessant, mais sans doute pas assez exploité là non plus.


Le combat final n'est par contre pas des plus formidables et il est même un peu ridicule, l'explosion du démon n'est pas des convaincantes. Il ne reste guère que les petites répliques toujours aussi mordantes de Sarah Michelle Gellar décidement très en forme ces derniers temps. La scène finale est par contre très amusante, Buffy, Alex et Willow se rendant compte qu'ils n'auront jamais de vraies relations amoureuses dans leurs vies. Mine de rien, c'est assez révélateur de la suite de la série.


Bilan : c'est assez moyen, cet épisode avait un vrai potentiel, mais il n'est pas tellement bien exploité ici. Malgré des thèmes et des personnages interessants, la mayonnaisse a du mal à prendre.
Par ryan - Publié dans : Buffy contre les vampires - Voir les 0 commentaires

Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /2007 19:11
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Après un épisode assez faiblard, la série retrouve ses racines et nous offre ni plus ni moins que l'un des épisodes les plus réussis de cette saison 1. Alias Angelus est une réussite, et pour plusieurs raisons. Premièrement, il met en lumière le personnage très mystérieux d'Angel et apporte au public un épisode exclusivement centré sur Buffy et Angel, le premier de la série. Et deuxièment, on retrouve toutes les qualités qui ont fait le succès de la série, tout ça pour dire que l'épisode est très important pour la suite du show, et spécialement pour la saison 2 qui sera en partie consacré à Angel et son passé.


Le thème de cet épisode est l'amour adolescent, et principalement les premiers émois qui peuvent parfois mal se terminer, comme la métaphore à peine voilée l'amour entre une jeune fille et un garçon plus vieux qui finit mal. Pour la première fois, Buffy avoue son attirance envers Angel même si c'était clair pour tout le monde depuis le pilote. Une attaque de vampires les rapproche et la tueuse finit par acceuillir le Angel chez elle. On retrouve par ailleurs le Maître qui est toujours obsédé par l'idée de détruire la tueuse, et il envoit un trio de vampires pour l'abattre, mais malheureusement pour lui Buffy et Angel déjouent ses plans et le trio devra être abattu en échange du pardon d'avoir échoué à leur mission.


Le duo Buffy / Angel fonctionne très bien dans cet épisode. Dans la première partie, c'est une question d'attirance mutuelle, ils se plaisent et flirtent notamment dans la scène où Angel est torse nu dans la cuisine avant que Joyce n'arrive. Pour éviter que le trio ne s'en prenne à Angel, Buffy l'heberge quelques jours dans sa chambre, en secret bien entendu. Alex montre comme d'habitude de gros signes de jalousies, et je l'ai trouvé plutôt lourd même si finalement il n'a pas tord sur toute la ligne. Willow, elle est attendri par Angel et même après La révélation, elle continue de le défendre. La scène dans la chambre de Buffy est très belle, notamment quand la jeune fille croit à tord qu'Angel a lu son journal intime et qu'elle pense qu'il a lu tout ce qu'elle a écrit sur lui, ce qui en dit long sur ses sentiments. Le baiser échangé entre Buffy et Angel est très romantique mais se finit d'une façon très brutale par la métamorophose d'Angel en vampire ! Et oui Angel est un vampire. Sans savoir la moindre chose sur la série et sur sa suite, alors cette révélation est une surprise, même si quelques indices nous avait déja mis sur la voie. Pour la première fois, Buffy hurle. On découvre non pas la Buffy forte et que rien n'atteind, mais la Buffy terrifiée de voir son petit ami se transformer en monstre.


La grande question est doit-on tuer Angel pour ce qu'il est, alors que techniquement il n'a rien fait de mal envers Buffy. C'est d'ailleurs une question récurrente qui reviendra à de nombreuses reprises notamment dans la deuxième saison. On découvre alors le passé d'Angel, qui a été initié par Darla, la blonde vampire que l'on a pu voir à plusieurs reprises, il a passé des siècles à semer la mort autour de lui pour ensuite aller jusqu'en Europe où depuis 100 ans, aucune trace du moindre crime n'a été signalé, étrange n'est-ce pas. D'ailleurs au départ, Buffy n'a aucune intention de tuer l'homme qu'elle aime, mais Darla sera plus maline et attaquera Joyce en faisant croire qu'Angel est le responsable. Mais même avec cette haine au fond d'elle, Buffy a du mal à aller au bout, même lors de l'affrontement avec Angel au Bronze.


On découvre lors de cet affrontement le vrai passé d'Angel et pourquoi celui-ci vit comme un être humain, terré dans un appartement sombre, alors que les vampires vivent naturellement sous la terre. S'il n'est pas tout à fait l'un des leurs, il est vampire, une bête. Mais tout n'est pas forcément si simple. Il y a deux siècles, Angel ou plutot Angelus a tué une gitane très aimé par son clan de bohémiens. Ce clan rempli de haine contre le vampire lui a jeté un sort pour le torturé à jamais, ils lui ont rendu son âme. Une âme pour un vampire est une vraie torture, car depuis la culpabilité le hante, il est conscient de tous les massacres qu'il fait et il doit vivre avec. C'est très dur à vivre. 


Ce sentiment de honte explique alors pourquoi Angel n'agit pas comme les autres vampires et il ira même jusqu'à tuer Darla qui allait tuer Buffy. Darla n'est pas un simple vampire puisqu'elle a été la compagne d'Angel pendant plusieurs générations, elle lui a donné sa deuxième vie et la initié à cette vie sauvage. Angel finit par réaliser qu'il doit partir, quitter Sunnydale car cela ne pourra jamais marcher avec Buffy. Leur scène d'adieu au Bronze est très poignante, leur histoire d'amour est impossible, et la série nous le démontera habilement pendant toutes les autres saisons. Si l'épisode nous donne l'impression d'une conclusion logique à ce couple, nous ne sommes pourtant qu'au commencement. 


Bilan : un excellent épisode qui nous en apprend beaucoup plus sur le personnage d'Angel. L'épisode en lui-même est très révélateur des évenements des saisons suivantes, il est donc très interessant. Sans doute l'un des meilleurs de cette première saison.
Par ryan - Publié dans : Buffy contre les vampires - Voir les 4 commentaires

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