BUFFY - SAISON 1 - EPISODE 3 - SORTILEGES
* * * * * * * * * *
On voit tout de suite la différence avec une série haut de gamme comme celle-ci ou celle qui ont suivis, ne m'en voulez pas de citer les piètres Charmed ou Smallville. Car Buffy réussit même ses looners, ces épisodes indépendants de la saison où la trame principal est ignoré. C'est le cas avec cet épisode qui a pour thème la sorcellerie, un épisode plutôt réussit car la série a l'intelligence de rester elle-même, simple, légère et très sympathique. On continue de faire peu à peu connaissance avec les personnages de la série, et l'ambiance particulière de Sunnydale est particulièrement agréable.
On pourrait croire à première vue que le sujet principal de cet épisode est la sorcellerie, pourtant ce n'est pas vraiment le message que tient à faire passé Joss Whedon. Il s'agit plutôt d'une métaphore des rapports difficiles qu'entretiennent parents et enfants dans notre société. Si Amy est mal dans sa peau, c'est parce que sa mère autoritaire l'a toujours poussé à se surpasser et à devenir ce qu'elle était de sa jeunesse. C'est encore plus vrai chez Buffy et sa mère. Notre héroine envie la relation d'apparence parfaite qu'entretient Amy et sa mère, et d'un autre côté Joyce ne comprend pas sa fille, et elle voudrait qu'elle suive son exemple pour éviter les mauvaises fréquentations. La dernière scène entre la mère et la fille est d'ailleurs excellente, on ne voudrait pas revenir à l'age de 16 ans et revivre les mêmes choses, même si ça aiderait à mieux comprendre sa propre fille. Gellar et Sutherland ont une bonne alchimie et toutes leurs scènes fonctionnent vraiment très bien.
L'intrigue générale autour d'Amy est vraiment bien mené, car pendant tout l'épisode on est certain que la sorcière est bien Amy. L'échange de corps entre la mère et la fille, car la mère veut revivre son glorieux passé de pom pom girl est vraiment excellente et garantie d'excellente scènes. Buffy n'est pas juste une série sur les vampires, et elle le prouve en diversifiant ses thèmes. La meilleure partie de l'épisode est quand Amy, ou plutôt sa mère, lance un sort mortel à Buffy. La scène dans la cuisine en chantant Macho Man est excellente, et j'aime bien la relation presque paternel entre Buffy et Giles. Il n'est pas seulement son mentor, mais il est bien plus que ça.
Les autres personnages continuent d'être développés, spécialement Alex et Willow. Malgré leurs look bien dépassés, ils sont vraiment excellents tous les deux, Alex est fou amoureux de Buffy depuis le premier jour et ne le cache pas en lui offrant des cadeaux, mais il a tout de même peur de lui avouer ses véritables sentiments. Quand à Willow, elle souffre en silence, car elle n'est pas indifférente à son meilleur ami. Un bien sympathique triangle amoureux qui est finalement tourné avec pas mal d'humour, ce qui est plutôt plaisant.
L'autre réussite de l'épisode c'est le personnage de Cordélia. C'est bien simple, j'adore ce personnage à la fois bitchy et très drôle, tellement elle apparait comme superficiel et on joue beaucoup là dessus. Les différentes scènes au gymnase sont excellentes, tout comme quand elle est possédé par Amy et qu'elle se retrouve malheureusement pour elle au volant d'une voiture. Charisma Carpenter a un énorme potentiel comique qui je l'espère sera plus exploité par la suite de la série.
Bilan : un épisode très plaisant à la fois léger, imaginatif et assez drôle. La série prend un malin plaisir à faire des métaphores avec les sujets liés à l'adolescence, et c'est finalement une grande réussite.
Publicité