OZ - SAISON 2 - EPISODE 7 - LA FERME DES ANIMAUX

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Les dernières pistes de la saison se lancent dans cet épisode. Tout se met en place pour nous offrir un final en apothéose lors du prochain épisode qui sera (déja) le dernier de la saison 2. On fait la connaissance de nouveaux personnages qui seront sans aucun doute capital pour le season finale, tandis que tout se complique pour les personnages récurrents. A n'en pas douter, le fin risque bien d'être aussi troublant et choquant que ne l'a été celui de la saison dernière. Comme le souligne le titre de l'épisode, le thème est les animaux dans les fermes, Augustus montre vite la comparaison avec les animaux en cages ce qui revient à parler des hommes en prison. C'est assez drôle comme comparaison, notamment quand il évoque la vie ephemère de poissons rouges, ce qui n'est pas sans rappeler la vie très courte de certains prisonniers de Oz.
Beecher : nous quittions le personnage replonger dans l'alcool dans l'épisode précédent suite à l'emprisonnement de Keller en isolement. Son desespoir fait peine à voir, après un baiser échangé avec Chris, il supporte difficilement son absence, on a de la peine pour lui, car si il est en train de tomber amoureux d'un homme, il va en souffrir, car rappelons-le, tout est un piège. Et je pense que Keller avait planifié de le faire replonger, et il a réussi. Shellinger met accentue encore un peu le mal-être de Beecher en lui faisant croire qu'il a fait tué sa femme, et que la lettre de suicide n'était qu'une fausse et que sa femme a été contrainte d'écrire sous la menace. Si Beecher, comme nous, ne le croie pas, on ne pourra jamais en être sure, et ne pas savoir c'est bien pire que de savoir. D'ailleurs, d'un côté Shellinger a raison, de toute manière que ce soit un meurtre ou un suicide, c'est de toute façon la faute de Beecher, cette culpabilité doit être très dure à supporter pour lui.
Ryan / Cyril : si Cyril est arrivé à Oz dans l'épisode précédent, cela ne veut pas forcément dire que lui et Ryan vont être réunis. D'ailleurs, Ryan et Cyril peuvent tout à fait passé pour des frères, ils se ressemblent physiquement, ce qui est logique vu que les deux acteurs sont également frères, une bonne idée de la part des scénaristes. Si Ryan a ses petits soucis quotidiens, comme son envie de rebosser en cuisine pour Adebisi, ce n'est rien comparé à ce qu'endure son petit frère. Celui-ci a été transféré dans la même unité que Shellinger et il ne tarde pas à subir la même chose que Beecher dans les premiers épisodes de la série. Dès son arrivée, il se fait violer par toute la bande de nazis. La réaction de Ryan est très noble, car on le voit enfin agir comme un humain, il aime son frère, et est prêt à tout pour le préserver de ce monde meurtrier qu'est Oz. D'autant plus que Cyril a eut un accident mental il y a un an, et ne comprend même pas ce qui se passe, il est touchant. Ryan s'arrange pour que Cyril le frappe et qu'il soit envoyé au trou. Le trou est ignoble, mais c'est déja mieux que subir les attaques des nazis. C'est tellement vrai.
Alvarez : si Oz est parsemé de personnages tous plus ignobles les uns que les autres, il y en a bien un, à l'instar de Beecher, pour qui on éprouve de la compassion : c'est Miguel Alvarez. Ce gars n'a pas eut de chance, il faut tout pour s'en sortir et pour rester en dehors des emmerdes, mais celle-ci viennent quand même à elle, si il mérite de s'en sortir, je ne suis pas sure qu'il y parvienne un jour. Je ne vois d'ailleurs pas d'happy end pour les personnages de la série, comme nous le rappelle d'ailleurs la deuxième incarcération du poète à la fin de l'épisode qui n'a pas su profiter de la deuxième chance qui lui était donné. La bande des Latinos continue de l'ignorer, et sans ça, il n'est plus rien, il doit se rattrapper, et maintenant que c'est El Sid qui contrôle le clan, il doit obéir à ses ordres. Il est d'ailleurs très clair, pour réintégrer le clan des Latinos, il doit se montrer fort, autrement dit, arracher les yeux du nouveau gardien. Un acte affreux et qui ferait de toute façon de Miguel une homme mort si il accepte et si il refuse. Sa confession à coeur ouvert avec son père muet est très belle, on comprend qu'il ne pourra pas s'en sortir indemne cette fois ci.
Ribadow : intrigue très touchante sur le petit fils de Ribadow qui n'a pas les sous pour réaliser son rêve, partir à Disneyland pour vivre ses derniers jours, puisqu'il est atteind d'une leucémie. On réalise que malgré tout, les prisonniers sont des êtres humains car il donne de l'argent au vieux Ribadow, j'ai trouvé ça touchant toute cette collecte pour lui. Notamment la scène où Wangler veut voler l'argent, mais que Adebisi s'y oppose, il déclare d'ailleurs "parfois il est bon d'être humain". Cette parole est belle, surtout prononcé par Adebisi qui agit pour une fois comme quelqu'un de bien, c'était touchant.
Adebisi : en parlant d'Adebisi, on s'est permis un peu d'humour dans cet épisode au mileu de toute cette noirceur. Il échange des petits mots avec Shirley qui lui promet même un fellation lors de son anniversaire. Mais elle déchante vite lorsqu'elle s'aperçoit qu'il est black, dont le dialogue hilarant "mais t'es un negro !". D'un autre côté, le long règne d'Adebisi semble touché à sa fin puisqu'un membre de la mafia semble determiné à la punir après ce qu'il a fait subir à Schibetta.
Robert Sippel : très très bonne intrigue sur la réinsertion d'un pédophile dans la société. L'intrigue est traité avec beaucoup de réalisme et de pudeur, c'est vraiment typique de ce qui se passe dans la réalité. Sippel est un prêtre qui a violé un petit garçon de 14 ans s'étant toujours senti pervers au fond de lui, il a fait 10 ans de prison, et est à présent relaché. Mais la vraie vie peut être bien plus dure que 10 années en prison. La réinsertion dans la vie active est très dure pour un prisonnier, d'autant plus pour un pédophile, en effet, il doit se faire identifier comme étant pervers, ce qui limite ses chances de retrouver sa vie d'avant, c'est peu dire. D'ailleurs la série prouve une fois de plus qu'elle a un avis très pessimiste sur la réinsertion des prisonniers, avec le poète qui commet un meurtre quelques semaines après avoir quitté la prison. Comme quoi, personne ne quitte vraiment Oz, c'est un constat dur et pessimiste.
Bilan : très très bon avant dernier épisode. Il se dégage vraiment une force et une intelligence incroyable de cette série. C'est tellement réaliste et brut, et cela nous prend à la gorge en permancence. J'ai rarement vu une série d'un tel niveau. On ne peut qu'en rester bouche bée.
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