UGLY BETTY - SAISON 1 - EPISODE 1 - MODE D'EMPLOI (SERIES PREMIERE)
En effet, ce serait une grossière erreur de mélanger Ugly Betty et Le Destin de Lisa, l'infame soap allemand que nous impose TF1 depuis des mois tant les deux séries n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Même si le pilote reste assez sage, et limite convenu par moment, on sent quand même un sacré potentiel pour que la série devienne un soap déjanté, c'est d'ailleurs un peu le cas puisque la série se fait déja plaisir avec quelques traits d'ironie et des personnages clichés au premier abord, mais tout de même interessants. Dans ce premier épisode, on fait connaissance avec Betty qui fait alors ses premiers pas dans le monde artificiel de la mode. Bradford Meade (incarné par le fabuleux Alan Dale de Newport Beach) impose à son fils, Daniel, nouveau directeur du magazine "Mode" Betty Suarez comme assistante, au moins Betty la moche ne finira pas dans son lit, ce qui arrive trop souvent avec les autres assistantes qu'il a eut.
En ce qui concerne le nouveau poste de Daniel, il est arrivée à ce stade après la mort de Fey Summers, qui occupait ce poste avant cela. Sa mort est très mystérieuse et la semble déja lancer un mystère dès le pilote, à l'instar de Desperate Housewives et compagnie. Je ne suis pas fan des gros mystères qui ont tendance à se changer en pétard mouillée, mais il vrai que c'est assez intriguant. D'ailleurs, Bradford semble plus ou moins lié à cette mort aussi mystérieuse que suspecte. Le mystère s'amplifie néanmoins à la fin puisque Wilhelmina discute avec une femme dont le visage est totalement bandé, toutes les deux complotent pour faire tomber Daniel et récupérer ainsi la compagnie. La scène est excellente, car elle est purement dans la tradition des soap opéra, c'est tellement exagéré que cela en deviendrait génial.
A peine arrivée à Mode, Betty ne s'attire pas forcément les louanges de tout le monde. Il faut aussi dire qu'elle ne cadre pas vraiment bien avec le décor, tout le personnel s'habillant avec classe et en Dolce Gabana, alors qu'elle débarque avec un vieux poncho, ce qui est sure c'est qu'elle ne risquait pas de passer inaperçue. On fait la connaissance des autres personnages tels Amanda ou Marc qui sont directement des caricatures, mais finalement je pense qu'ils vont devenir des très bons personnages, car finalement tous les personnages de cette série ont l'air un peu déjanté, malgré qu'ils soient caricatural. Mais le meilleur revient sans aucun doute à Wilhelmina qui ressemble à une Cruella des temps modernes, avec manipulations et complots cachés derrière son regard de bitch sans scrupules. Elle est prête à tout pour avoir le poste de Daniel et semble determiner à le faire couler. Sa petite manipulation avec la séance photo pour Fabia est d'ailleurs excellente, le duel Daniel / Wilhelmina s'annonce des plus savoureux. J'aime bien aussi Marc, son très gay assistant qui la suit partout, comme par exemple lorsqu'il lui injecte du botox. Là aussi on n'évite pas le cliché, mais c'est très amusant.
Le personnage de Daniel, interprété par le très charmismatique Eric Mabius, est également un personnage interessant. Du jour au lendemain, il s'est retrouvé propulsé à la tête de cette société et il ne sait visiblement plus tellement où donné de la tête. Malgré ses airs de golden boy qui peut agir comme une vraie ordure, on sent néanmoins que Daniel a un bon fond, et si il agit d'abord comme un salaud envers Betty, il change vite de camp. Avec son photographe Phillippe (lui aussi de mêche avec Wilhelmina), il est bien décidé à forcer Betty a démissioner, et pour cela, il applique des moyens assez ignobles comme en la faisant poser sur des photos sexy pour lui faire honte. Si la série garde ce côté humoristique en premier lieu, on est pourtant touché par Betty qui nous fait de la peine. Néanmoins, tout finit par s'arranger et c'est même Betty elle même qui sauve la mise à Daniel avec l'affaire de Fabia. Une complicité nait alors entre eux, et d'ailleurs la scène finale est très réussie, de quoi augurer des épisodes plus aboutis maintenant que les bases semblent poser.
Les clichés sont également au rendez-vous dans l'ambiance familiale de Betty, mais une fois de plus, c'est tourné en dérision et finalement c'est amusant. Comme par exemple le frère très effeminé de Betty ou alors sa garce de voisine qui lui vole son naif petit ami. D'ailleurs, à plusieurs reprises, on peut voir la famille Suarez regarder un soap dégoulinant de bons sentiments, c'est extrêment drôle, surtout que l'on remarque alors l'apparition de Salma Hayek, également productrice de la série.
Bilan : je suis pas encore totalement convainque par la grande qualité de cette série, mais ce pilote est globalement assez sympthique, la série s'amuse à détourner les clichés et le côté soap est volontairement appuyé. La serie fait partie des nouveautés à voir, et à la vue de ce premier essai, cela semble être bien parti, donc à ne pas rater malgré la diffusion tardive de TF1.
Note : 7 / 10
Bonus : la promo de la saison 1.
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