DAWSON - BILAN DE LA SAISON 1
* * * * * * * * * *
Dawson peut être considéré comme une série ados à part, loin de tous les stéréotypes chères à ce type de séries. Lorsqu'elle est arrivée sur la chaine américaine WB en 1998, elle a proposé d'office une façon différente de voir les adolescents, loin des gosses de riches de "Beverly Hills" roulant en ferrari et n'ayant que pour seuls problèmes changer de boyfriend tous les trois jours. Dans ce sens, Dawson se veut bien plus réaliste et bien plus profonde. Mais c'est aussi ce qui lui fait défaut dans cette première saison, beaucoup qualifie la série de trop bavarde, trop réfléchie. Et c'est assez vrai dans l'ensemble, malgré l'authenticité des personnages, les discours philosophiques et les analyses à répétition de Dawson et Joey sont parfois énervantes et pas tellement réalistes des adolescents normaux. Mais on ne peut que reconnaitre que l'écriture de la série est très affiné.
Pourtant le créateur n'est autre que Kevin Williamson, le scénariste de la trilogie des "Scream", donc à première vu, rien à voir avec une série romantique. Pourtant, il réussi avec brio à nous raconter une belle histoire d'amitiée entre un garçon et une fille qui finissent par se rendre compte au fil du temps que la frontière entre amitié et amour est très mince lorsque l'on a 15 ans. Car il faut savoir que la série est une oeuvre personnelle, et cela se voit dès le premier épisode, Kevin Williamson nous raconte son histoire en quelque sorte. Et pour cela il créee des personnages tout de suite attachants et auquel on peut vite s'identifier. Les acteurs n'y sont pas étrangés non plus, et c'est bien Katie Holmes qui interprète avec brio Joséphine Potter, une rebelle amoureuse depuis toujours de son meilleur ami qui s'attirent le regard du public. Elle est propulsé du jour au lendemain au rang de stars. La preuve que son personnage est l'un des plus aimés, elle figure au départ derrière Pacey et Jen dans l'ordre du générique, cela changera dès la deuxième saison. Je vous laisse deviner pourquoi.Dans cette série, mais de grande ville où les jeunes pourrait faire la fête tous les soirs, pas de grand quartier riches, non la série est très intimiste et l'est même dans son décor. Le décor de la petite ville de Capeside est magnifique, personne ne pourra dire le contraire. La rivière, la crique et tout ce qui l'entoure ont grandement contribué à la magie de la série. Si la série reste dans un premier temps assez sensible, elle évoque par exemple des sujets très innocents dans les premiers épisode. L'idée de départ est de montrer les premiers émois amoureux. Forcément, lorsque l'on a 15 ans, on ne connait pas grand chose de la vie ou de l'amour, et dans les premiers épisodes, c'est Dawson qui découvre l'amour avec Jen, la jolie blonde. Comment embrasser, comment séduire la fille qu'on aimé sans se faire passer pour un looser. Mais dans un deuxième temps, la série aborde des sujets plus sérieux avec beaucoup de réalisme.
On y parle d'adultère, de religion, de grossesse précoce, de perte de virginité, de prison... Bref, sous ses airs de séries naive et gentillette, la série peut aussi aborder des sujets plus sombres si on peut dire.Au cours de la première de saison qui compte seulement 13 épisode étant donné que Williamson n'était pas sur d'être reconduit pour une seconde saison, il se permet de sortir quelque fois de son contexte ce qui nous donne des épisodes "spéciaux" très réussis. On peut par exemple cité le superbe épisode qui rend hommage à "Breakfast Club" dans lequel toute la bande se retrouve collés au lycée pendant toute l'après midi. Un épisode charnière puisque tout le monde se met à nu au niveau de leurs sentiments. Il y a aussi l'épisode spécial horreur dans lequel Dawson organise une fête frissonnante pour fêter vendredi 13. Un épisode rempli de références qui rend hommage à la saga des Scream entre autres. Kevin Williamson se permet même d'être ironique puisque Joey déclare elle même que "Souviens-toi l'été dernier" est un mauvais film, rappelons que Williamson l'a écrit.
L'autre point qui influe une bonne partie de magie au show, c'est bien évidemment la bande son. La série est particulièrement riche en matière de ballade pop, c'est parfois trop acidulé, mais cela cadre toujours très bien avec l'univers innocent de la série. On peut par exemple noter certaines envolés musicales sur des scènes très riches en émotions. L'exemple le plus frappant serait le season finale avec par exemple la scène à la prison sur "Angel" ou la fin "Say goodbye, not tonight". Contrairement à des séries styles "7 à la maison", la série a beau être romantique, on ne tombe jamais dans le melo, et encore moins dans la morale qui pourrait vite devenir agacante. Au contraire, les personnages ne sont pas parfaits, mais ils sont là avec leurs qualités et leurs défauts.Dawson doit grandir, même s'il a du mal avec ses diverses obsessions pour le cinéma qui l'empêche de devenir adulte. Sa famille dysfonctionnelle n'aidant pas, car la famille est Leery est bien égratigné par l'adultère de Gail dans cette saison. Joey n'est pas non plus en reste, car entre une mère décédée d'un cancer et un père en prison pour traffic de drogues, la vie n'est pas rose tous les jours. Et ce n'est pas tout, puisque sa soeur Bessie est enceinte de son petit ami noir, de quoi choquer la belle morale américaine. Pacey lui est montré comme un élement comique, mais se révelera finalement un adolescent très amer et finalement sa vie n'est pas aussi excitante qu'il le voudrait. Sa famille le prend pour le looser de service, et il n'a que pour seul recours son seul ami, Dawson. On ajoute également à ce joyeu luron une aventure des plus osées avec sa prof de littérature. Une liaison interdite qui a soit dit en passant choqué l'Amérique à son époque. Problablement la plus égratignés de tous, Jen est également l'un des personnages les plus profonds de la série. Elle apparait comme la jolie blonde sexy et sure d'elle, et pourtant rien n'est moins vrai. Sous son apparence de fêtarde, Jen est incroyablement mal dans sa peau, elle cache un passé de débauche derrière elle mais pourtant il ne semble jamais vraiment derrière elle. Elle souhaite une seconde chance, mais ce n'est pas si évident. Sa grand-mère est une bigotte extrêment croyante au début de la série, elle s'ouvrira petit à petit au cours de la saison, mais le conflit avec sa petite fille athée perdura encore longtemps.
La saison 1 de Dawson est très courte, mais elle met surtout en place ce dont la série sera faite par la suite, elle pose avant tout les bases du show, en présentant les décors et les personnages. Cette première année a surtout pour objectifs de développer la relation entre Dawson et Joey, d'abord amis, ils se découvriront des sentiments d'amour dans des derniers épisodes d'une beauté inouie. Car c'est cela avant tout Dawson, c'est une série belle et tendre, sur l'amour et l'amitié. Les personnages passent par des moments difficiles, mais finalement le romantisme est toujours intact. En tout cas, c'est surtout le cas dans cette première saison où l'on est facilement ému par la naiveté et l'innocence de ses personnages incroyablement simples et attachants traversant une adolescence difficile. On sent une profonde sincérité de la part de Williamson, et cela se sent tout particulièrement dans le magnifique épisode final qui clot la saison 1. On est pas prêt d'oublier la scène intense où Joey déballe ce qu'elle pense de son père, la mort du grand-père de Jen ou bien sur le plan final qui marque enfin le baiser tant attendu de Dawson et Joey. On a mis en place les divers élements pour la seconde saison qui s'annonce déja pleines de promesses. Cette deuxième saison sera mieux maitrisé scénaristiquement parlant, mais également plus adulte et plus sombre aussi. On notera aussi que Kevin Williamson quittera le navire à la fin de la saison 2 pour revenir à la toute fin de la série, histoire de cloturer sa série en beauté, ou presque.
Bilan : une bonne saison, simple mais efficace. On pose avant tout les bases de la série, on est particulièrement ému par la beauté des paysages et la naiveté des personnages. C'est tout simplement simple et magique.
Bonus : un résumé de la saison 1.
Publicité