CALIFORNICATION - SAISON 1 - EPISODE 2 - JE VOUS HAIS TOUS
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Après un pilote acide, intelligent et cynique, Californication confirme son potentiel avec un second épisode pas mal du tout. Ce n'est très certainement pas la série de l'année, ni même du moment, mais elle reste très sympathique, pas prise de tête et non dénuée d'humour. Même si comme le prouve l'épisode, il y a un risque que la série tombe dans le trash gratuit et le glauque, c'est un risque. Mais derrière, il y a un vrai fond intelligent à la série, on assiste à la descente aux enfers de Hank, qui a passé la quarantaine difficilement et rien ne nous est éparné entre picolles, dialogues crus et scènes de sexe plus que suggérés. D'ailleurs, on peut percevoir une jolie référence à la série culte d'HBO "Sex & the city", puisque à l'instar de Carrie Bradshaw, Hank est écrivain mais au lieu d'écrire des rubriques sur le sexe, il écrit sur un blog dans l'espoir de retrouver son art qu'il a perdu en cours de route, en même temps que sa femme.
Pourtant on ne se préoccupe pas vraiment de sa vie professionnelle dans cet épisode, ce qui est assez dommage et j'espère que l'on y reviendra plus en profondeur dans les prochains épisodes, ça a le mérite d'être interessant. Par c'est très amusant cette idée de film inspiré de son livre, seul succès de Hank jusqu'à présent. En effet, le film est porté par deux acteurs, Tom et Katie. Difficile de ne pas voir à qui la série tente de faire référence, encore plus quand on parle de scientologie quelques scènes plus tard. A défaut de s'occuper de sa vie professionnelle, on explore de fond en comble sa vie de débauche et c'est finalement très réussi, comme cela pouvait l'être dans le pilote. On s'interesse un peu plus aux personnages secondaires, et cela a le mérite d'être interessant. Sa relation avec son ex-femme est très interessante et est compliquée et sera sans doute le fil rouge de la saison. Car justement, la série manque un peu d'intrigues générales, on mise légerement trop sur le comique de situation et les dialogues crus, et cela pourrait finir par lui desservir, mais cela n'est pas le cas pour le moment.
Les dialogues parlons-en justement, car si ils sont très crus, ils sont aussi extrêment jubilatoires. Si le pilote renvoyait cette idée, ce deuxième épisode confirme que David Duchovny a totalement réussi son retour avec un personnage à l'opposé de celui qu'il interprétait à l'époque de X-Files, varier les styles est un point fort pour un acteur, et là c'est réussi. Ses petites piques avec le fiancé de sa femme sont excellentes, tout comme sa relation spécialement mais drôle avec Becca. Son ex-femme, elle semble avoir du mal à savoir où elle en est. Elle a refait sa vie, oubliée Hank et est prête à se remarier, mais son nouveau mari est aux antidopes de Hank et cela semble lui manquer. Il y a aussi Becca qui souffre de cette situation familiale des plus chaotiques, malgré le dialogue cliché de l'enfant divorcé, la scène où elle raconte non sans humour la rencontre de ses parents, et la partie de baise qui s'en suivit, est touchante.
Mais comme je le disais, il y a un risque que la série vire trop dans le trash et le glauque, comme c'est un peu le cas dans cet épisode. Hank saute sur tout ce qui bouge, mais ce n'est pas forcément utile de le voir coucher avec 5 filles différentes en 20 minutes, il y a aussi cette histoire avec Mia qui a 16 ans et qui va sans doute provoquer des remous au sein de la situation familiale. La scène du vomi était très trash, mais sans doute un peu trop, car ce n'est pas une bonne idée de faire des scènes des trash dans le seul but de choquer. Mais il est un peu trop pour le dire. Comme dans le pilote, j'ai beaucoup aimé la scène finale où l'on découvre une personnalité plus touchante de Hank, on le sent au bout du rouleau, et complétement dépassé par les evenements, cela rendra probablement plus attachant le personnage. Les séquences de rêve très stylisés était également très sympa, malgré la distance Hank et son ex femme sont toujours très liés, là encore il faudra ce que cela peut donner sur la distance.
Bilan : ce second épisode confirme plus ou moins que nous avons à faire à une série très sympa, assez cru mais non dénuée d'intelligence. David Duchovny réussi tout à fait son retour en tout cas, quand à moi je serai là pour le reste de la saison qui s'annonce des plus sympathiques.
Bonus : le générique de la série.