THE SHIELD - SAISON 1 - EPISODE 2 - LOS MAGNIFICOS

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Après un épisode pilote magistral et prenant, The Shield prouve avec de deuxième round qu'elle est loin d'être une simple série policière comme on en trouve à la pelle. En premier lieu, même si une intrigue policière indépendante est toujours présente, on n'y accorde pas trop de place, préférant s'attarder sur le fil rouge de la saison et la psychologie des personnages. Spécialement concernant la mort de Terry et tout ce que cela peut entrainer par rapport à l'équipe, mais surtout par rapport à Vic responsable de sa mort. Même s'il n'avait pas vraiment le choix vu comment les choses ont fini par tourner, il a tiré sur l'un de ses collègues, il devait normalement veiller sur lui, et au final, il l'a abattu froidement. J'avais un peu peur de comment cette intrigue allait être traité, mais au final je me demande bien pourquoi, car tout cela est mené d'une main de maitre, et ce de bout en bout. La première scène est très angoissante avec l'ambulance qui arrive, les regard inquiets, la méfiance d'Aceveda à l'egard de Vic, la mort de Terry est finalement annoncé et presque immédiatement, tout le monde soupçonne la Strike Team d'être directement impliqué dans ce meurtre. Mais malgré ses remords, Vic ne se laisse pas abattre, et j'ai beaucoup aimé le travail fait sur ce personnage. Il a des remords, et donc on casse cette image sans peurs ni reproches du pilote. D'une certaine façon, on le condamne pour ce qu'il a fait, il a tué un homme pour se sauver lui-même, il n'avais pas vraiment le choix. Terry était de toute manière ici pour le piéger, pour le livrer à Aceveda et dénoncer ses activités pas très légales. Les flahs backs sont très bien placés et utiles, car ils réprésentent un peu la mauvaise conscience de Vic, il a tué un homme de sang froid et il se rappelle de tout concernant Terry. Ce ne sont pas des conversations extraordinaires, juste des petits moments anecdotiques avec la bande parlant de cul comme tous les jours. Les flash ne prennent pas trop de places, mais ils ont leur importance. Aceveda est par contre plus determiné que jamais à faire tomber la Strike Team et plus particulièrement Vic qu'il deteste au plus haut point. Ce n'est sans doute pas qu'une question de morale ou d'ethique, il s'est aussi peut-être passé quelque chose entre eux avant, cela reste à exploiter. Les interrogatoires sont comme dans le pilote très intense, Vic reste impassible, il n'a de toute façon pas le choix, s'il faiblit, tout le monde y passe, et lui le premier. Par contre, Aceveda choisi la bonne carte en interrogant Shane, de loin le plus sensible de tous. Ou tout du moins, celui qui sait le moins mentir et cacher ses émotions. Ce n'est pas un hasard, puisqu'il a bien vu qu'à l'enterrement de Terry, celui-ci se sentait très mal.
La scène de l'interrogatoire de Shane est sans doute la meilleure scène de l'épisode car très intense, Aceveda et Dutch ne recule devant rien pour faire avouer leurs suspect qui craque peu à peu sous la pression. Les répliques sur sa façon de loucher quand il ment sont assez savoureuses, mais si cela n'est finalement pas très amusant vu le contexte. Aceveda comprend finalement tout au bout du compte, Vic a emmené Terry en sachant que celui-ci avait prévu de tous les trahir, et donc pour sauver leur peau, ils l'ont assassinés profitant qu'un dangereux dealer était sur les lieux. Comme cela, celui-ci peut porter le chapeau, sans pouvoir se défendre puisqu'il est mort. Vic arrive à stopper cette longue et pénible conversation pour son protégé mais rien n'est fini pour autant. L'enquête du meurtre de Terry n'est pas forcément résolus pour Aceveda, car il n'a aucune preuve vraiment concrète, il ne peut pour l'instant pas faire accuser Vic du meurtre, et cela prendra sans doute du temps. A l'image de la splendide scène finale, il semblerait que ce soit le fil rouge de la saison, une sorte de jeu du chat et de la souris entre Vic et Aceveda, dans le but de se faire tomber l'un l'autre. Ca s'annonce passionnant comme arc narratif.
Julian continue de prendre ses marques et il est assez difficile pour lui de se faire à ce nouvel environnement, comme en témoigne sa petite maladresse qui détruit toutes les preuves sur la scène d'un crime. Danny est toujours son mentor et n'hésite pas à lui dire les choses clairement, notamment en ce qui concerne sa non-présence la nuit où Terry est mort. C'est un collègue, et donc tous se serrer les coudes ici. Julian s'intègre donc à la bande, et participe à une soirée entre mecs où on lui organise même un petite séance pipe avec une prostituée. Par contre, si Julian déja un personnage assez sympathique, on a bien plus de mal à cerner Danny, elle semble avoir subit beaucoup de coups durs dans sa vie, et cache sans doute ses blessures. Elle boit toute seule dans son coin pendant que tout le monde s'amuse, on ne la voit jamais calme ou souriante, toujours anxieuse ou sur les nerfs. On se rappelle aussi du pilote où elle sortait avec homme, avec un revolver dans le sac. Il y a donc quoi faire de grandes choses avec ce personnage, il est plein de potentiel. L'intrigue indépendante est par contre trop classique, et donc moins surprenante. Claudette et Dutch enquête sur une agresssion grave et il ne tarde pas à soupçonner un jeune garçon, issue du gang Los Magnificos. Là encore, la série frappe juste et montre bien la noirceur de ce quartier de Los Angeles, un quartier malsain et dangereux où tout peut arriver, et où même les jeunes garçons peuvent intégrer des gans dès leur plus jeune âge et tuer de sang froid. La réplique du jeune garçon montre bien tout cela, le seul alibit qu'il trouve est de dire que si il avait tiré, le gars serait mort. A part cela, la petite intrigue de l'anniversaire de Claudette était amusante, j'aime aussi beaucoup ce personnage qui semble avoir beaucoup d'expérience derrière elle. Un mot également sur la réalisation de la série qui n'est pas sans rappeler celle de Friday Night Lights, donc caméra à l'épaule. Même si l'image est moins mouvante que cette dernière, mais la mise en scène nous fait ressentir tout le trouble, la nervosité et la violence de cette série décidement très prometteuse.
Bilan : Avec ce très bon épisode, The Shield prouve bien qu'elle est bien différente des séries policières classiques. Plus profonde, plus noire, plus complexe aussi, on plonge non seulement dans l'atmosphère obscur de Los Angeles, mais aussi dans la vie de ces enquêteurs tous légerement corrompus. Et tout cela porté magnifiquement par un Michael Chiklis impressionnant et charismatique.
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