EVERWOOD - SAISON 1 - EPISODE 8 - JUSQU'A CE QUE LA MORT NOUS SEPARE

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Retour d'Everwood après une petite pause. Les derniers épisodes étaient vraiment très bon, logique que celui-ci décoivent un petit peu. Le point faible de cette première saison, et plus globalement de la série reste pour l'instant les intrigues médicales d'Andy, ce n'est pas souvent très interessant, mais j'ai entendu dire que cela allait s'arranger dans les saisons suivantes, donc on verra. Après je dis cela, mais j'ai passé un bon moment devant le cas médical avec un guest de choix en la personne de Melinda Clarke, future Julie Cooper Nichol dans Newport Beach, un vrai plaisir de la revoir dans un autre rôle, même si tout reste relativement convenu et sans réelle surprise. On suit un couple en pleine crise, le mari, pasteur d'Everwood a des crises et des boutons sur le visage lorsqu'il est intime avec sa femme. On se glisse dans la quotidien de ce couple où l'amour et l'amusement a totalement disparu, on comprend le désarroi des deux parties, notamment du côté de Sally qui a beau tout faire pour plaire à son mari, cela ne change rien réellement. Là où la série est plus inspiré, c'est quand on approfondi le personnage d'Andy en faisant renaitre dans son esprit Julia. Ce qui est bien, c'est que l'on oublie jamais le personnage, c'est très réaliste, car on ne se remet pas d'un drame comme celui-ci du jour au lendemain. Et pour Andy, c'est quelque chose qui vit tous les jours, il y a toujours quelque chose pour rappeler que sa femme est mort, tel que les billets de vacances que celle-ci avait acheté quelques semaines avant de décéder. Au fond, Andy est quelqu'un de très sensible, et il est plus humain et touchant que jamais dans cet épisode. Malgré j'ai trouvé que tout ce qui tournait autour de la religion dans cet épisode sonnait un peu faux. Tout d'abord lorsque Andy se confie à Dieu, même si la scène est très belle et toujours remarquablement joué par Treat Williams, j'ai trouvé ce nouveau développement un peu trop rapide pour un homme qui n'est à priori pas très croyant vu la scène d'intro. Et la scène finale avec le long discours du curé est aussi un peu de trop, car un peu trop exagéré. Ce n'est pas de mauvaises scènes, elles sont même touchantes dans ce qui est dit sur tout le désarroi que peut ressentir actuellement Andy, mais tout cela n'est pas particulièrement bien ammené.
On s'amuse une fois de plus beaucoup avec les Abott, ou tout du moins avec Harrold qui devient de plus en plus l'atout comique de la série, même s'il y a un vrai fond à cette intrigue sympathique et amusante des cours de danse. Si Rose veut tellement s'impliquer dans cette activité, c'est pour éviter la routine de s'installer dans leur couple, pour la nouveauté, pour le changement. Alors que Harrold, est lui très routinier, il a beaucoup de mal à se décoincer et à s'ouvrir aux autres. Et je dois qu'il devient vraiment un personnage attachant, alors qu'il aurait pu facilement être detestable au départ. Il peut être très amusant quand il danse tout seul dans son bureau, émouvant quand il se confie à sa femme, un ami quand il aide Andy ou touchant et très paternel quand il est là pour sa fille. A ce propos, j'ai vraiment beaucoup aimé la scène entre les deux médecins, sans être les meilleurs amis, ils parviennent à se comprendre, et Andy est là pour rammener Harrold sur terre, celui-ci croit avoir toute la vie devant lui pour faire des projets, vivre pleins d'aventures avec sa femme, alors que tout peut arriver. Il faut profiter de la vie, car celle-ci est tellement courte. Andy en sait quelque chose, car comme il le dit, il n'y aura peut-être pas d'été prochain.
La grande intrigue de l'épisode concerne bien évidemment Amy et Colin, et cela est très logique. Si ce dernier a été opérer, ce n'est pas pour autant que tout va s'arranger d'un coup d'un seul. Bien sur, Amy espère, elle fait même un rêve bien idyllique et eutopique, mais la réalité est toute autre. Pour l'instant, Colin reste plongé dans le coma, et Amy continue d'espérer, de se ronger les sang. Ce qui lui vaut des plaisanteries vraiment ignobles de la part de ses caramades, mais aussi cruellement réalistes. Pour Ephram, c'est aussi l'épisode des grandes questions, il tient beaucoup à Amy et justement il a vraiment peur de la perdre, ce qui est légitime même si son geste à la fin était irréfléchi et aura sans doute des répercussions interessantes pour la suite. Il embrasse Amy suite à une simple déclaration d'amitié, même si celle-ci aurait pu être un peu ambigue. Cependant, on ne peut pas vraiment en vouloir à Ephram, certes il n'aurai pas du, mais il a tenté sa chance, car finalement Amy est la seule chose à présent qui le rattache vraiment à Everwood. La fin est également splendide et pleine de réalisme, avec le réveil de Colin après des mois et des moins de coma. Amy a rêvé pendant des mois, et aussi dans cet épisode, de ce réveil et de leurs vies après cela, mais c'est une immense déception pour elle. Car Colin reste figé, il peut pour l'instant plus parler, et il ne semble même plus pouvoir la reconnaitre. Beaucoup de choc à encaisser d'un seul pour une adolescente aussi jeune, pour une fois, on voit vraiment Amy craquer, même si elle veut rester forte. L'etreinte entre Amy et son père est très belle et touchante, et comme toujours Emily VanCamp nous offre une superbe prestation.
Bilan : Finalement, c'est loin d'être un mauvais épisode. Seul le cas médical d'Andy est faible, malgré la présence de Melinda Clarke, pour le reste, on fait évoluer la situation, notamment avec le réveil de Colin. Pas un mauvais épisode donc, mais il ne restera pas forcément dans les mémoires.
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