SIX FEET UNDER - SAISON 3 - EPISODE 4 - L'ART D'AIMER

Publié le par ryan


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L’hémorragie se poursuit, on retrouve toujours les mêmes intrigues depuis le début de la saison. Vous ne trouvez pas ? On fait du surplace, mais la série ne coule pas pour autant, c’est assez étrange comme sensation. Pourtant, cet épisode avait le potentiel pour être un grand épisode, l’anniversaire de Ruth organisé par Lisa elle-même aurait pu être très amusant et aurait pu partir dans un grand n’importe quoi général, mais au lieu de cela, tout se passe bien, tout le monde semble apprécier Lisa, tout du moins en ce qui concerne les femmes de la maison. Car Nate pète sérieusement les plombs avec sa parfaite petite femme au foyer. Ce n’est pas pour rien que Ruth l’apprécie alors qu’elle n’appréciai pas vraiment Brenda. Forcément cette dernière était tourmentée, très portée sur le sexe et avec une tendance à la drogue. Donc ce n’est pas vraiment la femme que l’on veut pour son fils, mais mon dieu ce que Lisa est insupportable à jouer les gentilles petite femme, Nate a besoin de son paquet de cigarettes pour supporter sa nouvelle petite vie, c’est dire. Mais il a arrêter les pétard, c’est bizarre car cela pourrait lui faire un grand bien. Le parallèle entre Ruth et Lisa est très amusant, notamment la scène du rêve de Nate, mais cette comparaison était finalement évidente, tout comme celle entre Nate et son père, Nathaniel. Tout deux se sont mariés par responsabilité, Lisa est tombée enceinte par accident, et Nate l’a épousé mais n’éprouve aucun amour envers elle, il reste pour Maya, mais sans elle, il ne se serait jamais remis avec Lisa, c’est plus qu’évident. Il s’est remis à fumé, tout comme son père qui aura fumé jusqu’au dernier jour, comme le disait Ruth ironiquement juste avant sa mort. Reste à savoir si Nate aura le même destin tragique que son défunt père. Il aime sa famille, c’est certain, mais il se sent piégé, il n’est pas heureux, et finalement c’est assez triste, car une fois de plus, il a fait ce qu’il pensait être le mieux pour les autres, mais pas forcément pour lui. Brenda avait finalement raison dans ce qu’elle lui a dit à la fin de leur relation, il veut être un bon gars, mais les décisions qu’il prend ne sont jamais les bonnes.


Bettina est toujours là et c’est un réel bonheur comme personnage secondaire, elle fait beaucoup de bien à Ruth qui revit une seconde jeunesse grâce à elle. Elle est d’ailleurs formidable lorsqu’elle envoit chiez la réceptionniste du cabinet dentaire. Il n’y a que Ruth pour aller chez le dentiste le jour de son anniversaire. Elle fait aussi connaître à Ruth les joies du massage. Chose qu’elle expérimente encore avec Lisa qui lui fait un massage pour les pieds le jour de son anniversaire, fête qui se déroule à merveille, tout le monde s’y amuse bien. Enfin je parle des femmes, car pour les hommes ce n’est pas la joie. Il y a d’abord Nate qui pète les plombs tout doucement, même s’il garde pour l’instant son calme avec sa charmante femme, tandis que David et Keith n’ont pas l’air de beaucoup apprécier Lisa, ce que je comprends assez bien. Comme toujours, Keith fait des remarques déplaisantes à propos de David, mais bon c’est monnaie courante dans leur relation, donc cela n’étonne qu’à moitié à présent.


La mort du jour est un beau parallèle pour David. Un homme perd son petit ami des suites d’une longue maladie, qui ressemble au départ au Sida. Sa scène de mort est très réaliste comme toujours, il s’éteint sans grande déclaration de dernière minute, dans le calme et la sérénité. Par contre, la demande d’avoir un opéra en guise d’enterrement était sans doute un peu de trop. Mais c’est la bonne occasion pour ressortir le conflit existant entre David et Rico à propos de la communauté gay. Celui-ci n’a jamais été très ouvert d’esprit, et sa petite remarque à propos des opéras était un peu déplacée, puisque David est lui-même dans une chorale. L’enterrement était malgré tout touchant, on sent que malgré qu’il a été un coureur pendant des années, il aimait son compagnon, et être celui qui reste n’est jamais évident. Cette déclaration bouleverse David et on comprend aisément pourquoi. Il a peur de la mort, mais surtout peur de l’avenir avec Keith, un avenir qui se dessine au jour le jour. Leur dernière est la plus émouvante qu’ils est eut depuis bien longtemps. David tente de toujours rester fort, mais il craque, comme pour laisser évacuer toute la pression de leurs problèmes de couple. Michael C Hall est parfait.


Claire est toujours un véritable électron libre dans la famille, si bien qu’elle n’est même pas présente lors de la petite fête pour l’anniversaire de sa mère. Au lieu de ça, elle assiste à une conférence sur un peintre bidon qui se prend pour le nombril du monde. Oliver est là pour ses deux anciens brillants, donc Claire et Russel, mais on sent qu’il cherche surtout à mettre dans son lit la piquante rousse. Mais il est clair qu’elle a du talent. La meilleure scène est finalement la dernière, Russel tient à remettre les choses au point avec Claire, il n’est pas gay et il ne veut surtout pas qu’elle pense cela de lui. Voilà qui est clair, mais je l’aime bien le petit Russel, il est attachant et il a l’air d’être un mec bien, ca changera. Surtout que si Oliver a l’air d’être un bon prof, il est bien déjanté en tant qu’homme.


Bilan : Ca me fend le coeur de le dire, mais nous n'avons pas vraiment un bon épisode. On s'enferme petit à petit dans une sorte de routine, entre les problèmes de David et Keith, Claire et sa passion pour l'art, Ruth qui revit au contact de Bettina et Nate qui pète tout doucement les plombs à force de supporter Lisa.

 

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Publié dans Six feet under

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