FRINGE - SAISON 1 - EPISODE 1 - PILOT (SERIES PREMIERE)

Publié le par ryan


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Fringe était sans aucun doute la série la plus attendue de la rentrée, une série dont on ne savait pas grand chose au départ mais dont le buzz a bien été étudié par la FOX. Des bandes annonces, photo promos et affiches ont envahis le net durant tout l'été. Le budget a également été collossal pour produire ce premier épisode, 10 millions, autant que celui de Lost. D'ailleurs, derrière la caméra on retrouve J.J Abrahams, déja créateur de Lost ou d'Alias. Et devant l'écran, on retrouve Joshua Jackson, inoubliable Pacey Witter de Dawson's Creek ou encore le plus discret Kirk Acevedo, ancien prisonnier de Oz. Pourtant, malgré tout cela, l'audience n'a pas vraiment été au rendez-vous, seuls 9 millions de téléspectateurs ont été accrochés par ce premier épisode. C'est assez peu pour une série dont on a parlé durant tout l'été, mais ce n'est pas un bide non plus pour la FOX. Il restait à savoir si la série tiendrait toutes ses promesses, si avec un buzz pareil, on n'aurait pas le droit à un pétard mouillé dans le style d'Heroes. Heureusement, ce n'est pas le cas. Enfin, pas vraiment. Le fait est que ce pilote est bon, voire même très bon par certaines aspects, mais il est toutefois difficile de voir vers quoi va s'engager la série à présent. Tout d'abord, le premier défaut est la longueur du pilote, 1h20, c'est un peu long, encore plus lorsqu'il y a quelques longueur dans le récit. Pourtant, rien n'est vraiment à enlever, le récit est parfaitement cohérent et il y a un début et à une fin, mais il y a clairement une chose qui dérange. Autant Lost accroche dès les premières secondes, autant ici c'est plus difficile, il faudra vraiment voir les prochains épisodes pour voir vers quoi la série se dirige, car pour le moment c'est difficile. A l'instar de Lost, la première scène se déroule dans un avion, mais c'est heureusement le seul point commun entre les deux séries, ni l'ambiance ni l'intrigue générale n'est similaire, c'est une bonne chose. L'ambiance justement, elle se rapproche beaucoup plus de X-Files. Une ambiance opressante, sombre et particulièrement inquiétante. C'est parfaitement le cas dans la scène d'introduction  qui est très réussie, autant du point de vue de l'ambiance qui s'en dégage que de la réalisation qui est, il faut le dire, excellente à tout points de vue. Le budget n'a pas été vain, car les effets spéciaux sont bien dignes des plus grands films hollywoodiens. Dès la première scène, on se pose d'emblée beaucoup de questions, un homme dans un avion se fait une injection et quelques minutes plus tard tous les passagers de l'avions meurent leur peau en décomposition. Une scène très angoissante qui nous met directement dans le bain de ce que sera Fringe.


Comme tout bon pilote, celui de Fringe présente les différents personnages, même si certains ne font que passer en coups de vents, je pense notamment à l'assistance aux cheveux bizarres d'Olivia qui prononce à peine deux mots en une heure vingt. On s'interesse principalement à Olivia Dunham, qui travaille au FBI mais qui entretient une relation secrète avec John, un de ses collègues. Celle-ci ne tarde pas à enquêter sur ce qu'il s'est véritablement passé dans cet avion où tous les passagers sont subitement morts. Mais on ne s'arrête pas une simple enquête mystérieuse, puisque au cours d'une patrouille où l'on retrouve le même homme qui se faisait des injections dans le teaser, et qui a donc survécu, John est à son tour victime d'un virus et tombe dans le coma après une grosse explosion. Le problème est que si il est reste dans un coma profond, ses jours sont plus que jamais comptés étant donné que son corps est en décomposition. Une course contre la montre s'engage alors pour Olivia pour sauver son petit ami. Une course dans laquelle elle va tacher de retrouver Walter Bishop, un grand scientifique qui est depuis presque vingt ans en asile psychiatrique. Pour le retrouver, Olivia va se servir de son fils, Peter, un rebelle qui a toujours tenté à échapper au contrôle de son père qui fait un peu peur dans un premier temps. Une intrigue taillé au milimètre près mais qui met un peu de temps à se mettre en place et à a devenir interessante. Et c'est peut-être le problème de ce pilote, c'est particulièrement bien fichu, mais ça se traine pas mal dans la première partie. On est dans la mise en place, mais le tout est un peu confus et on a un peu de mal à trouver nos repères. Heureusement, la deuxième partie est beaucoup plus convaincante et regorge de grandes scènes d'action comme on les aime. On pourrait parler du casting qui est plutôt pas mal, mais si les personnages devront être approfondis, c'est certain. Anna Torv est très mignonne, et pour moi elle est plutôt convaincante. La seule chose qui me pose problème avec ce personnage, c'est le manque d'émotion, on ne ressent absolument rien d'elle. Notamment le passage du rêve avec John qui est assez raté, car pas du tout émouvant, presque trop mièvre pour que l'on y croit. Par contre Joshua Jackson est impeccable dans le rôle de Peter Bishop, il interprète un rôle pas si loin de Pacey Witter, un marginal qui apporte de l'humour à un pilote très sérieux. On semble aussi se diriger vers quelque chose de sentimental entre lui et Olivia, malheureusement pour le moment, il n'y a pas vraiment d'alchimie entre les deux acteurs. Il faudra vérifier cela dans les prochains épisodes.


Matthew Abbadon interprète le boss et qui a un regard très inquiétant, c'est l'une des bonnes surprises de ce pilote. Même chose pour Walter Bishop très bon en savant fou prêt à faire les expériences les plus folles, même si tout va un peu trop vite dans l'intrigue, notamment quand il récupère pratiquement tous les instruments de son ancien labo. La scène la plus troublante et fascinante de cet épisode est cette expérience scientifique et presque mystique où Olivia entre en communication avec John par la pensé en étant relié par des emetteurs et trempés dans l'eau (voir photo). Visuellement une scène excellente qui annonce bien que Fringe se dirige surtout vers la science fiction, et c'est vraiment ce qui se dégage de ce pilote. Dans les autres personnages, il y a aussi Charlie, un autre agent du FBI qui devrait lui aussi apporter quelques touches d'humour au récit. Il est pour l'instant très en retrait, mais cela ne devrait pas durer. Je veillerai à cela, car Kirk Acevedo est un acteur formidable, il l'a prouvé à maintes reprises dans Oz, donc j'espère que son rôle sera à la hauteur. La future mythologie de la série est déja pas mal enrichie en un seul épisode, et c'est déja une bonne chose. On découvre la compagnie Massive Dynamics qui pique d'emblée notre curiosité, et comme à la belle époque de X-Files, on semble au coeur d'un complot. Une des scènes marquantes est par exemple celle où l'une des employés montre son bras artificiel à Olivia. En outre, pour ménager le suspens, on ne montre jamais le visage de Mr. Bell, celui qui est à la tête de cette sombre affaire, sans doute le temps pour nous laisser spéculer sur l'acteur qui sera engagé pour ce rôle sans doute important. On pourrait presque penser que ce pilote se suffit à lui-même,  puisque l'intrigue du coma de John est conclu à la fin, enfin presque. Même si de nombreuses question persistent à la suite de cela. Grâce aux rêves de l'expérience, Olivia et Peter arrivent à retrouver le meurtrier, mais on découvre que tout n'est pas très clair et que celui-ci peut-être de mêche avec John. Ce dernier n'est donc pas le parfait petit ami, mais on n'en saura pas plus puisqu'il est tué dans une course poursuite avec Olivia après que celle-ci est compris sa trahison. Avant de mourir, il a juste le temps de dire que l'accident (si cela en était un) du vol 627 n'était que le commencement. Pourtant, la fin relance le tout puisque le cadavre de John est ammené à Massive Dynamics pour le ranimer.


La série démarre donc avec un gigantesque potentiel, mais pour le moment, celui-ci n'est pas complétement exploité. Ce n'est pas un mauvais pilote, il est même parfois très bon par moment, mais il y a quelques défauts, et il va falloir revoir cela. On a d'abord l'impression que la série a du mal à se construire une réelle identité. Il y a un peu de Lost, une pincée d'Alias et beaucoup de X-Files pour construire Fringe. Assembler de grandes séries comme celle-ci pourra t-il faire de la série le nouveau hit de la FOX ? Pas forcement. Car ce pilote est finalement très froid, il transmet très peu d'émotions réelles, l'intrigue met un peu de temps à démarrer et c'est surtout la deuxième partie qui est très prenante. Malgré tout, c'est parfaitement bien construit, l'intrigue est particulièrement cohérente, le casting tient la route, la réalisation est exemplaire. C'est bien fichu, mais il manque un truc pour que cela soit vraiment excellent. Un mot d'ailleurs sur les scènes d'actions très bonnes, la série s'est bien servi de son budget et pour cela, il n'y a rien à y redire. J.J Abrahams a fait du bon boulot. Maintenant, on peut se demander quelle orientation va prendre la série après ce premier opus. Ce pilote laisse augurer une série très science fiction mais aussi à la mythologie très fournie. Pourtant j'ai entendu que la série devrait fonctionner comme un formula show, donc avec des épisodes indépendants, et cela me fait un peu peur. Mais après tout, X-Files avait d'un côté des looners et des épisodes mythologiques, et l'on connait tous le résultat, donc j'attend de voir la suite avec curiosité.


Bilan : Un épisode pilote qui pique notre curiosité mais qui n'en est pas pour autant parfait. C'est bien fichu, réalisé à merveille, mais il manque quelques chose pour cela soit vraiment très bon. Cela pourrait certainement venir après quelques épisodes, car c'est clairement le type de séries qui gagne en qualité au fur et à mesure du développement des personnages et de la mythologie. Un potentiel monstre pour cette nouvelle série, mais reste à voir ce que cela donnera en réalité par la suite.


Bonus : Une promo de la série.


La bande annonce du prochain épisode.
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Publié dans Fringe

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