GOSSIP GIRL - SAISON 1 - EPISODE 4 - B : VICTIME DE LA MODE

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Gossip Girl continue sur sa lancée est le résultat est toujours bien médiocre et beaucoup trop plat. Rien ne ressort vraiment de cet épisode, à l'image de l'héroine de la série, c'est fade et sans relief. Quelques bonnes scènes et de toutes petites bonnes idées viennent se greffer à la série, mais sinon du vent ou presque. En plus, la plupart des personnages sont cloisonnés chacun dans leur coin, et on ne peut pas compter sur des intéractions avec les adultes pour réhausser le niveau. Et oui c'était la spécialité de Newport Beach, mais ici Josh Schwartz fait vraiment le strict minimum, et c'est d'autant plus regrettable lorsque l'on sait de quoi il est vraiment capable. On n'aura vraiment pas gagner au change en troquant les californiens attachants et drôles pour des New-Yorkais fades et sans la moindre personnalité. Le plus drôle dans tout cela c'est que la série n'est pas si soap que ça, alors que c'est ce que je recherche dans cette série, faute de mieux. Au contraire, tout est relativement calme, on mise plus sur les amitiés entre les deux ex meilleures ennemies ainsi que sur Nate et Chuck. Il y a juste Dan qui vient se greffer autour, et c'est pour l'instant un personnage que j'aime beaucoup, mais c'est malheureusement le seul. La série a l'intelligence de ne pas en faire un clone total de Seth Cohen au point qu'il devient un personnage à part entier. Certes il n'arrive pas à la cheville d'Adam Brody, mais on s'attache curieusement rapidement à ce personnage qui a d'autres soucis que la mode et les petites vengeances personnelles. Par contre, il devrait plutôt fuir devant Serena car si celle-ci semble assez attaché à lui, c'est typiquement le genre de personnage qui risque de devenir très chiant d'ici peu. Une sorte de mix entre Marissa Cooper et Susan Mayer, l'horreur. D'ailleurs, on se préoccupe un peu de la relation d'amitié entre Serena et Blair. Elles tentent de régler leurs comptes et participent même à un défilé de mode où Blair est la star, mais vu que celle-ci est un peu coincé devant la caméra, quoique class tout de même, la mère de Blair donne sa chance à Serena sans en parler à la principale interessée. Et bien sur, cela est source de conflit. C'est beaucoup trop trop facile et surtout ce n'est pas du tout interessant, on est même loin du compte. Serena continue de jouer les victimes pour nous faire croire qu'elle n'a rien vu venir, alors soit c'est une vraie garce ne pensant qu'à elle, soit elle est totalement conne. On connait la réponse. Une qui par contre est de moins en moins manipulatrice, c'est Blair. Elle commence à s'adoucir, ce qui est somme toute assez logique vu son rapprochement avec Serena, mais je n'ai pas envie de voir le personnage devenir une petite victime, ce ne serait pas très interessant. Surtout que vu d'ici, j'espère que les prochains épisodes ne vont pas appliquer le même shéma, avec dispute et réconciliation. Mais comme la série est très peu inspirée, cela m'étonnerai qu'on y échappe. Pour finir gentiment, je parlerai donc de Dan qui se retrouve parachuté dans ce monde de strass et paillettes avec une petite amie potentielle qui ne cesse de faire l'autruche. On a déja envie de lui mettre des claques dès qu'elle annule le cinéma tellement c'est couru d'avance. Mais vu qu'il est extérieur à la rivalité des deux filles, il voit tout ça d'un autre oeil et la scène qu'il partage avec Blair est sublime, je me suis même dit que ce duo devrait être exploité. Mais surtout surtout pas de triangle amoureux, cela suffit déja avec Nate qui est pour une fois un peu moins agacant même si son intrigue n'est pas surprenante une seule seconde.
Chuck et Nate sont cloisonnés dans leur coin, mais là encore ce n'est pas très interessant, car terriblement banal. Dommage car l'on effleure un bon sujet entre le duel entre les gosses de riches et ceux qui le sont moins, mais c'est traité de façon très superficiel et dès la première scène, on en connait la conclusion. On démontre que Chuck n'est lui aussi qu'un gamin superficiel ne pensant qu'à boire, à faire la fête et à s'envoyer en l'air. Ca a toujours été dans l'optique du personnage, mais il serait peut-être temps d'approfondir le personnage. Dans un autre temps, un ancien copain de Nate revient en ville pour semer le doute chez ce dernier, lui a fait le tour du monde et semble s'appréhender totalement de cette vie de bohème, ou tout du moins beaucoup mieux que la vie de gosse de riche qu'il a pu avoir à un certain moment. Il parvient à appuyer sur le bon bouton pour manipuler Nate à sa guise et le pauvre a tellement peu de neurones en reserve qu'il ne comprend pas que son nouveau grand ami ne cherche qu'à l'anarnaquer au cours d'une partie de poker. Peu de surprises là dedans, mais heureusement on n'y passe pas trop de temps. Cela permet juste de consolider la relation entre Chuck et Nate. On s'occupe un peu des adultes également, mais beaucoup trop peu. On en apprend un peu plus sur Rufus et sa femme est partie sans doute à cause de sa relation sérieuse ou pas avec Lily. On lie un peu tous les personnages entre eux, c'est une très bonne idée, mais on y accorde tellement peu de temps que c'est difficile de vraiment s'y interesser.
Bilan : La conclusion est bien simple, rien n'avance, on stagne et si la série se laisse facilement regarder, l'ensemble est très superficiel et beaucoup trop trop plat. Ce n'est que le début de la saison, mais on se retrouve déja avec une série aussi mauvaise que les Frères Scott, et peut-être même pire. Ca fait peur. Mais au moins la série a toute sa place sur TF1.
Bonus : La bande annonce du prochain épisode.