DESPERATE HOUSEWIVES - SAISON 5 - EPISODE 8 - CITY ON FIRE
* * * * * * * * * *
On connait la formule maintenant, chaque année Desperate Housewives nous sort un épisode soit disant exceptionnel. Cela a commencé en saison 3 avec le braguage et la mort de Nora, en saison 4 c'était la tornade et cette année c'est un incendie. Et chaque année, c'est moyennement réussi car les scénaristes n'ont jamais osé allé jusqu'au bout de leurs idées pour faire quelque chose d'abouti, comme tuer un personnage prinicpal par exemple, alors qu'on nous le promet tous les ans. L'année dernière, c'était Ida qui a perdue la vie, c'est dire si ce sont des personnages importants. Cette année, pas un n'aura peri dans l'incendie du club, ou tout moins pas à notre connaissance, mis à part le psy de Dave mais on ne peut pas dire qu'il soit vraiment une victime du feu, puisqu'il est tout bonnement assassiné. Mis à part cela, le dit incendie n'a pas l'ombre d'un intérêt, à part boosté l'audience de la série en baisse ces derniers temps. Cela n'aura pas eut de grands effets d'ailleurs, et fort heureusement. Car si l'épisode est dit exceptionnel dans les promos, il est très loin de l'être. Mis à part les dernières minutes, on se retrouve avec un épisode classique avec les wives toujours aussi éparpillés les unes des autres dans des histoires pas franchement très passionnantes. Prenons le retour de la mini Mayer, alias Julie. Bizarrement, cela m'a fait plaisir de la revoir, dommage que son intrigue soit aussi insipide. Mais avec Teri Hatcher, il ne faut pas en attendre trop non plus. La miss nous fait du Susan pur et dur, donc est insupportable de sa première à sa dernière réplique, ni plus ni moins. Julie rammène son nouveau copain de la fac. Problème, il a 40 ans et a été marié déja trois fois. Ca m'a fait avant tout plaisir de retrouver Steven Weber, que l'on a vu dans Brothers & Sisters par exemple, mais il n'est pas très chanceux dans sa guest. Susan est d'ailleurs particulièrement puérile comme d'habitude, car elle n'est pas non plus un très grand modèle de stabilité en ayant foiré deux mariages. Julie a d'ailleurs bien raison de ne jamais vouloir se marier, vu l'exemple de sa mère, moi aussi j'aurai la même réaction.
Du côté de Lynette, c'est étrangement beaucoup mieux géré. Pourtant, cette intrigue part avec tous les handicaps du monde, mais j'ai pourtant bien aimé. Sans doute car l'on semble miser sur le long terme et ce n'est pas une mauvaise chose. Anne est donc bien enceinte et compte s'enfuir avec Porter. A priori, elle n'a pas menti sur sa grossesse, donc elle va forcément faire une fausse couche tôt ou tard, ce n'est pas possible autrement. Lynette va donc trouver Anna pour l'affronter en face à face, mais malheureusement elles sont surprises par le mari d'Anne qui comprend tout. On sait qu'il est très violent et Lynette le sait très bien également, ce qui rend la scène où elle part de la maison excellente. Elle sait que Anna va se faire tabasser dès qu'elle aura franchi la porte, mais elle part quand même. Si elle n'était pas revenue, cela aurait rendu la scène encore plus poignante, car l'on aura vu le côté obscur de Lynette, mais elle est bien trop gentille pour cela, et on peut même deviner qu'elles vont tout se pardonner pour s'allier contre le vilain mari. Je le sens bien comme ça. Le problème est que Porter veut se venger tout seul de son rival avec une arme à feu, et on devine vite que c'est lui la personne que l'on voit menottes aux poignets dans le teaser. Là ça pourrait être interessant de voir jusqu'où cette intrigue va aller car une petite amourette classique commence à prendre des proportions, et c'est finalement pas mal du tout. Surtout que le mari en question a l'air particulièrement dangereux.
Du côté des Solis, on n'avance pas vraiment même si Frances Connroy est toujours aussi formidable et porte à elle seule cette intrigue assez plate. Virginia arrive à mettre de nouveau les Solis dans sa poche en les couchant sur son testament. Cela permet surtout de voir à quel point Gaby a changé depuis qu'elle est maman, comme elle le dit, il n'y a pas si longtemps elle aurait fait n'importe quoi pour de l'argent, mais là elle est devenue plus mature et responsable. Même si elle garde toujours ce côté à la fois glamour et superficiel qui fait le charme du personnage. Mais on se doute que tôt ou tard, Gaby retrouvera sa taille de mannequin et que les Solis se retrouveront vite millionnaires. On aurait pu faire mourir Virginia dans cet épisode pour permettre cela, mais comme ils ne sont pas encore sur le testament, ce n'est pas possible. Mais cela arrivera bien vite, on s'en doute. En parlant des Solis, je ne parle que de Gabrielle, et c'est normal vu que Carlos est tout ce qu'il y a de plus invisible, deux trois répliques par ci par là, mais rien de plus. Pourtant, le personnage était très bien il y a encore deux saisons, mais depuis qu'il est devenu aveugle, il est rayé de la carte, totalement transparent. C'était vraiment la fausse bonne idée cette histoire de cécité. Mais je reste persuadé qu'il recouvra la vue à un moment ou un autre. Le temps nous le dira.
Pour Bree, c'est toujours la même chose, ou presque. Je pourrais dire que Marcia Cross est toujours impeccable dans son interprétation, ce qui est vrai, mais ça ne me suffit plus. On ressasse toujours la même chose avec ce personnage, et cela devient très pénible. Une journaliste vient l'interroger à propos de son bouquin et vient surtout vérifier si sa vie est si parfaite qu'elle en a l'air. Comme toujours, Bree tente de sauver les apparences, mais elle est rattrappé par son passé et les rumeurs qui courent dans toute la ville à son sujet. Pour une fois, les gays ont trois répliques à placer, c'est assez rare pour le souligner. Idem pour Andrew mais qui reste toujours aussi sous-estimé, je persiste à dire que c'est très dommage. Par contre, la scène où Bree se confie en toute honnêteté à la journaliste sur sa vie et ses erreurs est très touchante, on la découvre plus sincère et vulnérable. Elle tombe le masque et son aveu sonne très vrai. On retrouve aussi le couple Hodge plus complice et drôle que jamais, c'est un vrai plaisir de les revoir ainsi. Surtout après leurs difficultés en début de saison.
Finalement, avec tout ça, on se rend bien compte que l'incendie qui prend en tout et pour tout cinq minutes n'a pas grand intérêt, sinon faire progresser le fil rouge de Dave qui commence déja à montrer ses limites. Son psy est en ville et est outré de voir que Dave est à Wisteria Lane, là où se trouve l'homme dont il veut se venger. Et en plus, il joue dans le groupe de ce dernier. Bien avant la révélation finale, enfin si on peut appeler ça ainsi, j'ai su qu'il s'agissait de Mike. Et c'est vraiment très facile de le prendre une fois de plus dans le grand mystère annuel, alors que c'est loin d'être un personnage très interessant, il ne l'a jamais été d'ailleurs. Le psy lui ne va pas rester très longtemps dans les parages, puisqu'il est assassiné froidement par Dave lui-même. C'est même la scène la plus réussie de l'épisode, et c'est pour cela qu'il met le feu au club. L'incendie se propage et il n'y a rien de vraiment interessant à en tirer. On aurait pu faire le grand ménage, mais même pas. Jackson a falli y passer mais il arrive à s'enfuir par la fenêtre. Gaby sauve de peu Virginia, prouvant qu'elle a un coeur. On croit même à un moment que Mike va enfin y passer, mais il est sauvé de peu par Dave qui joue les héros. Enfin pas totalement vu ce qu'il dit à l'oreille de Mike, montrant très clairement que Mike est son ennemi à présent. Mais je me demande comment il va s'y prendre pour aller jusqu'au bout de sa terrible vengeance. C'est finalement cela le vrai suspens de l'épisode. McCluskey et sa soeur sont très intérieures à tout cela, et se dirige tout droit vers Boston pour tenter de découvrir le passé de Dave, mais on n'y accorde 30 secondes au plus, donc on n'a pas vraiment le temps de s'y interesser. Malgré tout, à un moment ou un autre, elles trouveront forcément quelque chose pouvant l'incriminer. Sinon, je n'en vois pas vraiment l'intérêt de tout cela.
Bilan : Un épisode censé être exceptionnel, mais qui ne l'est finalement en aucune façon. L'incendie ne prend pratiquement pas de place et n'a presque aucune incidence sur les différents personnages. Les intrigues en dehors ne sont pas vraiment très passionnantes, mis à part peut-être celle de Lynette qui semble se construire pour durer encore quelques épisodes ou encore Dave qui fait avancer les choses dans son fil rouge. Mais pour un épisode spécial, c'est assez moyen. Ce qui est sûr, c'est que Marc Cherry et ses acolytes ne se fatiguent pas trop cette année, c'est le moins que l'on puisse dire.
Bonus : La bande annonce du prochain épisode.