DESPERATE HOUSEWIVES - SAISON 4 - EPISODE 16 & 17 - THE GUN SONG / FREE (SEASON FINALE)

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Fin de saison pour Desperate Housewives, et comme chaque année, ou presque, on ne peut pas dire que ce soit l'extase totale, loin de là. Si le début de saison était formidable, on ne peut pas en dire autant de ces derniers épisodes finalement très médiocres. La grève n'y est peut-être pas pour rien, mais ce n'est pas la seule raison. Depuis la fameuse tempête, plus rien ne va dans la série et ce final le prouve, car les scénaristes n'ont plus rien à raconter, et cela se ressent. Car à l'image de ce final navrant, la série est plus vide que jamais. La preuve, puisque Marc Cherry lance un nouveau mode de narration qui n'a rien de très original à l'heure actuelle. Cela doit normalement donné envie aux spéctateurs de revenir l'année prochaine, mais ce n'est pas une totale réussite en ce qui me concerne. Mais j'en reparlerai plus bas. Faire un double season finale était une très bonne idée, j'ai toujours aimé qu'on accorde le temps nécessaire à un final, la reine du genre était Buffy qui nous en mettait toujours pleins les yeux dans les fins de saisons. Malheureusement, ici nous en sommes bien loin. Car on a seulement deux épisodes particulièrement quelconque collés, rien de très prenant ni de très surprenant, on a 5 intrigues différentes, une pour chaque personnages. Cela aurait pu me convenir en plein milieu de la saison, mais pour un final, c'est presque du foutage de gueule. Tout n'est pas à jeter non plus, mais disons que la prochaine saison arrive dans deux mois, et je ne trépigne pas d'impatience, c'est peu de le dire.
Parlons de Susan, comme cela le pire sera fait. En même temps, pas de changement, car on a rarement eut des intrigues réussies avec ce personnage insupportable, mais la grande surprise de cette fin de saison est Mike que j'ai commencé peu à peu à apprécier. Bon, James Denton est loin d'être un bon acteur, mais le personnage est beaucoup plus supportable et mature depuis sa cure de desintox. A présent, le bébé est venu au monde et il faut donc lui trouver un prénom. Mike veut lui donner le prénom de son défunt grand-père, Maynard. Bien sur, nous avons une longue intrigue pour Susan qui veut à tout prix changer cet infame prénom qui hantera le gosse toute sa vie. Comme toujours, des scènes pas drôles avec une Teri Hatcher toujours aussi mauvaise. Puis au final, on s'en fout du prénom de son gosse. Non, mais est-ce une intrigue pour un season finale ? Le deuxième partie est un peu plus consistante avec le départ de Julie pour l'université. On prouve une nouvelle fois que Julie est mille fois plus mature que sa mère, celle-ci ne voulant même pas la laisser partir faire un stage d'été. Mais malgré tout, leur scène finale est assez réussie et émouvante, cela signe le départ de Julie puisqu'elle ne sera pas présente la saison prochaine. Pas de quoi verser une larme. Mais cela me rappelle tout de même que j'aimais bien leur relation mère fille au tout début de la série, avant qu'elle ne devienne boulettes l'une comme l'autre.
Chez les Solis, ce n'est pas plus glorieux, c'est peu de le dire. On conclut l'intrigue d'Ellie dont je me demande toujours ce qu'elle fait là, car si l'intrigue de la dealeuse avait du potentiel au départ, cela ne tarde pas à se changer en eau de boudin. Gaby est prise d'un cas conscience et fait même enfuir sa nouvelle meilleure amie quand les flics arrivent pour l'arrêter. Reste quelques bons gags avec Gaby et Carlos, mais cela on le doit avant tout au charisme des deux acteurs, pas à l'intrigue en elle même. D'ailleurs, pour Carlos, la série m'a donné tord, car il est bien toujours aveugle, et cette situation semble être faite pour durer sur le long terme. Si c'est bien le cas, alors je trouve cela très basique, car sa cecité ne change absolument rien au personnage ou à sa relation avec sa femme. On aura pu espérer approfondir sa psychologie, mais bon c'est Desperate Housewives, faut pas en demander trop non plus. Puis en plus, la fuite d'Ellie tombe bien, puisque Gaby tombe sur un joli paquet de billets laissé par la dealeuse. Cela arrange bien entendu tout le monde, vu qu'ils parlaient de leurs soucis d'argent 3 minutes avant, et oui comme c'est facile. Mais le bon côté de tout cela, est qu'on ne reparlera plus parler d'Ellie puisqu'elle se fait tuer quand elle a la mauvaise idée de se cacher chez Katherine. Comme ça, cette intrigue est finie, et puis Ellie meurt, puisque de tout façon, on entendra plus jamais parler d'elle, alors tant qu'à faire.
Les rares bonnes scènes de ce final, on les doit aux Scavo. Bien sur, toute cette intrigue avec Kayla est loin d'être formidable, puisque de tout façon on en connait l'issue. Mais les petits à côtés sont pas du tout, il faut le dire. Tout d'abord, Lynette est en prison pour avoir frapper sa fille, même si on sait qu'elle n'y restera pas. Mais on aurait pu pousser cela encore plus loin, mais bon. Tout cela à cause de cette petite peste de Kayla qui croit naivement que Tom va tout gober et laisser sa femme en taule. Heureusement qu'il n'est pas aussi stupide. Il fait vite cracher le morceau à sa fille et la remballe chez ses grands parents. La scène de son départ est malgré tout touchante, on a presque de la peine pour elle, mais lancons le pari que l'on ne reverra plus jamais Kayla, donc au final, l'intrigue était surtout un pretexte pour balancer la fille de Nora aux oubliettes. Le bon côté est par contre que cela consolide les liens entre Lynette et Tom, et là j'ai vraiment bien aimé. On a beau tour essayer, rien ne les pourra les séparer ces deux là, comme le prouve la splendide déclaration que fait Tom. Certes, ils sont connus beaucoup de difficultés durant quatres saisons, comme le cancer, Nora ou encore la tempête, mais il reste unis et c'est vraiment beau d'avoir un couple stable et authentique comme celui-ci. C'est un peu comme Sandy et Kirsten dans Newport Beach, c'est le couple idéal, mais aussi réaliste du show.
Ca me fend le coeur de dire cela, mais la partie de Bree est loin d'être convaincante. On continue de brasser la même intrigue dans tous les sens depuis trois épisodes. Bree continue d'en vouloir à Orson, mais tient tout de même à le rendre jaloux, cela nous donne une intrigue vu et rerevu avec le prêtre pervers. Mais dans le même temps, Bree insiste toujours pour qu'Orson aille en prison pour se faire pardonner, toujours très ridicule cette idée. Malgré tout, il semble qu'Orson choisisse finalement cette option car il aime profondément Bree et cela semble être le seul moyen pour regagner sa confiance. Il la sauve en quelque sorte lorsque celle-ci est en difficulté. Mais pourtant, la scène où elle transporte la statue en plein soleil ne prête même pas à rire tellement cela sonne comme une sitcom de seconde zone, et même Marcia Cross ne semble plus y croire. Bree participe aussi au mariage du couple gay, mais là on reste dans le Desperate Housewives pur et dure. On serait dans une autre série plus engagé et osée, au aurait pu explorer cela plus en profondeur, mais là on se contente de se moquer gentiment des deux gays et on continue de prendre Lee pour la folle du village. Non, ce n'est pas du tout caricatural, pas du tout. Reste la partie sur Katherine qui est la meilleure, et Bree se joint à elle, ce qui ne gâche rien.
Final oblige, on sait enfin le grand secret de Katherine, et je suis finalement très mitigé. Oui, c'est tout à fait cohérent et coincide avec la saison dans son ensemble. Mais d'un autre côté, c'est un peu grotesque comme twist final et comme chaque année, on se dit tout ça pour ça ? Finalement, Katherine n'a tué personne, car oui Wayne était bien le père de sa fille. Oui était, car la vraie Dylan est morte écrasée par une armoire. Et oui, sans rire. Alors pour ne pas être accusé du meurtre, puisque Wayne ayant des amis très haut placés dans la police, elle a enterré le corps et adopter un autre bébé du même âge pour remplacer en quelque sorte Dylan. Ce n'était finalement pas très compliqué, et c'est pour cela que Dylan ne se souvenait pas de Julie et de son enfance à Wisteria Lane, logique puisque ce n'était pas vraiment elle. Même si ce twist est un peu ridicule, il est parfaitement cohérent avec la storyline de Katherine, et la présence de Dana Delany toujours aussi excellente arrange bien les choses. Elle sera là pour la saison 5, et moi je dis tant mieux. La dernière partie avec la prise d'otage de Wayne était sympa et rythmé, on avait presque l'impression d'être dans un season finale à certains moments. Et puis il a la bonne idée de tuer Ellie, avant de se faire tuer froidement par Katherine. Comme ça, on vire d'un seul coup deux personnages inutiles, une pierre deux coups si on peut dire. Comme ça tout est fini, et toutes les housewives se soutiennent pour faire innocenter Katherine, on n'en oublierait presque qu'elles disaient en début d'épisode sur Katherine. J'aurai par contre bien aimé qu'on explore davantage la situation pour Dylan qui comprend qu'on lui a menti pendant toute sa vie. Un choc pour elle, mais à part la voir pleurer trois larmes, on ne la revoit plus, dommage. Surtout que comme Julie, elle sera sans doute absente de la cinquième saison.
Et puis il y a cette fin d'épisode qui fera couler beaucoup d'encre durant l'été. Les scénaristes sont apparemment en manque d'inspiration, donc on effectue un grand saut dans le futur de cinq ans. Donc la saison 5 débutera cinq années après cet épisode. Et oui, c'est le nouvelle tendance aujourd'hui, et tant qu'à faire dans la copie, autant copier les excellentes Lost et Damages, c'est pas plus mal. Mais si le saut dans le temps se justifie pleinement dans ces deux séries, on ne peut pas dire la même chose pour Desperate Housewives. Je ne vois vraiment pas ce que cela peut apporter à la série, si ce n'est la faire durer encore quelques années. Surtout que les bouleversements ne sont en aucun cas très interessants. Gabrielle est devenue mère de deux boudins, alors qu'elle est censé ne pas pouvoir avoir d'enfants, mais bon. Je pense que cela sera drole de voir Eva Longoria en mère débordée, cela ne pourra que faire évoluer le personnage dans une nouvelle direction innatendue. Katherine vit toujours à Wisteria Lane, on ne sait pas grand chose, si ce n'est que Dylan vit à Paris et qu'elle est sur le point de se marier, comme c'est original. Bree est devenue une femme active, alors que avec ce bond dans le temps, elle ne doit plus être très jeune. Elle bosse avec Andrew, ce qui peut ammener des choses amusantes. Et puis elle est de nouveau avec Orson qui a sans doute fait un petit séjour en prison. On retrouvera donc encore Kyle McLachlan l'année prochaine, et cela est une excellente nouvelle. Les Scavo ont de nouveau à faire avec leurs enfants devenus ados qui sont de vrais délinquants. Là, on aurait franchement pu trouver mieux, après en avoir faits des enfants insupportables pendant quatres saisons, on va devoir se les farcir à l'adolescence, bonjour la galère. Et le meilleur pour le fin avec Susan, le boulet de mon coeur. Figurez-vous que Susan est marié à un nouvel homme, interprété par l'excellent Gale Harrold (vu dans Queer as Folk). Bien entendu, pas de Mike en vu, et on peut se douter que le mystère de la saison prochaine sera lié à ce nouveau mari. Après avoir mis pratiquement quatres saisons à réunir Mike et Susan, on les sépare en trois minutes pour faire enrager les fans de ce pseudo couple. Mais bon, on ose espérer avoir au moins un bon acteur dans ce futur trio amoureux. Même si je ne connais pas beaucoup Gale Harrold. Rien sur Eddie, mais même sans lire les spoilers, on se doute qu'elle sera là l'année prochaine. Du moins, j'ose l'espérer. Et au final, je ne sais pas trop quoi penser de cette saison 4 qui aura été capable du meilleur comme du pire. Un excellent début et une fin très bancale et banale. Certainement meilleure que les saisons 2 et 3, elle n'arrive pas à la hauteur de la première, et loin s'en faut. Le mystère des Mayfair aura tenu la route, mais aura terriblement manqué de profondeur et se consistance. Comme la série finalement, elle reste toujours très sympathique à suivre, mais elle ne peut pas tenir sur une longue saison, on s'en est rendu compte cette année après la tempête. Et ce n'est pas ce bond dans le temps qui va relancer la série, du moins j'en doute fort.
Bilan : Un season finale faible et bancal qui ne donne pas vraiment envie de revenir pour la suite, alors que c'est pourtant le but voulu d'un épisode final. On se consacre avant tout au mystère de Katherine qui lorgne difficilement entre cohérence et ridicule de situation. Les autres personnages évoluent chacune de leurs côtés, seul le bond dans le temps crée la surprise. Mais pour ma part, je suis très loin d'être convaincu de l'utilité de ce procédé dans cette série. Elle ne s'y prête pas vraiment, surtout vu les changements apportés. La série ne donnera peut-être tord, je l'espère. Rendez-vous à partir du 28 septembre pour la réponse.
Bonus : La promo de la saison 5.
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