DESPERATE HOUSEWIVES - BILAN DE LA SAISON 4

Publié le par ryan


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Après deux saisons de hauts et surtout de bas, Desperate Housewives avait promis de revenir aux sources même de son succès avec cette quatrième saison. C'est à dire être un soap grincant teinté d'humour noir avec des personnages cachant des secrets inavouables. La mission est-elle réussie ? Oui et non en réalité. Car il faut le dire, la première partie de saison est tout simplement excellente et renoue avec ce que la série a fait de mieux depuis son commencement en 2004 sur ABC. Pourtant, rien n'était gagné avec une fin de saison 3 assez calamiteuse et qui ne laissait rien augurer de bien bon. On avait fini par accumuler des cliffanghers tous plus stupides les uns que les autres, comme Bree qui se fait passer pour une femme enceinte ou bien entendu le fameux suicide d'Eddie qui avait fait couler beaucoup d'encre pendant l'été. Mais aussi surprenant que cela puisse être, la série arrive miraculeusement à retomber sur ses pattes dès le premier épisode, et on a l'impression de redécouvrir la série, de rire à nouveau avec elle, de trouver les personnages attachants, et même de se prendre au jeu du mystère annuel implicant un nouveau personnage, Katherine Mayfair. Dans ce début de saison, la série a clairement retrouvé ses lettres de noblesse, et à retrouver son audience, qu'elle avait perdu en cours de route au cours de la saison 3, et c'était mérité à l'époque. De nouveau, toutes les intrigues sont bonnes, ou presque et la série évolue positivement, même si des petits défauts persistent encore et toujours, et ce depuis le début de la série, on peut citer le manque de profondeur chez les personnages principaux. Car Desperate Housewives a beau être une comédie, quand on décide de parler de choses comme le cancer où la cécité, on ne peut pas prendre cela à la légère. Et c'est malheureusement ce qu'à fait la série durant toute la saison. Prenons l'exemple de Lynette dont le cancer occupe les premiers épisodes de la saison. Avant même le début de saison, j'imaginais déja une belle intrigue dramatique, car disons-le, sur le papier, cette storyline aurait pu être très forte, puissante et bouleversante. Et pourtant, elle ne l'est pas le moins du monde, pourtant Felicity Huffman est une actrice formidable, mais même si l'émotion passe à quelques moments de la saison, rien de bien fort finalement, on effleure à peine ce sujet sérieux, et c'est clairement ma première déception en ce qui concerne cette quatrième saison. Car si Lynette perd ses cheveux à cause de la chimio, on a plus l'impression qu'elle n'a qu'un simple rhume tellement on n'explore pas le sujet le moins du monde. Pire encore, chaque fois qu'on tente d'ammener de l'émotion, comme quand Tom commence à avoir les larmes aux yeux en voyant sa femme dans un lit d'hopital, on zappe tout en sortant une blague. C'est finalement le gros problème de la série, elle a le potentiel pour être meilleure qu'elle ne l'est actuellement, spécialement quand on parle d'intrigues dramatiques. Après son cancer, Lynette reprend une vie normale, même si la vie avec Tom est toujours un peu difficile depuis l'histoire qu'elle a eut avec Rick, ce dernier ne tarde pas à se remontrer, même si son intrigue est plus que dispensable. On peut parler aussi de la fin de saison avec la petite Kayla qui joue les garces de services. Une intrigue plaisante à regarder, mais au final, on n'en retient pas forcément grand chose.


Au rayon des faiblesses, le plus gros défaut du show est sans aucun doute d'avoir une aussi mauvaise actrice que Teri Hatcher dans un rôle principal, car comme depuis quatre ans, elle pourrit toujours un peu plus la série de sa seule présence. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle est la moins interessante des housewives, elle n'est pas spécialement attachante, pas toujours drôle et elle n'a pas évoluer du tout depuis le pilote. On aurait pu avoir les mêmes intrigues en saison 1, cela n'aurait rien changé, et les réactions de Susan aurait été les mêmes. Pourtant, le personnage se rattrappe plutôt bien en tout début de saison en redevenant à nouveau drôle et pleine de fraicheur, la jeune mariée est même de nouveau enceinte. Une intrigue finalement pas trop mise en avant, ce n'est sans doute pas un mal, surtout que le couple Delfino a beaucoup à faire cette année. Mais très vite, les deux personnages font une rechute vertigineuse avec l'intrigue de l'addiction à la drogue de Mike. Dans le genre des intrigues clichés et vu dans tous les soaps du monde, Desperate Housewives bat tout le monde. L'intrigue n'aurait pas été mieux traité il y a 10 ans, c'est sans aucune subtilité, sans émotion, c'est vide tout simplement. Pourtant, la même intrigue a été brillamment réussie dans Brothers & Sisters, mais forcément avec des acteurs aussi peu charismatiques que Hatcher et Denton, il aurait été dur de nous convaincre totalement, et loin s'en faut. Puisque si cela avait pu permettre de donner un semblant de personnalité à Mike, ce n'est même pas le cas. Le seul point positif que l'on pourrait retirer de cette histoire est la nouvelle cool attitude de Mike qui subit surement une lobotomie pendant sa cure tellement il apparait bien plus cool que sa femme en fin de saison. Il n'en veut pratiquement pas à Orson quand il découvre qu'il est le responsable de son accident de voiture en saison 2. En ce qui concerne la deuxième partie de saison, particulièrement médiocre d'ailleurs, Susan nous offre ce qu'elle nous a toujours offert, c'est à dire des intrigues d'une platitude incroyable, jusque dans le dernier épisode de la saison où elle passe tout le final à essayer de changer contre le gré de son mari le prénom de leur fils. Je le disais, un manque de profondeur évident, et ce chez tous les personnages.


Gabrielle Solis n'échappe pas à la règle, même si elle reste l'un de mes personnages préférés, et ce depuis le début. Pourtant, elle avait fini par se perdre en route pendant la saison 3 avec des intrigues insipides et peu drôles, comme sa liaison avec la maire de Fairview. Heureusement, Gaby redevient elle-même et ce dès le début de cette saison. Elle entretient une liaison avec son ex mari, Carlos pendant que celui-ci a renoué avec la vénéneuse Eddie dont la tentative de suicide n'était qu'un leurre pour attirer ce dernier dans ses filets. Victor par contre ne fait pratiquement que de la figuration pendant les premiers épisodes, on ne s'interesse pas vraiment à lui, sachant pertinemment qu'il ne tardera pas à dégager du paysage aussi vite qu'il y est entré. Et cela arrive d'ailleurs. Toute l'intrigue autour de ce diabolique quatuor est vraiment très plaisante à suivre, et c'est même l'une des meilleurs storylines de l'année. On joue aussi avec l'humour noir comme avec les différentes résurrections de Victor ou avec Gaby qui tente de tuer son mari à de deux reprises. Cependant, après une très bonne intrigue, la tension redescent et la série se voit contrainte d'exploiter un sujet plus grave, avec Carlos qui devient aveugle à cause d'une tempête qui s'abat sur Wisteria Lane. L'intrigue aurait pu être très dramatique, mais elle ne l'est pas une seule seconde, au contraire, on s'amuse à se moquer de l'état de Carlos, et cela redonne à Desperate Housewives un côté politiquement incorrect qu'elle avait totalement perdue ces dernières années en devenant trop classique et surtout trop sage. On se retrouve donc avec des scènes très amusantes où l'on exploite comme jamais le caractère de garce de Gaby, la faisant passer pour une egoiste qui ne pense qu'à son petit confort, mais au fond, cela a toujours été le cas. Et au fond, cette intrigue est très amusante, jouant avec les conditions des handicapés, et on s'en donne à coeur joie. Eva Longoria aussi, qui est de toute manière bien plus doué pour les scènes comiques que les pures scènes de drama, donc je ne m'attendais pas à autre chose. Par contre, l'arc final des Solis est clairement décevant et même minable tellement on tient là l'une des pires intrigues de la série, Susan mis à part. L'arrivée d'Ellie à Wisteria Lane tombe comme un cheveu sur la soupe, et la suite est tout autant ridicule. Comme c'est à la mode, on fait de ce personnage une dealeuse et par hasard, Gaby s'attache à elle au point de la laisser s'échapper devant les flics. Et puis pour finir en beauté, les Solis sont fauchés, mais trouvent miraculeusement un sac rempli d'argent. Elle est pas belle la vie d'une femme au foyer desespérée ?


Bree en sait quelque chose. Et tout d'abord, c'est un immense plaisir de retrouver le personnage à temps complet dans la série, alors qu'elle s'est absenté durant une bonne partie de la troisième saison pour cause de grossesse, ce qui a donné les pires épisodes du show. Mais qu'importe, Marcia Cross est de retour dans la série, et pour le meilleur en plus. J'appréhendais beaucoup cette intrigue de fausse grossesse, car la série devenait de plus en plus conservatrice avec ce genre d'idée, mais qu'importe, Marcia Cross et Kyle McLachlan portent magistralement cette intrigue à bout de bras. Dans le même temps, on amorce une réconciliation entre Bree et Andrew, après presque trois saisons de guerre sans merci. Une conclusion finalement très émouvante à leur relation tumultueuse, sans trop d'artifices et avec naturel. Alors que Bree était surtout habitué aux intrigues dramas dans les saisons précédentes, on la voit plus souvent rire, être heureuse, et c'est le moment de voir Marcia Cross plus resplendissante que jamais. Du moins jusqu'à l'arc final où tout le monde découvre qu'Orson est responsable du coma de Mike, une séparation était donc inévitable pour l'un des meilleurs couples de la série, mais malgré tout, le rush final n'en est pas pour autant une franche réussite. Par contre, l'amitié liant Bree et Katherine est une très bonne idée, les deux femmes se ressemblant finalement beaucoup.


Eddie est toujours assez peu exploité, et c'est toujours aussi scandaleux de voir Nicholette Sheridan sans arrêt mise sur la touche, alors qu'elle est une excellente actrice. Néanmoins, celle-ci est très présente en début de saison et épice sacrément le quotidien de Gaby et Carlos. Mais une fois cette intrigue passé, le personnage disparait peu à peu, apparait de temps en temps, mais on ne sait plus vraiment quoi faire d'elle. Certes, elle est toujours là pour nous faire sourire, mais rien de plus. Elle n'a plus de réelle intrigue, au point qu'on la fait quitter Wisteria Lane dans l'indifférence la plus totale dans un épisode de triste mémoire. Le personnage est-il définitivement rayé de la carte ? Pas sur du tout, on la reverra sans aucun doute l'année prochaine, mais alors pourquoi toute cette intrigue grotesque avec Orson et Bree ? Peut-être pour faire le ménage, car Katherine Mayfair a fait son entrée. Et si au départ, le personnage n'était là que pour le mystère annuel, elle a très vite su s'imposer comme un personnage fort et attachant, elle restera à Wisteria Lane pour notre plus grand plaisir. Car concernant le personnage de Katherine, c'est un excellent rôle, une femme brisée par les secrets, par ce qu'elle a vécu avec son ex-mari. Un bon rôle pour une Dana Delany impeccable de bout en bout. Si le personnage est une très bonne surprise, à la fois drôle et tragique, le mystère qui en découle est beaucoup moins réjouissant. Car comme chaque année, la série se croit obliger d'avoir un mystère pompeux, comme si cela manquait aux téléspectateur, et comme chaque année, ce mystère n'est pas forcément très convaincant. Cela commence pourtant bien au début de la série, le mystère entourant la famille Mayfair, vieille connaissance de Susan, est addictif et prenant. Et tout d'un coup, sans que l'on ne s'en rende compte, on se désinteresse totalement de cette intrigue, et les derniers épisodes révélant tout de ce secret sont assez grotesques. Car certes, tout se tient au bout du compte mais la cheminement pour en arriver là est plus que douteux. Qu'importe, Katherine sera toujours là l'année prochaine, et c'est avant tout ce que je retiens car je l'aime beaucoup.


Vu d'ici, cette saison est une fois de plus très inégale, et c'est le cas. Mais en réalité, la saison 4 de Desperate Housewives peut se voir en deux parties, la première jouissive, excellente, drôle et épicée et la seconde peu originale, à bout de souffle et même carrément médiocre à la fin. Et ce qui sépare ces deux parties, c'est le meilleur épisode de la saison, le neuvième qui est un vrai tournant dans Desperate Housewives. Comme l'année dernière, la série a tout misé sur un seul épisode se déroulant pendant une grosse tempête qui ravage tout la quartier. Bonne idée en théorie, mais aussi en pratique, car on se prend très vite au jeu. L'épisode est rythmé, bien écrit, beaucoup d'actions et d'effets spéciaux assez réussis. D'ailleurs, la saison aurait pu s'arrêter là à cause de la grêve, et d'un certain côté, j'aurai préféré cela. Car comme d'habitude, les scénaristes et Marc Cherry y sont allés dans le course à l'audience en préparant le public à l'éventualité de perdre plusieurs personnages. Des morts tragiques qui changeront à tout jamais la série disait le créateur de la série. Et ce neuvième épisode n'est en aucun cas un pétard mouillé, car l'épisode s'arrête là où la tension est à son comble, avec un cri majestueux de Felicity Huffman. Mais la suite est par contre bien un pétard mouillé, et ce dans les règles de l'art. Les seules morts de cette tempête sont Victor et Ida, deux personnages très secondaires qui n'étaient de toute façon pas très présents dans la série, et vu qu'on ne savait pas quoi faire d'eux, on les tue, quoi de plus logique. Une déception car malgré tout, on s'attend toujours à quelque chose de fort, et la série n'ose jamais allé jusqu'où bout et n'assure pas pleinement ses idées. Suite à cela, la saison 4 a bien du mal à redémarrer, on reste bloqué à cette déception, rien n'avance et les intrigues médiocres s'accumulent. Comme si les scénaristes faisait toujours la grêve, tout n'est pas catastophiques, loin de là même, à part des derniers épisodes très décevants, mais la saison avait tellement bien commencé qu'on aurait tellement aimé voir cette qualité perduré. Mais cela fait aussi penser que Desperate Housewives ne peut pas durer sur une longue distance. La série est très bonne sur quelques épisodes, mais au bout de 15 épisodes, elle se noie.


Dans le final, la série est tellement au bout du rouleau qu'elle s'invente un nouveau procédé narratif, joliement copé sur Lost et Damages, deux des meilleures séries actuelles soit dit en passant, c'est à dire le flash forward. C'est à dire qu'on retrouvera les personnages de la série cinq ans dans le futur lors de la cinquième saison. Gaby sera mère de deux enfants, Lynette envahie par ses deux garçons maintenant ados et rebelles, Bree deviendra une femme d'affaire, et Susan se remariera laissant au placard Mike, mais sans doute pas pour longtemps. On verra pour l'occasion Gale Harrol au générique, mais Mike sera sans doute présent pour faire saliver les fans de ce pseudo couple. Une nouvelle narration est souvent une bonne idée, mais j'ai beau y réfléchir, je ne suis pas fan de cette idée, mais alors vraiment pas du tout. Je ne vois pas l'intérêt d'incorporer des flash forward dans Desperate Housewives, elle ferait mieux de se concenter sur ses intrigues et ses personnages plutôt que tenter d'en faire des tonnes histoire de gagner de l'audience. Maintenant, rien n'est sur et la série peut tout à fait rebondir suite à cela en septembre prochain. Après tout, cette quatrième saison était déja une belle surprise en somme. Car malgré ses défauts, qui sont un peu la marque de fabrique de la série, je garde une bonne image de cette saison 4. Certes, tout n'aura pas été parfait, mais on a tout de même eut une bonne dizaine d'épisodes (sur seize) excellents et la série a su se réinventer avec succès. La suite n'a pas toujours suivi, mais Desperate Housewives a toujours eut du mal à se maintenir sur la longueur. Mais malgré tout, je suis moins optimisme pour la saison prochaine, j'espère que la série pourra à nouveau rebondir, et on va dire que cette fin de saison moyenne, on la doit à la grêve des scénaristes. C'est peut-être un peu le cas aussi.


Bilan : C'est pour moi une bonne saison, bien meilleure que les deux précédentes en tout cas. Le début de saison fut excellent avec un retour aux sources et à beaucoup d'humour épicé. La suite n'a malheureusement pas toujours suivi avec des épisodes parfois assez bancals et superficiels. Il manque toujours un manque de profondeur évident à la série, mais on passe néanmoins presque toujours un bon moment devant celle-ci, on se vide la tête et elle reste l'une des séries phares d'ABC. Et puis, il faut arrêter de prendre la série pour ce qu'elle n'est pas, elle n'est pas la meilleure série de ces dernières années, loin de là, elle n'est pas exceptionnelle et on fait mieux actuellement dans le genre. Mais elle reste un divertissement tout à fait honnête qui nous fait souvent rire et qui parfois, pas souvent malheureusement, nous émeut. Et plus que tout, la série bénéficie d'actrices très talentueuses qui arrivent  à porter la série sur leurs épaules dans ses plus mauvais jours. Rendez-vous en septembre pour voir si la série nous étonnera à nouveau ou pas.


Bonus : Un résumé de la saison 4.


La bande annonce de la saison 5.
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Publié dans Desperate Housewives

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G
tellement meilleur que la troisième, vivement la suite!
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R
Mon avis concernant la saison 4 serait plus négatif. C'est pour moi la suite de la saison 3 mais en pire. Pour moi tout est plombé par la mauvaise écriture : que ce soit le cancer de Lynette, la tornade, le manque de continuité, le retour de Rick etc... Il y a un manque de logique sur la saison complète. Mais comme tu le dis, la série reste plaisante à regarder (à quelques épisodes près) mais je reste assez pessimiste pour la saison 5 dont je n'attends rien d'extraordinaire. On aura sûrement un bon début et une fin improvisée.
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