FRIDAY NIGHT LIGHTS - SAISON 1 - EPISODE 11 - PERMISSION

Publié le par ryan


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Ca commence à devenir embêtant, car depuis le début de Friday Night Lights, je ne fait que dire du bien de cette série, et à mon avis, cela n'est pas prêt de changer. Cet épisode démontre parfaitement pourquoi la série est si adulé par la critique. Certes, le public la boude, mais avant tout, l'important c'est d'avoir de la qualité, et celle-ci est plus que jamais au rendez-vous alors que l'on se trouve presque à la moitié d'une première saison irréprochable pour la série de NBC. La série ne fait pas l'erreur de se disperser, pas moins de trois intrigues dans cet épisode, dont une qui a l'avantage de nous faire sourire grâce au duo innatendu formé par Tim et Landry. Je ne les aurai jamais passé tout un épisode ensemble, et cet association, on la doit avant tout à Tami toujours là pour aider les élèves du lycée. Tim ne fait aucun effort, se faisant faire les devoirs par les pompom girl, mais heureusement, Tami met vite les choses au clair, il doit améliorer ses notes, sinon il ne pourra plus jouer au football. Une fois de plus, Tami et Eric ont des points de vue opposé par rapport à leurs fonctions, et c'est assez interessant et amusant de les voir s'opposer. A un certain moment, on aurait pu avoir la révélation de l'illetrisme de Tim, mais là encore la série ne tombe pas dans le piège de ce qui aurait pu être un rebondissement très cliché. Il a toujours pris la vie comme elle venait, et ne veut pas changer cela, pas faire d'efforts. Heureusement, Landry est là pour l'aider, et assez ironiquement, ils semblent devenir amis au fil de l'épisode. Riggins est même reconnaissant envers lui et va assister à son concert de rock. On n'en fait pas non plus des tonnes dans l'humour avec Landry déguisé en rockeur assez ridicule. Juste assez pour que le tout soit plaisant. On sort aussi par la même occasion Landry de sa bulle où il n'était jusqu'à présent que le bon copain de Saracen. Seule la comparaison entre le bouquon que doit lire Tim et son amitié avec Jason aurait pu être évité, car cela est très peu subtil. Mais à part cela, une bonne petite intrigue qui a le mérite de nous divertir à côté des deux autres intrigues de l'épisode très sérieuses et nous parlant avec beaucoup de justesse de sujets graves.


La réconciliation entre Jason et Lyla avance petit à petit, on n'installe pas une nouvelle romance entre eux avec de gros sabots, tout est particulièrement subtil. Même si Lyla l'a trahi, il l'aime et au fond de lui, il rêve toujours de l'epouser et de batir sa vie avec elle. A ce propos, la scène qu'il partage avec Tami est une nouvelle fois magnifique et pleine de sensibilité, il le lui dit, il aime Lyla et même si elle l'a fait beaucoup souffrir, il ne peut pas s'en empêcher. Et pardonner n'est finalement pas faire preuve de faiblesse, au contraire. Mais le problème se pose plutôt vers le handicap de Jason qui perturbe leur vie intime. Le sujet est exploité de façon très sobre, le dosage est parfait et ce sujet dont on parle finalement très peu est traité avec beaucoup d'intelligence. Rare sont les séries à oser avoir un héros handicapé, et plus encore à parler de la sexualité chez ceux-là, mais Friday Night Lights ose en parler, et n'a pas peur justement d'aborder le sujet sans tabous. La conversation au bar entre Jason et Herc est très intense, car l'on ressent le malaise de Street qui ressent encore plus que tout a changé pour lui depuis l'accident. C'est comme si il redevenait un petit garçon au niveau sexuel, et en plus de ça, cela le rabaisse encore plus car d'une certaine façon, il voudrait prouver à Lyla et à lui-même qu'il est capable de vivre comme avant, et surtout d'effacer les blessures du passé concernant Riggins. Lyla fait elle aussi des efforts de son côté, mais c'est tout autant difficile pour elle de ne rien pouvoir faire pour Jason, surtout que les blessures de sa liaison avec Tim sont toujours présentes. Mais elle est tout de même un peu maladroite notamment avec le film pour handicapés qu'elle montre à Jason, ce qui le rend d'autant plus mal à l'aise face à ce qu'il est aujourd'hui. Des scènes simples et profondes à la fois, la série reste dans le réel et dans une authenticité proche de la perfection. On remarque par ailleurs que la caméra est plus stable depuis quelques épisodes, même si elle garde cette ambiance qui fait tout le sel de la série et la rend si unique en son genre.


On aborde un sujet tout aussi délicat avec le retour du père de Matt qui revient d'Irak où il a combattu durant de nombreux mois. Il aurait pu être la planche de salut de Matt pour qui la vie est vraiment très compliqué en ce moment entre les cours, le foot et sa grand-mère malade. Seulement, son père annonce tout de suite qu'il ne restera pas dans les alentours pendant très longtemps. Il a l'envie et le devoir de retourner se battre en Irak. La tension qui règne entre le père et le fils Saracen est une fois de plus traité avec beaucoup de justesse, à l'image de cette scène dans la cuisine où le seul bruit est la cuillère qui frappe contre la table. Une tension palpable pour une famille qui tente de survivre dans la difficulté. Matt ne comprend pas que son père puisse avoir envie de retourner au front, et finalement si celui-ci est si determiné, ce n'est pas forcément parce qu'il est en faveur de cette guerre, mais plutot car il a pris un engagement militaire et qu'il se doit de le respecter comme il l'explique. Mais il n'est pas forcément attentif ou compréhensif face à son fils qui doit agir comme un adulte depuis des mois. On le décèle bien lorsqu'il parle au coach qui tente de mettre Matt en valeur, car son père n'a pas l'air d'avoir une bonne image de son fils. Mettre la grand mère en maison de retraite et envoyer Matt chez sa tante est sans doute la solution de facilité, et vu l'âge de Matt, celui-ci n'a pas vraiment son mot à dire dans tout cela. Cela le destabilise énormément, car en peu de temps, il risque de perdre tous ses repères. Quand on la connu, il était un garçon solitaire et mal dans sa peau. Le personnage a beaucoup évolué, même s'il reste fragile, mais comme cela a déja été exploité durant les premiers épisodes, il a une rage au fond de lui qui peut exploser à tout moment quand il est à bout. Ses problèmes se répercutent sur sa relation avec Julie, mais aussi sur son match. Il est tellement perdu et destabiliser qu'il en perd tous ses repères et ses capacités. Il sait qu'il va bientot quitter la ville et donc qu'il va laisser s'enfuir tout ce qu'il avait acquit ici. La grand scène où il se lâche sur le parking pour dire ses quatres vérités à son père est splendide, toute en émotion et en sincerité. Suite à cette dispute, le coach s'occupe de lui, et malgré leurs desaccord, notamment avec la relation de Matt et Julie, ils restent très liés. Au fond, Eric croit profondément en lui, et l'aide à aller mieux, à dépasser cette colère pour revenir vers son père en tentant d'arranger les choses. Tout cela se répercute également chez Julie qui ne veut pas voir son petit ami partir comme cela. Au final, Matt revient vers son père, mais la situation n'en est pas pour autant arranger.


Bilan : Un épisode superbe qui aborde des sujets difficiles avec brio. Une série de plus en plus formidable où le football n'a en réalité qu'une place secondaire. Finalement, on nous parle de la vie de ces personnages qu'on a l'impression de connaitre grâce à une réalisation façon documentaire. Les intrigues sont simples, on n'en fait pas des tonnes, mais cela rend un rendu particulièrement authentique, vrai et émouvant.


Bonus : Un montage vidéo qui représente bien la série.

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Publié dans Friday Night Lights

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