FRIDAY NIGHT LIGHTS - SAISON 1 - EPISODE 13 - JE VEUX T'EPOUSER FILLETTE

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Un petit coup de mou pour les Dillon de Panthers avec ce treizième épisode. Cela n'en fait pas un mauvais épisode, très loin de là d'ailleurs, mais on a connu la série plus inspiré. Certes il se passe des choses importantes, les intrigues avancent, mais il manque cette force et cette puissance qui caractérise si bien la série. Ainsi, le père de Matt doit retourner en Irak avant d'avoir eu l'occasion d'avoir vu son fils sur le terrain. C'est triste pour Saracen, mais j'ai le sentiment que cette fois, il a toutes les cartes en main pour s'en sortir. Quoi qu'on ne peut jamais vraiment savoir comment il va réagir. Car s'il semble fort à l'extérieur, il est aussi capable de s'effondrer totalement comme nous l'avait montré les derniers épisodes. Mais au fond, c'était la meilleure chose à faire pour eux deux. Monsieur Saracen n'était clairement pas heureux dans cette vie là, et pour lui rentrer en Irak, c'est vraiment ce qu'il veut. Il le disait, il a commencer sa mission, et il se doit de l'achever. J'espère tout de même qu'on le reverra à un moment ou un autre, car malgré sa froideur, c'est quelqu'un de bien, mais qui n'arrive pas à être à la hauteur de son devoir de père. Matt attendait sans doute trop de lui et de son retour, et au final, il revient au point de départ et va de nouveau devoir vivre seul avec sa grand-mère. Mais comme je le disais, il semble aller mieux dans sa tête. Il s'affirme clairement en tant que Quaterback, et il donne même des petits conseils pratiques au coach. Leurs scènes dans le bureau d'Eric sont toujours très bonnes et amusantes, vu la timidité de Matt, et la réalisation donne toujours un côté très authentique à l'ensemble. Et puis, Matt n'est pas tout seul, puisque Julie reste toujours auprès de lui, et elle s'intègre plutôt bien dans le clan des Saracen. De l'autre côté, on continue de mettre en avant le personnage de Tyra, qui a bien peu brillé depuis le début de la série. Après s'être débarassé de l'encombrant et violent petit ami de sa mère, Tyra est bien décidé à lui trouver un boulot digne de ce nom pour qu'elle puisse réellement rebondir. Comme avec Matt, c'est Garrity qui va lui offrir sa chance. Cela peut apporter de bonnes choses, surtout que Garrity a plus l'air interessé par les atouts physiques de la mère de Tyra plutôt qu'autre chose. Finalement, l'histoire se répète à l'infini. Le coup du pneu crevé était assez cliché, mais le passage est tout de même bien sympathique, et depuis l'épisode précédent, Tyra a gagné en sympathie ce qui n'était pourtant pas gagné au départ. Heureusement, on ne remet pas une couche sur sa relation avec Tim, tout a été dit à leur sujet, pas besoin d'en rajouter. D'ailleurs, Riggins est transparent dans cet épisode, mais ce n'est pas plus mal de laisser un peu de place aux autres personnages de temps en temps.
Le gros de l'épisode concerne evidemment Smash puisqu'il est demasqué par sa mère qui trouve ses seringues dans sa chambre. Si sa mère réduit tout sur son passage en allant voir directement le coach, la tout est de savoir ce que va décider Eric, car d'une certaine façon il a la vie de Brian entre ses mains. Il peut aller signaler que son sportif se dope pour améliorer ses performances et ainsi détruire tout le brillant avenir de Brian ou alors ne rien dire et faire comme si rien n'avait changé. Eric a cependant pris la bonne décision, car tout en ne disant rien, il fait clairement comprendre à Smash qu'il doit réparer ses erreurs et qu'il sera d'ailleurs puni comme il le mérite. Cela fait descendre Smash de son trône et le voir s'écrouler permet de voir une toute nouvelle facette du personnage, il est moins arrogant et forcément vulnérable. Son évolution après ses nombreuses erreurs sera certainement très interessante. Eric a aussi ses propres soucis, car Tami prend peu à peu son indépendance. On s'interesse un peu plus au personnage interprétée par la fabuleuse Connie Britton prête à relever de nouveaux défis dans sa vie professionnellle. Ici, il se pourrait qu'elle s'associe avec la maire en vue des prochaines élections. Celle-ci avoue d'ailleurs qu'elle est lesbienne, certes cela dérange un peu Eric sur le moment, mais on n'en fait pas non plus toute une histoire, même si c'est un point très interessant à souligner dans un petit coin aussi fermé que ne peut l'être Dillon. Et pour Tami, c'est surtout une très belle opportunité pour faire bouger les choses dans cette petite communauté. Et pour les Taylor, on a vraiment l'impression d'avoir un véritable couple devant nos yeux, ils sont attachants et authentiques. Certes, ils se disputent de temps en temps comme tout le monde, mais ce n'est jamais bien méchant car ils parviennent à tout se dire. Sans en faire des montagnes pour des petites histoires insignifiantes. Il y a un équilibre parfait entre Tami et Eric, si bien qu'ils se comprennent toujours parfaitement.
Pour Jason et Lyla, c'est l'heure de la remise en question. Ils se sont remis ensemble après une sombre période, mais tout n'est pas réglé pour autant. Ils ont réglés plus ou moins le problème Riggins, mais le véritable problème lui persiste toujours. Seul le père de Lyla, Garrity semble voir que leur relation n'a pas vraiment d'avenir. Seulement Lyla est beaucoup trop amoureuse pour se rendre compte qu'elle a tout pour elle, là où sa vie avec un homme handicapé ne sera pas forcément formidable. Jason semble s'en rendre compte, et il ne peut s'empêcher de l'aimer, malgré tout ce qu'elle a pu lui faire ces derniers mois. Buddy a peut-être raison en essayant d'ouvrir les yeux à sa fille, ils tentent de la faire rencontrer d'autres garçons, mais elle n'a plus l'air de savoir où elle en est. On s'interesse surtout à Jason qui souffre beaucoup de cette situation, car si il aime Lyla, il a parfois l'impression d'être celui qui la freinerai et qui gacherai sa vie. L'une des plus belles scènes de l'épisode est la confrontation entre Buddy et Jason. Tout ce que dit Mr. Garrity sonne particulièrement vrai et cela donne à réfléchir, Lyla a tout pour elle, et elle va se retrouver avec un handicapé presque à charge et il pose aussi le problème d'avoir un enfant. On le sent particulièrement impliqué dans la vie de sa fille, et si il tente de la pousser dans une certaine direction, c'est pour son bien avant tout et elle s'en rendra peut-être compte à un moment ou un autre. Cela permet à Jason de réfléchir à sa relation avec Lyla et a envisager pour la première l'avenir. Bizarrement je m'attendais à une séparation à la fin de l'épisode, mais au contraire Jason fait sa demande en mariage. Et là j'hésite un peu. Une belle déclaration aurait presque eu le même impact car là ils n'iront sans doute pas jusqu'au bout de ce mariage. L'un d'entre eux fera machine arrière à un moment ou un autre, sans compter sur la réaction de Garrity quand il apprendra que sa petite princesse s'est fait passée la bague au doigt. Certes ils s'aiment sincérement, mais ce mariage est plutôt précipité, surtout qu'ils sont très jeunes pour ça.
Bilan : C'est donc très loin d'être un mauvais épisode, juste moins inspiré que les précédents. Les intrigues avancent, mais il y a finalement peu de surprises. Par exemple l'intrigue du dopage est peut-être un peu trop vite expédié même si les conséquences se verront sans doute sur plusieurs épisodes, tout comme la soudaine demande en mariage de Jason qui me laisse un peu dubitatif même si c'est très bien ammené dans cet épisode. Il y a toujours ce traitement authentique des intrigues et des personnages, et cela fait toute la différence élevant Friday Night Lights au rang de drama de haute qualité. Au final, un épisode transition qui ferme quelque portes mais qui en ouvre bien d'autres encore pour repartir vers quelque chose de fort pour la suite de la saison.