LA NUIT DES MASQUES

Publié le par ryan

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La nuit d'Halloween 1963, le jeune Michael Myers se précipite dans la chambre de sa soeur aînée et la poignarde sauvagement. Après son crime, Michael sombre dans le mutisme et est interné dans un asile psychiatrique. Qinze ans plus tard, il s'échappe de l'hopital et sur le lieux de son crime. Il s'en prend alors aux adolescentes de la ville.


Pour fêter Halloween avec un peu de retard, certes, j'ai décidé de me replonger dans cette sage d'épouvante culte dont le premier opus reste encore aujourd'hui une réfèrence dans l'horreur. Arrivé juste après le cultissime "Massacre à la tronçonneuse", Halloween est le premier vrai slashers, terme repris quelques années plus tard avec la vague des "Scream". Ce film a trente ans, et malgré un image dépassé, des acteurs pas toujours au top, ou presque, le film n'a en rien perdu sa force. Une mise en scène agoissante, une tension omniprésente, une lenteur parfois et une musique aujourd'hui culte qui met le frisson à chaque note.


Mais Halloween n'est pas un film d'horreur comme les autres, car il lance l'un des serial killer les plus célèbres du cinéma américain. Avant Freddy, Jason et après Leatherface, voici Michael Myers. On découvre le personnage dans l'introduction terrifiante. Un soir d'Halloween, Michael, ce jeune garçon de 6 ans tue dans un instant de folie sa jeune soeur à coup de couteau. Un point de départ autant banal que terrifiant. La mise en scène est efficace, on ne voit jamais le visage de Michael, on ne l'entend que respirer derrière son masque de clown, jusqu'à la fin de la première scène où il enlève son masque laissant dévoiler un visage enfantin mais terriblement froid.Loomis.jpg


15 ans après ce meurtre, Michael s'échappe de l'asile où il a finit par sombrer dans le mutisme pour retourner sur les lieux de son crime. Un scénario très basique, mais qui reste pourtant efficace et qui nous tient en haleine, pourtant le film met du temps à vraiment démarrer, mais l'angoisse de Michael et la musique intantanément terrifiante nous tient en haleine. 15 ans après, Michael Myers a grandit et se cache sous un masque blanc, le regard toujours aussi vide et froid que lorsqu'on la vu pour la première fois. Et comme dans tout bon slashers, il y a le quota d'adolescentes qui ont une espérance de vie plutôt très courte. Parmi elle, l'héroine, Jamie Lee Curtis.


halloween-michael.jpgElle interprète Laurie Strode, une baby sitter qui sera la seule survivante de cette nuit d'Halloween. Jeune fille timide, coincé et vierge, John Carpenter tire ici une morale, être vierge veut dire survivre dans un film d'horreur, référence repris en 1996 dans "Scream" d'ailleurs. Ses deux amies n'ont pas la même chance, fêtardes, féminines et couchant avec leurs petits amis respectifs, elles auront une fin tragique et abominable dans le film. Autre morale du film, les enfants ont toujours raison, car ce sont les enfants sous la garde de Laurie, notamment le petit Tommy qui voient Michael qu'il surnomme le croquemitaine, encore une référence culte.


Autre personnage très interessant, le Dr. Sam Loomis, le médecin de Michael Myers. Celui-ci après l'évasion de son patient se lance à sa poursuite. Ce personnage a passé 15 ans avec Michael, et connait donc toute la psychologie de son patient qu'il considère comme le mal absolu, une chose sans consience et qui n'a aucune notion du bien et du mal. C'est d'ailleurs le personnage qui sauvera Laurie dans une scène finale aussi culte que terrifiante. La plan final voyant Michael se relever après avoir reçu une dizaine de balles renforce ce sentiment de "mal absolu", et même si au fur et à mesure des suites, cela est vite devenu ridicule, la scène finale terrifie. Cela entrainera d'ailleurs une suite toute aussi réussie qui reprendra extactement où d'arrête le premier opus. Malin.


williamsndin.jpgPourtant, si le film reste un chef d'oeuvre de l'épouvante, il n'en ait pas pour autant parfait. Si le début est formidablement réalisé et prenant, le film devient vite ennuyeux au bout d'un moment, lorsque Michael se fait qu'observer ses victimes potentielles sans agir. Bien sur, le film a trente ans, alors il a vieilli, comme ses acteurs, donc forcément, la film n'aurait pas le même impact de nos jours, mais à l'époque, c'était un coup d'éclat. Pourtant s'il garde l'étiquette du film d'horreur, à l'instar de "Massacre à la tronçonneuse", on ne voit pas une seule goutte de sang en 1H30. 


Bilan : film culte, il reste au panthéon de l'horreur, même si depuis dans le genre, on a fait beaucoup mieux. Le film n'en reste pas moins d'une intensité troublante, et d'une angoissante gradation horrifique. Le film a trente ans, mais la force que John Carpenter a insufflé au film est toujours bel et bien présente.


Note : 8,5 / 10


Bonus : la bande annonce du film.
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Publié dans Cinéma

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