BATMAN : THE DARK KNIGHT

Publié le par ryan


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Batman aborde une guerre décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police, Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démenteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...


Des Batman, il y en a eut, certains comptent et il y en a d'autres que l'on souhaiterait oublié. Les deux premiers volets signés Tim Burton sont purement et simplement des chefs d'oeuvre d'un style baroque, fantaisiste et poétique. Le deuxième volet Batman, le Défi reste pour moi un monument notamment grâce à une remarquable Michelle Pfeiffer sexy en diable en Catwoman. Les deux volets suivants, signés tout deux par Joel Shumacher ont finis par envoyer la saga dans la médiocrité, surtout le dernier de 1997 navrant de nullité et de pauvreté scénaristiques. Personne n'aurai du toucher au mythe après cette débacle. Pourtant, Christopher Nolan a osé, en 2005 revisité complétement le mythe en proposant une prequel avec Batman Begins qui revient aux sources même de la transformation de Bruce Wayne en justicier masqué. Un fim qui n'était pas parfait, notamment grâce à un méchant pas très charismatique. Mais avant tout, il faisait renaitre le mythe de ses cendres, notamment grâce à une prestations sensible et profonde de la part de Christian Bale. On ne peut pas vraiment comparer le film aux deux volets de Burton. L'univers y est complétement différent finalement, ceux de Burton était beaucoup plus fantaisiste, irréaliste tout en étant brillants. Celui de Nolan était beaucoup plus noir, sobre et ancré dans la réalité. Normal vu le nombre d'année s'espassant entre les deux productions. La suite logique de Batman Begins, The Dark Knight n'est pas passé inaperçu, et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, avec des critiques toutes élogieuses, on ne peut pas vraiment passer à côté de cela, le public ne s'y est pas trompé puisque cette super production fait un carton un peu partout dans le monde. Et il y a bien sur la mort tragique en janvier dernier d'Heath Ledger, révéle par Le Secret de Brokeback Mountain qui a ému beaucoup du monde, mais bluffé tout autant par sa prestation du Joker. Un rôle extrêment difficile puisqu'il passe après Jack Nicholson, fabuleux dans la version de 1989. Ce film est t-il finalement à la hauteur de sa réputation ?


The Dark Knight reprend donc les festivités en toute logique juste après les evenements du dernier film, Gotham est plus en danger que jamais, Bruce Wayne a accepté sa destinée et le plus redoutable criminel, le Joker a fait son entrée dans ce monde de crime. La première scène du braquage annonce d'emblée la couleur, le film sera emprunt d'une noirceur sidérante,mais il sera aussi plus réel, moins basé sur le fantastique. On plonge dans le milieu urbain impitoyable, et l'immense gallerie de personnages tous plus troubles les uns que les autres rend tout ce film beaucoup plus réaliste et sensible, loin de l'univers imaginaire de Burton. Bruce / Batman est forcément un peu moins exploité psychologiquement dans ce volet, on a assisté à son ascension, sa naissance, ses doutes dans le précédent volet, pas besoin de revenir là dessus. Il est à présent tirailler en sa soif de justice et son amour pour Rachel Dawes qui pourrait lui faire décrocher le masque pour de bon. Rachel Dawes change également de visage, puisque Katie Holmes n'étant plus vraiment la bienvenue, Maggie Gyllenhaal la remplace au pieds levé, mais c'est sans doute la petite déception du film car cette dernière n'est pas très charismatique et a du mal à s'emparer du rôle. Elle n'est pas mauvaise c'est clair, mais Katie Holmes était plus adapté au rôle, et puis jouer face à d'aussi grands acteurs est toujours difficile. Christian Bale est toujours ultra charismatique et campe comme dans le précédent un Batman sombre et tourmenté qui va devoir affronter l'un des plus dangereux criminels de Gotham. Heureusement, il a deux alliés pour lui prêter main forte. Jim Gordon est toujours là, prêt à tout pour croire et aider Batman, pensant que cette lutte contre le crime pourra aboutir à quelque chose de positif pour une ville qui va subir une sublime gradation pour la devastation tout au long du long métrage. Même cas pour le personnage d'Harvey Dent, procureur de Gotham et qui pourrait bien en être le nouveau héros. On installe dès le départ un triangle amoureux interessant, et loin d'être mièvre avec Batman puisqu'il est fiancé à Rachel.


La grande différence entre l'ancienne génération de Batman et l'actuelle est que cette dernière est beaucoup plus fidèle aux comics, on suit à la lettre la psychologie des personnages pour permettre une vision beaucoup plus fidèle, ce qui tranche même avec quelques détails de la version de Burton. Par exemple, dans l'original de Burton, les parents de Bruce étaient assassinés par le Joker, ce n'est pas le cas ici. Dès le départ, tout du moins pour les inititiés à la mythologie de l'homme chauve souris, on reconnait en Harvey Dent un autre redoutable ennemi de Batman, Double Face. Pendant la première partie du film, on le voit souvent jouer avec sa pièce ce qui confirme encore plus cette impression. Il met du temps à devenir celui qu'on lui connait, mais l'attente est loin d'être vaine. Cela permet d'approfondir pleinement le personnage et de montrer comment il a fini par basculer dans la folie pure. Une évolution sidérante de beauté et de fatalité avec le meurtre déchirant de Rachel Dawes morte dans une explosion, et qui remettera en cause non seulement Harvey déchiré au plus profond de lui même mais aussi à Bruce qui s'apprétait à quitter le masque. Finalement, Harvey n'était peut-être pas le héros qu'il fallait à Gotham puisqu'après l'explosion qui a causé la mort de sa fiancée, il se retrouvé bruler sur toute la moitié du visage. Ce sera le Joker qui aura comme initiative de la manipuler pour le faire entrer définitivement dans une phase de folie meurtrière pour ammener un peu plus de devastation à la ville de Gotham. Dans The Dark Knight, il est beaucoup question de justice et de trouver un véritable héros de faire bouger les choses. Il cherche un raison pour décrocher son costume, il a foi en la justice, mais jusqu'à quand ? Batman croit en Harvey Dent jusqu'au bout, mais en fin de compte, il est plus seul que jamais face à tout ce chaos.


Si les films de Burton nous plongeait dans un Gotham City aux allures futuristes mais aussi surréalistes, nous sommes en plein réalisme ici avec un Gotham plus vrai et sombre que nature. Plus violent, plus chaotique également. Chaque personnage a sa part d'ombre, même Alfred semble plus trouble et charismatique que ceux des précédentes versions. Jim Gordon sera lui prêt à tout pour protéger sa famille, quitte à orchestrer sa propre mort. Mais le film ne serait rien sans son grand méchant qui est sans doute le plus dangereux et redouable de l'univers de Batman : le Joker. Le risque était grand très grand pour tomber dans le néant après la prestation éblouissante de Jack Nicholson dans l'original. Je ne sais pas si Heath Ledger est meilleur ou non, on ne peut pas vraiment comparer leurs deux interprétations, chacun ayant son propre style d'interpréter ce génie du crime. Là où Nicholson interprétait un vrai clown hilare psychopathe, le Joker de The Dark Knight est vraiment terrifiant, schyzophrène et particulièrement dangereux pour Gotham. Heath Ledger est forcément encore plus regretté après cette interprétion, car disons le, il est bluffant, remarquable, il habite pleinement son personnage durant tout le film. Ses mimiques, sa façon de parler, sa façon de bouger sa langue quand il parle font de sa prestation une réussite à tous les niveaux. Heath Ledger est méconnaissable, ultra charismatique interprétant un Joker plus dangereux et fou que jamais. Plus le film avance, et plus le personnage va loin, et au final, on en redemande. On peut seulement regretter qu'on n'en sache pas bien sur le passé du Joker, quel est l'homme derrière le maquillage. Cela aurait été très interessant à exploiter, à l'instar de ce qui a été fait avec Harvey Dent. On sait juste que le Joker a été pronfondément marqué par son père lui ayant marqué un sourire sur son visage pour le forcé à sourire à présent. Le Joker n'est pas un méchant comme les autres, on exploite ses blessures, ses failles, mais il semble indestructible de l'intérieur, rien ne l'atteind vraiment, ni les coups, ni la souffrance des autres. A l'image de la formidable scène de la prison où il laisse le gardien le tabasser presque avec plaisir, puisqu'il sait qu'au final, il reste le maitre du jeu. Et c'est sans doute cela le plus effrayant.


Il est là pour les grandes menaces du film, et comme Batman, on assiste terrifié à son ascension. Notamment quand il enferme Harvey et Rachel dans un immeuble prêt à exploser. Il manipule Batman pour l'obliger à faire un choix, même si après l'avoir minutieusement étudié, il sait parfaitement ce qu'il fera. Encore plus intense, la menace envers les deux bateaux pouvant se faire exploser l'un l'autre nous rammène à la destruction humaine où chaque homme pourrait tuer l'autre pour s'en sortir. Le film dresse un message finalement assez optimiste, montrant que tout n'est pas perdu pour l'être humain. Toute la partie avec l'explosion de l'hopital est également mené d'une main de maitre. Il arrive à faire basculer Harvey Dent du côté obscur tout en réduisant à néant tout un hopital, superbe plan avec le Joker travesti en infirmière derrière l'explosion spectaculaire de l'hopital principal de Gotham. Car l'autre grande qualité de The Dark Knight, sont ses scènes d'actions exemplaires, son suspens remarquable et le tout est parfaitement dosé et donne l'impression que le film s'amuse à jouer à tous les étages. Fantastique, science fiction, drame, thriller.. The Dark Knight est tout ces genres à la fois.


Il n'est pas peu dire que The Dark Knight est une des grandes réussites de ces dernières années en matière de film de super-héros, dépassant largement le déja très bon Batman Begins, il est ammené à devenir aussi culte que ne pouvait l'être les premiers volets de Burton. Ce nouvel opus est saisissant, étoudissant, tortueux et intelligent. Un véritable tour de force, étant donné que le film dure 2 h 27, et qu'au final, on en redemande tellement on aurait voulu en voir plus. Pas une seule minute d'ennui et un gradation spéctaculaire. On pose d'ore et déja les bases d'un troisième film encore plus noir avec le plan final, où Batman décide de porter le chapeau pour les crimes de Double Face. Une façon de preserver les habitants de Gotham croyant en Harvey Dent, mais on détruit l'image d'un héros pour en démenteler un autre. Une chasse à l'homme devrait être engagé. Ce nouveau volet qui remet definitivement le mythe de l'homme chauve souris au goût du jour est une réussite sur tous les plans. On exploite de fond en comble les personnages de la saga, la noirceur est plus que jamais au rendez-vous, les scènes d'actions sont spéctaculaires, tout autant que les scène plus introspectives qui peuvent aussi se montrer d'une intensité remarquable, notamment quand elle concerne le Joker formidablement campé par le regretté Heath Ledger. Sans compter une évolution de haut vol, emprunte d'une profonde folie mélancolique. 


Bilan : The Dark Knight est une totale réussite, et plus encore que dans Batman Begins, Nolan maitrise à merveille son sujet autant que la gallerie de ses personnages assez impressionnante. The Dark Knight est intelligent, novateur, spéctaculaire, terrifiant mais aussi émouvant. Le grand film de l'été assurément, et peut-être même celui de l'année. Au générique du fin, nous avons déja la hâte d'avoir un troisième film encore plus abouti. La saga renait de ses cendres grâce à Nolan, et on ne peut que l'en remercier.


Bonus : La bande annonce du film.


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Publié dans Cinéma

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M
Excellente critique! J'ai totalement adoré ce film qui change complètement des films habituels du genre. Très vite on est imprégné par cette atmosphère noire et inquiétante, et elle ne nous quitte pas tout au long du film, le rendant encore plus captivant. Sa grande force vient de là, et du fait qu'il soit totalement imprévisible, aspect définitivement prouvé par la mort surprenante de Rachel. A partir de ce moment-là, on se dit vraiment que tout peut arriver, surtout avec un personnage comme le Joker. La fin est à ce titre magnifique et fait déjà naître l'impatience de voir le troisième et dernier volet. J'ai trouvé tous les acteurs très bons et les personnages tous bien développés. Quant à Maggie Gyllenhaal, je l'ai trouvée bien plus convaincante que Katie dans le rôle de Rachel, je trouve qu'elle correspond davantage au personnage, Katie paraissait trop jeune, toujours un peu enfermée dans son image de Joey Potter je pense. J'ai trouvé que Maggie avait plus de classe et de prestance. A part ça, je suis d'accord avec tout ce que tu as dit.
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F
assez d'accord avec ta critique ! pour une fois, un réalisateur a osé brisé le mythe classique des super-héros, en y instaurant une ambiance des plus noirsici, on montre notre société telle qu'elle est de nos jours : non seulement c'est désormais chacun pour soi, mais on voit tellement de tout (y compris le pire) qu'on est à la fois paranoïaque et indifférentet comme tu l'as dit, batman décide de porter le chapeau pour ne pas faire évanouir l'espoir de gotham d'avoir cru en un héros au final psychopathetrès bonne analyse donc !
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