MASSACRE A LA TRONCONNEUSE (2004)

Publié le par ryan

30 après le cultissime "Massacre à la tronçonneuse" de Hooper, l'annonce d'un remake avait de quoi faire peur, après tout, qu'est ce qu'il y avait d'autre à dire après 4 suites 2 navets, surtout quand on sait qu'il est produit par Michael Bay (Amageddon). Quoi qu'il en soit, ce remake est une excellente surprise qui vient égaler et même dépasser l'original !!

                                                                                                           

Eté 1973, cinq jeunes gens revenant du Mexique à bord d'un van bourré de Haschich voient leur destin tragiquement basculé après voir pris en stop une jeune fille en état de choc sur une route déserte du Texas. Mais lorsque celle-ci se suicide sous leurs yeux, ils décident d'aller chercher du secours vers la ferme la plus proche, ignorant qu'il roulent vers leur pire cauchemar...

Il est bien sur évident que le film reprend la même histoire que l'original, mais à l'inverse de certains remake qui copie le film jusque dans les dialogues, ce remake prend des libertés et change de nombreux détails ce qui est tout à son honneur. Le pré-générique d'ailleurs est très réussi et nous met direct en appétit, quand à la scène culte de l'auto-stoppeuse qui change de sexe par rapport à 1973 est bien meilleur que l'ancienne, alors que dans l'original, l'autostoppeur agressait le groupe d'ados, cette fois, l'auto-stoppeuse a été agressé et est tellement bouleversé qu'elle se tire une balle dans la bouche, d'emblée, on en reste terrifié. A partir de là, le film s'enfonce dans une tension psychologique, le groupe s'enfonce dans les ténèbres (maison Hewitt) et les premiers meurtres sont très violents, et bien plus gore que dans l'original.

 

Quand à la famille Hewitt, elle est très bien retranscrite, Leatherface est un bête sauvage, une vraie machine à tuer, mais qui a aussi des sentiments humains (la scène où il enlève son masque), les autres sont comme dans l'original, complètement barré et disjoncté, à retenir le terrifiant shériff Hoyt. Dommage cependant qu'il manque la cultissime scène du diner. Pour le rôle de Marylin Burns, c'est la sexy Jessica Biel qui reprend le fambeau et elle s'en sort à merveille, minute après minute, on s'attache à elle, on s'identifie à elle, à son instinct de survie, quasi animal. Le personnage et la terreur qu'elle subit prend tout son sens dans la scène du camion, d'une redoutable efficacité où elle se met dans le même état que l'était l'auto-stoppeuse avant d'en finit avec la vie.

 

Bilan : Le film de Nispel s'incrit comme une film d'horreur pure et dure et s'éloigne délibérement de son original, et le côté visuel renforce cet terreur. La maison est bien grande et terrifiante que celle de 73, et notamment la course poursuite dans la forêt est mieux retranscrite. Avec ce remake, Nispel a fait l'impensable, faire mieux que l'original de Hooper, et c'était pourtant loin d'être évident.

 

Note : 9 / 10

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Publié dans Cinéma

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