BASIC INSTINCT

Publié le par ryan

Nick Curran, inspecteur de police à San Francisco, enquête sur le meurtre d'une star du rock, Johnny Baz tué de trente et un coups de pic à glace pendant l'acte sexuel avec une mystérieuse inconnue. Nick apprend que le chanteur fréquentait Catherine Tramell, riche et brillante romancière. Au cours de son enquête, il s'aperçoit que ses parents sont morts dans un accident suspect, que son professeur de psychologie a été assassiné dix ans plus tôt à coups de pic à glace et qu'une de ses amies a tué en 1956 son mari et ses trois enfants...

Datant de 1992, ce thriller de Paul Veroheven (déja auteur d'oeuvre dérangeante comme Robocop, Showgirls ou Starshing troopers) a bousculé les lignes de vertus américaine. Le titre est d'ailleurs assez trompeur, car le film est loin d'être simpliste, ce serait plutôt l'inverse. Ce thriller érotique est sombre, complexe et dérangeant.

 

L'histoire est simple et parait même déja vu au premier plan, un flic tombe amoureux de la principale suspecte d'un meurtre. Sauf que ici, il ne s'agit pas d'un thriller de TF1, ici les deux héros sont maléfiques et se ressemblent étrangement. Jusqu'à la toute dernière minutes, on ne sait jamais vraiment si Catherine est mauvaise ou non, et finalement ça nous est un peu égale tellement la relation entre les deux pratagonistes devient passionnante durant le film.

 

Michael Douglas campe le rôle de Nick Curran, qui comme le dit l'affiche est attiré par le mal, mais le mal veut dire Catherine. Pas vraiment, car ses instincts et ses pulsions (qu'elles soient sexuels ou violentes) sont mauvaise aussi. Au début du film, le personnage sort d'une mauvaise passe que se soit au rayon professionnel que personnel et tente de se reconstruire en arrêtant de boire et suivant des séances de psy. Mais au fil du film, on découvre que le personnage ne fait que s'auto détruire, d'abord par sa passion pour la romancière, mais aussi par la drogue ou l'alcool, la mort et le sexe se rejoingnent sans arrêt, comme si c'était lié.

 

Quand à Sharon Stone, elle interprète le rôle de la sulfureuse Catherine Tramell, une brillante romancière qui sortait avec la première victime. Seulement, elle écrit des livres sur des meurtre qui finissent tous par se réaliser, ce qui fait d'elle la coupable ideal ? Fascinante, manipulatrice, perverse et complexe, Sharon Stone a trouvé le rôle de sa vie dans ce film qui l'a propulsé au rang de star.

 

Au rayon du scandale, le film en connait un rayon, car les scènes hot se succèdent, la première scène où orgasme rime avec mort terrible, la scène de l'interrogatoire où la première nuit entre Catherine et Nick. Bref, le film mélange habilement la noirceur et l'érotisme.

 

Le film dure longues heures qui passent à vitesse grand V, il faut attendre la dernière seconde pour savoir qui est coupable, enfin si on veut. Car la pirouette final est assez ambigue, on ne sait pas clairement si c'est bien Catherine la criminelle ou si elle finit par tuer Nick. Sa reste très floue, mais peu importe, le plus interessant c'est l'histoire d'amour de ce flic et de cette femme machiavélique qui s'auto-détruise de tous les moyens possible.

 

Sans hésiter, un des thriller les plus passionnant de toute l'histoire du cinéma, Sharon Stone y est sublime et Michael Douglas trouve son meilleur rôle en flic auto-destructeur. A ne pas manquer.

 

Note : 10 / 10

 

Bonus : la bande annonce de ce film.


Publicité

Publié dans Cinéma

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article