LA COLLINE A DES YEUX

Une famille part en vacances sur les routes de Californie. Aux abords d'une ancienne zone militaire perdue en plein désert, une route isolée les conduits vers le pire des cauchemars...
A en voir le scénario, certains ne manqueront pas de dire "voilà un autre film d'horreur pour ados". Il n'en est rien, déja par le fait que le film est un remake et l'orginal date de 1977 et était réalisé par Wes Craven. Sauf qu'ici, le remake est bien meilleur que l'original, un film gore par excellence, une peur animal, un suspens insoutenable et un ambiance glauque.
Le film a été réalisé par Alexande Aja, nouveau réal en vogue à Hollywood. Sauf que l'homme en question est en fait français et s'est déja fait remarqué en France dans le génial "Haute Tension" qui porte d'ailleurs bien son nom. Le réalisation connait bien son sujet, étant fan du premier opus et n'a pas peur de faire quelques copiés collés necessaires pour ne pas trahir l'effet du premier film.
Sauf que ces copiés collés ont bien plus d'impact dans ce film et plus viscéral qu'en 1977. Comme par exemple l'évicération du chien ou la mort abominable du père. Mais c'est la scène insoutenable de la caravane qui fait de la "colline a des yeux" un grand film d'horreur.
Si la première partie est sympathique et expose en même temps l'arrivée en scène de la famille pour un voyage qui va les mener au bout d'un cauchemar, elle met aussi en place avec un suspens et une agoisse efficace l'arrivé iminente des mutants. Ces mutants pendant les 40 premières minutes rôdent, sans jamais se montrer ce qui rend le film plus angoissant, ils sont là, on sait qu'ils vont attaquer mais on ne sait pas vraiment qui ils sont. Enfin sauf si on a vu l'original.
Ce n'est qu'à partir de la scène de la caravane que le film décolle, et pas qu'un peu. Cette scène est affreuse dans tous les sens du terme, barbare, malsaine et affreusement angoissante. C'est clair que ces dernières années, les films d'horreur ont pris une toute autre dimension, loin des slashers des années 90. Avec cette séquence, on assiste à un viol ignoble dont est victime Emilie DeRavin (héroine de Lost) ainsi qu'au père de famille brulé vif sous les yeux de sa femme ainsi que la mort brutale de deux femmes de la famille.
Une scène insoutenable car assez longue où la tension ne s'arrête jamais de grimper. Un grand modèle du genre qui nous apprend clairement ce qu'est la peur viscérale. On a la trouille c'est clair.
On s'attache aussi à cette famille, et notamment aux 3 survivants qu'on a envie de voir se battre, de survivre à ce cauchemar. Les meilleurs scènes sont d'ailleurs dans le dernier acte quand Bobby découvre le village malsain des mutants. Le film atteind atteint là une violence inouie, à coups de hache ou la situation se retourne en faveur du héros qui à l'occasion de se venger et le suspens va crescendo jusqu'au plan final qui voit une fin heureuse (ou presque).
Le film en dehors de son côté trash fait aussi réfléchir sur un sujet de société importants, à savoir les dérives des mutations génétiques liés au attaques nucléaires.
Bilan : un film trash et explicite qui nous plonge dans une horreur totale pendant près de 2 heures. Le film parvient non seulement à nous tétaniser d'effroi mais également à nous faire ressentir la peur à l'état pur. Un bijou d'horreur et de suspens.
Note : 9 / 10
Bonus : la bande annonce du film.